MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Dans tes yeux 31 mai, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:33

Dans tes yeux dans MOMENT DE VIE images74

Dans tes yeux

 

Quand tu les poses sur moi,

J’imagine des îles aux trésors,

Des oiseaux blancs, des sables d’or,

Dans tes yeux, je nous vois.

 

Je nous vois dans leurs éclats,

Nous aimer dans un champ de blé,

Regarder le soleil se coucher,

Et attendre que les étoiles soient là.

 

Les étoiles nous regardent briller,

Ensemble main dans la main,

Et ce n’est qu’au petit matin,

Que nos yeux peuvent se fermer.

 

Ils se ferment sur notre bonheur,

Que je range dans un coffre au trésor,

Où nos secrets dorment encore,

Bercés par le chant de ton cœur.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

La commère 30 mai, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 0:20

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La commère.

 

Elle est là à sa fenêtre, juste derrière,

Et profite des courants d’air.

Pour connaître des nouvelles, la dernière,

Rien ne vaut une bonne commère !

 

Si vous la croisez au marché,

Placez-vous donc du bon côté,

Et si vous l’avez apprivoisée,

Elle se mettra, alors, à jaser.

 

Une commère aime papoter.

Si la rumeur n’est pas fondée,

Son imagination va déborder,

Pour le plaisir de se gausser.

 

Elle adore les histoires d’amour,

Celles des maris trompés,

Elle connaît ceux de son quartier,

Et vous les racontera un jour.

 

Sous ses belles manières,

Elle veut être votre amie,

Et, en lui confiant vos misères,

La commère, alors, s’en réjouit !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Le clown triste 29 mai, 2012

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 8:03

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Le clown triste

 

Dans son bel habit de satin blanc, bien trop grand

Il semble désarticulé, comme un pantin.

Il laisse ses pieds se balancer dans le vent,

Et cache son visage fardé dans ses mains.

 

Il n’arrive plus à faire rire les enfants,

Et ce n’est pas faute d’avoir tout essayé.

Mais, ce monde les fait grandir rapidement,

Qu’ils ne prennent même plus le temps de rêver.

 

Assis au bord d’un gros nuage, un clown pleure,

Et ses larmes deviennent des perles de pluie,

Qui tombent dans une bien triste mélodie.

 

Mais le ciel pourrait à nouveau être si bleu,

Et puis, le clown en serait tellement heureux,

Si ce monde appartenait un peu aux rêveurs.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Et si tout simplement 28 mai, 2012

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 13:23

Et si tout simplement dans POESIES, TEXTES images72

Et si tout simplement

 

Tu ne bouges plus de ce fauteuil,

Tu laisses le courrier sur ton seuil,

Tes factures ouvertes s’entassent,

Devant toi, sur la table basse.

Tu n’as même plus le téléphone,

Tu ne peux contacter personne.

Ta télévision,aussi, est naze,

Et même la cuisinière au gaz,

Restera sans flamme ce matin,

Te laissant seul avec ton chagrin.

 

Elle s’est envolée vers le soleil,

Emportant ses rêves avec elle,

Elle voulait une vie de sourires,

Et toi, tu ne voulais pas partir.

Ton travail avait tant d’importance,

Qu’elle souffrait de tes absences,

Elle t’attendait le jour et la nuit,

Et de tes silences est né l’ennui.

Elle rêvait d’une autre vie, ailleurs,

D’un amour à deux et du bonheur.

 

Mais, tes yeux n’ont pas vu sa lumière,

Occupé par le monde des affaires.

Tu courais tant après l’argent,

Que pour elle, tu n’avais plus de temps.

Maintenant tu es seul et tu pleures,

Tu as mal à la tête et au cœur,

Les choses remplissent ton espace,

Mais aucune ne la remplace.

Et, si tu essayais simplement,

D’être heureux et, dès à présent,

D’ouvrir les yeux vers le soleil,

Et de revenir à l’essentiel.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Et si la vie n’était que du temps ! 27 mai, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 12:23

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Et si la vie n’était que du temps !

