MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
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Une promenade en forêt. 30 septembre, 2011

Classé dans : CONTE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 21:22

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Une promenade en forêt

La chaleur s’était installée depuis plusieurs semaines.

Le petit ruisseau, qui aurait dû se dessiner au centre de la clairière, n’était plus qu’un sentier dont la terre argileuse se craquelait et, seules, quelques grosses pierres y exposaient leur ventre coloré.

De l’aube jusqu’au petit matin, la vie dans la forêt s’animait et mille chants l’égayait.

Le lever du jour, était le moment préféré de la petite famille pour quitter le nid, construit dans un des plus vieux arbres de la forêt, afin d’aller ramasser quelques faines, noisettes, glands et diverses graines d’épicéas et de sapins.

Ce matin là, dès que le petit dernier eut quitté le houppier, le ciel se mit à s’assombrir et les oiseaux s’arrêtèrent de chanter.

La forêt se taisait.

La mère se dressa sur ses pattes arrière et tout en poussant de petits cris, elle invita les trois écureuillons à se hâter de la suivre, jusqu’au prochain arbre, où devait être rangée la réserve de provisions.

Les petits, les bras chargés de victuailles, avaient bien du mal à avancer.

Le vent venait de se lever, les fourmis en files organisées s’activaient à se glisser sous les rochers, les lièvres regagnaient leurs terriers.

Tandis que les oiseaux se regroupaient sur les cimes des arbres, prêts à s’envoler, un sifflement strident se glissa entre les plus hautes branches, avertissant le monde de la forêt d’un danger imminent.

L’arbre n’était plus très loin, juste à quelques mètres du ruisseau, de l’autre côté, sur la berge d’en face.

Tous les écureuillons avaient une si lourde charge à transporter, qu’ils ne pouvaient se mouvoir comme à leur habitude, en bondissant.

Ils devaient tenir fermement la nourriture entre leurs pattes de devant et se déplacer en trottinant.

Ils étaient arrivés devant le ruisseau.

Le ciel gronda et les nuages en habit de nuit se mirent à pleurer à grosses gouttes.

Un des trois petits et la mère avaient eu le temps de traverser le fossé et de se mettre à l’abri au creux de l’arbre, laissant deux de ses frères sur la rive opposée.

Le petit dernier qui transportait quelques noix, les laissa s’échapper et elles allèrent se fracasser contre un énorme rocher.

Les gouttes de pluie étaient si grosses, qu’elles éclataient sur le sol et il ne fallut pas longtemps pour que le large sillon devienne une flaque boueuse, puis une marre brunâtre pour redevenir un ruisseau qui rapidement commença à déborder.

Un des deux écureuils prit une branche sur la tête, il s’écroula sur la berge et lâcha les graines qu’il tenait contre son ventre pour les protéger de l’eau.

Le plus jeune ramassa un bout de bois et s’en servi pour attraper deux coquilles de noix qui flottaient et qui se laissaient entraîner par les flots.

Il aida son frère à se relever et lui couvrit la tête d’une des coques.

Les casques, ainsi improvisés, les protégeaient à la fois de la pluie et des branches qui frôlaient leurs petites têtes.

Il leur était impossible de traverser le ruisseau, mais alléger de leurs lourdes provisions, ils grimpèrent le long du tronc d’un arbre et d’un bond parvinrent sur l’autre berge.

Un promeneur qui passait par cet endroit, aperçut deux écureuils volants casqués et trouva que la nature avait bien des leçons à nous donner.

Ainsi, lorsque nous sortons sous la pluie, en forêt, pensons à nous couvrir !

M.H. 

 

 
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Le mois qui court.

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 9:14

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Le mois qui court

Le mois de septembre a couru encore plus vite que les autres !

Dans la course des saisons, il a filé sans s’arrêter , avec une belle allure printanière.

Il n’a même pas attendu le vent et la pluie qui pourtant l’accompagnent, comme chaque année.

Et pour le plaisir de nous faire oublier juillet et août, en ce dernier jour, il nous sourit , nous laissant encore profiter de l’été.

M.H.

