MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Une graine du …29 juin 29 juin, 2012

Classé dans : PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 18:55

Une graine du ...29 juin dans PENSEE DU JOUR 30893312

Les faux amis sont comme les faux bijoux,

on les porte en toutes circonstances !

Comme ils n’ont pas de valeur,

on n’a pas peur de les perdre !

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Une saison pour danser

Classé dans : FABLE — michelehardenne @ 12:48

 Une saison pour danser dans FABLE cigale10

Une saison pour danser

 

Elle partait dès le matin,

A la recherche de quelques grains,

Qu’elle ramenait chez elle,

Avant le coucher du soleil.

 

Ce jour là, elle rencontra,

Un être étrange qui l’interpella,

Il était couché sur un rocher,

Et semblait bien fatigué.

 

Elle passa à côté de lui,

En essayant de ne pas faire de bruit,

Doucement, sur la pointe des pieds,

Elle ne tenait pas à se faire remarquer.

 

Mais le grain qu’elle transportait,

Etait bien lourd à porter,

De son dos, il glissa,

Et contre le rocher s’écrasa.

 

« Bonjour, l’amie, vous avez tort »

Lui lança t-il d’une voix de ténor,

« Vous ne devriez pas travailler,

En une si belle journée d’été ! ».

 

« Une saison est si vite passée »

Répondit-elle intimidée,

« Mieux vaut être prévoyant,

Que d’être surpris par le mauvais temps ! ».

 

« Mais profitez-donc un peu de la vie,

Et puis, regardez ce soleil qui brille,

Venez donc à mes côtés,

Et laissons-nous aller à rêver ! ».

 

« Mon travail est loin d’être fini,

Et mes rêves, je les fais la nuit ! »,

Répondit-elle un peu gênée,

En ramassant son grain brisé.

 

« La nuit, ma pauvre, mais quelle infortune,

Ignorez-vous que c’est la  fête à la Lune,

Et pour rien au monde, je ne voudrais manquer,

Le bal qui chaque soir y est donné ! ».

 

« Moi, c’est l’hiver que j’aime danser,

Près d’un bon feu de cheminée,

Et j’ai toutes les journées pour apprécier

Le travail que j’ai fait tout l’été ! ».

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Perte de mémoire 28 juin, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 12:11

Perte de mémoire dans MOMENT DE VIE poches10

Perte de mémoire

 

Le soleil s’était levé avant lui, mais qu’importe, aujourd’hui, il pouvait faire une grasse matinée.

Il faisait un métier difficile, travaillait du début de l’après-midi jusqu’à la fin du jour.

Vivant seul, il redoutait le week-end, et les jours fériés, alors il se portait volontaire pour remplacer l’un ou l’autre de ses collègues qui devait s’absenter.

Mais dans le monde du travail, il y a des règles et des horaires à respecter, et puis, il y a ces satanés congés obligatoires.

Depuis quelques temps, il se sentait oppressé, il s’endormait difficilement, avait dû mal à récupérer de ses nuits blanches.

Finalement, les quatre jours de repos que son employeur lui avait proposés seraient les bienvenus.

Il se leva, et pour la première fois depuis bien longtemps, prit son petit-déjeuner en pyjama.

Tout en trempant son pain dans un grand bol de café, il organisa le planning de sa journée.

 Les carreaux et les rideaux avaient besoin d’être lavés, les poussières s’étaient accumulées sur le dessus de son mobilier, les draps du lit devaient être changés, et puis, il y avait le frigo et les armoires qui contenaient plus d’air que de nourriture.

Il prit un papier, un crayon et commenca à dresser une liste de ce qui lui manquait.

Il avait pour habitude de manger à la cantine sur son lieu de travail. Comme il rentrait à la tombée du jour, il n’avait plus besoin de cuisiner, il passait sous la douche et se mettait au lit. 

Au réveil, il déjeunait d’un café et de quelques cigarettes, se connectait sur la toile, lisait son courrier et puis se préparait pour se rendre à son travail.

Il prit une feuille et commença à faire sa liste de courses.

