MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Matin de pluie. 18 juin, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 6:47

 Matin de pluie. dans POESIES, TEXTES 2-2610

Matin de pluie

J’ai mal dormi

Matin maudit

Je pense trop à toi

Je ne devrais pas

J’ai la tête dans un seau

Tu me colles à la peau

J’entends un écho

Celui de tes mots

Mon coeur bat trop fort

Je sais que j’ai tort

T’aimer dans mes nuits

Me chamboule l’esprit

Et puis ce matin

J’ai l’esprit chagrin

Mais tout cela passera

Dès que la pluie cessera.

M.H.

 

 

Dans un verre d’eau. 17 juin, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 21:36

 Dans un verre d'eau. dans POESIES, TEXTES water-10

Dans un verre d’eau.

Je te vois au fond de ce verre et mélangé au liquide

 tu perds de ta superbe ; tu deviens inodore, incolore, insipide.

Il fut un moment où tu pétillais,

tu étais si rafraichissant les nuits d’été.

Mais ton goût est passé

et maintenant dans un verre d’eau,

tu es la goutte de trop,

celle qui ne passe plus et qui  au fond  finira par s’évaporer.

M.H.

 

 

Les mots du Pierrot.

Classé dans : CONTE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 18:30

 Les mots du Pierrot. dans CONTE images23

Les mots du Pierrot.

Il était une fois, un chaton au pelage noir et roux, qui mit en boule, sommeillait sur le coussin moelleux d’une chaise du jardin.

De temps en temps, un petit bruit lui faisait ouvrir l’œil.

Le repas sur pattes qui se promenait sur le gazon dégageait une bonne odeur de souris jeune et fraîche, mais le chaton avait déjà dîné et était plus que rassasié.

Il regardait la lune et s’imaginait que s’il était doté  d’une paire d’ailes, il pourrait se diriger vers la demoiselle blonde qui lui souriait.

Le chemin de la chaise à la lune ne semblait pas poser de problème, malgré la distance, il ferait un petit arrêt sur une étoile qui brillait, là tout près, et puis d’un bond ailé, il irait se poser sur la suivante, et avant d’arriver à destination, il pourrait toujours faire une dernière pause sur celle qu’il avait déjà remarquée, il y a plusieurs nuits, et qui de toutes était la plus étincelante.

Pour voyager, rien n’était plus facile, il avait déjà tenté cette expédition, mais avait dû y renoncer suite à l’appel de sa mère.

Il ferma les yeux, ses poils s’hérissèrent pour permettre à ses petites ailes de se déployer, il roula sa queue sur son dos pour bien les maintenir, il laissa un ronronnement le secouer et la magie s’opéra, le chaton s’envola.

Il eut rapidement atteint la première étoile sur laquelle il se posa, le temps de reprendre son souffle.

Ensuite, il se mit à sautiller sur des ronds dans l’espace, se laissa glisser sur la voie lactée et finit par atterrir sans aucune difficulté sur la dernière étoile.

Sur le bord de l’objet céleste, un Pierrot de Lune effeuillait sa plume et jetait ses mots dans le vide astral.

Le chaton s’approcha de lui et au clair de la lune lui demanda : « Pourquoi jettes-tu ces mots, ils sont beaux et pourraient peut-être encore être utiles ?

Le Pierrot regarda le petit animal ailé et le caressa, puis il lui répondit : « ce sont des mots d’amitiés, d’amour et de liberté, je ne les jette pas, je les sème dans le vent de l’univers et si mes calculs sont exacts, ils devraient se déposer sur cette Terre.

« Mais c’est chez moi » répondit le chaton surpris, « comment se fait-il que je ne les ai jamais reçus, ou vus ? S’inquiéta-t-il.

« Mais mots se déposent parfois sur des nuages ou sur la cime des grands arbres, parfois ils se mêlent au fil de l’eau, à l’air du vent, à la poussière du sable, aux épis du blé, sur le cœur des fleurs  pour finir dans celui des hommes» lui dit d’une douce voix mélodieuse le Pierrot qui ne cessait de lancer des petits morceaux de plumes, qui repoussaient aussi vite qu’il ne les détachait.

