MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
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La fin d’un mois. 31 janvier, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 23:09

La fin d’un mois.

Quand un mois s’en va un autre prend le pas.

Et c’est comme cela que naissent les jours.

Ils sont la poussière du temps qui se colle à la semelle du mois

les jours se suivent et ne se ressemblent pas

chaque poussière déplacée est aspirée par le soleil à son coucher

elle ne reviendra pas.

Un jour qui se termine, c’est du temps qui s’en va.  

M.H.

 

 
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Papillon de nuit.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 8:12

 

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Papillon de nuit

 

A un papillon j’ai confié un message

Pour te le porter il a fait un long voyage

il a rejoint cette étoile sur laquelle tu t’etais posé

mais il est arrivé un peu tard tu venais de la quitter

la nuit s’en est allée laissant sa place au jour

mon message ne contenait que quelques mots d’amour.

M.H

 

 

 

 
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Le champ d’orties. 30 janvier, 2011

Classé dans : DESSINS FUSAIN,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 16:23

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Le champ d’orties 

Un jour que je me promenais à la campagne, j’aperçus dans une prairie un magnifique cheval.

L’étalon avait fière allure ; sa crinière dans les tons de miel prenait les reflets du soleil, sa robe couleur chocolat mettait en valeur les formes musclées de sa croupe et de son flan.

Sur ses longues jambes l’animal s’approcha de la barrière où je me tenais. Il avait l’air d’un géant.

Je lui tendis la main, histoire de faire connaissance, il s’en approcha et son naseau humide et froid la toucha.  Puis, il pencha sa grosse tête et me laissa la caresser.

Les cheveux, qu’il avait devant les yeux, étaient aussi doux que la soie, et au fur et à mesure de mes caresses, il étirait son cou aussi long qu’il le pouvait s’approchant suffisamment de moi pour que je lui donne un baiser.

Je saisissais son visage entre les mains, nos regards se croisaient et sans dire un mot, nous partagions nos émotions.

Chaque fois que je prenais cette petite route, sur le chemin de nulle part, mon ami me reconnaissait et près de la barrière il m’attendait.

Pendant des mois, nous nous rencontrions à l’abri du regard d’oiseaux indiscrets. Sans paroles nous discutions et nous nous comprenions, je lui parlais de ma vie, il me donnait des leçons et je le quittais en déposant sur ses naseaux un tendre baiser.

Et puis, un jour, alors que je m’approchais de lui, mon ami se mit à ruer, il semblait en colère et ne me laissait plus poser mes mains sur la barrière.

Mes visites étaient sans doute trop nombreuses, ou peut-être en avait-il d’autres, de nouveaux amis qui venaient le voir et ma compagnie ne l’intéressait plus.

La dernière fois, je l’ai quitté malheureuse.

Le beau cheval n’est plus dans la prairie, sans doute en a t-il trouvé une autre où l’herbe est plus verte et plus tendre.

La prairie où je vais encore me promener est devenue un champ d’orties, parfois j’y vois l’ombre de mon ami, il me manque…mais chacun poursuit sa vie. 

M.H. 

 

 
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Extrait d’Iris Blanche: suspicion.

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 10:32

… 

Ce mercredi, Marc avait été appelé à cinq heures du matin. Une prostituée du centre-ville avait abattu son client. Il sauta du lit, passa à la salle de bains, enfila un jeans et un pull à col roulé.

        Une affaire classique, je te ramène les croissants ! Lui avait-il dit en l’embrassant sur le front.

        J’y compte bien ! Lui avait-elle répondu en remontant la couette sur sa tête.

Iris s’était levée vers la demi de six heures. De la fenêtre de la cuisine, elle regardait le jardin sous son épais manteau de neige blanche. Elle se remplit une tasse de café et se rendit dans le salon. 

De la baie vitrée, elle apercevait sa petite Toyota couverte de neige.

Les voitures qui remontaient la rue semblaient faire du surplace. 

Elle commençait son service à huit heures. Le commissariat se trouvait dans le quartier nord de la ville. Sur route dégagée, elle mettait moins d’un quart d’heure pour s’y rendre. 

Là, il allait falloir déneiger sa voiture. 

Elle allait se rendre à la salle de bains, lorsque son regard s’arrêta sur la table de la salle à manger.

        Marc, où as-tu la tête ?

Le GSM de Marc vibrait sur la petite table. Iris le prit en main, il y avait un message.