A part un kilo de riz , quelques sachets de thé, un fond de café moulu et deux paquets de pâtes, ses placards étaient désespérément vides.

Il alla s’habiller et décida de commencer la journée par un passage au supermarché.

Arrivé à la caisse, il contrôla sa liste d’achats et ne semblait n’avoir rien oublié, tout y était : dentifrice, papier toilette, bain douche, lait, sucre, pain de mie, viande, légumes, conserves, produits d’entretien, et il avait profité d’une offre promotionnelle pour se prendre quelques tee-shirts blancs.

Il étala tous ses achats sur le tapis roulant. La caissière, lui sourit poliment après lui avoir dit le montant à payer pour ses courses.

Il sortit sa carte de la poche de sa veste, l’introduisit dans le  terminal bancaire, tapa son code. Il retira sa carte, frotta la piste magnétique et la reglissa dans le lecteur.

Son visage devint pâle. La caissière ne souriait plus.

« Je ne comprend pas !» dit-il confus.

« Cela peut arriver, sans doute votre carte est-elle illisible par notre appareil ! », répondit-elle sèchement.

Il regarda son caddy, le mit sur le côté, et tout en s’excusant lui dit qu’il allait passer à sa banque, qui était à proximité, chercher du liquide.

La caissière, souleva les épaules, retira la souche et la mit  sur le dessus de sa machine.

Elle ne semblait nullement perturbée par ce client qui ne pouvait régler électroniquement ses achats.

Il courut jusqu’au distributeur de billets se trouvant à l’extérieur de la banque où il avait ses comptes.

 A peine eut-il introduit les quatre chiffres de son code que sa carte bancaire disparut de la fente dans laquelle elle s’était glissée.

Il entra dans l’agence , se mit dans une file, et repenssa à ses achats et aux produits surgelés dont il avait rempli son caddy.

Après un quart d’heure, ce fut son tour d’être entendu.

Une jeune femme derrière le comptoir, tapota ses coordonnées sur un clavier, puis l’invita à prendre place dans un bureau, celui du responsable de l’établissement.

Un homme de forte corpulence, le salua, se présenta et tout en tenant une carte bleue se mit à l’écouter.

Il introduisit à nouveau les coordonnées dans le système informatique.

Un solde débiteur avait eu raison du refus de toutes transactions et de l’utilisation de la carte de paiement.

Le directeur de banque lui signala que le compte était dans le rouge depuis plusieurs semaines, et que c’était en application d’une loi que l’on ne pouvait lui accordé de limite de dépassement.

Lui, il ne comprenait pas, son salaire avait dû lui être versé, et même avec toutes ses charges et factures mensuelles qui passaient par domiciliation, il devait être en positif.

Le banquier acquiesça que le salaire avait bien été payé, mais qu’il était insuffisant que pour honorer tous les paiements automatiques.

Il lui montra le chiffre positif apparaissant sur l’écran.

Il glissa de sa chaise, il y avait une erreur, son salaire était à peine du quart de ce qu’il aurait dû percevoir.

Le banquier glissa la carte bleue dans un tiroir du bureau.

Après avoir tendu une main moite au directeur, il quitta la banque, les larmes aux bords des yeux et une rage au cœur.

Rentré chez lui, il prit son téléphone et appela le secrétariat de son employeur.

Une douce voix lui répondit que le salaire versé correspondait bien aux barêmes appliqués et en fonction des jours qu’il avait prestés.

Sa rage ne pouvait plus se contenir, il ne voulait pas de cette voix mielleuse qui sur un air de « tout va très bien, Madame la Marquise », refusait d’admettre que les renseignements qu’elle lui avait donnés étaient erronés. Il demanda à parler directement à son employeur, mais celui-ci ne pouvait être dérangé, il était en réunion, il en était de même du comptable, de la directrice des ressources humaines nouvellement nommée.

Il lui était impossible de se faire entendre par une personne responsable dans son entreprise, les données s’affichant sur l’écran de l’ordinateur étaient les seules qui étaient prises en compte.