 

 
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Pensée du…29 septembre. 29 septembre, 2011

Classé dans : PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 8:30

Pensée du...29 septembre. dans PENSEE DU JOUR images20 Si tu as un poids sur le coeur,commence par faire un régime sans haine !

M.H.

 

 
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Contre vents et marées. 28 septembre, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:07

Contre vents et marées. dans POESIES, TEXTES images27 

Contre vents et marées

Notre amour ne peut avoir d’âge,

Il ne peut se compter en années,

S’il a pu traverser les orages,

C’est qu’il était bien charpenté.

Il s’est construit petit à petit,

Au fil des jours de nos regards,

Prenant de la vie tous les défis,

En nous guidant dans le brouillard.

Mon aimé, contre vents et marées,

Et malgré, des humeurs tempétueuses,

Nos sentiments nous ont soudés,

Pour vivre une idylle merveilleuse.

M.H. 

 

 
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Parle à ton coeur. 27 septembre, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 8:06

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Parle à ton cœur

.

Tu ne vois plus les couleurs du ciel,

Tu ne goûtes plus la douceur du miel,

Tes pieds sont de plomb à ton réveil,

Tu voudrais prolonger ton sommeil…

.

Tu trouves que le monde se moque de toi,

Tu y erres sans but et sans foi,

Tu voudrais tant, mais tu n’y crois pas,

Tu ne bouges plus, tu restes là …

.

Tu attends, tu te plains, tu pleures,

Tes yeux, tu les poses sur tes pieds,

Tes lèvres, tu les gardes serrées,

Ta vie, tu la regardes passer…

.

Réveille-toi mon ami,

Fais un effort et souris,

Parle à ton cœur, lui,

Il sait que si belle est la vie !

.

M.H. 

 

 
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Pensée du …26 septembre. 26 septembre, 2011

Classé dans : PENSEE DU JOUR,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:59

Pensée du ...26 septembre. dans PENSEE DU JOUR images20Celui qui ne possède rien est prêt à partager ses rêves,

celui qui a tout, peut vous offrir…son rhume !

M.H.

 

 
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Les portes du temps. 25 septembre, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 0:56

Les portes du temps. dans POESIES, TEXTES 59387310 

Les portes  du temps.

Dans le couloir de la vie, il y a tant de portes qui s’ouvrent et se referment.

Ces portes sont celles du temps.

La première s’ouvre sur la naissance, une jolie porte de couleur blanche, rappelant le plus beau des événements de la vie, puisqu’il en est le début.

Elle est  la voisine de celle de l’enfance,  peinte de tons pastel tendres, et puis en face se trouve l’adolescence reconnaissable à son chambranle un peu rebelle et  à la menuiserie décorée de graffitis.

Les portes suivantes ont les couleurs des sentiments : les  rouges s’ouvrent sur la passion, les bleues sur le cœur  en y protégeant les maux, les vertes  renferment les espoirs, les jaunes s’entrouvrent sur la lumière,…

Dans chaque bâillement de porte, la main que l’on pose sur la poignée délivre le temps et dans le corridor de ma vie, je suis arrivée devant la porte du bonheur.

M.H.

 

 
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L’été indien. 24 septembre, 2011

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 1:04

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L’été indien.

Entre les pages de cet album, les bords de la photo ont jauni, mes souvenirs n’ont pas perdu de leurs couleurs.

Je nous revois, dans ce jardin, c’était il y a quelques temps, c’était hier, c’était l’été. 

Une balançoire avait été fixée à la plus grosse des branches du saule, j’y étais assise et tu me poussais.

J’ai décroché la photo et je l’ai prise entre les doigts.

Je ne me reconnaissais pas, mais toi, tu n’as pas changé.

Certes, tes cheveux sont aujourd’hui pareils à des fils d’argent et quelques rides bien dessinées autour de tes yeux en ont accentué toute leur douceur.

Je passe mon index sur l’image et en la caressant, je ressens toujours toute la chaleur de notre amour naissant.

C’était l’été, c’était hier ! 

Je remets la photo dans cet album de nous, et je souris, en pensant que toutes ces couleurs que je garde au fond de mon cœur, sont celles de notre été indien.

