MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
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L’amour pour seul bagage 7 février, 2012

Classé dans : CONTE — michelehardenne @ 12:31

L'amour pour seul bagage dans CONTE images44

 

 

 

 

 

 

 

L’amour pour seul bagage.

Il se frottait les mains, comme s’il chiffonnait un morceau de papier journal.

Puis, il les portait à ses lèvres et soufflait dessus, donnant l’impression qu’il voulait réveiller une flamme endormie au creux de celles-ci.

Ses yeux rougis par le froid glacial, portaient en leur coin la trace blanchâtre de larmes salées qui séchaient au fur et à mesure qu’elles coulaient.

Le col de son épais loden lui protégeait le cou et les joues, et son minuscule bonnet de laine ne laissait entrevoir qu’une partie de son visage.

Assis sur une bouche d’aération d’un magasin, tout recroquevillé, il prenait moins de place qu’un chien.

Les passants qui défilaient dans la rue, baissaient les yeux  à son approche.

Certains, lui jetaient un regard haineux, lui reprochant peut-être sa présence, à côté d’une vitrine décorée de rouge et or, d’où l’on voyait scintiller des bijoux déposés sur des cœurs de soie.

Près de lui, il y avait une canette de soda au bord éventré et un carton sur lequel était écrit « ge fin ».

Les enfants montraient du doigt  l’écriteau à leurs parents, qui en souriant les félicitaient pour avoir remarqué  les mots mal écrits.

Un couple regardait l’étalage du magasin. Il la tenait par l’épaule, pendant qu’elle collait son nez contre la vitre.

Puis, ses yeux se posèrent sur l’homme qui était à moins d’une trentaine de centimètres d’elle.

Elle aperçût une fine chaîne dorée qui dépassait des mains du miséreux.

Elle s’agenouilla auprès de lui, sortit de son sac un bâton de rouge, attrapa le carton, le retourna puis écrivit : « merci ». Elle déposa la boîte dessus, fouilla dans la poche de son manteau et y glissa quelques pièces.

Tout en l’observant, l’homme avait desserré ses mains rugueuses et ses lèvres gercées s’ouvraient sur un timide sourire.

Le jeune homme déposa à son tour, un peu de monnaie dans la canette.

Puis, ils changèrent de trottoir.

« Il ne lui reste plus que son amour et il est avec elle », lui souffla-t-elle à l’oreille.

L’homme ferma les yeux et embrassa le petit cœur en or, qu’il gardait bien au chaud entre ses mains.

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 
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Graine du …7 février

Classé dans : PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 10:28

Graine du ...7 février dans PENSEE DU JOUR semenc10En cette période, rien ne vaut la chaleur humaine, elle est produite naturellement, elle est inépuisable et gratuite.

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 
 

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