MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

23 février, 2012

Le bonhomme s’en est allé

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 0:15

Le bonhomme s’en est allé

 

L’hiver s’en va peu à peu, et la pluie fait son apparition,

Faisant disparaître des trottoirs, les quelques traces de sel.

Dans les jardins, les pies et les corneilles font l’animation ;

Toutes se dandinent sur le gazon, et ne sont pas de celles

A se laisser intimider, par le vieux chat de la maison.

 

La semaine dernière, il était encore au bord de l’étang.

Son chapeau claque servait de perchoir aux passereaux et moineaux,

Qui s’amusaient à lui tenir compagnie les jours de beaux temps,

Et s’enfuyaient dès que sur le balai, se posaient des vanneaux

Qu’il était rare de voir de passage ici, en cette saison.

 

Le froid qui s’était installé, faisait sourire l’individu.

Avec le vent glacial se prenant dans son écharpe de laine,

Des cailloux en guise de boutons noirs sur son ventre dodu,

Il se tenait si fier et droit, et était tourné vers la plaine,

Son regard foncé, semblant rejoindre la ligne de l’horizon.

 

Puis un matin, il a disparu, abandonnant  son chapeau,

Son balai, son nez en noisetier et ses yeux de charbon noir.

Les oiseaux à sa place, furent surpris d’apercevoir un crapaud,

Regrettant que ce nouvel hôte ne puisse servir de perchoir.

Le bonhomme de neige, devait sans doute avoir quelques raisons !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

22 février, 2012

Un monde en bulle

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:01

 

 

 

 

 

 

Un monde en bulle

 

Ma bulle est grande et spacieuse.

Elle a des reflets bleus et roses, et lorsque je me promène dans la campagne, elle se colore de vert tendre, d’ocre et d’or.

Je suis née dedans, et elle grandit avec moi.

Elle a mis du temps à prendre sa forme.

Au début, elle était minuscule. J’y vivais repliée, et me glissais, presque invisible, parmi les autres bulles qui partageaient mon monde.

Elle était terne, n’arrivant pas à prendre la lumière, et avait les allures d’une bille de plomb.

Elle restait au sol et roulait difficilement, un peu cabossée par les aléas de sa vie.

Elle se confinait sur le bord des trottoirs, et moi, à l’intérieur, je m’y sentais étouffée, prisonnière.

Ma bulle me collait à la peau, et trop lourde de peur et de crainte, elle ne pouvait se joindre aux autres.

Et puis, un matin, un vent nouveau est arrivé sur ma vie. Ma bulle s’est mise à rouler, de plus en plus vite.

Elle a quitté son petit endroit sombre et s’est retrouvée sous le soleil.

J’étais éblouie par les éclats qu’elle prenait, alors je me suis dépliée, j’ai relevé la tête, je me suis étirée les jambes, et j’ai tendu mes bras vers une lumière nitescente.

Une chose incroyable s’est produite !

Je respirais de grandes bouffées d’air frais, ma bulle devenait légère, elle s’irisait, et elle se mit alors à s’élever.

Elle ne touchait plus le sol, elle en croisait d’autres, s’y frottait, et allait à la rencontre du « monde en bulle ».

Aujourd’hui, elle est ronde et je m’y sens si bien à l’intérieur.

Sa paroi est transparente, et  je peux enfin voir de belles couleurs.

Ma bulle s’envole, et depuis, chaque jour elle poursuit son voyage à la découverte du beau de ma vie.

  

M.H.(Michèle Hardenne).

21 février, 2012

Un premier amour

Classé dans : CONTE — michelehardenne @ 0:14

 

 

 

 

 

 

 

 

Un premier amour

 

Il était assis devant l’écran de son ordinateur.

Ses doigts s’activaient sur le clavier, puis ils le quittaient.

Il se laissait glisser au fond de son fauteuil, relevait ses lunettes sur son front, et relisait ce qu’il venait d’écrire.

Puis, il se redressait, se rapprochait de l’écran, et faisait disparaître les unes après les autres, les lettres qu’il avait mis tant de temps à choisir.

Un soupir lui échappa. Il se leva et se rendit jusqu’à la fenêtre, tira le rideau, et l’ouvrit.

Tout en fermant les yeux, il prit une grande inspiration.

Un pigeon venait de se poser sur le bord rouillé de la balustrade.

Il le regarda et n’eut pas le cœur à le chasser.

Ils étaient nombreux ces volatiles dans le quartier, et la trace de leur visite avait fait lever le nez de plus d’un passant.

Un juron monta jusqu’au balcon, il se pencha et l’oiseau s’en alla.

Le son avait été émis par un homme âgé, qui quelques mètres plus bas, se frottait l’épaule.

Il se mit à rire.

Il allait revenir devant sa table de bureau, lorsqu’il aperçut un jeune garçon d’à peine dix ans, assis sur le bord de la vitrine de Lucie, la fleuriste.

L’air était un peu plus doux que les jours précédents.

Il se prépara un café, puis vint à nouveau se placer devant la fenêtre.

Le garçonnet tenait dans ses mains quelques pièces de monnaie, qu’il comptait et recomptait encore.

Une cliente sortit de la boutique, elle s’approcha de lui, lui parla, puis pris dans son sac un billet, qu’elle lui tendit.

De son appartement, il ne pouvait entendre ce qu’ils se disaient.

Le petit homme entra dans le magasin et en ressortit avec une rose rouge dans un bel emballage transparent.

Il dut se pencher pour le voir traverser la rue, et venir rejoindre une petite fille assise sur le banc se trouvant au pied de son immeuble.

