MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

La force des mots. 31 mai, 2011

Classé dans : PENSEE DU JOUR,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 20:09

La force des mots. dans PENSEE DU JOUR images17La force des mots

Si la parole peut dépasser la pensée,

 pour les mots écrits, il n’en est pas de même.

Leur force, ils la prennent au temps;

celui de la réflexion, de la compassion, de l’émotion…  

parce qu’ils savent qu’ils ne pourront être emportés dans les pales d’un moulin

 et être entrainés par le flot des paroles.

Les mots écrits ont besoin de se poser,

leur poids peut-être conséquent

et il y va de leur message, de leur compréhension,

de la situation à laquelle ils s’exposent.

Parfois, les mots il vaut mieux les dire que de les écrire.

M.H.

 

 

Dentelle et vieille chaussette.

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 14:47

 Dentelle et vieille chaussette. dans FABLE img_2210

Dentelle et vieille chaussette.

Dentelle est si fine et si belle

Qu’ouvragée en motifs floraux

Elle laisse entrevoir des merveilles

A qui sait apprécier le beau.

*

La soie est de ses matières

La préférée

Tissée elle reste légère

Et scintille par son nacré.

*

Rangée dans un tiroir

Elle se fait un peu oublier

Et espère qu’un de ces soirs

Elle sera à nouveau portée.

*

Depuis peu elle a un nouveau voisin

L’hôte reste en boule et demeure grognon

Il est arrivé par hasard un matin

Et ne semble pas propice à la discussion.

*

Dentelle fait mine de l’ignorer

Et préfère de loin papoter avec la lingerie

Qui est si fine et colorée à comparer

À cet intrus solitaire et mal poli.

*

Il est vrai qu’il n’a pas fière allure

Il est usé d’avoir été trop porté

Enfermer dans une chaussure

Qui ne lui était probablement pas adaptée.

*

Il avait un compagnon

Qui ne le quittait jamais

Mais depuis sa disparition

Il est bougon et il se tait.

*

Par une secousse du tiroir

Il glissa et se frotta contre elle

Et dans une démarche conciliatoire

S’en excusa de plus belle.

*

Dentelle fut surprise de l’entendre

Sa voix était aussi douce que sa matière

Pourtant à le voir elle aurait pu prétendre

Qu’il devait avoir de bien vilaines manières.

*

Dans le tiroir d’une cousette

Un déshabillé en dentelle d’Alençon

S’est éprise d’une vieille chaussette

En attente d’une réparation.

L’amour unit les extrêmes

Quelques soient leurs différences

Il suffit parfois de prendre la peine

De faire fi des apparences.

M.H. 

  

 

 

Petite histoire d’un enfant gâté.

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 10:56

Petite histoire d'un enfant gâté. dans FABLE images16

Petite histoire d’un enfant gâté.

La Nature aime que ses comptes soient justes et lorsqu’elle s’est mise à créer la vie, elle a prévu que tout un chacun aurait une chacune pour garantir une sérénité, une longévité et une continuité .

La Nature a horreur du vide !

C’est ainsi que pour le feu, elle créa l’eau qui apaise ses humeurs incendiaires,.

Elle offrit à la terre, le vent qui la caresse et sèche ses pleurs.

Tout était parfait, elle avait réussi à créer un paradis aux couleurs de la vie, avec un équilibre à rendre jaloux l’univers.

La Nature laissait libre cours à son imagination et sans cesse s’épanouissait de ses créations.

Puis, un jour, elle se mit en jouant avec les éléments à faire naître une créature qu’elle se voulait exceptionnelle.

Elle l’avait doté de la force du vent, de la rage du feu, de la limpidité de l’eau et de la fertilité de la terre.

L’homme était son enfant le plus cher et elle le gâta de tous les trésors de sa création.

Mais il était capricieux et ne pouvait se satisfaire de ce que sa mère lui offrait, il en voulait plus, encore et encore, il était insatiable et insatisfait.

Alors, ne pouvant attendre, l’homme s’est mis à produire ses propres envies, faisant fi des conseils de sa génitrice, il sema le chaos parmi les élements, détruisant l’une après l’autre les créations paradisiaques.

