MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Les promesses. 24 juin, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 15:03

Les promesses. dans POESIES, TEXTES images30 

Les promesses.

Tes promesses sont comme des oiseaux blancs,

J’aime les voir sortir de tes lèvres et prendre leur élan,

Je les regarde voler dans le ciel de tes grands yeux

Et je leur souris en pensant à nous deux.

Mais les oiseaux, quand ils partent en voyage,

Ont tendance à s’éloigner de nos rivages,

Et s’ils quittent le nid, c’est pour toujours,

Alors,  il est inutile d’attendre leur retour.

Les promesses entretiennent l’espoir

Mais ne les fais que si tu es sûr d’y croire

Et si tu ne peux pas les tenir et les réaliser

Alors commence par me dire…j’ai rêvé !

M.H.

 

 

 

 

Pensée du jour…24 juin

Classé dans : PENSEE DU JOUR,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:13

Pensée du jour...24 juin dans PENSEE DU JOUR images17

Lorsque que je quitterai ce monde, je lui donnerai mon dernier souffle de vie.

Ce souffle contiendra mon âme

et je l’offrirai à tous ceux que j’ai rencontrés au cours de mon passage

et que j’ai aimés,

avec l’espoir qu’ils en prendont grand soin

 afin que je ne meurs jamais…vraiment.

M.H.

 

 

Un silence peut tant dire. 23 juin, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 19:59

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Un silence peut tant dire.

J’avais tant espéré que tu me regarderais

Et que mes gestes tu les comprendrais

Nos yeux s’évitent, nos lèvres se serrent

Et mes cris sont des larmes que je libère

Tout est sourd et muet entre nous

Absence de mots, dialogue de fou

Incompréhension la plus profonde

Mutisme obstiné et jeux d’ombres

Eteindre la lumière sur nos envies

Passer et oublier nos jeux de nuits

Laisser tomber le rideau rouge de nos passions

Utiliser les silences comme moyen d’expression

Si seulement tu pouvais me regarder.

M.H.

(voilà que je me prends pour G. Sand, j’y ai glissé un message, l’avez-vous trouvé ? Soyez sans inquiétude, il est adressé à une personne que j’estime encore)

 

 

Gourmandise littéraire.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:19

Gourmandise littéraire. dans POESIES, TEXTES pot_cu10 

Gourmandise littéraire.

Cette nuit, j’ai eu des envies de confiture.

Mais pas de celle faite avec des fruits, non, j’ai eu une fringale littéraire.

N’arrivant pas à rester au lit, je suis descendue et j’ai allumé ce qui me sert de garde-manger : mon pc.

Des pots de confiture-lecture, il y en avait que j’avais déjà entamés mais dont le goût ne me plaisait plus : trop riches de mots pompeux, savants, formant des textes abradacabrans dont le contenu reste insignifiant, sans images, sans émotions.

Il est bon de découvrir de nouveaux mots de vocabulaire et de les consommer, mais faut-il encore qu’ils soient bien utilisés, qu’ils s’incorporent dans un savoureux mélange donnant envie de les apprécier, si c’est juste pour en avoir des morceaux donnant de la consistance aux autres fruits, la confiture est lourde et indigeste.

Ces confitures-culture, qui ne s’étalent pas sur une tartine-détente, sont juste bonne à vous donner l’impression que vous avez de l’épaisseur pour vous rassasier et  en finalité, elles vous cale à la première bouchée.

Et puis, je suis tombée sur des petits pots aux fruits du soleil et de la passion, de vrais petits bonheurs que l’on dévore à la cuillère, composés de fruits rouges d’été avec des mélanges de saveurs exotiques, dont le goût en bouche vous emmène en voyage, des gelées romantiques qui vous rendent le coeur léger, des marmelades à vous faire rêver.

Tous les goûts sont dans la lecture et comme pour la confiture, il est plus souvent agréable de se laisser aller à la gourmandise plutôt que d’en manger pour uniquement se nourrir.

La confiture-lecture, quand elle est bien préparée et que l’imagination donne ce goût sucré aux mots,  le plaisir de lire se laisse se fondre dans l’ esprit, procurant une sensation de délice à nulle autre pareille.

M.H.

 

 

 

Rencontre du 3ème type. 22 juin, 2011

Classé dans : MES ANIMAUX DE COMPAGNIE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 21:30

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Rencontre du 3ème type.

Par la fenêtre ouverte, j’entendais une cacophonie mêlant les aboiements du chien de la voisine à ceux de sa maîtresse :

« Sam, arrête, lâche la clôture, vient ici, sale bête !