La machine n’avait pas digéré les heures qu’il avait faites à son travail, elle n’était même pas informée qu’il y était présent tous ces jours du mois, où il était à son poste de treize heures à vingt et une heure.

La machine l’avait oublié, radié, son nom avait été effacé la deuxième semaine du mois, et le super ordinateur ne se trompait jamais !

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

 

Dans l’eau d’une fleur 27 juin, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 12:33

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Dans l’eau d’une fleur

 

Une perle de rosée,

Brillait au cœur d’une lavatère,

Elle en prenait une belle lumière,

Celle des matins d’été.

 

Beaucoup de rose, un peu de violet,

L’azur du ciel s’y reflétait aussi,

Faisant de cette goutte un paradis,

Un monde du silence presque parfait.

 

Dans l’eau d’une fleur épanouie,

Nue, je m’y suis baignée,

Et mon esprit s’est laissé parfumer ,

Aux essences de la vie.

 

M.H.(Michèle hardenne)

 

 

Un chemin de cailloux 26 juin, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 12:14

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Un chemin de cailloux

 

Tu pleures sur ta vie et ton destin,

Et tu restes assis là sur le bord du chemin.

Tu as beau implorer la terre et le ciel,

Ils restent sourds à ta détresse et tes appels.

 

Le jour, tu as peur de ton ombre,

La nuit, c’est ton esprit qui sombre

Dans les souvenirs de ton passé,

Où il passe du temps à se réfugier.

 

Si tu voulais te mettre debout,

Et laisser derrière toi les cailloux,

Qui sont bien lourds à porter,

Tu pourrais continuer à voyager,

Et voir enfin d’autres paysages,

Que ceux qui coulent sur ton visage.

 

M.H.(Michèle HARDENNE)

 

 

Léon, le rat de bibliothèque 25 juin, 2012

Classé dans : CONTE — michelehardenne @ 10:47

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Léon, le rat de bibliothèque

La famille s’était installée dans le bâtiment, il y a bien longtemps.

Léon se souvient de ses jeunes années, quand lui et ses frères couraient dans les rayonnages, et après avoir effrayé quelques visiteurs, se réfugiaient dans les coins les plus reculés, où la lumière avait du mal à passer.

Il aimait grimper sur les étagères les plus hautes.

Elles étaient très poussiéreuses, mais il pouvait avoir une vue d’ensemble des tables, qui à une époque étaient couvertes de livres et encyclopédies consultés par une jeunesse avide de connaissances.

A la mort de ses parents, pris au piège dans les caves, le reste de sa famille avait déménagé. Ses sœurs étaient parties pour l’opéra, ses frères vers les égouts de la ville, et ses cousins et cousines à la campagne.

Léon se plaisait dans cette bibliothèque et puis, il n’y était pas seul, il avait une amie, Mademoiselle Angèle !

Il se souvenait d’elle, alors qu’elle était une toute jeune fille.

Elle portait des lunettes avec des verres grossissants, et une fin d’après-midi, alors qu’elle remontait des livres de poésie du dix-neuvième siècle sur la plus haute des étagères,  leur regard s’était croisé.

On ignore lequel des deux fut le plus apeuré.

Elle avait failli glisser de l’échelle bancale, et lui, il s’était coincé la queue entre « Les chants de Maldoror » et « L’après-midi d’un faune ». Lautréamont et Mallarmé n’étaient pas parmi ses auteurs favoris, il avait eu beaucoup de mal à les digérer.

Léon adorait les livres, surtout ceux avec des couvertures en cuir et fines dorures.

Angèle avait bien essayé de le faire fuir, en le poursuivant avec du Maupassant et du Flaubert. Elle avait même presque réussi à l’assommer avec un roman plus volumineux de Victor Hugo.

L’agilité de Léon avait eu raison des ressources littéraires d’Angèle.

Un soir, alors qu’elle rangeait les derniers livres qui trainaient sur une table, et tout en faisant de la place dans une rangée, elle toucha une matière aussi douce que du velours.

L’étagère n’étant pas bien haute, elle monta sur un tabouret et aperçut une masse informe, inerte, toute recroquevillée.