Il put alors remarquer le sourire du gamin, et l’entendre dire en tendant la rose à la demoiselle, à peine plus âgée que lui : « je t’aime !».

Il ferma la fenêtre, s’installa devant l’écran, et laissa ses doigts l’emporter vers le souvenir de ses premières amours.

M.H. (Michèle Hardenne)

20 février, 2012

Graine du…20 février

Classé dans : PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 10:35

On ne rêve pas du passé,

on prend quelques beaux souvenirs,

 et puis on les projette dans l’avenir,

en leur faisant vivre une autre réalité.

M.H.(Michèle Hardenne)

19 février, 2012

Une composition verte

Classé dans : MES RECETTES — michelehardenne @ 22:55

 

Une composition verte

 

De jeunes pousses de chêne, scarole, laitue et roquette,

Furent posées au centre de mon assiette.

Dans une poêle, des tranches de tofu se baignaient,

Dans un peu d’huile de sésame, où des oignons l’accompagnaient.

Persil, sel, poivre et ciboulette, parsemés en paillettes,

Tout en apportant en peu de couleur, se joignirent à la fête.

Tandis que les œufs battus en omelettes commençaient à dorer,

La composition végétarienne était presque achevée.

Il ne manquait plus qu’une sauce pour parfaire le plat ;

Une alliance de yaourt et de vinaigre de muscat.

Une salade peut apporter tant de douceur,

Quand on sait l’agrémenter avec beaucoup de saveur !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

Les chemins d’un hasard

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:28

Les chemins d’un hasard

Si nos chemins ne sont dus qu’au hasard,

Que notre route est tracée depuis des millénaires,

Crois-tu que l’on pourra un jour se voir, autre part,

Que dans ce monde imaginaire ?

Si ta voix peut arriver jusqu’à moi,

Que ton regard peut croiser le mien,

Tes bras restent si loin de moi,

Que j’en ai des larmes chaque matin.

Je voudrais tant que tu existes,

Que tu viennes dans ma réalité,

Même si cela est chimérique et utopiste,

Je crois aux rêves, qui peuvent se réaliser.

Alors, je continue ma promenade du soir,

Dans cette drève, du merveilleux,

Où je sais que tu y seras, avec l’espoir,

Que nous nous réveillerons à deux.

M.H. (Michèle Hardenne)

18 février, 2012

Graines du…18 février

Classé dans : PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 11:16

Un ami,

est un rayon de soleil qui réchauffe les jours d’hiver,

il apporte de la lumière dans la nuit , et  colorie aussi les jours de pluie.

M.H.(Michèle Hardenne)

17 février, 2012

Un jour, une nuit.

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 0:50

Un jour, une nuit

 

L’aurore précède le lever du soleil,

Sa lueur rose, invite le coq à chanter,

Nous sortant doucement d’un très long sommeil,

En attendant que vienne un peu plus de clarté.

 

Les heures font la course et se mettent à filer,

Les aiguilles s’amusent à faire plusieurs tours,

Et le temps se laisse ainsi joliment tricoter,

Jusqu’à ce que vienne la fin du jour.

 

Le crépuscule peut alors se montrer,

Vêtu du manteau tissé de la journée,

Il ne s’attardera pas, il ne fait que passer,

Juste pour la saluer en début de soirée.

 

Elle, c’est la Lune, ballerine astrale,

Qui de toute sa clarté, vient nous inviter

A l’accompagner sur une scène d’étoiles,

Dans un ballet, que nous pouvons imaginer.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

16 février, 2012

Tout est relatif !

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 0:17

Tout est relatif !

 

Une jolie chaumière peut apporter de si grands bonheurs,

Bien qu’il  y ait des châteaux, dans lesquels, des princesses pleurent.

Un homme de petite taille, peut avoir de grandes idées,

Et bien des géants, n’avoir que de misérables pensées.

Il est des jardins, où les fleurs exhalent mille fragrances,

Et des terres, qui n’apporteront jamais que de la souffrance.

 

Mais, si l’on pouvait arriver à ne pas tout compliquer,

Alors, le monde simplement, serait comme un grand voilier

Glissant sur une mer, poussé par un vent de liberté,

Et du temps passé, ferait de l’avenir, son allié.

Les hommes arrêteraient de courir après tant de fortune,

Et, mettraient plus de gloire pour bannir à jamais l’infortune.

 

M.H. (Michèle Hardenne).

15 février, 2012

L’arbre de la liberté

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:58

 

 

L’arbre de la liberté.

Isolé dans ta cage, tu vois des mots, ceux des autres, et tu voudrais tant y répondre.

Mais les barreaux sont épais et le cadenas bien fermé, à double tour sans doute, et personne ne semble en avoir la clé.

Tu cherchais une branche pour te poser et chanter.

Celle-ci t’a attirée, elle était la première d’une épaisse forêt.

Tu commençais à y installer ton nid, quand un oiseau, plus grand et moins coloré que toi, s’est mis à croasser.

Ton sifflement est peut-être devenu gênant, moins en accord avec le sien, alors tu as été écarté.

Ton nid est toujours là, sur une petite branche, il se balance au gré du vent.

L’arbre de la liberté, qui peut accueillir la différence, n’est peut-être pas celui-ci.

Ou alors, il faut encore un peu de temps, pour que de nouvelles branches poussent, et que l’arbre en s’étoffant puisse devenir celui qui dépassera de la forêt.

 

M.H. (Michèle Hardenne).

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