Instinctivement, elle appuya sur la touche de lecture du message : « On se voit à midi, je t’aime ».

Iris se laissa tomber sur le canapé et relut le message.

Il était anonyme, seul le numéro permettrait d’identifier le correspondant. Elle consulta le journal des appelants. Le numéro apparut six fois. Elle en consulta le détail : « Chez « Vilvaldi » à vingt heures, je t’aime ».

Le message datait d’hier, mardi.

Marc était rentré vers dix-sept heures et après s’être changé, était reparti vers dix-neuf heures trente ; un homme s’était noyé dans sa baignoire.

Il avait rejoint Iris dans son lit, vers la demi d’une heure.

Le message de lundi lui fit monter les larmes aux yeux : « J’ai adoré notre premier week-end, je t’aime ».

Marc s’était rendu chez Alain, son collègue et copain d’enfance. Il lui avait dit qu’ils iraient faire du ski de fond tant qu’il y avait encore de la poudreuse.

Iris détestait la neige, le froid.

Elle se rappelait si bien ce qu’il lui avait dit ce soir là :

        Nous aurons notre prochain week-end, juste toi et moi, au soleil. Depuis le départ de Jeanne et des enfants, Alain ne va pas bien. Pour son anniversaire, je lui ai fait la surprise, j’ai réservé une nuitée dans une petite auberge, histoire qu’on se retrouve entre hommes.

        Tu as bien fait, il n’est pas de très bonne compagnie ton copain ces temps-ci. Mercredi, il a failli me percuter dans le couloir, il ne s’est même pas excusé.

Iris lui avait préparé sa valise et y avait ajouté une bouteille de whisky qu’elle avait emballée en y mettant une petite carte à l’attention d’Alain :                                               

« La vie commence à quarante ans ! Bonne renaissance ! »

Elle essuya ses larmes du revers de la blouse de son pyjama et lança le portable de Marc de toutes ses forces sur le carrelage.

L’appareil dans une dernière agonie émit un nouveau tremblement. Iris, dans un coup de pied rageur, l’envoya finir sa vie sous le buffet. 

 

 
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Le carnet de mes désirs. 29 janvier, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 16:20

 

Le carnet de mes désirs.

Je trouverai les mots pour te le dire

Je les coucherai sur un papier aux senteurs de rose

En attendant que mon cœur explose

Trop petit que pour les contenir

.

Je choisirai parmi tout le vocabulaire

Ceux qui te correspondent le mieux

Pas besoin d’un dictionnaire

Pour trouver ceux qui te rendront heureux

.

Il me suffit de penser à ton visage

Et d’imaginer ton doux sourire

Pour remplir de mots la page

Du carnet de mes désirs

.

Désirs de nos corps fusionnels

Se partageant des caresses

Qui dans un plaisir charnel

Te témoignent toute ma tendresse

.

Mes gestes n’ont pas la parole

Ils sont des mots que je retiens

Mais mon cœur entame sa course folle

Il est temps que je les libère enfin

.

Ces mots sont forts et simples à la fois

Ils se déclament en un poème

Et j’attends que tu m’ouvres les bras

Pour te les dire : «  je t’aime ».

.

M.H. 

 

 
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L’amour se sème 27 janvier, 2011

Classé dans : PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 10:08

imagescatnr2oj.jpgL’amour,

graines de folie douce emportées par le vent et semées dans le coeur.

Avec un peu de chaleur, les graines poussent, deviennent des tiges auxquelles s’accrochent des feuilles de plaisir et en leur bout éclosent de jolies fleurs qui donneront des fruits.
Fruits de la passion, à consommer sans modération.

 

M.H

 

 
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Mon coeur est à la fête 26 janvier, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 19:30

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Mon cœur est à la fête.

Mon cœur ce matin est à la fête

Il s’emballe et n’en fait qu’à sa tête

Mais que lui est-il donc arrivé

Je n’arrive plus à le raisonner

Il porte un habit de soleil

Et s’est muni d’une paire d’ailes

Il a même préparé ses bagages

Mon cœur heureux part en voyage

Il prend les chemins de l’arc-en-ciel

Ceux où mes pensées sont toujours belles

Au passage il s’empare de couleurs

Et en fait un bouquet de douceurs

Des fleurs aux senteurs de caresses

Qui témoigneront de sa tendresse

Mon cœur à l’esprit de bohème

Il est amoureux… il t’aime. 