Elle hésita à la déplacer, puis reconnut le rat qui la narguait depuis plusieurs mois.

La créature semblait en piteux état. Elle avait les yeux mi-clos et le ventre ballonné.

Angèle aperçut un Walter Scott, « Le lai du dernier ménestrel » dont le cœur avait été déchiqueté.

La bibliothécaire prit le coupable entre deux livres et le plaça sur une table de lecture.

Elle se rendit ensuite dans le rayonnage contenant les encyclopédies et traités de médecine.

Elle parcourut rapidement les quelques pages traitant de l’indigestion.

Souffrant elle-même de l’estomac, elle avait dans son sac un flacon de bicarbonate de sodium.

Léon gémissait sur la table, il se tordait de douleur.

Angèle dilua la poudre dans l’eau, prit son mouchoir, le trempa dans le verre et fit couler goutte à goutte le liquide dans la bouche du petit animal.

Leur regard se croisa à nouveau, mais il n’y avait plus de peur, juste un peu d’inquiétude dans celui d’Angèle, et de la gratitude dans celui de Léon.

Elle aménagea dans le tiroir de son bureau, un petit espace et l’y installa.

Le lendemain matin, Léon avait quitté sa couche de fortune.

En fin de journée, Angèle l’entendit chicoter. Elle avait gardé les restes de son repas de midi, et les déposa sur la plus haute des étagères, où elle savait qu’il résidait.

Léon se régala de pain de mie et de fromage.

Jour après jour, Angèle lui installait un petit plateau, contenant ce mets qu’il s’était mis à apprécier, tant et si bien qu’il s’était désintéressé des livres.

Il ne les rongeait plus. Il attendait que son amie ferme la grande porte et l’éclairage des lampes des tables, pour la rejoindre sur son bureau.

Pendant qu’elle lui faisait la lecture, Léon s’empiffrait de nourriture plus terrestre.

Pour se rapprocher d’elle, il s’installa sur les étagères des livres pour enfants. Il avait une préférence pour les contes des frères Grimm, même si le « Joueur de Flûte de Hamelin », lui avait donné des cauchemars.

A présent la bibliothèque est fermée, mais dans un petit appartement du centre-ville, un vieux rat fait la lecture à une dame âgée, dont les verres de lunettes grossissants ne sont  plus d’aucune utilité.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

 

Le vélo rose 24 juin, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 12:09

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Le vélo rose

 

Chloris aurait  voulu aller jouer avec ses amies dans le jardin.

La pluie mouillait les carreaux, le vent agitait les feuilles des arbres, et les oiseaux restaient bien silencieux.

En ce premier jour de vacances d’été, elle aurait tant aimé prendre son vélo et aller se promener.

Elle avait la chance de vivre aux limites de la grande ville.

Assise sur le rebord de la fenêtre, avec son index elle suivait les gouttes d’eau, comme une larme coulant sur la joue du jour.

La matinée en était à son début, et le soleil ne s’était pas vraiment levé.

Que pouvait-elle bien faire ? Elle avait promis à sa maman, qu’elle rangerait sa chambre. Mais le parquet était jonché de ses jouets, qui lui tiendraient compagnie, le temps que le ciel retrouve ses couleurs.

La pluie faisait de la musique en tapant sur la vitre. Chloris se mit à l’écouter, et des paroles accompagnèrent l’air d’une chanson, dans sa tête.

La berceuse qu’elle venait d’inventer, l’emmena sur une route à travers champs.

Les blés qui auraient dû être moissonnés, étaient couchés sur une terre mouillée.

A l’arrière de son vélo rose, Chloris portait un panier, remplit de fleurs.

Les rayons de ses roues étaient lumineux, et au fur et à mesure qu’elle roulait, le soleil l’accompagnait.

Elle puisa dans le panier et lança quelques fleurs à la volée.

Les pétales colorés se déposèrent sur le sol, et éclatèrent en bouquet.

Les champs retrouvèrent leurs jolies teintes dorées, les épis se redressèrent fièrement pour saluer la demoiselle en vélo.

