MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

MARS. 31 mars, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 13:10

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Mars.

Il y a bien longtemps, régnaient sur notre monde, des êtres venus d’ailleurs.

Personne ne les voyait, mais certains les entendaient.

Nombreux étaient les hommes qui faisaient appel à leur puissance pour prendre les grandes décisions de leur existence  tout en vivant aussi dans la crainte de leur colère.

Pour les différencier, le peuple de la Terre leur donna un nom.

Comme, ils n’étaient pas humains, ils les appelaient les « Dieux ».

Mars, en était un.

Il avait été nommé ainsi, par les soldats Romains qui le sollicitaient à la fin de l’hiver, pour mener leurs grandes batailles guerrières.

Pour les agriculteurs de cette époque, ce dieu était aussi celui du printemps, du réveil de la végétation, et ils le fêtaient pour le remercier de veiller sur la fertilité de leurs cultures.

Les temps changent, les hommes et leurs croyances aussi !

Seul le nom de « Mars » perdure au fil du temps, et il sera toujours annonciateur du Printemps.

 

M.H.(Michèle Hardenne).

 

 

A la chasse au trésor 30 mars, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 17:11

 

 

A la chasse au trésor

 

-         Tu as vu, les oiseaux sont revenus, les fleurs sont en bouton, et il fait si beau ! 

-         J’ai froid, et puis les oiseaux font un de ces chahuts et des fleurs, ma couette en est toute recouverte.

-         Allons, lève-toi, regarde ce soleil ! 

-         Je suis si fatiguée, laisse-moi dormir et ferme les volets, j’ai mal aux yeux !

La pièce était à nouveau plongée dans l’obscurité, les sifflements des oiseaux n’étaient plus audibles, et des fleurs à peine écloses me recouvraient tout le corps.

Je n’étais plus qu’une masse informe, repliée sur un lit.

Mes mains glissées sous l’oreiller, les genoux contre ma poitrine, j’étais prête et je l’attendais.

Ces derniers jours avaient été un peu bousculés, j’avais eu tant à faire, que mes heures de sommeil avaient été oubliées.

Mon corps me boudait, ma tête aussi !

Tous deux m’abandonnaient.

Que pouvais-je y faire ? Rien ?

Non !

Trop de jours s’étaient écoulés, où j’avais voulu ignorer que je n’étais qu’un être humain.

Mes faiblesses avaient pris le dessus, et mon coffre à rêves s’était petit à petit vidé, pour nourrir tous les espoirs que je m’étais fixé.

Certains avaient abouti sur de belles réalisations, mais beaucoup avaient sombré dans l’impossible.

Il me fallait à nouveau le remplir, et pour moi, il n’y avait qu’un seul endroit où je pourrais aller me servir de cette belle énergie qui dynamise ma vie.

Je connais ce lieu par cœur, il ne me manquait que l’instant  pour y être transportée.

Alors,  j’ai pris ce temps et je me suis laissé emmener.

Là-bas, j’ai reçu des rayons d’arc-en-ciel, j’ai cueilli des mots en fleurs, je me suis baignée dans des océans de coton et en y plongeant j’ai pu ramener des perles de paix, et  enfin, je me suis posée sur des questions, et j’y ai trouvé des réponses.

Ce matin, je suis partie à la chasse aux trésors, et à mon réveil, tout mon être souriait de ces nouvelles richesses.

 

M.H.(Michèle Hardenne).

 

 

Avec l’imagination… 29 mars, 2012

Classé dans : PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 10:17

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Ce n’est pas parce qu’il n’y a rien à voir, qu’il faut fermer les yeux !

Ce n’est pas parce qu’il fait silence, que les bruits ne circulent plus !

Ce n’est pas parce qu’un tonneau est vide, qu’il ne contient rien !

Avec de l’imagination, on peut tout voir, tout entendre et même le rien, sort du néant !

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

L’homme au chapeau 28 mars, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 13:29

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L’homme au chapeau

 

Je le voyais sortir de sa maison, chaque matin, vêtu, été comme hiver, de son imperméable beige, et portant son joli chapeau en feutrine vert.