« Et tu en jettes souvent ? Demanda le chaton en ronronnant.

« Chaque fois que la Lune apparaît !

Le chaton resta auprès de son ami Pierrot, tout le temps que dura le clair de Lune, puis il le quitta pour revenir sur son coussin avant le lever du soleil.

Au petit matin, le chaton fut réveillé par une abeille et il remarqua qu’elle tenait un mot …d’amitié.

M.H. 

 

 

Pensée du jour…17 juin.

Classé dans : PENSEE DU JOUR,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 8:16

Pensée du jour...17 juin. dans PENSEE DU JOUR images10 Si les choses avaient de la raison…

on ne penserait plus que par elles !

M.H.

 

 

Un petit mot.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 6:55

 Un petit mot. dans POESIES, TEXTES petale10

Un petit mot

Sur un papier de joie, à l’encre d’un sourire, j’ai eu envie de te l’écrire.

Je l’ai plié tendrement et l’ai glissé dans un pétale de rose.

Je l’ai confié à l’aurore qui m’a promis qu’un vent de belle humeur

se chargerait te le déposer sur ton oreiller et que tu le découvrirais dès ton lever.

Un petit mot juste pour toi, pour que ton matin soit aussi heureux que le mien.

M.H. 

 

 

Un appelant inconnu. 16 juin, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 21:22

 Un appelant inconnu. dans POESIES, TEXTES jtm_bm10

Un appelant inconnu.

La sonnerie de mon portable venait de m’avertir que j’avais un message.

Je tenais le petit appareil en main et regardais le numéro de l’appelant.

Il m’était inconnu, sinon mon répertoire aurait affiché un nom.

J’ouvris l’enveloppe et je pus lire : « JT’M ».

Sans doute s’agissait-il d’une erreur ?

Je souris et l’envie me pris de répondre : « moi aussi JT’M » et j’appuyai sur la touche « envoyer ».

Moins de deux minutes plus tard, le petit écran s’éclaira et je me mis à rire : « JT’M 1000 x + ».

Je déposai le portable et décidai de ne pas y donner suite, un gamin devait avoir fait une erreur de numéro, j’avais du boulot, ce n’était pas le moment de jouer !

Tout en travaillant, je prenais l’appareil et le redéposait, guettant s’il n’y avait plus de messages. 

Une demi-heure plus tard, je le vis vibrer sur mon bureau, il ne s’agissait plus d’un message.

Je le tins en main, il affichait toujours ce numéro d’appelant inconnu.

Je n’y donnai pas de suite.

Quatre sonneries se suivirent en moins d’un quart d’heure.

Je pris une grande inspiration et acceptai l’appel : « Allô, à qui ai-je l’honneur » demandai-je timidement.

« Tu m’aimes et je voulais t’en remercier, passe une belle journée » me répondit une voix d’homme très posée, puis il raccrocha sans me laisser poursuivre.

Il ne s’agissait pas d’un adolescent, à moins qu’il n’ait eu une mue précoce.

A l’avenir, je m’abstiendrai de répondre à des inconnus, bien que ce message fût quand même très agréable, tout en étant bref.

J’ai gardé le sourire toute la journée en pensant que je ne saurai jamais s’il s’agissait d’une erreur !

J’ai conservé dans le répertoire, le numéro en le nommant « JT’M », au cas où il apparaitrait…encore.

M.H. 

 

 

Pensée du jour…16 juin.

Classé dans : PENSEE DU JOUR,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 8:26

Pensée du jour...16 juin. dans PENSEE DU JOUR images10 pardonner,

c’est se réveiller d’un cauchemar et se dire que tout les rêves sont à nouveau possible,

c’est déverrouiller le cadenas d’une porte qu’on l’on avait condamnée plus par orgueil que pour se protéger,

 c’est tirer le rideau occultant une fenêtre pour fêter le retour de la lumière,

c’est ouvrir la fenêtre et respirer l’air qui nous rend si vivant.

M.H.

 

 

 

Au revoir Printemps !

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 7:49

Au revoir Printemps ! dans LES 4 SAISONS 3vowzd10

Le printemps nous quitte déjà!