Sam avait la tête passée au travers du grillage et une de ses pattes la coinçait.

Ce Jack russell a déjà démoli les trois quart de la clôture et j’avais dû la renforcer en mettant des piquets supplémentaires et des tendeurs de fil.

Plus aucune plante , ni herbe ne longeait les fils de son côté, sans parler des arbustres qui étaient du mien et dont il s’était plu à arracher les branches, l’empêchant de voir ce qui se passait chez moi.

La voisine n’arrivait pas à faire revenir son chien, je la voyais frapper la balustrade métallique de sa terrasse avec un esssuie de vaisselle.

Le chien n’arrivait plus à se dégager. J’avais envie de l’aider, mais la dernière fois, il avait réussi à me mordre le poignet.

De la terrasse, j’assistais au spectacle de cette nouille de cabot qui pour une fois méritait d’être dans cette posture.

Je le voyais ronger les fils avec énervement et grognements, puis mon regard fut attiré par une boule de poils hérissés qui se tenait sur un banc à quelques mètres du chien.

C’était mon Otis qui pétrifié venait de faire la connaissance du voisin canidé.

Je crois bien que c’est deux là ne vont pas s’apprécier et qu’il va falloir les surveiller !

M.H.

 

 

Les princesses et les fées.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 14:22

Les princesses et les fées. dans POESIES, TEXTES images29 

Les princesses et les Fées

La bibliothèque qui se trouve sur le palier allant au grenier est pleine à craquer.

D’ailleurs, elle commence à se laisser aller ; les panneaux latéraux font une panse de vache et les pieds commencent à s’écarter. Elle ne supporterait même plus que j’y glisse un carte postale.

Les livres, qui y étaient depuis des années, ont été mis dans des cartons et ont fait place à des bandes dessinées, excepté une boîte qui avait été déposée sur le dessus de cette vieille armoire à multiples étagères.

En prenant les mesures, afin de pouvoir trouver un nouveau système de rangement dans un magasin voisin de meubles suédois, je pris le carton et l’ouvris sur mon lit.

Il me décrocha un fou rire: il contenait quelques « Comtesse de Ségur » et des contes pour enfants, de très vieilles éditions.

Notamment une de Charles Perrault, qui avait appartenu à ma mère et que j’ai conservée pour les reproductions d’aquarelles qui l’illustraient.

Hélas, ma soeur, de 6 ans ma cadette, avait affublé d’une paire de lunettes et de moustaches  « la belle au bois dormant », sur chaque page où elle apparaissait, c’est à dire presque toutes !

J’avais oublié comme ce livre avait été beau et, malgré les premiers essais d’artiste de ma soeurette, une illustration avait été épargnée : celle des 3 fées marraines qui levaient leur baguette sur un gâteau gigantesque.

C’est alors que je me fis la réflexion suivante : pourquoi les princesses sont-elles si jeunes, si belles et  les fées…si âgées ?

Les fées sont censées être immortelles, alors ne pourraient-elles d’un coup de baguette se lifter, rajeunir, s’amincir, porter des robes moins « bonbons »,… la magie ne sert-elle donc qu’à embellir les jeunes princesses ?

N’étant ni princesse, ni fée, je reste sans la magie une enfant …et les contes qui finissent bien, jamais je ne m’en lasserais.

M.H.

 

 

L’albatros

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 11:46

L'albatros dans POESIES, TEXTES albatr10 

L’albatros

Il m’arrive parfois de t’imaginer en albatros;

Je te vois déployer tes ailes de géant,

Si grandes, qu’elles t’empêchent de marcher,

Te rendant si maladroit lorsque tu te poses

Et si majestueux quand tu es dans le vent,

Que je t’envie de pouvoir t’envoler.

Je te vois en chevalier des nuées,

Te pâmant en visitant le monde,

Ton ombre se dessinant sur les espaces limpides,

Planant au-dessus des mers et des vallées,

Traversant l’immensité profonde,

Pour t’éloigner vers le lucide.

Dans cette lumière céleste,

Mon regard est aveuglé,

Mon coeur soutient le battement

De tes ailes et de leurs prouesses,

Je m’envole avec toi par la pensée

Et je deviens à mon tour un oiseau blanc.

M.H.

 

 

Premier câlin.

Classé dans : MES ANIMAUX DE COMPAGNIE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 6:35

Premier câlin. dans MES ANIMAUX DE COMPAGNIE p1140811

Premier câlin.