Cet homme de petite taille, un peu rondouillard, prenait le bus pour se rendre à son travail.

Il était employé dans une administration, et semblait se réjouir de bénéficier bientôt de la retraite.

Mais, il lui restait encore quelques années à prendre régulièrement les transports en commun.

Un jour de neige,  le bus avait eu du retard.

Je le regardais par la fenêtre, se tenant droit près du poteau portant le numéro de la ligne du bus.

La neige tombait en gros flocons,  et l’ayant tout recouvert, il ressemblait davantage à un bonhomme de neige.

Il m’aperçut et d’une main souleva son petit couvre chef.

La tenue de son chapeau sur son crâne dégarni, tenait du miracle.

Au printemps, mon charmant voisin, eut de l’avancement : il était devenu le responsable du bureau et était monté en grade.

Il s’acheta une jolie voiture, et fit également l’acquisition d’un long pardessus et d’un nouveau chapeau au large bord, qui  lui couvrait complètement la tête.

L’ancien qu’il portait me plaisait bien, il arrondissait les contours de son visage et lui donnait une apparence enjouée.

Le nouveau était trop grand ; il posait une ombre sur son visage, et lui tombait sur le nez.

Lorsque, je le vois sortir de chez lui, il ne prend même plus la peine de jeter un regard vers ma fenêtre, et son chapeau doit être si lourd qu’ il n’arrive plus à le soulever pour me saluer.

Les jours passent, les saisons aussi, et l’homme qui sort de la maison d’en face, n’est plus qu’un chapeau sur pattes !

 

M.H(Michèle Hardenne)

 

 

Une main, un sourire 27 mars, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:21

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Une main, un sourire.

 

Le monde est sourd,

Depuis longtemps,

Et ses enfants,

N’ont plus d’amour.

 

Le monde est laid,

A qui la faute,

A tous ces autres,

Qui sont blessés.

 

Le monde se tait,

Il est décu,

Il n’en peut plus,

Il veut la paix.

 

Il peut guérir,

En un matin,

Tends-lui la main,

Et un sourire.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Graine du …26 mars 26 mars, 2012

Classé dans : PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 9:47

 

Graine du ...26 mars dans PENSEE DU JOUR graine13 

 

Si au soleil du printemps,

les fleurs peuvent ouvrir leur coeur,

les oiseaux entonner de mélodieux sifflements,

et la Nature harmoniser le paysage,

 l’Homme pourrait en faire tout autant,

s’il n’avait oublié ,qu’il est lui aussi,

un enfant de la Terre.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

La force de l’esprit. 25 mars, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 10:16

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La force de l’esprit.

L’esprit sera toujours plus fort que le coeur, il est irremplaçable, unique.

Il prend le contrôle du corps, il l’anime ou l’endort.

L’esprit est insatiable, boulimique, et mieux il est nourri, plus il est enclin au partage.

Le coeur est trop fragile à la douleur, il s’abreuve d’émotions, mais il ne peut les dominer, et souvent il s’abandonne, et se laisse aller à pleurer.

L’esprit est le seul à l’apaiser, il suffit qu’il lui fasse part de belles pensées, riches d’espoir pour qu’il se mette à nouveau à chanter.

Si l’esprit venait à se taire, alors le coeur n’aurait plus de raison d’exister.

 

M.H. (Michèle Hardenne).

 

 

Le héron et la salamandre 24 mars, 2012

Classé dans : FABLE — michelehardenne @ 18:57

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Le héron et la salamandre.

 

Un héron bien fatigué, venant du Sud, venait de faire une halte au bord d’un étang.

Il trempa une de ses hautes pattes dans l’eau,  puis y plongea son bec jaune orangé.

Le bassin d’eau n’était plus qu’une mare boueuse.

Il avait été creusé, dans un petit jardin de ville, il y a bien longtemps.

La maison était à vendre, depuis plusieurs années, et une végétation sauvage, avait envahi ce petit endroit, qui avait dû être un paradis.

Des rosiers grimpants, aux tiges brunes recouvertes d’épaisses épines, formaient une barricade sur une baie en arceau, dont le métal était rouillé, et qui devait être l’entrée du jardinet.

