MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
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Les rêves d’un enfant. 4 décembre, 2011

Classé dans : CONTE — michelehardenne @ 21:12

 Les rêves d'un enfant. dans CONTE reve_d10

Les rêves d’un enfant

En cette fin de décembre, les devantures des magasins restent éclairées durant la nuit.

Justin dans son lit n’arrive pas à s’endormir.

Les rideaux de la fenêtre de sa chambre ne sont pas suffisamment épais, et des lumières multicolores clignotantes s’invitent en projetant de jolies couleurs sur les murs et le plafond.

Les bras croisés derrière la nuque, la couette repoussée vers le pied du lit, il regarde en souriant les affiches qui sont fixées sur le mur d’en face.

Soudain, il se frotte les yeux.

Il entend des bruits qui proviennent d’une boîte, déposée sur le dessus du bac, où il range ses jouets.

Dans cette boîte, il y a des « lego » pour construire un château médiéval et aussi des figurines de chevaliers, un dragon, une princesse, un roi,  un berger, des moutons, des chevaux.

Il n’a pas encore eu le temps de déballer tout son contenu.

Il venait de la recevoir, elle avait été déposée sur le sol devant la cheminée, et c’est son papa qui l’avait découverte. Elle était emballée dans un papier brillant rouge et sur le gros nœud en satin or, était écrit au feutre noir le nom du petit garçon. 

Comme il se faisait tard, Justin avait juste pu ôter l’emballage. Son papa devait aller travailler, et il lui avait promis, que demain, dimanche, il l’aiderait à construire le château.

Justin s’assied sur son lit et voit le carton qui se met à bouger.

Il se lève et se dirige vers le bac à jouet. A peine s’en approche-t-il, qu’une dizaine de chevaliers s’en échappent et, sur leur fière monture, lui passent entre les jambes et se dirigent sous le lit.

Les lumières multicolores sont plus vives et leurs clignotements plus rapides.

Justin ne reconnait plus sa chambre, ses pieds foulent un sentier de cailloux jaunes.

Il porte un gilet en laine de brebis, et est chaussé de sabots en bois. Dans sa main, il tient un bâton.

« Allons Jouvenceau, fais place, au Seigneur et à sa Damoiselle », s’écrie une voix d’homme derrière lui.

Justin s’écarte du chemin et  les yeux grands écarquillés, laisse passer une troupe de chevaliers en armure, entourant un homme corpulent, richement  vêtu, et une jeune fille.

Le clignotement avait cessé et une lumière orangée inondait la pièce.

Justin dormait paisiblement, ses bras dépassaient de la couette et dans ses mains légèrement ouvertes, il tenait… dans l’une, une figurine de princesse, dans l’autre, celle d’un dragon.

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 
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Une étoile sur le sapin. 3 décembre, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 11:05

Une étoile sur le sapin. dans POESIES, TEXTES etoile10 

Une étoile sur le sapin

*

Je guette patiemment le ciel.

Elle s’y trouve chaque soir, je le sais.

Derrière un nuage, elle étincelle,

C’est la plus brillante, je la reconnais.

*

Pendant toute une année, je l’ai regardée,

Elle scintillait, malgré les brumes.

Nuit, après nuit, elle m’apparaissait,

Et guidait sagement ma plume.

*

Hier soir, je lui ai encore parlé,

A cette amie, je peux lui confier mes secrets.

Je lui faisais part de mes derniers souhaits,

Et la remerciait de ceux qui s’étaient réalisés.

*

Comme à chaque nuit la veille de Noël,

Cette étoile, se déposera au creux de ma main.

Et quand doucement, elle sera tombée du ciel,

Je la mettrais à la cime d’un sapin.

*

Elle apportera toute sa lumière,

Et brillera de mille feux dans tes yeux,

Réalisant le soir de cette nuit particulière,

Le dernier et plus sincère de mes vœux :

Que ton cœur soit en paix et heureux !

*

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 
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Derrière une vitre. 2 décembre, 2011

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 13:35

 Derrière une vitre. dans MOMENT DE VIE vitre_10

Derrière une vitre 

Elle était assise devant son écran et le regardait, dans l’attente que s’affiche le message auquel elle s’était habituée depuis deux mois.

Ce matin-là, elle s’était levée de bonne heure, avait fait un peu de rangement dans le deux pièces qu’elle occupait.

Elle ne disposait que de peu de mobilier.