Parce que certains pensent que leur vie est comme :

 un puzzle dont les pièces sont mélangées,

un jeu de carte retourné,

un sac de noeuds bien emmêlés,

un puits sans fond,

une chaussure sans semelle,

une veste sans poche,

une soupe sans viande ni légumes,

une fleur sans pétales,

un papillon sans ailes,

une grand-voile sans vent,

une voiture sans moteur,

une valise sans poignée,

un caleçon sans élastique,

une radio sans son,

Et si la vie ce n’était que du temps !

Le temps de construire un puzzle,

de retourner une à une les cartes d’un jeu,

de trouver le bon bout de fils enlacés,

d’aller au plus profond des choses,

de marcher vers l’inconnu,

de ne pas enfouir tant de secrets,

de se nourrir de l’essentiel,

de paraître tel que l’on est,

de pouvoir aussi s’élever,

de suivre ses instincts,

de trouver sa propre énergie,

d’être là, pour recevoir et donner,

sans étouffer, sans imposer,

Juste écouter,

….

Et si la vie, ce n’était que du temps,

celui de vivre, pour exister,

et de poursuivre celle du temps,

qui ne s’arrête…jamais !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

 

 

 

Une lueur d’espoir 26 mai, 2012

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:37

Une lueur d'espoir dans POESIES, TEXTES flamme10

Une lueur d’espoir

 

Je la cherche toujours, dans le secret des mots,

Cette faible lueur, une petite flamme.

Plus de cris ni d’insultes, plus de bleus ni de maux,

Juste un peu de baume, pour apaiser mon âme.

 

Je la sens dans mon cœur, elle me brûle le sang,

Cette petite flamme, une faible lueur.

Elle n’attend plus que toi, elle brille si faiblement,

Mais elle porte l’espoir, d’un avenir meilleur.

 

Elle attend ton regard, qu’il se pose sur moi,

Cette petite lueur, cette faible flamme,

Ne peux vivre sans toi, j’en aurai trop d’émoi,

Si tu ne me vois plus, elle finira en larmes.

 

Une lueur d’espoir, est comme un feu de joie,

Elle est une flamme, qui apporte la vie,

Elle est en toi aussi, juste au bout de tes doigts,

Alors partageons-la, enflammons nos envies.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Portée par le vent 25 mai, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 8:25

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Portée par le vent

Je suis là, couchée sur ce banc,
Et j’écoute le merle siffleur,
Je me laisse emportée par son chant,
Et je quitte ce monde en douceur.

Je suis une feuille de papier blanc,
Qui se laisse portée par le vent.

Un peu froissée, un peu pliée,
J’aurais aimé recevoir ses mots,
Mais quand ses larmes ont coulé,
Il n’a pas pu prendre son stylo.

Je suis une feuille de papier blanc,
Qui se laisse portée par le vent.

Il aurait voulu y coucher sa tendresse,
Quand ses mains se sont mises à trembler,
Se rappelant toutes les caresses,
Que cette nuit, ils avaient partagées.

Je suis une feuille de papier blanc,
Qui se laisse portée par le vent.

Quand les mots d’amours sont vivants,
Dans le coeur de ceux qui sont amants,
Alors, pourquoi se les écrire,
Quand, il suffit de se les dire !

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Le coquelicot et la pâquerette 24 mai, 2012

Classé dans : CONTE,LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 11:45

Le coquelicot et la pâquerette dans CONTE coquel10

Le coquelicot et la pâquerette.

Cette petite plante poussant dans la pelouse, aux bords des chemins et dans les prés, fait son apparition à la période de Pâques, et porte le joli nom de pâquerette.

Elle s’ouvre le jour pour s’épanouir au soleil, et elle se ferme lorsque le temps est à la pluie, et la nuit pour protéger son cœur d’or, des rayons de lune un peu indiscrets.