M.H. 

 

 
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Solidaire pour le meilleur. 24 janvier, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES,TOUT EST POSSIBLE — michelehardenne @ 13:50

 

Solidaire pour le meilleur. dans POESIES, TEXTES alain_10

solidarité

« La solidarité grandit nos cultures ».

 

« la solidarité humaine grandit nos cultures humaines »…tous terriens!

Solidaire pour un monde meilleur

où l’humain retrouve ses valeurs

tous égaux, tous frères

plus de dictature, plus de frontières

Mélangeons nos cultures

Améliorons notre futur

Nos enfants sont la continuité

de notre humanité

Quel monde allons-nous leur laisser

Si nous n’acceptons pas la diversité

Et si nous les privons de Liberté.

M.H.

 

 
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Vaya Con Dios : les voiliers sauvages de nos vies 19 janvier, 2011

Classé dans : MOMENT MUSICAL — michelehardenne @ 9:05

Vaya Con Dios : les voiliers sauvages de nos vies.

http://www.youtube.com/watch?v=-tQnfQV5XEE

Souvent je pense encore à vous
Je crois qu’un jour vous allez revenir
Vous jetter à mes genoux
M’ implorer de ne plus vous maudire
Me dire vos regrets de nous

Je rêve que vous allez m’ écrire
Que le remords vous a rendu fou
Que sans moi vous ne pouvez plus rire
Que loin de moi vous n’ êtes plus rien du tout

Dans vos silences j’ entends des cris
Dans vos absences je sens l’ ennui
Dans vos errances des interdits
Qui vous démembrent et nous détient

Souvent je pense encore à vous
J’ imagine que de vivre vous avez perdu le goût
Que le manque de nous vous déchire
Que notre ombre vous suit partout

Dans vos silences j’ entends des cris
Dans vos absences je sens l’ ennui
Dans vos errances des interdits
Qui vous démembrent et nous détient

Des voiliers sauvages de nos vies
Qu’en faisons-nous?
De nos enfances piétinées
Du temps qui se languit de nous?

Dans vos silences j’ entends des cris
Dans vos absences je sens l’ ennui
Dans vos errances des interdits
Qui vous démembrent et nous détient

Des voiliers sauvages de nos vies
Qu’ en faisons-nous?
Des innocenses assassinées
Du temps qui nous guérit de tout?

 

 

 
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Tendres désirs. 16 janvier, 2011

Classé dans : DESSINS FUSAIN,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 16:29

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Tendres désirs.

Je voudrais juste que tu me prennes dans tes bras

Que je puisse me blottir contre ton corps

Me rapprocher davantage de ton coeur

Sentir ton souffle sur ma peau

Respirer ton odeur de menthe et de miel

Et en confiance, les yeux fermés m’en délecter.

Tout l’amour que j’ai pour toi

ne peut être imaginaire, il est trop fort

Tu es la source de mon bonheur

Pardonne-moi, oublions tous nos maux

En silence dans tes bras, je veux à nouveau être belle

Pour de tendres désirs, en cet instant, te combler.

M.H.

 

 

 

 

 

 

 
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Le bain des sentiments. 14 janvier, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 14:12

Le bain des sentiments. dans POESIES, TEXTES bain-j10

Le bain des sentiments.

Se faire couler un bain en y ajoutant des sels, des huiles aux fragrances épicées, et un peu de savon pour obtenir une belle mousse blanche et onctueuse.

Laisser l’eau chaude se mêler à ces ingrédients.

De temps en temps, vérifier la température de l’eau et finir en passant la main sur la mousse légère, parfumée, scintillante, qui dès qu’elle dépasse le bord de la baignoire, invite à la détente.

Ensuite, y pénétrer un pied à la fois, pour finir lentement par se laisser s’y glisser.

Tout en soupirant, on ne peut cacher son bonheur de se retrouver dans cet élément enveloppant et rassurant.

S’y enfoncer, en confiance, laisser le liquide vous rendre invisible, retenir sa respiration et écouter…

Le corps entièrement plongé dans ce liquide composé principalement d’essences de cannelle, de jasmin, d’hibiscus et de cèdre du Liban, se fait léger.

Les bras sont détendus et mes mains fusionnent avec la mousse.

Ouvrir les yeux sur un nuage laiteux, entendre les battements de son cœur, et en contrôler son rythme, le faire ralentir.

