MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

La saison des mensonges. 28 février, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 18:22

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La saison des mensonges. 

Du printemps à la fin de l’été

Tes textes affichaient un sourire

Les lettres étaient douces et rassurantes

Tu te voulais protecteur de ma fragilité

Et utilisais les mots qui me touchaient.

*

Puis les chaudes soirées s’en sont allées

De moins en moins tu t’es mis à m’écrire

J’avais du mal à te comprendre

Et les mots qui m’étaient destinés

N’étaient  plus que venin et méchanceté.

*

Une saison tu as pu m’apparaître si beau

Dans mes yeux tu y mettais ta lumière

Mais de l’hiver et de ses longues soirées

Tu en as fait un bien triste manteau de pluie

Que tu m’as offert en guise de délire.

*

J’ai accepté ce vêtement de mots

Qui pour une fois se voulaient sincères

De moi, tes écrits se sont bien moqués

Mais ce tissu de mots tristes et sans vie

Me fera bien vite oublier ton sourire.

*

La saison des mensonges en est à sa fin

Et mes yeux se nourrissent d’une clarté

Qui fournira l’encre de mon stylo

Pour écrire mes mots de liberté

Ceux qui font que je me sens vivante.

*

Les mots se soudent à mon destin

Ils tracent le chemin de ma réalité

Et c’est dans chacune des saisons

Qu’ils puisent leur sens et leur vérité

Ne faisant pas de ma vie une page blanche.

M.H. 

*

 

1 Commentaire

  1.  
    Hélène Carle
    Hélène Carle écrit:

    Belle Michèle, parfois on nous impose un manteau de fragilité qui ne nous va pas. Il y a la fragilité de ceux qui se croient forts et la force de ceux qu’on dit fragiles. Les étiquettes sont faites pour être enlevées!
    La liberté, oui, d’être et de demeurer ce que nous sommes. Que cette saison soit loin de toi, afin qu’un printemps vrai t’ouvre les bras.
    Liberté bien ordonnée commence par soi-même (sourire)
    ***
    bonsoir Hélène,

    les étiquettes portent souvent une écriture et leur auteur les pose pour différencier, cataloguer, répertorier, classer…
    et tu as raison de dire qu’elles sont faites pour être enlevées mais elles ne le seront jamais par ceux qui les distribuent.
    On peut m’étiqueter, cela m’indiffère, parce que je sais qui je suis et ma plus grande liberté est et restera celle de penser et de m’exprimer.
    Merci de ta visite
    à bientôt
    ****************

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