Elle se laisse cueillir pour former des petits bouquets à offrir, ou tresser en couronne dans de jeunes chevelures.

Aux printemps des premières amours, elle se laisse parfois effeuiller par des « je t’aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, …pas du tout ».

Dans le gazon, elle est souvent mal aimée, alors que pour les insectes, elle est d’une grande nécessité.

Mais dans les prés, et les jardins, il y a aussi des coquelicots, d’apparence si fragiles avec leur tige fine et velue, et leurs quatres pétales un peu froissés aussi doux que de la soie et d’un rouge particulier.

Cette fleur est la favorite des peintres, et surtout des impressionnistes, mais elle inspire également les poètes.

J’aime les prendre en photo.

Dans le jardin, munie de mon appareil, j’avais remarqué un joli coquelicot au milieu de quelques pâquerettes. Une tache rouge sur un tapis blanc.

Dans l’objectif, en zoomant sur la petite marguerite, je fus surprise de voir qu’elle était fermée, alors que ses sœurs s’ouvraient aux éclats du soleil.

A quelques centimètres d’elle, un coquelicot se penchait, lui faisant de l’ombre.

« Tu vois, je te l’avais bien dit, dès que je suis présent dans un jardin, on ne voit plus que moi. Regarde-toi, tu as l’air chétive, tu aurais pu au moins lui faire un sourire ! Et puis, tiens-toi droite, tu es au ras du gazon, et tu n’as aucune allure ! », lui dit fièrement le coquelicot en la narguant.

La pâquerette s’était refermée pour ne plus entendre son encombrant voisin. Elle savait qu’elle ne pouvait rivaliser avec ses couleurs. Mais, en son for intérieur, elle souriait, car elle avait remarqué combien il se fânait rapidement, et que c’était sans doute la raison qui poussait les artistes à s’en inspirer. Tandis qu’elle, elle pouvait profiter de tout l’été.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Terre mouillée 23 mai, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 9:34

Terre mouillée dans LES 4 SAISONS terre_10

Terre mouillée

La Terre transpire, elle crache, vomit.

Viciée, intoxiquée, souillée, empoisonnée, elle est infectée et sa fièvre ne fait que de monter.

Elle gémit, dans notre indifférence.

Comme une bouteille dans une mer cosmique, elle erre, avec en son sein l’espoir d’une guérison.

La terre pleure, et dans ses larmes, pourtant, il y a encore la Vie !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

L’oeuvre d’une vie 22 mai, 2012

Classé dans : MES ANIMAUX DE COMPAGNIE — michelehardenne @ 9:15

 

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L’œuvre d’une vie

Un peu de noir, un peu de blanc,

Pour une robe couleur argent,

Un peu de bleu aussi,

 Et voici l’œuvre d’une vie.

Ronronnements du matin,

En attente d’un câlin,

Juste quelques caresses,

Pour un moment de tendresse.

Le tenir près de soi, au creux de son cou,

Puis, le regarder et lui faire un bisou.

Sa maman n’est pas très loin,

Elle sait que je ne lui veux que du bien,

Alors, elle me laisse le prendre,

Et guette tous mes gestes tendres.

Un peu de noir, un peu de blanc,

Beaucoup d’amour dans ces instants,

Elle peut être fière de son petit,

Il est l’œuvre de sa vie.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Entre les deux, elle attend 20 mai, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 21:44

Entre les deux, elle attend dans LES 4 SAISONS p1190411

Entre les deux, elle attend

 

Elle est née au sommet du pin, et elle a grandi en profitant, tant du soleil de midi, que de l’air marin.

Elle s’est endormie au chant du martinet noir, bercée par le Grégau, un vent humide venant de l’est, et laissait le Ponent la sécher et la réchauffer. Lebech, la parfume encore aux senteurs d’Espagne, mais celui qu’elle préfère, parce qu’il l’a vu naître et qu’il est si souvent auprès d’elle, est le Cers.