Ecouter son corps parler et rompre ses silences.

Ces silences que l’on garde enfouis, un certain temps, et qui, lorsqu’ils commencent à s’accumuler, finissent par faire trop de bruit et font mal au cœur.

Toutes ces choses que l’on pense et que l’on ne dit pas, trop intimes, trop sensibles, par pudeur et protégées quelques part dans des pensées, préservées dans un jardin secret.

 

 

 

Le bain que je vais prendre sera l’occasion d’en faire le tri, de ne garder que l’essentiel : des pensées qui sont belles parce qu’elles me parlent de toi, et pour les autres, elles s’évacueront par le siphon,…avec l’eau.

 

M.H.

 

 
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Soul Ballads 13 janvier, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 22:33

Soul Ballads.

 La pluie était devenue plus régulière, de grosses gouttes d’eau s’écrasaient sur le pare-brise, l’essuie-glace était sur la vitesse maximale.

La circulation sur l’autoroute était bloquée, je suivais un camion.

La radio crachait des informations concernant  les différents problèmes sur le réseau routier.

J’étais dans un embouteillage, j’avais le son et l’image ; le commentateur parlait d’un problème concernant un accident de roulage et j’apercevais au loin les véhicules aux enseignes bleu clignotantes.

Depuis cinq minutes, j’étais à l’arrêt.  J’ouvris la boîte à gants, en retira un CD – qui devait s’y trouver depuis plus d’une année- et le fit avaler par le lecteur.

Le premier morceau : « if you need me » de Wilson Pickett, me donna un frisson.

Je ne comprenais les paroles que par bride.

Ma vue commença à se brouiller, ma respiration s’accéléra et des larmes se mirent à couler doucement sur mon visage.

Mon regard se dirigea vers mon sac, posé sur le siège passager, mon portable en dépassait.

Je voulais le prendre et …t’appeler, j’avais besoin subitement d’entendre le son de ta voix.

Le camion redémarra et j’en fis de même, repoussant le téléphone mobile au fond du sac.

Le deuxième morceau  chanté par Otis Redding « these arms of mine » n’apaisa pas davantage mes pleurs.

Mon cœur battait au rythme des mélodies qui suivirent chantées par Percy Sledge,  Etta James, Aretha Franklin, Sam and Dave, The Isley Brothers et de Solomon Burke.

Mélodie et mélancolie me tenaient compagnie sur ce tronçon d’autoroute dont je pris la première sortie pour rejoindre une nationale.

Je fis quelques kilomètres dans la campagne et puis stoppa la voiture sur le parking de la place du village déserte.

Je sortis le téléphone de mon sac et, calée dans le siège, je regardais le petit écran s’éclairer en écoutant la dernière plage du disque mettant fin à ma balade… 

Jackie Wilson prononçait les paroles que j’aurais tant voulu te dire :

« Please Tell Me Why ».

M.H. 

 

 
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Esprit en ballade

Classé dans : MOMENT MUSICAL,MOMENT TENDRESSE — michelehardenne @ 21:05

 

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Jackie Wilson

- Doggin Around

http://www.youtube.com/v/8m-euOarB0k?fs=1&hl=fr_FR

- Please tell me why

http://www.youtube.com/v/FhEN9HxyeDI?fs=1&hl=fr_FR

Le rythme de ma soirée,

un peu de nostalgie,

un peu de mélancolie

un peu de…toi!

 

 
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La naissance d’une idée. 12 janvier, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 11:16

 

La naissance d’une idée.

Commencer par   « Pour vouloir arriver à… il faudrait que… »

Une idée ne peut-être spontanée, elle doit répondre à un souhait, une volonté.

Et puis, il faut se renseigner; voir si l’idée n’a pas déjà été proposée.

Une vieille idée devient un fait.

Il suffit de la reprendre et dans ce cas, le vœu c’est déjà réalisé,

et l’idée est dépassée.

Une idée doit être réfléchie, projetée dans le temps et dans l’espace.

Elle doit pouvoir être profitable à tous et à tout moment.

Fermer les yeux, prendre une grande respiration

et se poser la question qui enfantera l’idée :  « Pour vouloir arriver à…, il faudrait que … »

Et là les yeux, portes de la pensée, peuvent s’ouvrir et s’aérer.

Tout en s’écarquillant grandement, laisser l’idée absorber la lumière.