Un banc de bois mouluré, aux pieds en fer forgé, était presque totalement habillé de lierre.

D’énormes hortensias, placés de chaque côté du banc, s’étalaient en plongeant leurs vieilles branches vers le pont vermoulu, qui surplombait l’étang.

Les grosses pierres rongées, qui parsemaient, de-ci de-là, le contour  du bassin, étaient à présent couvertes de mousse.

Cet endroit avec ce minuscule lac artificiel avait dû être si romantique !

En témoignent, les topiaires d’ifs et de buis, qui avaient encore des formes animalières.

Le héron immobile, son cou long et grêle dressé, guettait le passage de sa proie.

En ressortant son bec en forme de poignard de la vase, des petites bulles étaient montées à la surface.

Il avait les yeux fixés sur la feuille d’un pontedéria.

La plante occupait une place de choix au milieu des joncs.

Il l’avait vue bouger, il patienta quelques minutes puis, il vit une forme allongée se déplacer vers le bord.

En d’autres temps, le héron l’aurait happée, et s’en serait régalé.

L’idée, instinctivement, lui avait traversé l’esprit, mais il se retint.

L’hôte qui occupait ces lieux,  à la vue de ce grand oiseau, fila se cacher, derrière une pierre.

Seul dépassait un bout de sa queue noire, tachetée de jaune.

Le héron, le regard amusé, allongea son cou, et de son bec la titilla.

La salamandre grimpa sur un rocher pour faire face à son adversaire.

Le héron la trouvant fort à son goût et bien courageuse, ouvrit un large bec, qu’il referma rapidement sur une poignée de sphaigne, qu’il se mit à recracher aussi vite.

La salamandre en voulant se redresser pour l’affronter, glissa de la pierre, et roula jusque dans la mare.

Le héron se mit à donner des coups de becs dans l’eau, mais il ne vit que son image.

L’eau ayant retrouvé sa sérénité, il quitta le jardinet,  se promettant qu’il ne jouerait plus avec sa nourriture !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Amnésie. 23 mars, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:00

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Amnésie 

Eric venait de se réveiller, ses côtes étaient douloureuses et sa jambe droite semblait lui peser des tonnes.

Une femme toute vêtue de blanc, venait d’entrer dans la petite chambre, elle se dirigea vers la fenêtre, leva le store et prit une grande inspiration d’air frais.

« La journée sera splendide, le printemps est vraiment là », dit-elle en lui souriant.

Elle s’approcha d’Eric, l’aida à se redresser en lui glissant un épais oreiller dans le dos, et un autre derrière la nuque.

« J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer, cet après-midi vous pourrez vous doucher », lui lança-t-elle, en lui servant un verre d’eau.

Eric caressait sa jambe plâtrée. Elle le démangeait de plus en plus. Il avait bien essayé de se gratter la cuisse avec une revue qu’il avait enroulée, mais l’interstice était étroit.

Il passa la main sur son crâne duveteux, en s’arrêtant sur la cicatrice qu’il avait sur le front.

Eric était arrivé, en ambulance. Plus d’un mois s’était écoulé depuis son hospitalisation.

Il lui avait fallu plusieurs jours pour se souvenir des circonstances de l’accident.

Nuit après nuit, il se voyait au volant de sa voiture, et puis, il y a eu cette moto. Il l’avait aperçue dans le rétroviseur, elle avait accéléré pour le dépasser, il y avait ce grand virage, et le camion qui venait en face.

Trois jours s’étaient passés, le chirurgien l’avait appelé par son nom. Il avait dû le trouver dans son portefeuille, où il rangeait sa carte d’identité.

Lorsqu’Eric ouvrit les yeux, il avait la tête et le torse couverts de bandage, un plâtre lui immobilisant la jambe jusqu’à la cuisse, ne laissant apparaître que le violet de ses orteils.

La prononciation de son nom, à cet instant, lui parut étrange.