Ce vent du Nord Ouest, n’est ni le Mistral, ni la Tramontane, il est l’âme du Languedoc.

Un matin, il s’est mis à souffler si fort, qu’elle s’est détachée de sa branche mère. Son heure devait être venue, elle n’était plus qu’une vieille pomme, qui devait céder sa place aux plus jeunes.

Elle glissa et se trouva coincée entre deux branches.

Les nuits et les jours défilèrent. Le Cers la frôlait, et elle s’en délectait.

Entre les deux branches, son cœur de pomme balance, en attendant que lors d’un prochain souffle, plus puissant, il l’emporte, et qu’enfin elle connaisse l’océan.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Les papillons de nylon 19 mai, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 22:20

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Les papillons de nylon

 

Ils aiment s’envoler quand la mer est rageuse, et qu’elle se dispute avec le vent.

Dans un ciel plombé, ils se font légers et cabriolent joyeusement dans les courants  d’air, se posant de temps à autre sur une fleur d’écume.

Tous bariolés, ils paradent sur l’océan, se moquant bien qu’il les attrape.

Il leur arrive aussi, de revenir sur le sable mouillé et d’y piquer du nez.

Les goélands se cachent, et assistent en silence au ballet des papillons de nylon qui se plaisent à venir apaiser les flots houleux, en les caressant doucement de leurs ailes en plastique.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Accrochée à un rocher 18 mai, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:20

Accrochée à un rocher dans MOMENT DE VIE p1190210

Accrochée à un rocher

 

Comme une huître accrochée à ce rocher,

Je me laisse caresser par le vent salé.

Le soleil se reflète sur ma nacre irisée,

Et jour après jour, je me fais oublier.

Je disparais, me confonds avec la pierre,

Je ne fais plus qu’un avec cette matière.

L’océan m’a rejetée sur cette plage,

Mettant fin à un beau voyage.

Les oiseaux ont vidé ma substance,

Ne me laissant que cette apparence.

Comme une huître figée sur ce rocher,

Je pleure les perles de mon âme abîmée.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Mélange étrange 17 mai, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 8:12

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Mélange étrange

Un peu de bleu,

Tu es heureux,

Un peu de rose,

Tu prends la pose.

Palette étrange,

Tout se mélange,

Ciel et terre,

Vent et mer,

Air iodé,

Fleurs sucrées.

Papillons blancs,

Tu prends ton temps,

Moi, sur un banc,

J’en fais autant.

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Le « Rascatatge » 16 mai, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:12

Le

Le « Rascatatge »

 

Je marche sur cette plage au sable fin.

La mer est calme, les vagues en abandonnant leurs embruns viennent mourir à mes pieds, en laissant s’échapper leur dernier soupir.

Les goélands chantent en planant dans un ciel azuré sans nuage, le vent ne les chatouille pas.

Je les regarde dans toute leur grâce, tournoyer au-dessus d’une masse sombre et informe.

Le soleil se reflétant sur l’océan, est éblouissant.

Mes pas me dirigent vers une jeune dune. De-ci et de-là, poussent de la Renouée maritime, de la Soude brûlée, et aussi de la Roquette de mer et de l’Euphorbe péplis.

La Nature se réveille en ce mois de mai, et les grands oiseaux, plus nombreux, se taisent et semblent m’épier.

J’arrive à la limite entre la terre et la mer. Le spectacle est ahurissant !

 Des troncs d’arbres blanchis par le sel marin s’entrecroisent, et des morceaux d’épaves jonchent le sol.

Je marche sur un sable durci et nacré, irisé de coquillages désertés de vie, qui craquent sous les semelles de mes
chaussures.

Un goéland, posé sur un morceau de métal rouillé, ne s’inquiète pas de ma présence, et essaye d’avaler un morceau de plastique.

Ici, je suis devant un cimetière, celui de la mer !