M.H. 

 

 
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Quand le coeur se libère. 23 septembre, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:19

Quand le coeur se libère. dans POESIES, TEXTES images24 

Quand le cœur se libère.

.

 Quand ma tête est malade d’avoir trop d’idées,

De projets, de vœux, de rêves et de souhaits,

Tous, si grands, si beaux, si purs à réaliser,

Quand ma tête est malade, il faut la soigner.

.

Quand mon corps est contraint de sa liberté,

Lui qui était grand, sculpté et plus élancé,

Lui, qui s’est plié sous le poids des années,

Quand mon corps est contraint, il faut le libérer.

.

Mais, si mon cœur est heureux et entier,

Alors il se met à chanter et à s’emballer,

Donnant à ma tête de belles pensées,

Rendant mon corps à nouveau jeune et léger.

.

Et mon cœur, lui, sait quand il est aimé !

M.H. 

 

 
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A mon amie Isabelle. 22 septembre, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:18

A mon amie Isabelle. dans POESIES, TEXTES femme_10

A mon amie Isabelle.

Quand elle se couche, elle ferme les yeux,

Elle s’en va ailleurs, dans un paradis bleu.

Elle ne craint ni le chaud, ni le froid,

Elle n’a plus de jambes, plus de bras.

Elle s’en fiche, elle est si légère,

Elle se sent libre, elle peut tout faire.

Plus de chaînes qui font mal,

Plus de coups à son moral.

Plus de pleurs dans son désert,

Plus de peurs dans son enfer.

Sa nuit, elle se la fait si belle

Qu’elle voudrait quelle soit éternelle.

Mais lorsque le soleil se lève,

Qu’il met fin à ses rêves,

Elle, elle sourit et garde le cœur plein d’espoir.

M.H. 

(merci à Baba et à Kathy pour cette illustration)

 

 
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Dans la cour de récré. 21 septembre, 2011

Classé dans : CONTE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 11:35

 Dans la cour de récré. dans CONTE praau10

Dans la cour de récré.

La haute grille est ouverte, il l’a franchi, tête baissée, corps voûté par le lourd cartable qu’il porte sur le dos.

Au fond d’une cour carrée, il y a un préau avec un banc, il le voit, il s’y dirige en marchant sur les dalles de béton.

Il les compte dans sa tête, sur la quarantième il marque un arrêt.

Il est devant un marronnier et il doit le contourner.

Il s’est levé tôt et semble être le premier.

Une large feuille vient se poser sur son épaule.

Il lève les yeux et il l’aperçoit.

Des petits yeux noirs et luisants le fixent.

Tous deux restent immobiles.

Le grand oiseau noir se met à sautiller sur les branches et se rapproche de Pierre.

Pierre se met à reculer et se pose sur la trente-neuvième dalle.

L’oiseau ouvre ses ailes et semble s’étirer comme s’il venait de sortir d’un sommeil, puis il se frotte le bec sur le tronc de l’arbre centenaire.

Pierre se met à sourire et plus la jolie fente sur son visage s’élargit, plus l’oiseau se cogne le bec sur l’arbre.

Dans la cour, le son s’amplifie et se fait musical et rythmé.

Pierre fait glisser son cartable, le dépose sur le sol, l’ouvre et en sort une petite boîte dans laquelle se trouve son déjeuner.

Il arrache d’une de ses tartines, la croûte qu’il ne mangera pas et la tend vers l’oiseau.

Doucement, Pierre, le morceau de pain tenu du bout des doigts, s’assied sur le sol froid, posant son dos contre le tronc et il se met à l’appeler.

La musique cesse et un corps luisant bleu foncé vient se poser à ses côtés.

Pierre arrache des morceaux de la croûte et les lance à l’oiseau qui habilement de son bec acéré s’en saisit.

L’enfant a le regard brillant, il lui parle doucement.

Ils sont tellement proches, qu’il pourrait presque lui caresser le plumage.

Des rires d’enfants font sursauter l’oiseau, qui en prenant le dernier croûton s’envole se réfugier dans le marronnier au feuillage encore épais et qui commence à prendre des teintes rousses.