J’arrive à peine dans la cuisine, qu’il se jette à mes pieds, poussant des petits cris aigus accompagnés d’un ronronnement à me décrocher un sourire.

Je le prends dans les mains et le serre près de mon cœur.

Il est encore si petit, qu’il n’arrive pas à monter seul sur le plan de travail du meuble, où se trouve un  bol en céramique sur lequel j’ai écrit son nom.

Je ne voulais pas lui donner du lait de vache et l’habituer à cette boisson, déconseillée par le vétérinaire, mais sa mère et son oncle en ont toujours consommé et depuis qu’il y a goûté par « accident », il m’en réclame.

Ses yeux jaunes se plissent et de sa patte, il commence à me taquiner.

Alors, je lui montre la boîte de lait et il se met à sautiller sur le meuble en augmentant le son de son petit moteur interne.

Cette petite boule de poils n’a pas besoin de la parole humaine pour se faire comprendre, un miaulement, un clin d’œil et je m’empresse de le caresser, de lui faire plein de câlins.

Ce compagnon à quatre pattes est un des premiers soleils de ma journée !

M.H. 

 

 

Les mots de couleur. 21 juin, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 16:05

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Les mots de couleur.

Libérons les mots de couleur, laissons-les s’envoler et…

 colorer les plumes des oiseaux,

se fondre dans le ciel,

se mêler aux nuages,

se nouer aux branches des arbres,

se mouiller dans les vagues des océans,

réchauffer le sable,

refroidir les glaces,

exploser des volcans,

se déposer au creux de la main,

se prendre dans les cheveux,

se coller à la peau… 

Des mots j’en ai des tas et ceux-là sont pour toi :

je t’offre le vert de mes yeux,

le rouge de mon cœur,

le bleu de mes pensées,

l’or de ma sincérité,

l’argent de ma fidélité,

des mots pleins de couleurs qui formeront  un arc-en-ciel pour te dire : je t’aime ! 

M.H. 

 

 

T’aimer au-delà de tout.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 10:27

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T’aimer au-delà de tout

Agenouillés au pied du soleil levant,

Nos mains se poseront sur le cœur du temps,

Nos pensées se brûleront dans le feu de la passion,

Et, je t’aimerai au-delà de l’horizon.

*

Mon cœur de neige deviendra une eau de vie,

Mes lèvres réclameront tes baisers infinis,

Mon corps se bercera de douceurs éphémères,

Et, je t’aimerai au-delà de la lumière.

*

Unissons nos cœurs et nos esprits,

Mélangeons nos jours et nos nuits,

Pour que notre amour reste le plus fort,

Et, je t’aimerai encore au-delà de ma mort. 

 

M.H. 

 

 

 

Un petit nom.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:23

 Un petit nom. dans POESIES, TEXTES images27

Petit nom.

 Au réveil, l’imagination est encore en sommeil, le petit nom doux qui va accompagner le « bonjour » matinal sera parmi les plus prononcés : chérie, chéri !

Parfois un « bonjour mon amour », prononcé d’une voix douce et tendre,  allège le matin après une nuit plutôt raccourcie.

Et puis, au fur et à mesure que la journée se déroule, les petits noms deviennent animaux : ma puce, poussin, canard…

Avez-vous déjà vu une puce ?

L’amour rend décidément aveugle !

Mais tous les petits noms, s’ils sont sussurés, restent des mots doux et dès le lever du jour, qu’il est bon de les entendre!

M.H.

 

 

 

Demain peut-être !

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 6:27

 Demain peut-être ! dans POESIES, TEXTES tm_oeu10

 Demain peut-être

En ce premier jour d’été, je me réjouissais de te saluer et de te souhaiter la bienvenue.

J’étais au rendez-vous et je t’ai attendu.

Peut-être me suis-je trompée de date, ou bien suis-je trop en avance, l’heure pour moi a si peu d’importance.

Je m’étais vêtue d’une jolie robe aux couleurs assorties à tes yeux et je tenais un bouquet de Dianthus barbatus que je me réjouissais de t’offrir pour célébrer cette heureuse date.

La journée ne fait que de commencer, tu as sans doute été retenu. 

Quand on aime, on peut attendre, alors je patienterai, on finira toujours par se retrouver, un jour ou l’autre, cette saison est finalement la tienne. 

Chaque matin, je suis fidèle à ton lever, alors… à demain peut-être !

M.H. 

