MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Les trésors du jardin. 12 juin, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 20:21

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Les trésors du jardin.

A lire les recettes de gélée, confitures et sorbets réalisés avec les fruits du jardin des mes voisines virtuelles, j’en ai profité qu’il ne faisait pas trop beau pour aller à la cueillette de framboises et de groseilles.

La semaine passée, les fruits étaient à peine visibles, ce matin les branches croulaient sous le poids de fruits bien rouges et bien sucrés.

Merci à toi soleil d’avoir offert au jardin de tels trésors!

Mon jardin est généreux et me laisse profiter de ses richesses.

Des perles de fruits, j’en ai fait de la confiture et je vous invite à y goûter !

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M.H.

 

 

 

Connexions sensorielles.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 16:38

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Connexions sensorielles.

Ne t’est-il jamais arrivé de fermer les yeux et de prononcer mon nom en pensant que je t’entendrais ?

As-tu déjà pris une grande inspiration en bord de mer en imaginant dans les senteurs iodées un peu de mon odeur ?

Ne t’es-tu jamais promené dans la foule avec l’impression que j’y étais ?

Ne t’arrive-t-il pas d’entendre la sonnerie de ton portable avec l’espoir que je t’appellerais ?

Le soir avant de t’endormir, penses-tu à me souhaiter une douce nuit ?

J’ai aussi cette impression que mes pensées voyagent dans l’espace et le temps pour aller retrouver les tiennes.

Lorsque je ferme les yeux, je peux te voir au bord de la mer, les embruns et le vent m’apportent ton odeur, j’entends ta voix qui prononce mon prénom.

Dans mon monde onirique, pas besoin d’électronique pour que le réseau de mes sens reste connecté , il me suffit juste de penser à toi et tu apparais.

M.H. 

 

 

Je vous emmène en balade.

Classé dans : MOMENT MUSICAL,MOMENT TENDRESSE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 9:33

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Pink Floyd « wish you were here »

http://www.youtube.com/embed/QCQTr8ZYdhg

« Comme je souhaiterais, comme je souhaiterais que tu sois ici
Nous ne sommes que deux âmes perdues

Nageant dans un aquarium
Année après année
Courant sur la même terre usée
Qu’avons-nous trouvé ?
Les mêmes vieilles peurs
Je souhaiterais que tu sois ici »

(texte traduit des paroles de la chanson)

…..

Deux âmes perdues qui se rencontrent sur le chemin de l’espoir

sont faites pour s’unir et de leurs peurs ne peuvent naître que des éclats de vie et de lumière.

L’union de deux oubliés du bonheur peut faire vivre le merveilleux, à deux c’est toujours mieux !

M.H.

 

 

Fêtons Papa!

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:17

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 Fêtons Papa !

Comme c’est la Fête des pères chez nous ce deuxième dimanche de juin, je me suis levée de bonne heure par aller préparer une surprise au Papa , mon fils -ayant participé à une chasse aux lapins jusqu’à 5 heures du matin- trouve le cadeau ridicule.
Soit, je vais donc faire en sorte qu’il plaise à l’élu du jour, les « mamans » sont un peu là pour ça !
Etant donné que son activité du dimanche est de partir en vélo par les monts et les vaux de notre plat pays, j’ai choisi un « gps » à fixer sur le guidon du vtt.
L’engin était tellement « dégoûtant » que je me suis mise à le laver…

Et bien je peux vous avouer que le nettoyage d’un vélo, prend quasi autant de temps que celui d’une voiture, heureusement qu’il n’y avait pas de vitres, sinon je serais toujours entrain de le bichonner.
Il est tellement brillant, qu’il va penser que son fils lui offre un nouveau vélo!

Je souris déjà , à l’avance, de la réaction du papa lorsqu’il va recevoir un cadeau emballé dans un joli papier décoré de coccinelles et qu’il va découvrir une boîte ne contenant que des petits carnets, en 7 ou 8 langues différentes, donnant les explications relatives à l’utilisation du  « gps », ainsi que sa programmation.