Plus elle sera lumineuse, plus est sera bonne !

Et enfin l’exprimer : 

pour vouloir arriver à la paix dans le monde,

il faudrait que tous les hommes soient frères et égaux. 

En voilà une idée et qui finalement ne demande qu’un peu de bonne volonté !

M.H. 

 

 
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Une relation d’amitié. 11 janvier, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 21:39

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Une relation d’amitié Aujourd’hui, en ce milieu d’après-midi, j’ai reçu la visite d’un homme. 

Nous avions pris rendez-vous, comme nous le faisons chaque trimestre. Après les politesses d’usage qui consiste en la présentation de nos voeux respectifs pour cette nouvelle année, c’est une pétillante dans le regard qu’il m’annonça : «  tu sais qu’aujourd’hui, cela fait vingt ans que nous collaborons ». 

Vingt ans, notre quatre-vingtième rendez-vous ! Comme à chaque fois, il me fit sourire et rire aux éclats. 

Le personnage est particulier, unique. Un homme qui apprécie les autres et qui est lui-même apprécié tant pour ses qualités humaines, son optimisme en acier trempé et sa bonne humeur contagieuse. Cela devait se fêter. 

Nos liens, au fur et à mesure des années, n’étaient plus ceux qui nous unissaient dans une relation professionnelle, ils sont devenus plus complices. Nous rions de nos confidences. 

Je lui offris un cadeau, improvisé, un don qui pour moi était sans valeur, juste une feuille sur lequel j’avais fait un dessin. La sincérité de son regard, l’émotion de sa voix ne pouvait cacher qu’il appréciait mon modeste présent. Aujourd’hui, est un jour spécial pour lui comme pour moi, alors à toi mon ami, mon « vieil ami » j’ai envie de te dire merci ! 

Merci pour ton cadeau, celui que tu viens de me faire. Ce cadeau du coeur est pour moi le plus doux et le plus beau de ceux que tu m’aies offerts. 

Alors, merci à toi d’être là et d’être mon ami ! M.H. 

 

 
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Les lignes du destin (première partie). 10 janvier, 2011

Classé dans : LES LIGNES DU DESTIN,RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 13:00

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Les lignes du destin.

S’il suffisait d’un signe ou d’une ligne tracée au creux de la main gauche pour connaître notre destinée.

Après avoir réalisé un dessin au fusain, je regardais mes mains noircies par la mine de charbon et soudain me revient en mémoire ces deux femmes que j’avais croisées dans une petite rue de Paris.

Elles avaient toutes les deux la cinquantaine, l’une était blonde et l’autre avait des cheveux d’ébène qui dépassaient d’un foulard en soie noir. Elles prétendaient venir de Compostelle.

Très souriantes, elles m’abordèrent.

Celle, aux longs cheveux noirs, me prit les deux mains et me regarda dans les yeux.

Il faisait très froid, je portais des gants.

Elle m’attira vers le porche d’une ancienne bâtisse.

-« Je ne suis pas intéressée » lui dis-je poliment.

- « j’ai croisé ton regard et j’ai besoin de te parler, je ne te demande rien, si tu veux me donner quelque chose, ce ne sera pas pour moi, mais pour nos enfants ».

Sa voix avait un accent prononcé du Sud et tout comme son regard, ils étaient doux.

La femme blonde me fit un sourire et me dit : « écoute Magda, elle sait des choses sur toi, pour toi ! ».

J’étais en balade, qu’avais-je à y perdre.

Mes mains toujours serrées dans celles de Magda, je la regardais, mais je ne peux me l’expliquer, je n’avais plus envie de sourire.

Ses yeux gris, presque translucides, ne quittaient pas les miens.

Ses pupilles rejoignaient les miennes.

Après quelques secondes, elle me dit : « je vois la paix revenir dans ton cœur, tu trouveras cet homme et ton fils l’acceptera… ».

Je ne lui avais encore rien dit, ni mon prénom, ni rien de ma vie ou de ma famille.

- « Tu n’es pas d’ici, tu quitteras ton pays, tu vas vivre tes rêves…donne-moi ta main ! ».

Cela se voyait-il donc que je ne vivais pas en France, que j’étais une touriste, juste une personne de passage…Pourtant dans la foule, j’étais invisible.

Je m’exécutais sans davantage me poser de questions.

