MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Le vertige de l’amour. 15 mars, 2011

Classé dans : DIAPORAMA — michelehardenne @ 17:19

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Le vertige de l’amour.

J’essaye de m’endormir et d’accéder dans ce monde où je trouve l’apaisement.

Mais je n’y arrive pas, des images de toi envahissent mes pensées, toujours les mêmes…c’est à la porte de ce monde d’espoir que commence mon rêve….

Je marche sur le côté droit d’un chemin et je suis une rigole dans laquelle coule un filet de mots limpides.

Tu te trouves de l’autre côté et, pour t’amuser de ton pied tu touches les mots qui viennent m’éclabousser et me font sourire.

Nous poursuivons notre chemin, séparément, en se touchant à peine du bout du doigt.

 Puis, la rigole devient un ruisseau d’où s’échappe une musique ressemblant à un joli gazouillis.

Le soleil commence sa descente et la séparation des chemins se fait de plus en plus grande, les mots se transforment en une rivière, son clapotis m’empêche de t’entendre.

Un peu plus loin, un pont réunit les deux berges.

Nous le prenons et nous nous arrêtons juste en son milieu, pour lire ensemble les mots qui dans un courant de plus en plus fort poursuivent leur coulée.

Ensuite, nous regagnons notre rive respective et poursuivons notre balade.

Le bruit des mots se fait assourdissant, ils sont devenus torrents.

Je ne comprends plus ce que tu essaies de me dire et cherche désespérément le moyen de te rejoindre.

Je cours le long de l’orée du bruit et finit par y trouver le silence.

Les mots en cascade se sont jetés dans un gouffre, la rivière ne s’est pas élargie davantage, non, elle s’est tarie et son lit n’est plus qu’un trou béant.

Je ne te vois plus et je marche seule à la recherche de quelques résidus de mots.

Je finis par en apercevoir, ils se sont accrochés sur le bord…de l’autre côté.

Il y a également une petite passerelle, elle est étroite et peu engageante.

J’y avance à petits pas, prudemment et arrivée au bout, tu es là.

Mon cœur bat tellement fort dans ma poitrine que son chant agite les petits mots qui se mettent à rouler et à glisser au fond du ravin.

Mes yeux les regardent disparaître vers le néant puis se posent sur toi.

Tu semble si heureux, dansant dans le soleil en tenant un seau en argent remplit de tant de précieux mots.

Ta main y plonge en un mouvement gracieux et en ressort en projetant le merveilleux contenu dans les airs.

Mais tu n’y es pas seul, elles t’encerclent et t’encensent et de leur chant tu sembles être en extase.

La scène à laquelle j’assiste a dû m’être inspirée par le tableau de Lucas Cranach.

Je te regarde, puis je m’éloigne, poursuivant mon chemin sur le côté droit de la falaise.

Mes yeux restent humides et mon cœur se fait muet.

Sur ma route, je trouve un filin tressé dans un métal de souvenirs heureux, je le ramasse et je l’enfouis dans une des poches de mon esprit.

A quoi bon pourrait-il me servir ?

Seras-tu là pour en attraper un jour le bout ?

Et puis même, si nous arrivions à le tendre et à se faire rejoindre les bords qui s’opposent, je ne pense pas que j’arriverais jusqu’à toi…

Mon rêve s’arrête là!

J’ai peur du vide et j’ai le vertige de l’amour, alors je me réveille et les yeux grands ouverts, je m’interroge sur toi.

M.H. 

 

2 Commentaires

  1.  
    ismeraldamadrid
    ismeraldamadrid écrit:

    Très beau récit Michèle sur la joie de la communication, ses incohérances et la complicité qui peut en surgir. Un texte écrit avec un magnifique style. Bravo!
    Ismeralda.
    *********
    Bonsoir Isa,
    en plus c’est un rêve que je fais tous les jours depuis plus de deux semaines.
    Cette nuit, je tenais une ceinture de peignoir enroulée dans ma main et lorsque mon ami m’a demandé ce que je faisais avec, je lui ai répondu que c’était « mon filin », alors que j’étais en plein sommeil.
    Ce matin, il m’a dit que j’avais refusé de la lui donner et que je lui aurais répondu, toujours en dormant: « toi, tu n’en as pas besoin pour traverser le ravin, tu as des ailes »…ça l’a mis de bonne humeur!
    Bises et à bientôt.
    **************

    Dernière publication sur De Madrid à Liège, me rejoindrez vous dans mes délires :-) ? : La coupe du Roi (2012-2013) pour l´Atletico de Madrid. Merci Cholo.

  2.  
    myelitetmoi
    myelitetmoi écrit:

    coucou!
    ça me fait penser à « Vertige de l’amour » de notre chanteur décédé..
    @ partir de ce soir, je suis en repos « forcé ». ça va me faire du grand bien.

    bisou ;-)
    ***
    Bonjour Myelitetmoi
    Un « repos forcé » signifie que tu as fait des folies de ton corps,tssss est-ce bien sérieux?
    Alors « Madame au sourire soleil » repose-toi et pas d’acharnement sur ton blog… j’irai voir si tu restes raisonnable :)
    Gros bisous et à bientôt.
    *************

    Dernière publication sur Santé, Espérance et Pêche : SPASCTITÉ SCLEROSE EN PLAQUES...

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