Evidemment, le plaisir ne serait pas complet si je n’y allais pas un peu de ma canaillerie ; j’ai enlevé les descriptifs en français et en anglais.

Ce matin, le Papa va faire de l’exercice : mental et physique !

Je suis finalement très contente du petit cadeau que son fils va lui offrir : le moyen de rester un Papa en pleine forme pour longtemps encore !

M.H.

 

 

Vers le soleil couchant. 11 juin, 2011

Classé dans : CONTE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 8:55

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Vers le soleil couchant.

Il était une fois, une petite maison située au fond d’une impasse, près du centre d’une grande ville.

La ruelle était étroite et bordée d’immeubles,  à deux ou trois étages, abandonnés par leur propriétaire depuis plusieurs années.

Les toitures servaient de refuge aux pigeons et il n’était pas rare de voir pousser des arbres sur les cheminées.

Marie n’avait pas voulu quitter sa petite maison suite au plan d’urbanisation imposé par la ville; son quartier avait été considéré comme insalubre et ses voisins avaient accepté de céder leurs biens à des promoteurs immobiliers.

La maison de Marie ne comportait pas d’étage, elle était la dernière et fermait la ruelle.

Elle y avait été si heureuse, y avait vu naître ses quatre enfants, son amour avec qui elle avait partagé cinquante années de sa vie et qui l’avait quitté il y a six ans, et ses garçons qui étaient  partis poursuivre leur vie à l’étranger.

Depuis  le départ de Jean, elle ne recevait plus des nouvelles de ses enfants qu’une fois par an; une jolie carte scintillante et parfois musicale sur laquelle ils lui souhaitaient une « bonne année ».

Sur le mur de la cuisine, la pièce principale dans laquelle Marie passait ses journées, toutes les cartes y étaient fixées avec des punaises colorées.

Cette nuit-là, la pluie n’avait pas cessé de tomber.

Marie avait senti le changement de temps, ses doigts tordus la faisaient souffrir depuis quelques jours, et des douleurs lui secouaient la colonne vertébrale courbée par le poids des années et de la solitude.

Elle dormait dans son fauteuil, placé devant un foyer en fonte dans lequel brûlait du bois qu’elle avait récupéré des portes brisées des vieux immeubles voisins.

Le soleil ne s’était pas encore levé, Marie, recroquevillée dans son fauteuil aux accoudoirs usés, n’avait pas réussi à s’endormir.

Le bruit de la pendule était étouffé par les gouttes d’eau qui tombaient dans la bassine qu’elle avait placée sur le buffet, le feu s’endormait dans le poêle et un froid glacial s’était emparé de son petit espace.

Marie se couvrit de son châle et se leva.

Une brume épaisse avait envahi la ruelle.

Elle chercha un morceau de bois pour nourrir son compagnon de survie, mais le dernier se mourrait.

Elle en avait stocké dans la cave, il devait lui en rester suffisamment que pour finir la semaine.

Elle ouvrit la porte et son pied glissa sur le carrelage humide.

Marie dévala les huit marches de l’escalier de pierre.

Il avait tant plus cette nuit-là, que la cave s’était transformée en un océan, Marie y retrouva Jean qui l’emmena sur le dos d’un dauphin et tous deux partirent, ensemble, vers le soleil couchant.

M.H. 

 

 

Une torche humaine.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 6:12

Une torche humaine. dans POESIES, TEXTES le-feu10 

Une torche humaine.

Dans ma poitrine mon cœur est comme un grain de café qui se torréfie, le sang qui circule dans mes veines est bouillant, mes pensées sont incendiaires.

Hier, je n’étais que glace, tout en moi se solidifiait.

Tu m’as allumée de tes baisers, les étincelles dans tes yeux ont mis le feu aux miens et tes paroles enflammées ont réchauffé et éclairé mon âme.