Dans la première pièce, elle possédait un lit, qu’elle avait placé près de la fenêtre ; un meuble bas lui servant de table de nuit et sur lequel trainaient des livres et revues en pagaille ; un verre d’eau à moitié vide, un réveil et le téléphone. Une petite table, deux chaises en bois verni, un meuble de cuisine comprenant un évier et un plan de travail sur lequel étaient posés un micro-ondes, et un percolateur.

Un frigo et une cuisinière, ainsi qu’une penderie, complétaient l’essentiel de ce qu’elle possédait.

La deuxième pièce était une salle de bains équipée d’une douche, d’un lavabo, d’un wc et d’un placard, dans lequel elle stockait des produits de nettoyage, et quelques réserves de nourriture.

Quand elle est arrivée dans cette ville, il y a trois ans, elle avait un travail. Elle avait trouvé son logement en lisant une annonce sur un site web, il devait être provisoire, le temps d’obtenir un appartement plus confortable.

Depuis six mois, elle avait beau s’inscrire dans des agences d’aide à l’emploi, elle n’en recevait aucune nouvelle.

Les faibles allocations qu’elle percevait, ne suffisaient plus à payer le crédit de sa voiture.

Les factures en attente de paiement s’amoncelaient dans la soupière posée sur la table, elle en attendait les rappels et proposerait de payer leur montant en plusieurs fois.

« Plaie d’argent, n’est pas mortelle » lui avait écrit Louis.

Louis, elle l’avait rencontré, sur un réseau social.

C’est une collègue du bureau qui lui avait renseigné le site.

Elle s’y était inscrite et sur très peu de temps, la liste de ses « amis » était passée à quarante.

Elle restait des nuits entières à correspondre et à échanger des moments de vie, avec des personnes au nom aussi étrange que Capsule, Loupgarou, Nymphedelune, et puis un soir, elle avait lu sur l’écran de son PC, une demande « d’ajout d’ami » au nom de Louis.

En discussion instantanée, Ils partageaient dans ce monde virtuel, leur vie en direct.

Ils se souhaitaient le « bonjour », prenaient un « café », parlaient de la pluie et du beau temps, et finissaient par se souhaiter une bonne nuit, remplie de rêves doux accompagnés d’un « tendre bisou ». 

Depuis, qu’elle restait chez elle, elle avait pris l’habitude d’allumer son PC dès son lever, et tout en prenant sa première tasse de café, elle envoyait à son ami son « bonjour » matinal.

Il ne lui fallait pas plus d’une minute, pour recevoir de gentils mots en retour.

Elle tapait sur son clavier, aussi vite qu’elle aurait pu les lui dire en parlant, ces mots qui allaient ensoleillés leur journée.

Louis vivait seul, dans un autre pays, à des milliers de kilomètres d’elle.

Mais la distance, calculée en ondes, ne signifiait plus rien.

Elle était assise devant son PC, elle attendait que s’affiche l’écran, elle espérait qu’elle pourrait encore lui  écrire, une dernière fois et lui dire « au revoir ».

Il faisait si froid dans ce deux pièces, elle n’avait plus de chauffage.

Elle n’avait pas pu se faire une tasse de café, qu’elle aurait prise entre ses mains glacées et qui lui aurait apporté un peu de chaleur.

Elle plongea sa main dans la soupière et en ressortit une lettre du fournisseur d’électricité, il l’avait prévenu à plusieurs reprises, mais elle pensait qu’elle trouverait une solution et que tout allait finir par s’arranger.

Derrière une vitre, elle voyait le monde, mais ce matin, le volet s’est fermé.

M.H.   (Michèle Hardenne)

 

 
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Bonjour Décembre. 1 décembre, 2011

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 1:14

Bonjour Décembre. dans LES 4 SAISONS 70087610 

Bonjour Décembre

*

Tu arrives sur la pointe des pieds,

Comme une fine ballerine fardée,

Ton tutu est tissé de feuilles mortes,

Et tu fais des entrechats devant ma porte.

*

Tu danses en tenant dans tes mains l’hiver,

Qui comme un doux voile vole dans les airs,

Et tel, un superbe cygne blanc, il s’envole,

Pour finir par atterrir en douceur  sur le sol.

*

Il faudra patienter jusqu’en fin d’année,

Pour applaudir pleinement ton ballet.

En attendant que se ferme le rideau,

Je te salue, décembre, avec tous tes cadeaux.

*

M.H. (Michèle Hardenne)

 

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