MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
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La princesse et le chevalier. 29 octobre, 2011

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 La princesse et le chevalier. dans CONTE passio10

La princesse et le chevalier

Mirella travaillait dans une agence de voyage, depuis une dizaine d’années.

Elle s’asseyait devant son bureau à huit heures tapantes, et fermait la porte vers dix-huit heures.

Son travail consistait à répondre à des demandes de renseignements, formulées sur le site internet de son employeur.

Elle était le contact virtuel, la personne que l’on joignait d’un « clic » et qui vous répondait en déposant dans votre boîte mail, du rêve.

Il devait être 16 heures, elle n’avait répondu qu’à trois demandes : un week-end pour un couple à Paris, un séjour d’une semaine à Agadir pour un homme à la retraite, et une réponse de renseignement relatif à une location d’un appartement sur la côte.

Il n’avait pas arrêté de pleuvoir de la journée.

L’agence était située près d’un centre commercial, et en cette veille de week-end, la rue ne désemplissait pas.

Quelques visages venaient se coller à la vitrine, mais le gong de la porte restait silencieux.

Son employeur  Henri, s’occupait d’accueillir et de conseiller les clients.

L’agence comptait également deux autres personnes : Lory, qui avait dû s’absenter pour reprendre ses enfants à l’école, et Eric qui était en mission à l’étranger.

Henri proposa à Mirella de fermer l’agence vers 17 heures.

Elle s’en réjouissait, le manque de lumière de la journée l’avait assommée, elle se sentait si fatiguée.

Elle regarda l’heure affichée à la droite de son écran et laissa s’échapper un sourire.

Henri était parti depuis une demi-heure.

Elle retira son oreillette, se passa une main dans les cheveux, rangea rapidement son stylo et son carnet dans le tiroir du bureau, se leva et enfila son imperméable.

Avant de tirer la porte, elle enclencha l’alarme.

Elle venait à peine de descendre le rideau de fer, qu’elle fut bousculée par un homme qui lui saisit son sac et fila, la laissant les genoux sur le sol mouillé.

Mirella se mit à crier, mais la rue s’était vidée. Elle se retrouva seule, sans portable et sans argent.

Elle sortit de la poche de son manteau, un trousseau de clés, et se rendit au parking du centre commercial.

Elle s’apprêtait à entrer dans sa voiture, lorsqu’une main se déposa sur son épaule.

Elle sursauta, se retourna et vit au bout du bras d’un homme, son sac.

Il l’attira à lui et l’embrassa.

« Comment l’as-tu récupéré, lui demanda- t-elle surprise ?

Eric lui fit un doux sourire.

« Je passais à l’agence pour saluer Henri et déposer des dossiers, lorsqu’ un type m’a foncé dessus. J’ai reconnu le sac que je t’ai offert. Je l’ai récupéré, et le type a filé sans demander son reste » lui répondit Eric en la serrant dans ses bras.

« Tu es mon chevalier »…

« Au service de ma princesse » finit-il par lui dire en se saisissant des clés de la voiture !

M.H. 

 

 
 

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