Ce matin, mon corps se réveille avec toute ta chaleur, la douleur des brûlures de mon esprit  est intense et merveilleuse et je me délecte de ce bonheur à l’état pur.

Tu m’as foudroyée pour le meilleur de moi-même et  sous le feu de ta passion, je suis une torche humaine.

M.H. 

 

 

Ma tête est à la fête. 10 juin, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 16:56

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Ma tête est à la fête.

Quand je regarde les blés des champs

Ma tête est à la fête

Quand un rayon de soleil se pose sur une rose

Ma tête est à la fête

Quand j’entends le rire de grand-père

Ma tête est à la fête

Quand je sens l’odeur de la terre après l’averse

Ma tête est à la fête

Pour tout ce que je vois, tout ce que j’entends

Tout ce que je sens, tout ce que je touche

Ma tête est à la fête

Quand tes mots apparaissent sur mon écran

C’est la fête dans ma tête . 

M.H.

 

 

La petite fille et le goéland.

Classé dans : CONTE — michelehardenne @ 11:22

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La petite fille et le goéland.

Il était une fois, une petite fille qui vivait sur un nuage.

Elle enfilait des perles de pluie et se faisait des colliers scintillants, qu’elle rangeait dans un coffret, qu’elle gardait précieusement à ses côtés.

Un jour, une perle lui glissa des mains et elle se pencha au bord du nuage pour la rattraper.

Un vent qui passait par là, se prit dans les pans de sa robe de soie et la petite fille bascula.

Elle croisa dans sa descente vertigineuse des oiseaux qui se moquaient d’elle.

-« Dis-donc Princesse, regarde où tu vas, tu as bien failli me heurter, quand on n’a pas des ailes on ne vole pas ! s’écria un pigeon qui passait par là.

La petite fille laissa s’échapper des cris, elle appelait au secours, mais le vent emportait ses sons.

Un goéland qui planait au-dessus d’une mer tranquille, avait repéré au travers de la limpidité des eaux salées, un banc de poissons qui semblait bien pressé et goûteux à souhait.

Sourire au bec, il allait s’apprêter à plonger lorsqu’une masse blanche informe le frôla, tomba dans la mer et l’éclaboussa.

La petite fille se mêla aux poissons, créant un remous dans les eaux :

- Dis-donc Princesse, regarde où tu vas, tu viens de briser nos rangs, quand on n’est pas un poisson, la mer n’est pas faite pour toi !

La petite fille était confuse et s’excusa auprès d’une sardine qui avait mauvaise mine et paraissait très en colère.

L’élément liquide avait ralenti sa chute et les volants de sa robe remplis d’air la ramenèrent à la surface de l’eau.

Elle tomba nez à bec avec le goéland, qui ailes croisées lui montrait son mécontentement.

- « C’est malin, tu m’as gâché mon dîner » lui lança-t-il très fâché, « et puis d’où viens-tu, a-t’on idée de plonger de cette façon dans le garde-manger ?

-« Je suis désolée Monsieur le Goéland, mais j’ai voulu attraper ma perle de pluie qui a glissé de mon nuage et je suis passée par-dessus bord » lui avoua poliment la demoiselle.

Le goéland regarda le ciel et aperçut le nuage blanc.

Les yeux étoilés de la jeune fille et son sourire s’ouvrant sur des dents éclatantes de soleil, attendrirent l’oiseau.

- « Pour ta perle, je crois que c’est comme pour mon repas, tu peux lui dire adieu, la mer a donné, la mer a repris » lui dit-il en riant.

Le goéland se proposa de la ramener chez elle, le nuage l’attendait.

Pendant le voyage, il lui raconta des histoires qu’il avait vécues en survolant les océans.

Il la déposa sur son nuage et lui promit de venir souvent lui rendre visite.

Depuis, il n’est pas rare de voir, lorsque l’on est en bord de mer, un goéland qui s’en va rejoindre un nuage blanc, où l’attend impatiemment une petite fille qui enfile des perles de pluie.