Maintenant, l’homme pleure, sa mère Nature lui reprend un à un ses jouets et le laisse réfléchir seul devant sa destinée.

M.H.

 

 

 

La corde à linge.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 9:17

La corde à linge. dans POESIES, TEXTES 46959910 

La corde à linge.

Sur une corde à linge, coincé entre deux pinces, je t’y ai suspendu.

Mouillé par trop de larmes, il m’aurait fallu du temps que pour te laisser sécher à l’intérieur de mon corps.

Tu avais besoin d’être aéré, tu souffrais d’être enfermé au milieu du nulle part, où la tristesse comme un vent d’hiver te transformait petit à petit en bloc de glace.

Tu te ternissais et perdais, jour après jour, de cette couleur qui faisait ta joie de vivre.

J’ai mis mon cœur sur un fil tendu entre deux arbres, dans une clairière où le soleil se fait douceur et où le vent se fait chanson.

Lorsqu’il aura retrouvé son moelleux et sa gaieté, je le libérerai et de ses battements, il pourra à nouveau s’envoler.

M.H. 

 

 

J’aime te lire.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 8:47

 J'aime te lire. dans POESIES, TEXTES livre_10

J’aime te lire.

Je me glisse dans un lit de papier et me soule de ton encre qui vivante anime des mots qui me prennent dans leur bras et m’emmènent loin, là-bas.

Mes yeux s’accrochent à la force de tes phrases qui comme un grand voilier blanc me transporte sur un océan de plénitude me faisant découvrir un nouvel horizon et de nouveaux mondes.

Tu es la source de mes voyages extraordinaires entrainant mon esprit dans l’imaginaire, là où tous les espoirs sont permis, tu me fais rêver.

Merci à toi l’auteur, l’écrivain, l’artiste, d’être mon ami.

M.H. 

 

 

Je regarde.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 6:07

 Je regarde. dans POESIES, TEXTES images15

Je regarde et… 

Je vois de la beauté quand…

Le grand se met à genoux à côté du petit,

La main s’ouvre sur le poing,

Un sourire apaise les pleurs

Une parole calme les cris

Un oiseau se pose sur son nid

Une fleur pousse sur le béton

….

Mes yeux  plongent dans les tiens.

M.H.

 

 

Les bulles. 30 mai, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 21:56

Les bulles

 Les bulles. dans POESIES, TEXTES elepha10

Pschhhhhhhhhhhh, pschhhhhhhhhhhhh

Des bulles dans mon verre font la fête

Sur une musique endiablée, elles s’éclatent et explosent

Puis prennent le chemin de ma bouche et finissent dans ma tête

Où elles prennent la forme d’éléphants roses.

Pschhhhhhhhhhhhhhhhh, pschhhhhhhhhhhhhh

M.H. 

 

 

Les chemises à lignes.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 21:05

 bourdon

 Les chemises à lignes.

J’aime acheter en automne des chemises aux motifs lignés.

Je les range soigneusement dans une commode durant tout l’hiver en attendant que reviennent les beaux jours.

Au printemps, lorsque j’ouvre les tiroirs, une bonne odeur s’en dégage et précieusement j’en ressors le linge que je porterais à la belle saison.

Les lignes qui étaient tracées sur le tissu, ont disparues faisant place à des champs de fleurs de toutes les couleurs.

Les sillons bien rectilignes avaient dû être ensemencés de graines donnant des fleurs mellifères, car depuis que je les porte,  je ne me plains plus d’avoir le bourdon.

Au contraire, je l’apprécie d’autant plus qu’il m’emmène dans son vol.

M.H.

 

 

Pensée du jour…30 mai.

Classé dans : PENSEE DU JOUR,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 19:26

Pensée du jour...30 mai. dans PENSEE DU JOUR animau10 

Se saouler de vin de fruits

de la passion

des mots,

s’enivrer des couleurs

de l’amour

et se fondre heureuse,

dans l’arc-en-ciel

né de larmes

de plaisir

et de la folie

d’un soleil radieux.