La rue était animée, les gens passaient sans nous  voir. J’étais prête à retirer mon gant…

- « Donne-moi l’autre main, celle du cœur » me dit-elle en souriant.

La femme aux cheveux blonds s’était mise un peu à l’écart et d’un hochement de tête m’invitait de me mettre en confiance.

Je lui tendis la main gauche qui ne portait aucun bijou, ni montre, ni bagues.

Elle glissa sa main droite sous la mienne et de son autre main me frotta la paume, puis elle ferma les yeux.

- « Ta santé va aller de mieux en mieux, tes nuits vont redevenir belles et tes matins vont retrouver le sourire ».

Je l’écoutais, un petit rictus se dessinait sur mon visage.

Elle prit son index et toucha une de mes fossettes, puis me fit un signe sur le front.

Ensuite, elle se pencha sur ma main et de son long doigt dessina des lignes imaginaires.

De temps à autre, elle relevait la tête.

Pendant qu’elle analysait les rides au creux de ma main, je regardais les passants qui tête baissée, couraient dans tous les sens.

Les yeux de Magda rencontrèrent à nouveau les miens. Ils étaient à la fois tendres et rieurs, puis en prenant ma main entre les siennes me dit :

- « Tu ne t’es pas trompée de vie, ce que tu sais te rend forte, tu as eu une grave maladie mais maintenant le soleil est entré en toi…tu vas enfin être vue telle que tu es et … ».

Elle avait dit trop de mots qui m’interpellaient : santé- matin –nuit – maladie -soleil.

Je voulais retirer ma main, mais Magda m’expliqua en tendant ma paume qu’entre le pouce et l’index, se trouvait une ligne : la « ligne de vie ».

La mienne lui paraissait longue ; elle se terminait sous le pouce et était le signe d’une grande vitalité et d’une énergie forte qui me permettaient d’affronter les difficultés de ma vie.

Puis elle m’indiqua la ligne de tête, qui débute entre le pouce et l’index, et traverse la paume de ma main. Celle-ci lui indiquait que j’avais des aptitudes qui allaient enfin être reconnues, sans les détailler de quelque nature qu’elles soient.

Elle lisait à voix haute des écritures qu’elle seule voyait.

Elle me parla de la ligne du cœur, de celle du destin, de la chance, des lignes secondaires… Elle voyait dans ma ligne de cœur des signes d’alerte, dans celle de mon destin,une étoile et elle finit par me dire : « c’est bien, tu remercies la vie et la vie t’aime ».

Cela faisait plus d’un quart d’heure que cette femme me lisait ce qu’elle voyait être mon avenir : j’allais rencontrer mon « unité universelle », la personne qui complèterait la moitié de l’être que je suis, j’allais m’épanouir dans une activité artistique où ma créativité et mon imagination seraient libres et exprimées au grand jour et pour finir, que j’aurais un bel automne et un long hiver.

J’avais l’impression de me retrouver dans un roman de Victor Hugo, ma main lue par une « diseuse de bonne aventure », dans une ruelle de Paris, et les dires de cette femme qui étaient à la fois hallucinants et qui me touchaient personnellement , si intimement, si fort.

Je fouillais les poches de mon manteau et en sortis un billet de dix euros que je lui tendis.

La femme prit mes doigts et les referma sur le billet.

- « Il n’a pas de valeur pour toi, alors pour moi non plus » me dit-elle en refusant le billet. 

Devais-je voir cela comme un signe ?

L’avenir me le dira !

M.H. 

 

 
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Les lignes du destin (suite 2)

Classé dans : LES LIGNES DU DESTIN,RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 12:00

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Ce regard gris que j’avais croisé dans cette rue Des petits carreaux à Paris, il m’apparait dès que je ferme les yeux.

Mon esprit me rend fidèlement les traits du visage de cette femme, sa voix est restée dans ma mémoire aussi douce et claire que lorsque je l’ai rencontrée.

Je n’ai rien oublié, tout ce qu’elle  m’a dit sur moi est toujours présent en moi.

Mes notes prises en soirée et transcrites sur mon pc ne reprenaient que les grandes lignes de ma journée.

Mais les détails, mes yeux les ont absorbés, mon esprit les a assimilés et, c’est nuit après nuit, que je revis notre rencontre.

Je la revois me regarder lorsque j’arrive dans cette petite rue, elle donnait l’impression que nous étions deux vieilles copines qui allions nous retrouver.