Elle en fait des colliers, qu’elle lui passe autour du cou et qu’il va offrir à l’océan pour le remercier des bons petits repas qu’il lui laisse savourer.

M.H. 

 

 

Le voisin du dessous

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 6:59

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Le voisin du dessous.

 Elle se promène dans le jardin en longeant les clôtures.

Depuis des années, à emprunter le même chemin,  le gazon n’y a plus poussé laissant un sentier de terre qui se transforme en rigole lorsqu’il pleut.

Je la regarde en buvant mon café sur la terrasse qui surplombe les pelouses.

Tout à coup, elle dévie de son habituel trajet et truffe plaquée dans l’herbe humide, elle se dirige vers le centre de la parcelle.

Elle s’arrête, se couche et se met à gémir.

Je l’appelle, elle ne bouge plus.

Je lui propose un biscuit, je frappe dans les mains, rien n’y fait …ma chienne est pétrifiée!

Je me dépêche à aller la rejoindre, pensant qu’elle a peut-être un malaise, elle n’est plus toute jeune.

Au fur et à mesure que je m’en approche, son corps dodu se met à onduler et sa queue touffue frappe le gazon projetant quelques perles de rosée.

Elle n’est pas seule.

Une petite tête brune sort de terre et semble faire la conversation avec mon mastodonte adoré.

Le temps que je m’en approche pour la saluer et la petite bête a disparu.

Ma chienne me boude, elle a l’air de me reprocher d’être intervenue en courant et d’avoir fait fuir le nouveau voisin du dessous avec lequel elle venait de sympathiser.

J’ai beau lui expliquer, que sa copine reviendra, mais elle reste couchée devant le petit monticule de terre, son regard ocré fixé sur l’entrée du petit cratère.

J’ai effrayé avec mes pas brusques le voisin du dessous et j’en ai tiré une leçon : pour garder de bonnes relations avec son voisinage, la douceur, la gentillesse, la politesse restent les clés qui ouvrent les portes de l’amitié.

 

M.H.

 

 

 

Un goût de liberté. 9 juin, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:45

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Un goût de liberté.

Dans la plaine, sans brides et sans fers, sa crinière de feu fouettant l’air, il court à contre vent.

Sa robe bai, comme un soleil levant, se détache des hautes herbes jaunies et il se dirige vers la montagne.

Fier et solitaire, il galope et frappe de ses sabots les mauvais souvenirs d’une journée, soulevant des poussières de promesses qui étaient mortes d’avoir trop espéré, de ses nasaux s’échappent des vapeurs d’amertume qui se fondent dans l’air qu’il traverse, il ne se retourne pas, il file avec légèreté droit devant lui.

Cette nuit, dans mon monde de rêves, un mustang retrouvait sa nature sauvage,  il se délectait du goût de la liberté…

Dans ce songe, sur mes longues jambes, je fuyais mes peines, ma tristesse, je les ai laissées dans une prairie se mourir au soleil et je suis allée sur une montagne où l’air que je respirais était chargé d’espoir.

Ce matin, j’ai encore en bouche le goût de ma nuitée et si tu me donnes un baiser, tu recevras un peu de l’air que j’ai ramené.

 M.H. 

 

 

J’ai rêvé d’un étang. 8 juin, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 20:21

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(Photo extraite de l’album de Didier Massé)

J’ai rêvé d’un étang.

Sur un étang au milieu du nulle part, une barque est arrimée, elle nous attend.

Je nous vois, nous y installer, allongés dans cette barque, corps serrés, tes lèvres me susurrant à l’oreille des mots d’amour au rythme de la psalmodie de libellules et du chant des oiseaux.

La prunelle de tes yeux bruns se mêlant au rouge de mon cœur, j’imagine le tableau ; une peinture aux couleurs sépia, où le flou de ton amour s’élève d’une eau calme en des brumes vaporeuses qui viennent humidifier mes pensées.