 

 

Les filles de Minahytu : la légende. 20 juin, 2011

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 20:41

Les filles de Minahytu : la légende. dans RECITS - EXTRAITS bigban10 

Minahytu : la légende

… 

Son histoire, transmise de génération en génération, racontait que Minahytu provenait d’une contrée en aval du Nil.

Son peuple cultivait la terre.

Le sol était fertile, grâce aux nombreuses nappes aquifères qu’il contenait et aux apports de sédiments du fleuve.

Il y avait quatre saisons: quand la première saison commençait, son peuple labourait la terre, la deuxième il semait, la troisième il récoltait, la quatrième il nettoyait et préparait la terre pour la saison suivante.

Ce peuple adorait le Soleil.

Il lui  offrait une partie des récoltes lors de la première et de la quatrième saison, afin qu’il puisse faire profiter de ses bienfaits les autres parties du monde.

Pour eux, le monde continuait de l’autre côté des montagnes, des forêts.

Lorsque le Soleil se montrait moins souvent ou, lorsqu’il partageait sa lumière et sa chaleur avec les autres parties du monde, les arbres de la forêt, qui comme les gens transpiraient, séchaient moins vite.

Le Soleil n’aspirait plus d’un seul coup l’eau que contenait leur corps fibreux.

L’eau les quittait lentement et mettait plus de temps pour le rejoindre. 

Cette eau prenait la forme d’une grosse masse compacte, et avant de le nourrir, retombait sous forme de gouttelettes et retournait à la terre.

Le Soleil les faisait profiter d’un cycle, pour les quatre saisons. 

La contrée était une vallée qui bénéficiait d’une nature luxuriante, il y avait de petits lacs, de vertes pâtures, où les bêtes de somme, les chèvres et les vaches pouvaient paître.

Il y avait aussi des forêts de cèdres, de chênes, de platanes et d’arbres plus hauts encore aux feuillages plus denses et dont son peuple utilisait le bois pour construire l’habitat, pour se chauffer et fabriquer les outils agricoles.

Il y avait de vastes plaines, qu’il cultivait pour se nourrir.

Son peuple ne consommait pas de viande.

Et pendant des millénaires, ce peuple pacifiste, qui restait dans la vallée, déposait les produits de ses récoltes au  Soleil qui leur offrait un cycle, et puis un autre.

Il n’y avait pas de hiérarchie, ce peuple était uni; ils travaillaient ensemble, mangeaient ensemble, les aînés conseillaient les plus jeunes et transmettaient leur savoir, les plus jeunes les aidaient.

La jalousie, la convoitise n’existaient pas.

Ce peuple vivait en osmose avec la nature et les animaux qui prospéraient dans la vallée, chacun donnant à l’autre ses richesses.

Un jour, lors d’une troisième saison, des hommes venus de l’autre partie du monde, descendirent dans la vallée et emmenèrent tous les jeunes , abandonnant les aînés et les nouveau-nés “filles”, ne laissant qu’un bébé garçon.

Ils n’opposèrent aucune résistance.

Les hommes entraînèrent les jeunes gens en amont du Nil.

Après des jours et des nuits de marche, ils arrivèrent dans une vallée où ne régnait que la sécheresse.

Pas de forêt, pas de pâtures à l’herbe verte et grasse, pas de lacs, le sol n’était que terre poudreuse, sèche et brûlante.

Ces hommes ne bénéficiaient d’aucun cycle, ils maudissaient le “soleil Bienfaiteur”, ne lui faisaient aucune offrande, allant jusqu’à le provoquer.

Certains s’attribuèrent des pouvoirs, prétendant être les fils du Soleil .

Le Soleil fut plus généreux que jamais.

Il ne disparaissait plus, ne cédait plus sa place à la nuit et de ses rayons brûlants et destructeurs, les irradia jusqu’a les faire disparaître.

Le peuple de la vallée fut le seurl épargné, mais ne se réduisant qu’à quelques vieillards et des nouveau-nés  ne put perpétuer le cycle.

Il ne savait plus respecter les saisons : la terre n’était plus labourée, il n’y avait plus eu de semis, ni de moissons et plus d’offrandes au Soleil.

Les aînés gardaient espoir et continuaient leur enseignement des traditions dans l’art ancestral de l’agriculture, à ce peuple réduit à une dizaine de fillettes et un seul garçon. 

N’ayant plus de récolte de fruits, de légumes, de céréales, desquels une partie était offerte au soleil pendant la première et quatrième saison, le cycle fut interrompu.

La forêt tomba malade, les terres et les lacs devinrent secs.

