MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Elle reste seule, le soir. 8 décembre, 2010

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 13:03

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Elle reste seule, le soir.

Il est tard, elle n’arrive toujours pas à trouver le sommeil. 

Alors, elle pianote sur le clavier de son ordinateur, elle visite et se promène sur des réseaux dits sociaux.

Elle y fait des rencontres, d’abord des anonymes. Et puis, nuit après nuit, les discussions se suivent. Avec ses nouveaux amis, elle sympathise. Ils en arrivent à partager leur passion, à se faire des confessions. 

Ils se donnent rendez-vous : même endroit, même heure… pour la nuit prochaine.

Et durant des semaines, ils essaient d’en apprendre en peu plus l’un de l’autre et finissent même par s’apprécier.

Questions d’affinités sans doute.

Sa journée, elle l’a passée à écouter les autres. C’est son métier.

Le soir, elle a envie d’autre chose.

Elle ne demande qu’à s’évader, quitter son quotidien et se laisser aller.

Et puis, petit à petit, elle se rencontre que ce qu’elle vit le jour se reproduit la nuit.

Bien sûr, la première question qu’ils lui posent quand ils la contactent est de savoir comment elle va et elle leur répondra: tout simplement « bien ».

Parce que nuit après nuit, elle vient de réaliser qu’elle en tant que personne semble inintéressante.

Que parler d’elle est  sans importance, elle est juste une présence féminine, une amie, une confidente avec qui ils partagent leur pathétie.

Sa réalité c’est sa vie et pour ce qui est de s’en échapper, elle n’a que sa nuit, alors elle retourne à ce qui lui convient le mieux, ce qui lui fait le plus de bien, qui lui évite d’être déçue, blessée et qu’elle peut pratiquer dans sa solitude, sans déranger, sans souler, sans bousculer, sans perturber.

Il lui suffit de prendre un livre, le récit de la vie d’un autre, de s’en imprégner et de se laisser emmener dans un monde qui lui convient parce qu’il est à son image.

Un monde qu’elle imaginera et qui l’apaisera : celui des rêves…de ses rêves.

M.H. 

 

1 Commentaire

  1.  
    Hélène Carle
    Hélène Carle écrit:

    Derrière sa mélancolie, un femme, quand même, est debout. Au-delà des nuits blanches, elle se lève pour proclamer qui elle est et ressusciter sa vérité.
    ***
    A force de la cacher, de la taire, de la dissimuler sous des apparences de « tout va bien », notre mélancolie nous habille d’écailles et d’épines au regard des autres, alors que nous sommes tellement plus vulnérables à l’intérieur, que pour trouver un équilibre nous devons souvent nous isoler et voir en nous afin de trouver un apaisement qui nous permettra de nous tenir à nouveau debout et de « réssusciter notre vérité « .
    ***

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