MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Je rêvais d’un étang. 6 juin, 2010

Classé dans : DIAPORAMA — michelehardenne @ 18:50

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 merci Natsu pour ce joli montage ; http://natsu.unblog.fr/

Je rêvais d’un étang. 

M’éloigner de la table de travail et de l’écran de l’ordinateur

Me rapprocher d’une fenêtre, l’ouvrir et respirer

Me laisser envahir par les senteurs de fleurs

De leurs parfums à la fois sucrés et épicés

Fermer les yeux, juste quelques secondes

Laisser de côté mon travail, rien n’est urgent

Oublier ce qui se passe, au présent, dans ce monde

Les conflits d’hommes, la pollution de l’océan

La destruction inconsciente de notre mère la Terre

Me détacher de la réalité, laisser mon esprit s’envoler

Te rejoindre dans mon monde imaginaire,

La journée sera longue et j’ai besoin de te retrouver

Mon cœur bat plus fort à la pensée que tu seras toujours là

À m’attendre, en ouvrant largement tes bras

Pour que je puisse m’y blottir

M’y sentir protégée et aimée

Où je me laisserai aller à dormir.

Tu m’entraînes au milieu d’un étang

Sur une barque aux couleurs écaillées

Je laisse sur l’eau, ma main glisser

Touchant au hasard des typhas et des nénuphars blancs

Je suis là, en face de toi, et te regarde ramer

Le soleil est haut dans le ciel, nous sommes en fin de matinée.

Une rame se prend dans les roseaux

Et reste coincée

Tu te lèves pour la dégager

La barque se met à tanguer

Déséquilibrés, nous tombons à l’eau.

Les grenouilles se moquent de nous, elles se mettent gaiement à croasser

La mare est profonde et légèrement transparente

Mes pieds se sont emmêlés dans des algues et des plantes oxygénantes

Tu te rapproches de moi et dans tes bras, immobilisée,

Je ne suis pas effrayée, et me laisse aller à t’embrasser.

Mon corps sur le tien, mes pieds se sont dégagés,

Et je te laisse sur la berge me ramener.

Sur une petite plage de galets, nos deux corps sont allongés

Nous sommes nus et nos vêtements sont mis à sécher sur un rocher

Le soleil, toujours présent, est généreux

Rendant étincelantes quelques perles d’eau sur ton corps et dans tes cheveux.

Nos corps brûlent, mais le soleil n’est pas en cause 

Il n’y a qu’un moyen d’apaiser, ce brasier

Mais à cet instant, je m’éveille et finis ma pause

Vivement demain, que je puisse te retrouver.

(M.H.) 

 

1 Commentaire

  1.  
    isabelled.monalisa
    isabelled.monalisa écrit:

    c’est tres beau ;)

    ***merci, Isabelle****

    Dernière publication sur le quotidien de la vie et des gifs : DEJA UN AN

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