Avec le temps, sa mémoire se reconstruisit, des noms, des endroits, des rires d’enfants, des goûters d’anniversaires, des vacances en bord de mer, une jolie femme qu’il embrassait tendrement, toutes ces images s’animaient à nouveau au rythme de son cœur qui battait de plus en plus fort dans sa poitrine.

Eric revenait à la vie, mais il restait bien seul.

Pendant son séjour à l’hôpital, il n’avait eu que la visite du personnel médical.

Que devenaient tous ces souvenirs, les avaient-ils rêvés ?

Dans le tiroir de la table de nuit se trouvait quelques-unes de ses affaires : une montre, une paire de lunettes, un portefeuille, et un téléphone portable.

Il consulta le répertoire qui ne contenait que quelques noms.

L’hôpital avait dû les appeler, mais personne n’était venu à son chevet.

Eric n’avait rien oublié, si ce n’est d’aimer !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Petit délice 22 mars, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 10:05

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Petit délice

Tandis que j’étire les muscles de mon torse, en tendant les bras vers le plafond, ceux de mon visage en ouvrant une large bouche- tout en aspirant une grande bouffée d’air frais, dans un bâillement à m’en faire plisser les yeux-, je finis mon sommeil en agitant les pieds pour repousser l’énorme couette, qui m’a recouverte pendant cette froide nuit.

La fenêtre est restée ouverte, et le rideau est à peine tiré.

Un rayon de lumière se pose sur mon sourire, mes yeux restent mi-clos, tu es là à me regarder.

Je te dis « bonjour », et je te laisse me caresser.

Il fait frais dans la pièce, mais je sens ton souffle tiédir mon corps dénudé. Tu le promènes de la racine de mes cheveux, à la pointe de mes pieds.

Je tends mes bras vers toi, mes yeux ont encore du mal à s’ouvrir, tu es si éblouissant ce matin, que tu me donnes l’envie de paresser.

Nonchalemment, je me redresse,  puis je pose le pied gauche sur le plancher, sans te quitter du regard.

Maintenant, que je suis réveillée, j’ai envie de partager avec toi une tasse de café, et de trinquer à cette belle journée, où tu vas rayonner.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Il était une fois… 21 mars, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 10:50

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Il était une fois…

 

Les images sont dans ma tête, elles ont besoin de prendre réalité, d’être partagées.

Lorsque mon fils était enfant, j’aimais le mettre au lit.

Assise à ses côtés, je prenais son « doudou », qui devenait par un « il était une fois », un charmant prince au pouvoir magique, un dragon cracheur de fleurs, un épouvantail porteur d’oiseaux, un génie sortant d’une bouilloire, une abeille chercheuse d’or.

Le simple fait de tenir ce morceau de tissu, ô combien de fois serré contre le petit cœur de mon enfant, et les idées fusaient , s’échappaient en de belles aventures.

Ensuite, je le lui rendais, et à sa respiration, à ses yeux clos, je souriais de le voir poursuivre dans son monde d’innocence, une histoire où le bien triompherait toujours du mal !

Mon bébé a grandi, et son monde a perdu de sa douce insouciance.

Alors que le mien, lorsque je ferme les yeux,  et que devant une porte des songes, je dis tout bas « il était une fois », me plonge encore dans l’extraordinaire !

 

M.H.(Michèle Hardenne).

 

 

Les premières fleurs du printemps 20 mars, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 10:10

Les premières fleurs du printemps dans LES 4 SAISONS untitl16

 

 Merci Kathy pour cette image personnalisée.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les premières fleurs du printemps

 

Le soleil frappe les trois premiers rayons.

Les nuages s’écartent avec déférence.

Les oiseaux installés sur les hautes branches, sifflent les premières notes.

Sur une scène verte, elles arrivent, font leur révérence.

Le ballet du printemps, peut commencer !

Les pâquerettes redressent la tête,

La primevère se fait légère,

Le crocus est craquant,

La violette est à la fête,

Le muscari sourit,

L’épervière est fière,

Le pissenlit se réjouit.

Toutes plus belles les unes que les autres, les premières fleurs du printemps, toute corolle déployée, nous invitent à danser !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Parfum de femme 19 mars, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 10:56

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Parfum de femme

Les beaux jours avec sa lumière, sa douce chaleur, nous donnent des envies de légéreté.

