MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
  • Accueil
  • > Archives pour le Lundi 23 avril 2012

Le voyageur 23 avril, 2012

Classé dans : CONTE — michelehardenne @ 10:06

 

 

Le voyageur dans CONTE boisle11

Le voyageur

 

Accroché à un morceau de bois mort, il regardait la mer et rêvait à nouveau de partir en voyage.

Il avait aimé vivre de belles aventures dans le château de sable, qu’un petit garçon avait construit pour lui.

C’était le mois dernier.

Le petit homme et sa famille étaient venus passer quelques jours au bord de mer.

Il faisait froid, et la plage était déserte.

Le garçonnet se dépêchait de finir son repas de midi, pour se rendre à quelques mètres d’un sable mouillé par les vagues qui venaient y mourir.

Il n’avait qu’une petite pelle et un minuscule seau pour créer son univers de jeu.

Le gamin l’avait découvert enseveli sous un coquillage,  il avait été le plonger dans l’eau salée et l’avait fièrement montré à ses parents.

Le petit personnage de plastique ressemblait tellement à celui qu’il avait laissé à la maison. Il l’avait reçu dans une boîte de céréales.

Il était presque identique, si ce n’est qu’il lui manquait une main et que son costume avait perdu de ses couleurs vives.

Mais pour le garçon, ce compagnon de jeux était particulier.

Le dernier jour de vacances, une pluie verglaçante s’était mise à tomber. Les jeux de la plage n’auraient pas lieu, à peine aurait-il le temps de faire une ultime promenade sur la plage.

Il enfila ses bottes de caoutchouc, ferma son ciré jaune et protégea sa tête blonde en portant le capuchon.

La main dans une poche, il tenait fermement le jouet, lorsqu’il aperçut dans le sable un vieux morceau de bois, rongé par les eaux et vents marins.

Il regarda l’océan, puis attacha avec un élastique le petit corps en plastique sur le rondin, et le lança en souhaitant à cet ami extraordinaire de faire un beau voyage.

Je riais de voir mon chien courir après les goélands, et plonger dans une eau encore fraîche pour la saison.

La mer était calme, le ciel azuré,  et il était si bon de pouvoir enfin profiter de ces quelques jours au bord de mer.

Lorsque mon chien me rejoignit, il tenait fièrement dans la gueule,  un bois sur lequel un petit personnage en plastique souriait.

Je pris le bonhomme et le mis dans une poche,  tandis que le chien se remit à courir dans le sable.

 

 

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 
 

Il y a penser et pensées ... |
mademoisellec |
carnet de notes |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Je suis un "écrit-rien"
| Publications Patrice Gros-S...
| Litteratures Negro Africain...