Adieu muguet, jacinthes, iris, tulipes, jonquilles, crocus, vous avez enchanté et parfumé mes matins d’avril et mai, votre tour est venu de me quitter en emportant vos couleurs qui ont égayé mon jardin.

J’ai immortalisé votre beauté que je vais conservée dans un fichier de mon ordinateur, ainsi lorsque les jours d’été seront plus gris, je pourrais toujours vous revoir.

Je ne m’enivrerais plus de vos fragrances, au lever du soleil ,mais je pourrais les imaginer et les respirer à n’importe quel moment de la journée.

Je vous regarde aujourd’hui, vous êtes pâles et votre cœur dégarni de ses pétales semble être attiré par la terre, rejoignez votre mère et revenez-moi l’année prochaine, encore plus nombreuses, plus colorées et plus parfumées.

Au revoir, jolies fleurs du printemps… Bonjour Coquelicot, bleuet, roses jolies !

M.H. 

 

 

Un jour de repassage. 15 juin, 2011

Classé dans : CONTE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 20:28

 Un jour de repassage. dans CONTE repass10courage Fanette !

Un jour de repassage.

Une chemise souillée, à l’odeur âcre trainait dans une manne en attendant de pouvoir prendre un bain.

Cela faisait une semaine qu’elle attendait en compagnie de vieux essuies, pantalons, chaussettes, slips, que vienne enfin son tour de profiter d’une eau chaude parfumée à la lavande ou au muguet.

La manne commençait à se vider, les autres vêtements étaient passés en premier, du fait qu’ils étaient foncés.

Elle, à l’origine, était d’un blanc immaculé, avec de jolis boutons nacrés et sa matière était tissée du plus beau et du plus fin des cotons.

Elle était de nature délicate et devait être entretenue avec précaution.

Le grand jour tant attendu était enfin arrivé.

La chemise se laissa emporter dans une mousse onctueuse et dans une eau au parfum des premières fleurs du printemps ; elle eut droit à un doux massage, plusieurs rinçages, un séchage aux quatre vents et finit par atterrir sur la table de repassage.

Comme, elle la chérissait cette bonne vienne planche.

Elle se laissa coucher sur le molleton et en apprécia sa douceur, puis se laissa caresser par un fer dont elle réclamait la chaleur.

La chemise fut ensuite pendue sur un cintre, complètement défroissée, parfumée et tout l’éclat de sa beauté, elle le devait à ce jour de repassage.

M.H. 

 

 

Un vent de liberté.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 11:58

 Un vent de liberté. dans POESIES, TEXTES 0f6f0e10

Un vent de liberté

Libre et dans le vent

J’apparais et disparais

Je t’ai laissé du temps

Et regarde ce que tu en as fait

Je ne peux vivre muselée

Pas plus que dans une cage dorée.

*

Je ne suis pas fidèle

Aux choses du présent

Tout ce qui est matériel

Je m’en moque éperdument

Je te les laisse et je m’allège

Je pars en emportant mes rêves.

*

Bye bye vie de turpitude

Je m’en vais le cœur joyeux

Garde tes mauvaises habitudes

Fais-en don à qui tu veux

Ne te cherche plus  d’excuses

Elles me fatiguent et m’usent.

*

Je ne t’ai rien promis

Alors, je m’en vais

Sur un courant d’air je m’enfuis

Sans pleurs et sans regrets

Dans le tourbillon de ma vie

Je te salue « Arrivederci ».

M.H. 

 

 

Faute de toi!

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 10:18

 

 Faute de toi! dans POESIES, TEXTES nuage-10

Faute de toi

Je n’ai plus dormi

Depuis mille nuits

Faute de toi

Tu n’es plus là

Mon lit est froid

J’ai pas de draps

Tu es parti

Sans faire de bruit

Je ne t’ai pas entendu

Tu ne m’a pas attendue

Ta vie recommence ailleurs

Sans doute pour le meilleur

Fais-moi un signe juste une seule fois

Pour que mes nuits je n’ai plus froid.

M.H. 

 

 

Mon étoile.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:39

 Mon étoile. dans POESIES, TEXTES ciel-r10

Mon étoile.