Elle rejette ce qu’elle n’a pas pu digérer et qu’elle a recraché.

Les gens du pays, l’appelle le « Rascatatge », une laisse de mer où se poursuit la vie.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Dans les pas du vent 15 mai, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 8:42

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Dans les pas du vent

 

Je marche dans les pas du vent,

Laissant une trace mouillée,

Sur un sable qu’il a effleuré.

 

Ici, je peux oublier le temps,

Au gré du va-et-vient des marées,

La mer s’amuse à le bercer.

 

Quitter la ville et ses gens,

Pour pouvoir me retrouver,

Et me reconstruire en entier.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Mes plus belles nuits 14 mai, 2012

Classé dans : CHANSONS — michelehardenne @ 13:52

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Mes plus belles nuits, elles sont pour nous

 

Je te retrouve dans mes rêves,

Je t’embrasse du bout des lèvres,

Et mes mains, se posent sur tes joues,

Doux regard, couleur de miel,

M’entraînant loin dans le ciel,

Corps de femme, mon esprit devient fou,

Dans ce monde imaginaire,

Je suis entre ciel et terre,

Et tous mes gestes restent flous,

Tandis que tes bras m’enlacent,

Je ne peux rester de glace,

Mes plus belles nuits, elles sont pour nous.

 

Dans mes rêves, je voyage,

Je me couche sur les nuages,

Je me laisse emporter par le vent,

Je découvre des merveilles,

Et j’approche le soleil,

Qui me réchauffe tout doucement,

Puis, j’emporte ses rayons d’or,

Que je dépose sur mon corps,

Pour notre plus beau rendez-vous

Je scintille comme un ange,

Et en chantant nos louanges,

Mes plus belles nuits, elles sont pour nous.

 

Dans mes nuits toutes bleues,

J’étais un oiseau,

Dans un ciel si bleu,

Je volais plus haut,

Je quittais la terre,

Pour aller vers toi,

Vers cette lumière,

Qui brillait là-bas.

 

Tu vivais sur une étoile,

Et j’ai dressé la grand-voile,

Qui emportait mon radeau,

Dans le vent de ton sourire

Oui, je me laissais séduire,

Je savais que j’allais vers le beau,

Pour que mon rêve se poursuive,

Et que mes amours s’ensuivent,

Je n’emmènerais rien du tout,

Je pars vers un doux rivage,

Et quand je vois ton visage,

Mes plus belles nuits, elles sont pour nous.

 

Sous une couette de fleurs sauvages,

Me cachant les soirs d’orage,

Je cherche à être plus près de toi,

Je te retrouve sous un saule,

Et ma tête sur ton épaule,

J’écoute ton cœur battant de joie,

Le parfum des fleurs rebelles,

Me rendant bien plus sensuelle,

Je m’abandonne dans tes bras,

Et laisse tes mains habiles,

Caresser mon corps fragile,

Mes plus belles nuits, elles sont pour nous.

 

Durant nos nuits d’amour,

On est pareil à l’eau

Celle d’un ruisseau,

Qui coule sous les ponts,

Et jusqu’au petit jour,

Nos corps en fusion,

Vivent la passion,

Tant nous nous aimons.

 

Quand tu viens à ma rencontre,

En te mélangeant aux ombres,

Dans la nuit, au clair de Lune,

Et c’est au pays des songes,

Où sont bannis les mensonges,

Que mes doigts touchent tes mèches brunes,

Et à la fin de mon rêve,

Un doux baiser sur tes lèvres,

Je regarde se lever le jour,

J’attends que le soleil se couche,

Et ton prénom sur ma bouche,

Je t’appelle et j’attends ton amour,

Et à la fin de mon rêve,

Un sourire sur mes lèvres,

Mes plus belles nuits, elles sont pour nous.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Une graine du …12 mai

Classé dans : PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 13:36

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Il y a ces mots qui se disent avec le coeur, les yeux, la main,

et qui n’ont nul besoin d’être prononcés,

alors soyons généreux de les offrir, tant que l’on peut.