Adieu, soupe épaisse et garbure, viande mijotée, pot-au-feu et potée, et vive la laitue et légumes au goût du soleil si riches en vitamines, garantissant une belle ligne et une bonne mine !

Et puis, il y a toutes ses jolies tenues, aux matières délicates, transparentes, colorées, mettant en valeur les courbes généreuses et laissant la lumière se poser sur les plus belles parties de notre corps, et offrant à notre peau de si belles couleurs satinées.

L’esprit aussi se plaît à s’envoler, tout est sourire, tout est beauté !

Mais sans toutes les fragrances fleuries, le printemps ne peut en être à son apogée !

 

M.H.(Michèle Hardenne).

 

 

La mémoire des étoiles 18 mars, 2012

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 2:17

La mémoire des étoiles dans POESIES, TEXTES mamoir10

La mémoire des étoiles.

 

Elle revient tous les soirs de marée,

Elle a peur de se faire oublier.

Elle fait scintiller les sables fins,

Du crépuscule au petit matin.

Elle est belle à voir dans une eau calme,

Et laisse aux flots tout leur charme.

Timide lumière aux reflets d’or,

Tu veilles sur ce monde qui dort.

Tu guides le marin solitaire,

Lui rendant confiance sur la mer.

Pour chaque Homme, tu veilles dans la nuit,

Apaisant son cœur, comme un ami.

Il te confie tant de ses secrets,

Sachant que dans ton ciel si discret,

Ils seront à jamais conservés,

Dans ta mémoire, pour l’éternité.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

La foire à fouille ! 17 mars, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 10:33

La foire à fouille ! dans MOMENT DE VIE brocan10

La foire à fouille !

Le printemps est de retour !

Il n’y a pas que les hirondelles pour nous l’annoncer.

Certes, les amoureux des chants d’oiseaux, et les jardiniers, sont attentifs à ce changement de saison, mais il y a aussi les chineurs.

Les premières brocantes s’installent dans le calendrier des week-ends.

Ces foires à fouille sont de véritables chasses aux trésors, pour ceux qui savent, reconnaître la valeur du rare souvent liée à des objets antiques, façonnés par des  anonymes, mais témoignant d’une vraie richesse artistique.

Quand je passe devant les étals, je pense aux perles que j’ai peut-être, aussi, dans la cave et le grenier : livres, dvd, jouets, chaussures et vêtements, cadres moulurés, appliques murales, lustres, petits meubles bancroches, robinets d’évier, vis et boulons, morceaux de tuyauterie sanitaire….

J’aime l’ambiance de ces « souks », d’où je ramène toujours un objet, pas forcément utile, ni même décoratif, mais pour lequel, j’ai eu un « coup de coeur ».

Je vais passer des heures à le nettoyer et à le restaurer, pour lui redonner des couleurs.

Je  lui trouverais une place de choix dans le salon, et puis il ira dans la chambre, et finira par rejoindre ceux qui sont au dernier étage de la maison.

Un jour de printemps, peut-être me déciderais-je à leur faire prendre l’air, et à vous les présenter dans leurs habits du passé !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Une graine du …16 mars 16 mars, 2012

Classé dans : PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 12:12

Une graine du ...16 mars dans PENSEE DU JOUR graine13Un premier jour de printemps, des idées « soleil » plein la tête, des envies de sortir du gris et d’attraper les couleurs du temps.

Prendre du jaune et de l’azur, et l’étaler en un vert tendre sur le béton et les murs des immeubles.

Une premier jour de printemps, et l’on se sent emporter par le vent de la création et du renouveau.

 M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Un réveil matinal 15 mars, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 8:32

 

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Un réveil matinal

  

D’habitude, c’est le réveil qui en lançant son « bip bip » strident met fin à mon sommeil.

Mais ce matin, il s’est tu.

Il est vrai qu’il n’est plus très jeune, que ses chiffres numériques ont perdu un peu de leurs éclats, que son habit de plastique argenté est terni,  et que les énormes boutons lui garnissant le ventre ont pris la fâcheuse habitude de rester dans la main dès qu’on les caresse.