Le ciel prenait le bleu de ses yeux d’enfant, les oiseaux accompagnaient son chant, et le vent doux et chaud poussait son petit vélo.

Ce fut un moineau qui mit fin à la promenade, en se posant sur l’appui de fenêtre, et son chant fit revenir le soleil !

Quand le gris est de mise, il est facile de trouver un vélo rose et de partir pour vivre de belles aventures.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Une balade pour un rêveur 23 juin, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 14:26

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Une balade pour un rêveur

 

Une balade pour un rêveur,

Qui se promène dans la douceur.

Il voyage dans un temps inconnu,

Sans bagage et l’esprit à nu.

Il retrouve le plaisir d’aimer,

Et laisse son cœur lui parler.

Ses nuits de désirs partagés,

Son corps en garde le secret.

 

Et ce n’est qu’au petit matin,

Quand la balade prend fin,

Que les promesses déposées

Sur une taie de l’oreiller,

Les maux écrits dans les plis,

Un peu froissés du drap de lit.

Rappellent au rêveur, dès son lever,

Qu’un amour peut s’envoler,

Pour retrouver sa liberté,

Mais que jamais, au grand jamais,

Il ne sera oublié !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Le papier et les lettres 22 juin, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:06

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Le papier et les lettres

 

Mes mots ont fini de t’aimer,

Ils ont suffisamment pleuré,

Laissant sur le papier froissé,

L’amertume de leur alphabet.

 

Ce matin, à l’encre de couleur,

Ils se sont mis à chanter, en chœur.

Je n’arrivais plus à les choisir,

Ils se sentaient libre de s’écrire.

 

Mon stylo ne pouvait les retenir,

Mes mots avaient retrouvé leur sourire.

Avec les lettres, ils se sont réconciliés,

Et le papier va à nouveau les adorer.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Ma musique de cet été 21 juin, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 13:00

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La musique de cet été 

 

Donne-moi une clé, celle qu’il te plaît !

Réveille ton corps aujourd’hui, et

Mise sur une belle journée, c’est l’été !

Facile quand on sait rêver.

Soleil pour commencer, dès le lever,

Laisse-le te caresser, écoute le chanter, et

Si tu ne peux pas l’imaginer,

Donne-moi une clé, celle du ré.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Le blues de la gare 20 juin, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 15:47

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Le blues de la gare

 

J’ai le blues de la gare,

Peu d’arrivées, beaucoup de départs,

Je regarde les rails de l’espoir,

Et j’attends que tombe le soir.

 

Là, sur le quai du destin,

Un bouquet de souvenirs à la main,

Je laisse ma peine et mon chagrin,

Monter dans le dernier train.

 

Au guichet de notre amour,

J’ai pris un billet sans retour,

Et je le garde pour le jour,

Où je partirais à mon tour.

 

J’ai le blues de la gare,

Les jours de pluie et de brouillard,

Mais je t’ai dans ma mémoire,

Alors, à demain et au revoir !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Comme un papillon 19 juin, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 12:55

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Comme un papillon

 

Je suis née dans un cocon, et le temps m’a fait grandir.

Je suis juste un papillon, qui offre ses sourires

Aux fleurs, qui dès le matin s’ouvrent au soleil,

Et dans ce monde extraordinaire, chaque jour je m’émerveille.

Je sais que mon temps m’est compté, mais que m’importe !

Je virevolte poussée par des vents d’inspiration qui m’emportent,

Et c’est de fleurs en fleurs, que je me pose sur le bonheur

De cette vie, dont  je n’aimerai que le meilleur.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Banco ! 18 juin, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:34

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Banco !

 

La roue tourne, tu pries et tu y crois,

La machine n’a pas pitié de toi,

Elle avale tes sous, et pourtant,

Tu sens que le prochain tour est gagnant.

 

Tu étales ta vie sur un tapis,

Ta maison, ta voiture, tes crédits,

Tu as fait des rêves de fortune,

Et ce soir, tu comptes décrocher la Lune.