Sur le flot de ta tendresse, cette barque se laisse emporter tranquillement, bercée par des vagues de doux sentiments.

Sur un étang de mon imaginaire, nous nous aimons sur une eau délavée aux douces couleurs d’une romance du passé.

M.H. 

 

 

Une rose née du vent.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 10:23

rose  

(Photo extraite de l’album de Didier Massé)

Une rose née du vent.

Dans ma tête cette nuit a fleuri une rose,

Il fallait que je patiente pour qu’elle éclose.

Elle est restée en bouton toute une année,

Et ce matin je l’ai coupée.

Je voudrais que tu la sentes, elle porte ton odeur.

Elle est encore un peu fragile, alors je la garde dans mon coeur.

Tu verrais ses pétales, ils ont la couleur de notre amour,

Et ses épines, malgré sa haute tige, sont du velours.

Cette rose est née du vent de nos passions,

Et de nos écrits durant ces quatre saisons.

Je vais la glisser dans le carnet de tes mots,

Et la gardée encore longtemps au chaud.

Et peut-être qu’un jour je pourrai te l’offrir,

Il te suffit juste à nouveau de m’écrire.

M.H. 

 

 

Moment précieux.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 6:28

Moment précieux. dans POESIES, TEXTES mabon_10 

Moment précieux

Il y a un moment pour chaque chose,

à chaque minute viendra son heure,

Il suffit de prendre le temps…

Mais, le temps ne m’appartient pas,

il échappe à mon contrôle,

Il file sans se soucier de moi,

Sa course est trop rapide  

alors, je ne peux pas le rattraper, ni le saisir, mais…

Dans le temps, il y a l’instant, ce présent qui est si précieux,

qui m’est offert avec la vie et ce moment

j’ai envie de le partager

avec toi .

M.H.

 

 

 

Bulle de savon. 7 juin, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 12:26

bulle

Une bulle de savon.

Elle porte les couleurs de l’arc-en-ciel

Née de l’eau, elle est légère,

Elle s’élève vers le ciel en emportant les éclats de rires des enfants,

Et en déposant dans leurs yeux de la poussière de lumière,

Elle danse une valse à mille temps avec l’air du printemps,

De la terre jusqu’au ciel, la bulle joue à la marelle.

M.H. 

 

 

Libre de mon amour.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 12:18

 chimere

Libre de mon amour.

Je n’ai plus de larmes pour toi,

Ma douleur ne te mérite pas ;

Tu m’as trompée, menti,

Tu t’es nourri de mes envies,

Tu m’as fait miroiter des rêves,

Avec tes mots, tel un orfèvre ;

Tu les taillais, ciselais, montais

Et moi, en bijoux je les portais.

Je les voyais scintiller sur mon cœur,

Dans mes yeux se reflétait le bonheur ;

Mais, leur essence n’était pas sincère,

J’étais stupide, orgueilleuse et fière.

Trop aveuglée par ta lumière,

Je te suivais dans tes enfers ;

Ta folie me gagnait jour après jour,

Tu trichais avec mon amour.

Tu m’endormais avec de belles phrases,

Et je t’imaginais comme Pégase ;

Tu m’inspirais pour des aventures fabuleuses

M’emmenant dans des contrées heureuses.

Mais en réalité tu es une Chimère,

Tu prends toutes les apparences pour plaire.

Ce sont tes mots qui t’ont démasqué ;

Leur dorure s’est écaillée,

Laissant apparaître des vérités

Qui ont brisé les chaînes qui me retenaient.

Maintenant que je suis libre de mon amour

Je vais pouvoir t’effacer, t’oublier pour toujours. 

M.H. 

 

 

Quand j’écris…

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:07

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Quand j’écris…

Les mots se font images, mes doigts sur le clavier s’agitent , ils ne suivent plus le rythme de ma pensée, mes idées sont claires, mon coeur s’emballe , mes yeux se gavent de la lumière blanche qui émane de mon écran.