 

Et, s’ils ne sont pas compris, alors tant pis !

 

Il y aura, toujours des Hommes sans cœur, fermant les yeux, serrant le poing et qui resteront sourds !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Non à l’homophobie ! 11 mai, 2012

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 8:07

(Extrait d’Iris Blanche )

CONFESSION.

 

Il était presque vingt heures, lorsqu’elle coupa le moteur de sa Toyota.

La vitre du salon laissait filtrer la douce lumière de son intérieur. Elle introduit la clé dans la serrure et entra.

Elle déposa son sac de sport, son sac à main et un grand carton dans le hall d’entrée.

Elle jeta un rapide coup d’œil vers le salon.

La table de la salle à manger avait été dressée et de petites bougies étaient disposées sur tous les meubles.

Une bouteille de champagne trempait dans un seau à glace, des serviettes en tissus avaient été pliées sur les assiettes.

Une bonne odeur émergeait de la cuisine.

Marc préparait des roulades de saumon.

Elle s’approcha de lui, le serra à la taille et lui déposa un baiser sur l’épaule.

Il se retourna la prit sans ses bras et en silence l’embrassa longuement.

—    Tu m’as manqué mon amour.

—    Iris, cette soirée est très importante pour nous, j’ai des choses à te dire.

Le ton sérieux dans la voix de Marc, la fit pâlir.

Il l’emmena dans le salon en la tenant par les deux mains et l’invita à s’asseoir dans le canapé.

Il se leva, ouvrit la bouteille de champagne et en remplit les coupes.

—    Que fête-t-on ?

—    Toi et l’amour que j’ai pour toi !

Il alla choisir un CD et l’inséra dans le lecteur.

Il lui avait composé une compile de morceaux de guitare classique et de piano, la musique qu’elle préférait et l’invita à danser.

Elle se laissa entraîner, se blottit contre lui et se laissa embrasser.

Son baiser était doux et fiévreux.

Il lui proposa de passer à table, apporta les entrées, suivi du menu spécial “fête” qu’il avait passé l’après-midi à préparer et remplit les verres de vins de premiers crus en accord parfait avec son menu.

Marc était tendre et sensuel, elle se laissait emporter par ses attentions.

Chaque fois qu’elle voulait lui parler, il s’approchait de ses lèvres et elle succombait à son charme.

Il l’emmena dans leur chambre, des bougies scintillaient de mille feux ; des petits photophores en recouvraient tout le mobilier.

Ils firent l’amour passionnément, jamais elle n’avait connu Marc aussi charnel et sensuel.

Il la prenait avec plus de vigueur qu’elle ne lui avait jamais connu, ses coups de reins étaient forts, elle en ressentait de la douleur et du plaisir. Leurs ébats se poursuivirent une grande partie de la nuit. Éreintée, elle se blottit dans ses bras.

—    Marc, que t’arrive-t-il ?

—    Je voulais que tu saches que tu es la femme la plus adorable qu’un homme puisse souhaiter, que j’aurais voulu pouvoir te donner plus d’amour, tu le mérites… tu mérites d’être aimée pour toi et toi seule, j’aurais voulu faire ton bonheur et te rendre heureuse.

—    Marc, tu me rends heureuse, je t’aime et tu es mon unique amour…

—    J’aurais voulu être différent, je te jure que j’ai essayé.

—    Je ne comprends rien à ce que tu me dis. C’est cette fille, Carole ?

—    Oui et non !

Iris se redressa dans le lit, des larmes aux coins des yeux. Marc du bout des doigts récupéra une larme qui coulait le long de sa joue.

—    Carole me fait chanter… Elle nous fait chanter.

—    Du chantage et qui “nous” et pourquoi “nous” ?

—    Elle sait qu’Alain et moi sommes amants !