N’est-ce pas, une image du bonheur ?

M.H.

 

 

Les mouches.

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 18:34

mouche

Les mouches.

Deux mouches zélées,

Au plafond se sont amourachées.

Quand le besoin se fait pressant,

Celui de la nature, je le précise,

Inutile de perdre du temps,

Les présentations ne sont plus requises.

Les mouches ne font pas dans le sentiment

La survie de leur espèce en dépend.

Et c’est ainsi qu’on peut les voir copuler

Sans aucune pudeur,ni intimité.

Mais ne les prenez pas en exemple,

Messieurs, car nous les humaines,

Si vous voulez que nous soyons tendres

Il nous faudra des tonnes de « je t’aime »

Avec dans vos chuchottements

De la sincérité…évidemment !

M.H.

 

 

Dans l’âtre de l’espoir.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 15:31

feu de cheminee

Dans l’âtre de l’espoir.

Le bois que tu as coupé à l’automne dernier est bien sec.

Il provenait de cet arbre que nous avions planté, il y a quelques années.

Au début, je me souviens des fruits sucrés qu’ils nous avaient donnés.

Puis, faute de s’en occuper, cet arbre est tombé malade.

Il a mal supporté l’hiver, puis les bourgeons se sont gelés au printemps et finalement il n’a plus fleuri et s’est laissé mourir.

Cet arbre était notre amour, il a mal vieilli.

Tu as bien essayé de le rajeunir en l’élaguant, mais tu as supprimé les branches qui portaient mes sentiments.

Maintenant, je le regarde brûler dans l’âtre de ce qui fut nous, notre amour se consume lentement. 

Il dégage encore un peu de chaleur, mais les flammes sont faibles et leurs lueurs sont à peine d’espoir.

Mais, elles sont là.

Il suffirait de peu pour que ce feu reprenne et que les cendres restent ardentes.

M.H.

 

 

Une bouteille à la mer.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 15:13

 goeland

Une bouteille à la mer.

Sur l’île de la Contemplation,  je regardais ton soleil se lever, je me nourrissais et m’abreuvais de tes pensées, je me baignais dans une mer agitée par les vagues de tes humeurs.

La saison des amours est passée et celle de la tristesse est arrivée.

Alors, ce matin, je me suis décidée à jeter une bouteille dans cet océan de mélancolie.

Je l’ai vue flotter et je l’ai regardée longuement partir à la dérive, elle tanguait sur les vagues de mon âme et puis, il y a eu ce reflet, cet éclat sur le verre de ma détresse.

Un oiseau blanc s’en est approché, s’est saisi de la bouteille et s’est envolé.

Je l’ai vue monter vers le ciel, emmenée par cet oiseau de liberté.

 M.H.

 

 

La clé .

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 14:53

 clef

La clé . 

La maison de la Vérité, à deux fenêtres et une unique porte d’entrée.

La porte ne peut s’ouvrir qu’avec une seule clé et  si la serrure est forcée, alors le système de protection occulte les fenêtres et le contenu se met à disparaître.

Pourquoi tant de précautions et que peut bien contenir cette maison ?

La maison de la Vérité à deux fenêtres et une seule porte, les unes s’ouvrent sur l’esprit et l’autre sur le coeur.

La clé ne peut être que sincérité, si tu ne l’as pas en ta possession, n’essaie pas d’entrer !

M.H.

 

 

Ouvrir son coeur.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 14:36

 coeur

Ouvrir son coeur.

Comme une bourse portée à la ceinture de mes pensées, mon coeur contient quelques pièces d’amour.

Elles n’ont peut-être pas une grande valeur à tes yeux, mais pour moi elles représentent toutes mes économies.

Ces petits sentiments, jour après jour, je les ai mis de côté et maintenant c’est avec toi que j’ai envie de les dépenser.

M.H.

 

 

Dans le vif.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 14:21

 echelle

Dans le vif

« Entrons directement dans le vif du sujet !