Pierre se relève, jette un dernier regard dans l’arbre et laisse s’échapper un petit rire.

L’oiseau en sifflant incline la tête.

Au moment, où l’enfant remet son cartable sur son dos, une grande plume noire vient se poser à ses pieds.

Pierre la ramasse et l’enfouit dans la poche de son blouson.

Cette plume, il la taillera et la trempera dans une encre au couleur de l’oiseau et il sait déjà qu’il l’utilisera pour écrire les mots qu’il apprendra à l’école, où il vient de faire sa rentrée.

M.H. 

 

 
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Un ciel d’automne. 20 septembre, 2011

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 8:15

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Un ciel d’automne

Cette veille d’automne, la nature se prépare à changer:

le ciel porte sa chevelure grise des mauvais jours, avec un horrible chapeau orné de perles de pluies.

Il ressemble à une vieille dame, un peu acariâtre…

Vivement que le soleil lui donne un baiser, que nous puissions encore, un peu, en profiter !

M.H.

 

 
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Des mots.

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:03

Des mots. dans POESIES, TEXTES images26 

Des mots .

Sur la route de mes écrits,

Je ramasse des mots.

Tous ne sont pas jolis,

Certains sont un peu gros.

Mais pour mes amis,

Je choisis les plus beaux !

 M.H.

 

 
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Un matin de fin d’été. 19 septembre, 2011

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 9:27

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Un matin de fin d’été.

Ce matin, comme à chacun de mes levers, je t’ai salué.

L’air est frais, trop frais pour la saison!

Le sol gorgé de l’eau qui est tombée cette nuit, brille et reflète tes lueurs orangées.

Je tiens entre mes mains une tasse remplie d’un café fumant.

La vapeur de ce breuvage se mêle à l’air, lentement je la vois danser et puis,  comme une fiancée, elle se laisse emporter par le vent léger.

Je lève ma tasse et salue en souriant cette belle envolée, les oiseaux qui timidement se sont mis à chanter et toi qui veillera sur cette journée et la rendra belle comme à ton accoutumée.

M.H.

 

 
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Lundi, le 19 septembre.

Classé dans : CORRESPONDANCE SENTIMENTALE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 8:16

Lundi, le 19 septembre

Mon ami ,

Cette nuit, un ange s’est posé sur le bord de mon lit.

Toutes ailes déployées et vêtu d’une robe de lumière, il m’a souri puis a regardé le billet que je tenais sur mon coeur.

Le papier était doux au toucher, je l’avais porté aux lèvres pour y déposer un baiser et je me suis laissée emporter par une fragrance de fougère boisée et chyprée.

Cette odeur devait être la tienne et il me plaisait de t’imaginer à mes côtés.

Les mots qui y étaient dessinés s’adressaient à mon coeur et pendant que ses battements les lisaient, mon esprit se rappelait ces instants de délices où nous étions côte à côte endormis.

Ce merveilleux thé au jasmin, dont tu sais qu’il est mon préféré, je nous voyais le partager dans ce petit salon où chaque soir tu m’attendais.

Mon ami, ces moments tant chéris bientôt nous pourrons à nouveau les partager, et même si l’été en est à sa fin, la nouvelle saison devrait pouvoir nous rapprocher.

Toute ma tendresse accompagne ces mots, et c’est avec une douce attente que je me réjouis d’avoir de tes nouvelles.

Je t’embrasse avec tout mon amour.

Michèle.

(jeu d’écriture : réponse au courrier  du 14 septembre 2011 de http://paulstendhal.unblog.fr, dans « correspondance sentimentale)

 

 
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Dans le vent. 18 septembre, 2011

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 9:39

Dans le vent. dans LES 4 SAISONS vent10

Dans le vent.

Je t’emmène dans mon jardin imaginaire,

Prends –moi la main et ferme les yeux,

Ensemble glissons sur un courant d’air,

Et laissons-nous emporter par des parfums délicieux.

Allons nous balancer sur des épis de blés,

Posons-nous sur les pétales des dernières fleurs,

Respirons à plein sourire le cœur de l’été,

Goûtons ensemble un arc-en-ciel de bonheur.