Les jeunes filles se rendaient au fleuve, plusieurs fois par jours, pour ramener l’eau boueuse qui servait à abreuver le petit cheptel de vaches et de chèvres.

Les bêtes leur fournissaient du lait, dont elles faisaient du fromage, qui était leur seule nourriture.

Les animaux se nourrissaient des quelques herbes rares et fragiles, qui perçaient la croûte de terre aride et de vieux bois secs provenant de la forêt.

Les animaux tombèrent malades, ils mirent bas des êtres difformes et stériles.

Leur lait, devenu rare, était empoisonné.

Les anciens s’éteignirent, ce peuple était voué à son extinction.

Il ne resta plus que quatre survivants : un jeune garçon et trois jeunes filles, dont Minahytu.

Elle était la plus âgée.

Comme signe de reconnaissance en tant qu’ « aînée » responsable de son peuple, elle portait à l’annulaire droit, un anneau de métal.

Le Soleil , comme chaque matin s’apprêtait à se lever.

Minahytu, dès qu’elle aperçut ses premières lueurs, courut à travers les plaines désertifiées, traversa la forêt de bois mort et grimpa sur la plus haute montagne qui n’était plus qu’un énorme rocher.

À perte de vue, l’autre partie du monde n’était qu’une mer de sable.

Le Soleil avait faim, il avait aspiré toute trace de vie.

Elle se dressa sur le rocher, torse nu, et s’adressa à lui.

Elle voulait qu’il accepte son corps en compensation des dons que son peuple n’avait pas pu perpétuer.

Elle lui lança son anneau, gardant à son doigt une trace bleutée, pour lui montrer qu’elle renonçait à sa vie d’humaine.

Elle le suppliait de lui accorder un cycle, un seul, afin que la vie puisse revenir dans la vallée.

Une lumière blanche, aveuglante, plus forte que jamais envahit le ciel.

La jeune fille du haut du rocher était prête à s’offrir en sacrifice, elle allait sauter et se jeter dans la mer de sable, lorsqu’une boule de feu vint percuter le rocher, la projetant très loin en arrière.

Le rocher éclata, se fendit en son centre et de sa bouche, il recracha des milliers de cailloux incandescents.

Un des cailloux vint toucher le sein gauche de la jeune fille et y laissa une trace noire, un cercle parfait représentant un « Soleil ».

Il l’avait acceptée en offrande puis il disparut faisant place à la nuit.

Des morceaux de la lumière blanche tombèrent avec fracas sur le sable, épargnant la vallée.

Le sable s’enflamma, de l’eau tomba du ciel, éteignit l’incendie et la mer de sable devint un océan. 

M.H.

 

 

Un petit bonheur.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 9:26

Un petit bonheur. dans POESIES, TEXTES images26Un petit bonheur.

Notre rendez-vous matinal est un vrai bonheur, te l’ai-je déjà dit ?

Je travaille en regardant l’horloge qui s’affiche dans le coin droit de mon écran, il va être dix heures.

Je surveille le coin gauche et je vois le petit oiseau virtuel qui bat des ailes pour m’annoncer que j’ai « un message ».

Je clique sur l’oiseau qui se repose sur sa branche et je te lis : « bonjour, un café ?

Je ne résiste pas l’envie de te répondre: « crème-deux sucres, merci !

Et puis, tu me souhaites une bonne journée, de ne pas me tuer au travail et tu finis par « à ce soir ».

Et le soir, mon regard fixé sur l’horloge, j’attends avec impatience le 22:00 qui va s’afficher.

Tu es mon  » ami virtuel « et ce petit bonheur quotidien me fait vraiment du bien, te l’ai-je déjà dit ?

 M.H.

 

 

L’homme « tomate ».

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:04

 L'homme

L’homme « tomate  ».

Sur la route de mes rêves cette nuit, j’ai rencontré un petit homme sur un vélo.

Il était habillé de rouge et portait un casque de cycliste avec des petites ailes.

Je marchais à mon allure habituelle, il était à mes côtés et ne parvenait pas à me dépasser.

Les roues de son vélo tournaient grâce aux battements des ailes de son drôle de couvre-chef.

Il portait au poignet gauche, une énorme montre qui faisait également office de sonnette et qu’ il n’arrêtait pas de  consulter.

Un « dring dring » s’échappa de l’étrange accessoire, l’homme me montra de son index le ciel puis sortit, d’un sac qui était accroché sur le guidon, un gigantesque parapluie.