Tous les rêves que je fais sont en moi et puis parfois, j’ai envie d’en laisser partir quelques uns, parce que je sais que dans ma réalité ils ne se réaliseront pas ; trop ambitieux, trop espérés sans doute.

Le rêve, c’est le merveilleux que je me crée, toutes les conditions sont toujours réunies pour qu’il m’apporte du soleil dans la tête, une intensité de lumière pure sans poussières de médiocrité, de méchanceté, d’injustice, de laideur.

Dans mon esprit, la nuit , vit un feu de réjouissance, de bonté, de beauté.

Toi, tu resteras dans mon rêve, tu es l’étoile que j’ai regardée dans un ciel de pluie, je t’ai laissé entrer et maintenant, les yeux fermés je te laisse y briller.

Beaucoup de mes autres rêves, je les ai sortis de mes pensées, par écrit, pour ne garder que ceux où tu apparais.

Cette nuit, tu as été le chevalier en armure dorée qui m’a libéré du bûcher et peut-être que lorsque le sommeil me gagnera à nouveau, tu seras un gentil pirate qui m’emportera dans une chasse au trésor.

Dans mes rêves, nous avons vingt ans, à jamais !

M.H. 

 

 

Coeur d’Ange. 14 juin, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 21:19

Coeur d'Ange. dans POESIES, TEXTES 24970710 

 (photo extraite de l’album de Didier Massé :

Basilique St-Urbain
Troyes Aube

Cœur d’Ange.

Je ne suis jamais entrée dans une Cathédrale ou une Basilique, juste quelques Eglises de village ou des Chapelles.

Je ne suis pas à l’aise dans les lieux de culte, alors je n’y entre pas, si j’ai le choix.

Parfois, il le faut par respect pour ceux qui ont la foi et qui veulent partager un départ ou célébrer une union, alors je baisse les yeux, je regarde le sol et je me laisse guider.

Mes oreilles bourdonnent, mon pouls s’accélère, ma gorge se serre, je cherche un appui, un banc, une chaise, un pilier, un bras ami, je ne quitte pas des yeux la pointe de mes chaussures, et souvent, alors que l’écho d’une voix d’homme s’adresse aux fidèles, je l’entends…

D’abord, le bruit est un murmure, précédé d’un vent frais, qui en le respirant me fait redresser la tête et lever les yeux ; en premier lieu vers une source de lumière, ensuite une mélodie douce et irréelle m’invite à diriger mon regard vers le centre de l’édifice.

Le son ne vient pas des gens qui sont en plein recueillement, il vient de plus loin, de plus haut, du dessus de l’autel où se trouve un cœur et …c’est son battement que j’entends.

M.H.

 

 

Une amoureuse un peu folle.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 18:33

 Une amoureuse un peu folle. dans POESIES, TEXTES images22

Une amoureuse un peu folle.

Si j’étais une fille d’Eole

Je t’aiderais à prendre ton envol

Je t’emporterais dans l’air du temps

Et te ferais aimer la vie en chantant

Je te soufflerais des mots tendres

Que le vent de novembre

Emporterait avec les feuilles mortes

Pour les glisser sous ta porte

Les mois d’hiver seraient moins longs

J’accélèrerais la naissance des bourgeons

Pour que le printemps te soit fleuri 

Que les oiseaux fassent leur nid

Et que tu puisses être à nouveau gai

Heureux comme tu ne l’as jamais été

Mais je ne suis pas une fille d’Eole

Juste une  amoureuse un peu folle.

M.H. 

 

 

Pensée du jour…14 juin.

Classé dans : PENSEE DU JOUR,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 17:41

Pensée du jour...14 juin. dans PENSEE DU JOUR images10La gourmandise des fruits de l’amour ne sera jamais un vilain défaut.

Les cueillir avec tendresse et les laisser glisser dans le panier du coeur

pour en faire plus tard des confitures aux saveurs

sensuelles afin de les offrir à son amoureux,

mérite que l’on prenne le temps d’aimer.

M.H.

 

 

Loin de toi.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 15:04

 Loin de toi. dans POESIES, TEXTES 26382110

Loin de toi.