—    Vous êtes amants, tu es homosexuel…Marc, depuis combien de temps cela dure-t-il ?

—    Nous nous aimons depuis plus de vingt ans.

—    Mais, Alain est marié, il a des enfants…

Marc se mit à sourire.

—    Ce n’est pas incompatible d’être homosexuel et de fonder une famille.

—    Jeanne était au courant ?

—    Non, si Alain ne s’était pas fait prendre avec sa voisine, ils seraient toujours ensemble. Elle savait qu’il délogeait, elle n’a pas accepté que cela se passe chez eux.

 

Il la prit dans ses bras, elle se blottit contre lui, il l’embrassa tendrement sur le front.

—    Si tu l’aimes pourquoi ne vivez-vous pas ensemble ? Les homosexuels peuvent cohabiter légalement.

—    À cause de notre métier, nous avions peur de ne plus être crédibles et de passer pour des pervers. Tout le monde ne réagit pas aussi bien que toi !

—    Comment cela a-t-il commencé ?

—    Alain et moi fréquentions le même lycée. Il est arrivé en cours d’année du dernier cycle. J’avais dix-sept ans et une petite amie. Nous nous sommes retrouvés pendant un congé scolaire dans un camp de vacances, nous partagions la même chambre. Il avait réussi à obtenir une bouteille de vodka et nous l’avons bue lors d’une soirée. La tête me tournait, j’étais prêt à m’évanouir. Il m’a tenu dans ses bras et m’a embrassé. J’ai adoré ce premier baiser, il me procurait plus de plaisir que ceux d’Anna, mon amie de l’époque. Nous nous sommes embrassés longuement et nous avons fait l’amour… Je te choque ?

—    Je ne suis pas juge, mais simple flic !

Elle respirait doucement et avait posé sa main sur le cœur de son compagnon.

—    Après le camp, nous avons continué notre vie où nous l’avions laissée. Lors du bal de fin d’année, j’avais eu mon permis et mes parents m’ont offert une voiture. Anna m’a demandé de la raccompagner, nous avons fait l’amour dans la voiture et j’ai détesté ce moment. C’était la première fois que je couchais avec une fille. Je pensais que le problème venait d’Anna, j’ai eu d’autres copines, mais je n’en avais aucun plaisir. Alain jouait mieux la comédie que moi. Il disait que les filles ne l’impliquaient pas émotionnellement et que le plaisir qu’il en avait était purement sexuel. Moi c’était le contraire, si je n’en avais pas le désir, je n’en avais aucun plaisir. J’avais honte de ma déviance et je ne me l’expliquais pas.

—    Tes parents étaient au courant que tu préférais les garçons ?

—    Pas les garçons, j’étais follement amoureux d’Alain. Mes parents l’acceptaient.

Je l’ai été à la première seconde quand je l’ai rencontré. Son attirance pour moi était partagée. Après le Lycée on se voyait régulièrement, puis nous avons pris un appartement en commun. Nous avons fait l’école de police ensemble, nous voulions tous les deux être à la criminelle. Le soir où nous avons obtenu notre brevet, nous avons fait la tournée des bars. Nous avons atterri dans un night-club et nous nous sommes fait draguer par deux filles, Jeanne et Alice. Au petit matin, chacun a raccompagné une fille. Alice avait déjà beaucoup d’expérience et elle s’est rendu compte qu’elle ne me donnait aucun plaisir. La première nuit que nous avons passée ensemble, elle a mis cet échec sur le compte de la boisson. Alain et Jeanne continuaient à se voir.

—    Tu n’étais pas jaloux ?

—    Alain sauvait les apparences. Et puis, Jeanne lui a annoncé qu’elle était enceinte et il l’a épousée.

—    Elle ne s’est pas rendu compte qu’il… était gay ?

Iris leva la tête et regarda Marc, il lui donna un baiser.

« Non, elle n’aurait pas pu » se répondit-elle.

Marc lui souriait.