Je me mis à rire, j’étais dans mon monde imaginaire et dans mes rêves, il ne pleut jamais !

C’est alors qu’une pluie de papillons bleus se mit à tomber, ils virevoltaient tout autour de nous, nous chatouillant le nez, se prenant dans mes cheveux et les mêlant en tous sens.

L’homme « tomate », à cause de la couleur de ses vêtements et de son petit corps dodu, m’invita à me mettre à l’abri sous le parapluie.

Une fois dessous, je fus prise d’une drôle de sensation, mes pieds ne touchaient plus le sol, un vent frais aux odeurs de guimauve me soulevait, ma robe tout en se gonflant prenait les couleurs de l’arc-en-ciel, je m’élevais .

Je m’étais accrochée au bras de mon nouvel ami, qui n’avait pas quitté son vélo, et me laissait guidée.

Je me sentais merveilleusement légère et je voyais des champs de fleurs rapetisser, la pluie était devenue un nuage et il s’éloignait de nous, quand soudain j’entendis : »il pleuvra toute la journée », « oui, mais ils sont si jolis » répondis-je.

Un rire me fit ouvrir les yeux, le ciel bleu avait fait place à un plafond crème, ma robe de nuit était plaquée sur mon corps, l’homme au parapluie était un grand gaillard qui faisait son noeud de cravate et je n’avais plus six ans .

M.H.

 

 

Tu es musique. 19 juin, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 20:17

Tu es musique. dans POESIES, TEXTES images24

 Tu es musique.

Souffle-moi ton air, je t’écrirais une chanson,

Prête-moi ton coeur, il donnera le tempo,

Nos âmes seront une clé de sol, do deviendra mi

Ensemble composons du bonheur la mélodie

Mettons sur la gamme des arcs en ciel

Glissons l’archet du « nous » sur le violoncelle

Laissons la voix des anges nous accompagner

Et vivons notre amour dans son intensité.

M.H.

 

 

Le mur d’une séparation.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 17:59

 Le mur d'une séparation. dans POESIES, TEXTES espoir10

Le mur d’une séparation.

J’ai redouté ce jour, je l’ai reporté d’année en année, en pensant que le temps résoudrait bien des problèmes.

Mais le temps n’y est pour rien, il s’écoule et nous… nous le fuyons.

De nos silences, nous en avons fait des murs qui brique par brique sont montés bien plus vite au cours de ces derniers mois, nous les avons construits ensemble, toi à l’extérieur et moi qui te préparais le mortier pour les consolider.

Ces murs ne nous protègent pas, ils nous séparent et j’ai fini par m’emmurer.

Tu as beau m’appeler, je ne t’entends plus, je ne te vois plus.

Si au moins, tu avais prévu une ouverture pour qu’un éclat de soleil puisse entrer et qu’un peu d’air frais et neuf vienne mettre des couleurs sur mon cœur…

Le temps de nos amours est fatigué, usé, il s’est noyé dans nos habitudes, il est coulé dans un ciment et maintenant…

Si je reste dans ces murs, je vais mourir, alors si tu m’aimes, aide-moi à les briser.

M.H. 

 

 

Pensée du jour…19 juin.

Classé dans : PENSEE DU JOUR,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 15:20

Ouvrons la cage aux amours inutiles, perdus,

où l’oiseau chante une complainte sourde…

Rendons-lui sa liberté , regardons- le s’envoler

et écoutons-le à nouveau chanter.

M.H.
Pensée du jour...19 juin. dans PENSEE DU JOUR images17

 

 

Westlife : « When a woman loves a man »

Classé dans : MOMENT MUSICAL,MOMENT TENDRESSE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 8:24

Westlife :

http://www.youtube.com/embed/wbHBFf_HU_M

Westlife: « when a woman loves a man » 

Les étoiles qui sont dans tes yeux

Je les retrouve dans les siens

Je revois ces moments merveilleux

Quand tu le tenais par la main

Notre enfant est le fruit de notre amour

Il est grand , c’est un homme maintenant

Et bientôt ce sera  à son tour

D’aimer et d’avoir un enfant.

M.H.

 

 

Être Père.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:02

 Être Père. dans POESIES, TEXTES pere_b10

Être Père

Prendre un petit bout d’homme au creux de sa main,

Lui donner un souffle d’amour chaque matin

Le protéger en lui montrant le chemin de la vie

L’écouter et lui enseigner ce que l’on a appris

L’emmener dans des mondes extraordinaires

c’est aussi ça être Père !

 

M.H.

 

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