Depuis quelques jours, sa voix était éraillée,  il se mettait à cracher et à toussoter.

Hier soir, en appuyant sur son front, pour mettre fin à la musique qui s’échappait de ses ouïes , j’avais senti qu’il avait de la fièvre.

Il s’est endormi avant moi, je me suis levée avant lui.

J’ai beau siffler, le retourner, « Bidule » reste muet.

J’aime donner un nom aux choses qui partagent quotidiennement ma vie, et il en a fait partie.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Un jour, on se retrouvera 14 mars, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:10

Un jour, on se retrouvera dans MOMENT DE VIE rose_n10

Un jour, on se retrouvera

 

Les valises, après un énième inventaire de leur contenu , avaient été chargées dans le coffre de la voiture.

Pendant le trajet de la maison à l’école, Maman, en conduisant, n’arrêtait pas de me parler, j’étais encore si fatiguée.

 -         Dans le plus petit des sacs, je t’ai mis des biscuits, des bonbons, des mouchoirs en papier, et tu trouveras de l’argent dans la bourse, et puis  fais attention de ne pas perdre ta carte d’identité. Papa a rechargé ton portable, nous comptons sur toi, pour que tu nous fasses parvenir au moins un message par jour.

La voiture venait de se garer devant l’école, il faisait à peine jour.

Le car était là, et mes copines s’y étaient déjà installées, ainsi que la plupart de mes camarades de classe.

Maman sortit la lourde valise et la confia au chauffeur.

 -         Arrête Maman, tu m’étouffes, je ne suis plus un bébé !

-         Je sais ma chérie, mais tu vas nous manquer ! Sois prudente et surtout couvre-toi, la neige est peut-être jolie, mais elle est froide. !         

Maman me serrait si fort dans ses bras, me couvrant de baisers, me rappelant ses dernières recommandations.

Lorsqu’elle me libéra de son étreinte, je regardais ses yeux humides.

 Je suis entrée dans le car,  une amie m’avait réservé un siège près de la fenêtre.

 Après avoir enlevé mon épais manteau,  je me suis appuyée contre la vitre et j’y ai posé ma main pour rassurer Maman.

D’une main, elle s’essuyait les joues, tandis que l’autre s’agitait dans l’air frais de ce matin de fin d’hiver.

 Le car a démarré, j’ai vu Maman pleurer, sourire  tout en m’envoyant un baiser.

 Papa, Maman, je suis partie en emportant dans mes bagages tant de votre amour. Un jour, on se retrouvera,  et c’est moi qui vous serrerai dans mes bras.

 

 M.H.(Michèle Hardenne)

 

Une pensée pour toutes les familles belges et hollandaises, qui en ce 14 mars 2012,  pleurent la disparition d’un être cher dans l’accident du car scolaire à Sierre dans le Valais Suisse.

 

 

La foire 13 mars, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 13:53

La foire dans MOMENT DE VIE galopa10

La foire

 

Qu’elle  soit attractive ou commerciale, elle donne lieu à des fêtes et réjouissances.

On lui donne souvent, lorsqu’il s’agit de faire connaître et de vendre des produits innovants, le nom de « salon », où tout s’expose : de la voiture, aux fonds de greniers, des livres neufs et récents, des meubles, …

Tout s’étale, tout se vend !

Il en est, qui sont saisonnières, comme celle de la ménagère, qui débute au printemps et enchante les fées du logis.

Et puis, il y a celles, où la marchandise s’agite, ne peut rester en place, donnant lieu à une remise d’une médaille pour l’exposant ou l’exposé.

Il y a aussi ces expositions réservées à une clientèle avertie, où les enfants ne peuvent être admis.

Il y en a pour les amoureux, les futurs parents, et pour ceux qui pensent à leur départ dans un autre pays, dans une autre vie.

Mais, dans ces salles, où la curiosité fait déplacer la foule, où les bras se chargent de catalogues et publicités en tout genre, l’attraction n’est que commerciale.