Je préfère t’aimer de loin

Ne pas être sur ton chemin

Rester sur mon petit nuage

Et te voir au travers de l’orage

Ne pas être à la source des éclairs

Mais juste ce petit rayon de lumière

Qui frappe ci et là au hasard

De tes humeurs et de ta mémoire

Je préfère t’aimer de loin

Pour m’éviter d’avoir du chagrin.

M.H. 

 

 

Timing !

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 6:32

Timing ! dans POESIES, TEXTES timing10 

Timing !

- Courir, courir, pourquoi faut-il courir?

- Mais pour rattraper le temps perdu,pardi!

- Le temps qui est perdu, ne se rattape plus !

- Alors arrête de courir et prends ton temps, que peut-il y avoir de si important ?

- Attends,une seconde, je réfléchis un instant… Après tout le futur ce n’est que pour demain, le passé, c’est simple, je l’ai déjà vécu et il était plus que parfait, quant au présent, je suis en plein dedans .

Ce n’est pas simple de conguger sa vie et si je devais l’expliquer cela me prendrait encore du temps et ce n’est pas le bon moment !

M.H.

 

 

Une mouche-party. 13 juin, 2011

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 18:45

Une mouche-party. dans FABLE images21 

Une mouche-party

Une mouche bien dodue se régalait sur une tartine de confiture qui avait été abandonnée sur une assiette à la cuisine.

L’insecte velu s’empiffrait en faisant de grands bruits qui alertèrent d’autres congénères qui volaient dans le quartier.

- « Poussez pas, il y en aura pour tout le monde » dit la première arrivée, en s’exprimant la trompe pleine.

- « Cette substance me semble plus appétissante que celle que j’ai l’habitude de consommer » s’exclama une scatophage du fumier, qui venait de faire un atterrissage remarqué de par l’odeur qu’elle dégageait.

- «  Je préfère directement me nourrir à la source, mais en cette saison, les plus rouges sont cuits » avoua en faisant une grimace une Ceratitis capitata.

-«  Beurk, comment peut-on se délecter de cette mélasse transformée, modifiée, dénaturée » dit avec dégoût une imposante mouche bleue qui se tenait sur la croute du pain, «rien ne vaut la bonne viande, bien rouge » précisa-t-elle en trempant le bout de sa patte dans la substance sucrée et collante.

La mouche bien dodue se mit à sourire, puis regarda ses invitées :

- «Moi, je n’ai pas à me plaindre de la nourriture que l’on me sert dans cette maison, j’ai l’avantage de la variété et je n’en suis jamais à court, les humains se plaignent de nous voir si nombreuses, mais à partir du moment où ils nous procurent ce dont nous avons besoin, pourquoi ferions-nous la fine mouche !

M.H. 

 

 

Fusion.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 9:31

Fusion. dans POESIES, TEXTES 60802_10 

 (photo extraite de l’album de Didier Goldstein )

Fusion

Mélange de deux liquides, l’un donnant le feu, l’autre l’apaisant, union d’éléments en une essence-ciel !

Combinaison de nos sens dans le sublime de notre différence, partage de nos « moi » dans le chaos de nos sentiments, confusion de nos âmes dans le tourbillon de notre égo.

De nos moitiés incomplètes, faisons une unité pluriverselle, abandonnons-nous l’un à l’autre, qu’avons-nous à perdre sinon notre superficiel, fondons-nous l’un dans l’autre et soyons vérité.

M.H. 

 

 

Pensée du jour…12 juin. 12 juin, 2011

Classé dans : PENSEE DU JOUR,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 22:08

Pensée du jour...12 juin. dans PENSEE DU JOUR red_he10

Pour réaliser la recette du bonheur,

il vous faut un grand coeur,

vous y mettez un sourire en entier,

deux yeux qui pétillent,

un petit mot gentil

et vous complétez avec un chouilla de tendresse.

M.H.

 

12345
 
 

Il y a penser et pensées ... |
mademoisellec |
carnet de notes |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Je suis un "écrit-rien"
| Publications Patrice Gros-S...
| Litteratures Negro Africain...