—    Quand je t’ai connu, tu sortais avec Alice, elle savait pour toi ?

—    J’ai revu Alice au mariage d’Alain. Nous avons passé la nuit ensemble et elle a compris que je n’étais pas sous l’emprise de la boisson. Son frère vivait avec un de ses collègues de travail. Elle me comprenait, mais elle voulait partager sa vie avec un homme, un vrai. Pour les collègues de travail, nous faisions semblant d’être ensemble. Et puis, Alice t’a repérée.

Elle avait prévu notre séparation aux yeux des autres en douceur. Elle trouvait que cela paraîtrait plus viril si nous nous séparions parce que j’avais une autre femme qu’elle dans ma vie. Elle a organisé notre rencontre, nos rendez-vous, puis elle a rencontré son mari, et est restée pour moi une amie et une confidente.

—    Marc, je suis une femme et cela fait dix ans que nous vivons maritalement, pourquoi n’ai-je pas soupçonné un seul instant que tu ne m’aimais pas ?

—    Tu te trompes Iris, dès que nous avons dansé ensemble j’en ai eu des frissons. Tu me plaisais, je te désirais. Je t’ai adorée la première fois que nous avons fait l’amour, tu ne me demandais rien de plus que ce que je pouvais t’offrir. Je t’aime Iris, n’en doute jamais.

—    Mais ton coeur n’est pas à moi.

—    Je le regrette chérie, j’ai cru que je changerais, et sincèrement au plus profond de mon être je pensais que je guérirais !

—    Mais tu n’es pas malade, Marc.

—    Toi, tu le penses. Mais je suis hors-norme, si le bureau venait à savoir que deux de leurs inspecteurs de la criminelle sont des “folles” je te laisse imaginer l’ambiance du travail.

—    Marc, nous sommes au vingt et unième siècle, il y a des couples lesbiens dans mon équipe, elles font du super bon travail, on se fout se savoir qu’elles broutent du gazon.

—    Je t’adore mon amour, mais les femmes qui vivent en couples sont plus fortes que nous pour affirmer leur choix. Les machos leur trouvent des circonstances atténuantes.

—    Ne m’appelle plus mon amour, Marc, j’ai le cœur qui se fissure.

—    Tu resteras mon unique amour de “femme” dans ma tête. Il n’y a jamais eu que toi et il n’y aura jamais que toi.

—    Et Carole, que vient-elle faire dans ta romance ?

—    Cette pute avait rendez-vous avec un de ses amants dans un motel à la sortie de la ville. Elle a reconnu la voiture d’Alain. Elle a fait croire au gérant de l’hôtel qu’elle était attendue. Cet imbécile a cru qu’on faisait une partie à trois et lui a renseigné notre chambre. La porte n’était pas verrouillée, elle est entrée et nous a surpris au pieu. Elle a sorti son portable et nous a pris en photo. Le temps d’enfiler un jean, elle était partie.

—    Elle vous fait chanter  et combien réclame-t-elle ?

—    Elle nous échange son silence et son portable contre cinquante mille euros.

 

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Le tableau noir 10 mai, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 10:20

Le tableau noir dans MOMENT DE VIE images70

Le tableau noir

 

A la craie de ses souvenirs, il dessine une maison, avec en façade une grande porte et deux fenêtres.

De la cheminée, sort une fumée qui va rejoindre un gros nuage blanc dans un ciel azur.

Le soleil fait un sourire à l’arc-en-ciel , et il envoie ses rayons dans toutes les directions.

Deux oiseaux volent au-dessus d’un pommier chargé de fruits rouges.

Sur le sentier bordé de fleurs, qui mène à la maison, il y a un garçon et une fille. Ils se tiennent par la main, et des petits cœurs papillons, virevoltent tout autour d’eux.

Sur le tableau noir, de ma mémoire, il y a ce rêve d’enfant, identique à ce  dessin, où je me représentais le bonheur.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

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