On en sort juste avec quelques idées, et peut-être des projets.

Mais, il n’y a qu’une foire qui laisse des souvenirs, des rires, qui donne envie d’y aller pour le plaisir d’être ensemble, petits et grands.

C’est la foire aux carroussels de mon village !

Elle laisse tant d’émotions que pendant des jours, on en parle à la maison, se promettant d’y retourner l’année prochaine.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Un virus invisible 12 mars, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 2:13

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Un virus invisible.

Jean avait pris une douche, enfilé son pyjama, puis s’était glissé sous la couette de son grand lit froid.

Il se recroquevillait, et seule une poignéede cheveux gris,  dépassait des draps.

Il laissait toujours la fenêtre de la chambre ouverte, pour  Mystic, sa chatte qui venait au milieu de la nuit, se blottir contre lui.

C’est elle qui le réveillait, chaque matin, dès sept heures, en jouant avec les mèches cendrées, et en y enfouissant ses griffes.

Jean se mettait à la caresser et les ronronnements mettaient fin aux ronflements.

Il faisait glisser l’édredon en bousculant affectueusement Mystic, il se levait en s’étirant et se rendait à la salle de bains.

Ensuite, il prenait son petit déjeuner en compagnie de son amie à quatre pattes, faisait la vaisselle et allumait l’écran de l’ordinateur, qu’il avait posé sur la table de la salle à manger.

Installé sur une simple chaise, il commençait par ouvrir sa boîte aux lettres virtuelles, qui contenait uniquement des publicités, allait ensuite lire les nouvelles économiques et politiques, puis s’attardait sur des textes en prose et poésie, écrits par des auteurs anomymes, et finissait par faire des recherches sur les sites de demandeurs d’emploi.

Jean, depuis un mois, n’avait pas repris son travail.

Un lundi de décembre, il s’était levé et s’était rendu au bureau.

Sa journée avait commencé comme les autres. Il avait accroché son manteau à la patère fixée sur la porte, avait glissé dans un tiroir son déjeuner, et s’était installé devant une pile de dossiers, qu’il devait complèter pour la fin de la semaine.

A la mi-journée, il n’avait encore ouvert aucun des petits classeurs. Il s’était avachi sur son bureau de métal, la tête enfouie dans ses bras croisés, et dormait.

C’est un de ses collègues qui l’avait remarqué en venant prendre de ses nouvelles.

Jean s’était réveillé , il avait le visage rougi et son front était perlé de sueur.

Une épidemie de rhume sévissait dans l’établissement, il fut autorisé à rentrer chez lui.

Une semaine passa, Jean n’avait pas, ou que très peu quitté son lit. Il se levait pour Mystic, prenait un petit déjeuner, puis retournait se coucher.

Les volets restaient clos, seule une étroite ouverture permettait à la chatte de sortir.

Le week-end se termina, et le lendemain, Jean,  téléphona au médecin. Il se sentait si fatigué, qu’il ne pouvait reprendre son travail.

Le médecin l’ausculta et lui remit une prescription pour effectuer des analyses sanguines, tout en prolongeant son congé d’une semaine.

Rien, dans la visite du médecin, ne décelait de troubles pathologiques.

Les analyses effectuées, ne justifiaient pas davantage l’état d’isolement, dans lequel Jean plongeait un peu plus chaque jour.

Le généraliste le mit en contact avec un  psychologue, et prolongea de deux semaines le congé maladie.

Jean se rendit à la consultation.

Il avait maigri, ne s’était plus rasé, et lui qui avait pour ses quarante-cinq ans, une allure sportive, ce matin-là, semblait porter toute la tristesse du monde sur ses épaules.

Quand il sortit du cabinet, il prit une grande respiration, ferma les yeux et hocha la tête.

Jean était contaminé par un virus malveillant, à son insu, qui s’est transmis par de longues journées sans répit, s’implantant  au centre de ses pensées, les parasitant, et développant de l’amertume.

Il ne se sentait pas plus animé d’une joie de vivre, mais un diagnostic avait été posé, et sa maladie portait un nom : le « burn out ».

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

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