Soyons ivres de cette douce liberté.

Reposons-nous près de la fontaine,

Buvons à la source de la beauté,

Et envolons-nous vers des contrées lointaines,

Nos cœurs battant de leurs ailes dans le vent !

M.H.

 

 

 
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Pensée du jour…17 septembre. 17 septembre, 2011

Classé dans : PENSEE DU JOUR,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 9:27

Pensée du jour...17 septembre. dans PENSEE DU JOUR images22Ne cessez jamais d’écrire avec votre coeur, avec votre tête et …soyez libre !

 

 
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Une enfance envolée. 16 septembre, 2011

Classé dans : MOMENT TENDRESSE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:28

Une enfance envolée. dans MOMENT TENDRESSE bb10

Une enfance envolée .

Le brouillard est épais, il faut y aller avant que les routes ne soient encombrées.

Il porte de nouveaux habits : une petite salopette en coton verte, un sweet à capuchon jaune, sa couleur préférée, et des bottines en cuir bleu.

Arrivé dans la cour de l’école, je lui ferme son manteau et lui tends la main : « tu es un grand maintenant, regarde les enfants, ils n’ont pas de tétine en bouche !

Il a les yeux humides, il regarde les autres enfants accompagnés de leurs parents.

Certains pleurent, d’autres rient.

Il enlève de la bouche sa tétine et me la donne.

Une jeune institutrice vient vers nous.

Elle me parle dans une langue que je ne pratique pas, s’agenouille pour être au niveau de mon garçon, lui dit quelques mots, le prend par la main et l’emmène vers l’intérieur du bâtiment.

Ma gorge se noue, mes yeux se brouillent, j’ai envie de courir vers lui pour lui donner un baiser, le prendre dans mes bras, le serrer contre mon coeur et me rassurer …mais, je me retiens et le vois disparaître.

C’était il y a seize ans, mon fils faisait sa première rentrée scolaire dans une école maternelle, en immersion dans une autre langue que le français.

Aujourd’hui, mon grand fait son entrée à l’université et mes yeux sont à nouveau humides.

Il brille d’une telle fierté, que j’avais envie de vous les montrer.

M.H. 

 

 
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Le fier plumitif. 15 septembre, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:21

 Le fier plumitif. dans POESIES, TEXTES images21

Le fier plumitif

Tu tiens ta plume comme une épée, pour faire face à une guerre de mots que tu t’es déclarée.

Bourreur de lignes, en armure de phrases inachevées, écrivassier profitant du dimanche, jour de repos pour les mots fatigués, tu saoules tes carnets en leur donnant le mal d’en-tête.

Barbouilleur, tu badigeonnes tes écrits de mots gras sans textures, sans couleurs et sans effets.

Tabellion, dans ta maison de prévôt, tu te prends pour le maître des mots !

Cacographe, ton mélange confus de verbes discordants, sème le trouble dans la phrase qui se veut sensible et en bel équilibre.

Gâte-papier, tu galvaudes le beau de l’écrit, pour en faire une contrefaçon sans fantaisie,  ni émotions, ni sentiments.

Tu as la vanité de te comparer aux Pairs, qui eux savaient des mots en manier le langage, et pourtant, tu as oublié le plus important comme cet adage:

 « Il y en a qui sont écrivains sans pouvoir écrire et d’autres qui écrivent sans être écrivains. Il y a la nature et il y a le talent. Il y a aussi l’absence de l’un comme de l’autre. (Gilles Lamer) ». 

Quand les écrits ne peuvent faire rire, pleurer, attendrir et aimer, ils ne sont rien !

M.H. 

 

 
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Petits papiers. 14 septembre, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 8:15

 Petits papiers. dans POESIES, TEXTES 73f21310

Petits papiers.

Petits papiers collants

Colorés

Comme des amants

Un soir d’été

Petits papiers d’avant

Froissés

Dans la poche d’un cardigan

Oubliés

Petits papiers blancs

Immaculés

Pour écrire des instants

D’éternité.

M.H. 

 

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