Cette expression m’a toujours fait sourire, surtout lorsqu’elle est prononcée par un homme.

On s’attend toujours à être ébloui par le « vif  » et finalement comme un soufflé le « sujet » finit par se dégonfler.

Je suis de nature impatiente, mais j’accorde quand même encore de l’importance aux préliminaires.

M.H.

 

 

Une fée bleue.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 11:34

libellule

Une fée bleue.

Je l’ai rencontrée ce matin, elle était bleue…J’ai fait un voeu en fermant les yeux.

Lorsque je les ai à nouveau ouverts, dans toute sa grâce,  elle s’est envolée, légère…avec mon souhait, je l’espère !

M.H.

 

 

Une fleur du souvenir.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 6:44

 Une fleur du souvenir. dans POESIES, TEXTES rose_n10

Une fleur du souvenir.

Dans le jardin de ma mémoire, j’ai cueilli une fleur du souvenir.

Je la regarde et je souris.

Cet endroit, je l’affectionne et j’y passe au moins une fois par jour, juste pour éclaircir quelques moments heureux et leur rendre à nouveau de l’éclat.

Certaines de ces fleurs y sont depuis tant d’années, que les entretenir me permet de ne pas les voir dépérir et disparaître.

Ce serai dommage qu’elles se fânent, sur leur coeur se pose encore tant de tendres pensées.

La fleur que j’ai cueilli avait des épines, ses pétales étaient froissés et son coeur séché.

Elle n’avait plus de couleur.

Elle poussait sur une plante de l’amitié qui  fleurit en permanence et qui réclame beaucoup de lumière, de chaleur et de tendresse.

Cette fleur était en souffrance, elle ne se nourrissait plus, ne supportait plus la clarté et était réfractaire à la chaleur.

Maintenant que je l’ai cueillie, les autres pourront davantage s’épanouir.

Le jardin de ma mémoire est un petit espace, mais il fait si bon m’y retrouver pour apprécier tous ceux que j’ai aimés.

M.H.

 

 

 

 

Norah Jones – Don’t know why 29 mai, 2011

Classé dans : MOMENT MUSICAL,MOMENT TENDRESSE — michelehardenne @ 22:26

verre coeur

http://www.youtube.com/embed/05bHCdz6z2M 

Norah Jones - Don’t know why

Quelques-uns de tes mots m’ont fait fuir

Alors je ne t’ai pas attendu

Tant pis si l’on ne partage plus nos délires

J’ai été ravie de t’avoir connu.

Tu resteras pour moi un souvenir

C’est fini, ne nous écrivons plus.

M.H.

 

 

Ainsi va la vie.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 20:52

 exit

Ainsi va la vie

A toi l’ami, l’étranger, l’inconnu,

Ta solitude t’a fait perdre la tête

Je n’étais pas amoureuse de toi, qu’as-tu cru ?

*

Tant de haine et de reproches

De coups bas et sous-entendus

Tu me compares à Folcoche

Mais toi pour qui te prends-tu?

*

Moi, l’étrangère, je ne te comprends plus

Je t’avais offert mon amitié

Tu l’as dénigrée n’en parlons-plus.

*

Tu as décidé de garder tes distances

Et tu as fait le bon choix

En toi,  je n’avais plus confiance

Ainsi va la vie, c’est mieux comme ça.

M.H.

 

 

La coccinelle.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 18:15

coccinelle

 La coccinelle.

Le beau temps qui s’est installé en ce début d’après-midi était une invitation à la promenade.

Munie de mon DMC-FZ18, je suis partie à la découverte de la vie dans les jardins.

Très vite, je fus attirée par une roseraie, dont les fleurs couleurs soleil dégageaient une odeur de rose et de miel.

Et puis, au travers de mon objectif, je l’ai vue.

Comme une petite perle de céramique, elle s’était accrochée à une épine de rosier et l’exceptionnel de cette coccinelle était le coeur dessiné sur son corps couleur d’or.

Je serais toujours admirative devant les merveilleuses créations de la nature, alors pourquoi n’arrivons-nous pas à les respecter !

M.H.

 

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