MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Soul Ballads 13 janvier, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 22:33

Soul Ballads.

 La pluie était devenue plus régulière, de grosses gouttes d’eau s’écrasaient sur le pare-brise, l’essuie-glace était sur la vitesse maximale.

La circulation sur l’autoroute était bloquée, je suivais un camion.

La radio crachait des informations concernant  les différents problèmes sur le réseau routier.

J’étais dans un embouteillage, j’avais le son et l’image ; le commentateur parlait d’un problème concernant un accident de roulage et j’apercevais au loin les véhicules aux enseignes bleu clignotantes.

Depuis cinq minutes, j’étais à l’arrêt.  J’ouvris la boîte à gants, en retira un CD – qui devait s’y trouver depuis plus d’une année- et le fit avaler par le lecteur.

Le premier morceau : « if you need me » de Wilson Pickett, me donna un frisson.

Je ne comprenais les paroles que par bride.

Ma vue commença à se brouiller, ma respiration s’accéléra et des larmes se mirent à couler doucement sur mon visage.

Mon regard se dirigea vers mon sac, posé sur le siège passager, mon portable en dépassait.

Je voulais le prendre et …t’appeler, j’avais besoin subitement d’entendre le son de ta voix.

Le camion redémarra et j’en fis de même, repoussant le téléphone mobile au fond du sac.

Le deuxième morceau  chanté par Otis Redding « these arms of mine » n’apaisa pas davantage mes pleurs.

Mon cœur battait au rythme des mélodies qui suivirent chantées par Percy Sledge,  Etta James, Aretha Franklin, Sam and Dave, The Isley Brothers et de Solomon Burke.

Mélodie et mélancolie me tenaient compagnie sur ce tronçon d’autoroute dont je pris la première sortie pour rejoindre une nationale.

Je fis quelques kilomètres dans la campagne et puis stoppa la voiture sur le parking de la place du village déserte.

Je sortis le téléphone de mon sac et, calée dans le siège, je regardais le petit écran s’éclairer en écoutant la dernière plage du disque mettant fin à ma balade… 

Jackie Wilson prononçait les paroles que j’aurais tant voulu te dire :

« Please Tell Me Why ».

M.H. 

 

2 Commentaires

  1.  
    canelle49
    canelle49 écrit:

    Bonjour Michèle,

    Il suffit de si peu pour que l’esprit s’envole au delà de l’horizon, la nostalgie parfois revient quand on s’y attend le moins, que ton texte est beau et bien écrit, il reflète bien ce qui peut arriver à tout instant dans une vie, que le passé soit encore le présent !

    Bisous, Helene
    ***
    bonjour Hélène,
    j’aime fermer les yeux, faire abstraction de tout et laisser mon esprit libre de s’envoler, haut… très haut. Plus il prend de l’altitude, plus je relativise ma réalité.
    Et quand il regagne mon corps, il s’est oxygéné et me restitue la lumière que mon coeur a pompé pour résister à des déceptions auquelles je suis accoutumée.
    A chaque fois, que j’ouvre les yeux, je prends un nouveau départ.
    ***

    Dernière publication sur air du temps : Un cri d'amour !

  2.  
    Mario Bergeron
    Mario Bergeron écrit:

    Solomon Burke, et non Salomon !
    ***
    Bonjour ou bonne nuit, Mario.
    Merci , j’ai été distraite, je m’en vais bien rapidement corriger cette horreur, sinon le pauvre homme risque de ne plus trouver son éternel sommeil.
    A bientôt
    ***

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