J’ai d’abord pensé que son regard  et son sourire s’adressaient à une personne qui me suivait et en me tournant légèrement, je vis que je marchais en contre courant par rapport aux autres passants.

Arrivée à sa hauteur, celle aux cheveux blonds m’adressa un sourire et me stoppa dans ma marche.

C’est alors que Magda me sortit les mains que j’avais dans les poches de mon manteau et qu’elle les serra entre les siennes.

Je m’attendais à ce que ces femmes me réclament de l’argent.

Depuis que j’étais à Paris, tellement de miséreux me sollicitaient pour avoir une petite pièce  soit pour se payer un repas, ou une boisson chaude, ou « un logement de fortune « pour la nuit.

Comme tous les gens que je croisais,  j’enfouissais ma tête dans les épaules  et n’osant les regarder en face je poursuivais mon chemin.

Mais, je me suis laissée toucher par cette femme  et  je  l’ai fixée sans détourner mon regard du sien.

Ses mains qui prenait les miennes, au travers de mes gants, j’en sentais la chaleur.

- » Je vois la paix revenir dans ton coeur…

Cette première phrase me donna l’envie de sourire, elles devaient probablement toutes commencer de la même façon.

Une femme seule marchant au centre d’une rue piétonnière, ne s’intéressant pas aux commerces situés sur sa droite et sa gauche et regardant le haut des bâtiments à la recherche d’une quelconque plaque indiquant où elle se trouvait, devait paraître suspecte, être une proie facile.

Puis, Magda me parla de mon fils, elle avait une chance sur trois de ne pas se tromper; j’aurais pu ne pas avoir d’enfants, ou peut-être  en avoir plusieurs dont une fille mais j’ai bien un  garçon unique et elle avait insisté sur « ton fils ».

Elle ne me posait pas de questions, je n’émettais aucun son, seul quelques muscles de mon visage remuaient au fur et à mesure qu’elle me parlait.

Ensuite, elle en vint à me lire les lignes de la main.

J’étais en confiance, je vivais une nouvelle expérience humaine.

Cette femme attisait autant ma curiosité, qu’elle me fascinait.

 D’une part, de par l’activité qu’elle menait dans la rue – elle n’avait pas l’air d’une mendiante mais plutôt d’une mère de famille, la cinquantaine qui aurait pu distribuer des prospectus, ou d’une de ces rabatteuses que l’on peut trouver devant certains commerces ou restaurants – que par les phrases qu’elles débitaient de sa voix douce aux intonations régulières avec ce petit accent chantant.

Je la laissais me caresser la paume de la main gauche avec l’index de sa main gauche, à l’ongle soigné et verni et auquel elle portait une large alliance qui avait dû être trop grande pour son annulaire. Sa main droite servait de support à la mienne.

Elle me parlait de la ligne de vie, qui pour moi n’était jamais qu’un pli au centre de ma main.

-  » Tu ne dois plus t’inquiéter, ta ligne de vie est longue, elle a été interrompue, là tu vois, ta maladie ne reviendra pas, plus comme ça,  si elle doit revenir ton corps est préparé et ce n’est pas elle que tu dois craindre…mais maintenant tout va bien, tu connaîtras tes petits-enfants… ».

Magda avait relevé la tête et ses yeux se mirent à nouveau à sonder les miens, non pas comme si elle cherchait une approbation de ma part dans ses dires, mais comme si elle voulait que ses paroles entrent par mon regard.

Rien que d’y repenser , là maintenant,  je souris.

Je ne lui ai rien dit, mais Magda n’avait pas tort dans sa lecture de ma main, je suis allée à Paris parce que je savais que des rêves que je n’ai pas  pu faire à un moment de ma vie,  je pouvais maintenant les réaliser sans crainte.

Oui, je vais bien et j’aime la vie !

(à suivre)

 

 
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Les lignes du destin (fin)

Classé dans : LES LIGNES DU DESTIN,RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 10:00

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Notre destin est entre nos mains, pour moi cela ne fait aucune doute.

Que Madga ait pu y lire des traces de ma vie passée et présente dans les lignes de ma main gauche et surtout qu’elle ait pu m’envisager un avenir reste pour moi un mystère, une énigme.

Je n’ai pas un métier manuel, mes mains ne portent pas des stigmates qui auraient  pu être causées par un travail laborieux, mes ongles sont courts et le bout de mes doigts est plus dur sans doute dû au fait que je tape souvent sur un clavier d’ordinateur.