Je suis dans un autre espace, une autre époque, la pesanteur n’a plus d’effet sur moi, je m’envole, je suis libre…vivante.

Je suis heureuse.

M.H.

 

 

 

Envolée équestre. 6 juin, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 21:06

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Envolée équestre.

Aujourd’hui, le ciel est tacheté de blanc,

Laissant apparaître un coin de splendide

Où des chevaux à la crinière bleue sans bride,

Galopent en défiant le vent.

Les nuages suivent un rythme paresseux,

Et m’invitent à me lancer à leur conquête,

S’il n’y avait pas eu le chant de l’alouette,

Je serais sur une de ces belles montures à mille lieues.

M.H 

 

 

Une bonne tasse de café.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 9:44

 Une bonne tasse de café. dans POESIES, TEXTES be34b810

Une tasse de café.

Dans une tasse de café bien noir, un nuage de lait se fait capricieux.

Il refuse de se mélanger, prétextant qu’il souhaiterait conserver sa blancheur intacte.

Un couple de sucre amoureux s’embrasse et s’enlace dans le fond de la tasse, bien trop heureux de s’aimer cacher par le nuage de lait.

La petite cuillère est triste de voir ce petit monde qui veut s’isoler, alors elle décide de plonger dans le liquide et se met à les rassembler, faisant de cette boisson amère un délice onctueux, crémeux et sucré.

Dans ma tête, j’ai toujours une petite cuillère, elle mélange mes sentiments diluant ceux de la colère avec ceux de la tendresse, pour finalement te les offrir en de doux baisers sucrés.

M.H. 

 

 

Un clavier jaloux.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 6:53

Un clavier jaloux. dans POESIES, TEXTES clavie10 

Un clavier jaloux.

Pendant que j’écris sur la feuille à la date du jour de mon agenda, un petit bruit timide se fait entendre à côté de moi.

Je relève mon stylo, je regarde sa plume qui salive une encre marine et je me remets à noter.

Le bruit se fait plus aigu, strident, agaçant.

D’un regard, je balaie le bureau cherchant la source de ce petit cri.

L’agrafeuse et la perforatrice sommeillent encore, le pot à crayons à mauvaise mine et me boude, le téléphone portable semble manquer d’énergie, mais tous mes compagnons de travail restent silencieux.

Ma main caresse ensuite la souris, fidèle petite amie, que je salue en générale la première lorsque je m’installe à mon bureau et c’est alors que je remarque le clavier.

Deux touchent le « m » et le « h » sont enfoncées et une petite lumière verte s’est mise à clignoter.

J’appuie sur les touches rebelles et le bruit cesse enfin.

Mon clavier est tellement sollicité, qu’il se croit important et indispensable.

Ce matin, j’ai eu droit à sa petite crise de jalousie parce que je lui ai préféré le stylo en premier.

Quand les habitudes se sont installées, il est difficile d’en changer sans provoquer de courroux et il faut souvent ménager la chèvre et le chou.

M.H. 

 

 

Souviens-toi de l’été dernier. 5 juin, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 17:52

Souviens-toi de l'été dernier. dans POESIES, TEXTES voeu10 

Souviens-toi de l’été dernier.

Il y a un an, nous avions fait un vœu,

Tu m’avais fait une promesse,

Dans un de ces moments de tendresse,

Où l’on pensait aux jours heureux.

Je suis une rêveuse, alors des souhaits

J’en formule à tour de pensées

Et je laisse au hasard le soin de les réaliser,

Mais des promesses je n’en fais jamais.

Un vœu est précieux,

Il ne faut pas le faire dans l’air du vent,

Il peut atteindre le cœur d’un amant

Et y mettre le feu.

Souviens-toi de l’été dernier,

Notre vœu était d’une fragilité incendiaire,

J’aurais dû redouter tes paroles éphémères

Mais, j’ai aimé que tu me l’aies proposé.

M.H.

 

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