Magda prenait peu de risque de se tromper en me disant que je travaillais dans un bureau, mais lorsqu’elle a ajouté « ce n’est pas ton travail, la façon dont tu gagnes ta vie qui te plais, ce sont les gens que tu rencontres dans ton monde et dans l’autre,… oui cet autre monde qui t’appelle… mais tu n’as rien à craindre… ».

Elle continuait à passer son index le long des sillons gravés au centre de ma main tout en me regardant puis se replongea dans sa lecture des lignes de ma paume.

Elle me détaillait des signes d’alerte qu’elle lisait dans « la ligne de coeur ».

- Il y a un homme qui t’occupe l’esprit , il est gentil, il ne vit pas chez toi, il est d’ailleurs, il a belle allure mais ce ne sera pas celui de ton coeur, il ne veut pas, il ne peut pas te rejoindre, il te cherche pour lui mais pas pour t’aimer , pour t’aimer vraiment et longtemps…

Elle me regarda, attendant sans doute une réaction de ma part, ses yeux gris  s’étaient plissés en une mimique maternelle qui me décrocha un sourire.

- Tu vas avoir en début d’année des nouvelles qui vont te faire réfléchir à ton avenir et cet homme, celui qui t’attend depuis très longtemps, va te guider et t’aider à réaliser la femme qui est derrière ce joli minois….

Elle avait prononcer ces mots en posant son index sur mon manteau à l’endroit où se cachait mon coeur puis le posa sur mon front entre mes yeux et finit en le glissant le long de l’arête de mon nez.

Je l’invitais, me prenant au jeu de sa divination, à poursuivre sa lecture tout en agitant la main.

Magda éclata de rire, puis elle s’attarda sur « la ligne de vie ».

- L’année qui va arriver va mettre en lumière tes talents… tu peins ou tu dessines… tu écris… il aime ce que tu fais, cet homme a fait ta rencontre en découvrant tes capacités, il apprend à te connaître mais tu ignores encore tout de lui. Quand tu seras prête, il te rejoindra dans ton monde et se présentera à toi. Il faut croire aux rêves, il te montre le chemin de ton avenir… Tu as encore quelqu’un dans ta vie, il ne comprendra pas, ne te le pardonnera pas… tu sauras ce qu’il faut faire quand ce moment viendra…

Elle venait de suivre des lignes secondaires et dessinait une étoile.

Magda poursuivit sa consultation au milieu d’une foule en mouvement qui se densifiait, nous restions toujours invisibles.

Je l’avais écoutée, elle m’avait embrassée puis sans me retourner, j’ai repris ma promenade.

Début janvier, je recevais des nouvelles concernant une proposition professionnelle.

Pour le reste, je continue à marcher sereinement sur le chemin ma destinée.

Depuis que j’ai rencontré cette étrange femme, fascinante dans sa narration  et pour laquelle elle y mettait beaucoup de conviction, je regarde très souvent attentivement ma main gauche et je me suis rendue compte ce matin que j’avais une nouvelle ligne secondaire qui partait de la « ligne du destin ».

(Fin) 

M.H.

 

 
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Les lettres de ton prénom 9 janvier, 2011

Classé dans : DESSINS FUSAIN,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 21:13

p1120094.jpg

Les lettres de ton prénom.

J’ai plongé ma plume dans l’encrier de ta tendresse

Et lentement au rythme de tes caresses

J’ai tatoué ton prénom sur mon cœur

Chaque lettre finement tracée avec douceur.

.

Sur une page du livre de mes pensées

J’ai essayé différents traits

Chacun en rapport avec mes sentiments

Le choix du graphisme est important.

.

Mon cœur est fragile, encore un peu fissuré

Et je n’ai plus le droit de me tromper

Mais ma plume est légère

Elle est inspirée par mon imaginaire.

.

Ainsi, c’est soufflé par l’amour

Que tes lettres comme du velours

Avec passion et sans douleur

Je les ai tatouées sur mon cœur.

M.H. 

 

 
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Avec le temps va… 8 janvier, 2011

Classé dans : MOMENT TENDRESSE — michelehardenne @ 22:16

http://www.youtube.com/v/DP5TXbDbrNo?fs=1&hl=fr_FR

Juste

Une envie

de partager…

un frisson

avec

vous.

 

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