 

La roue tourne sur une page grise,

Les yeux fermés, tu augmentes la mise,

Tu attends, tu ne respires plus,

Les jeux sont faits, tu as tout perdu !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Au nom de 17 juin, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 10:44

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Au nom de

Elle l’avait écouté, elle lui avait tendu la main, mais il lui en fallait toujours plus.

Elle ne céderait plus à son larmoiement.

Elle n’était pas responsable de sa vie d’avant.

Trop de soucis, trop de cadavres envahissaient la mémoire de cet homme seul.

Elle l’avait écouté un soir, ils avaient ri et pleuré ensemble.

Puis, ils avaient pris l’habitude de se parler, derrière un écran.

Mais au fil des jours, ils n’arrivaient plus à se sourire, ils ne leur restaient que des silences à partager.

Elle lui avait dessiné ses rêves, il les avait pris pour ses réalités.

Il lui offrait sa grisaille, au nom de leur amitié, mais elle, elle voulait juste un peu soleil.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Un homme ne pleure pas 16 juin, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:20

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Un homme ne pleure pas

Il se réveille dans le petit matin,

Le brouillard efface tous les chemins,

Il entend les oiseaux, le bruit d’un train,

Il ne sait pas où il est, mais il est loin.

Loin de chez lui, de son village,

Il a mal à la main et au visage,

Il se regarde dans le rétroviseur,

Et se souvient des cris, de sa douleur.

Il ne voulait plus l’entendre,

Elle pouvait tout lui prendre,

Tout avoir, tout posséder,

Si, elle arrêtait de le frapper.

 

Cette nuit avait été la dernière,

Il ne supporterait plus ses colères,

Il l’aimait encore si fort,

Mais, il écouterait son corps.

Ses amis ne le comprennent pas,

Un homme ne pleure pas,

Mais lui, il est comme ça,

C’est pour son amour, qu’il s’en va.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Les papillons noirs du Printemps 15 juin, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 9:43

 

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Les papillons noirs du Printemps

Les sols humides sont favorables à la poussée de la végétation.

Mon jardin ne ressemble plus à un espace d’agrément, où chaque végétal sélectionné et planté  y avait une place de choix, en y apportant quelques couleurs et fragrances particulières .

L’entretien des pelouses et la taille des arbustes et des haies sont reportés de jour en jour.

Etouffées à leur pied,  les fleurs n’arrivent pas à éclore.

Les insectes se font timides, ce qui n’est pas au goût des oiseaux qui se font muets !

La vie se poursuit dans ce petit espace où le vert domine, mais elle n’est pas aussi joyeuse que les autres années.

Le retour à l’état sauvage des plantes du jardin, pourrait être un bien pour la Nature, mais dans un environnement urbain, elles ont besoin de nous pour protéger leur diversité.

La plus douce des saisons nous donne rendez-vous, pour sortir de nos murs et nous réconcilier avec la terre, mais cette année, si elle avait été souriante en avril, elle est bien triste en ce mois de juin.

La saison a déposé sur les plantes du jardin des papillons noirs, qui n’attendent qu’un peu de soleil pour prendre leur envol.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Un rêve d’amour 14 juin, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 8:03

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Mon rêve d’amour

J’ai des rêves pour des milliers d’années,

Et qu’importe, s’ils ne peuvent tous se réaliser.

Certains paraissent si vrais, dans mon sommeil,

Que le matin, c’est avec paresse que je me réveille.

Je laisse des images dans les plis de mes draps,

Celles des voyages que je fais avec toi.

Et dès que la nuit revient, il me suffit de si peu,

Pour retrouver à nouveau le chemin de tes yeux,

Et partir ensemble, dans ce monde d’amour,

Où toi et moi, nous nous aimons comme au premier jour.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Un premier amour de tous les dangers 13 juin, 2012

Classé dans : MES ANIMAUX DE COMPAGNIE — michelehardenne @ 10:32

Un premier amour de tous les dangers dans MES ANIMAUX DE COMPAGNIE traver10

 

Un premier amour de tous les dangers

 

Chaque fois que j’ouvre le frigo, elle accourt et ronronne à mes pieds.

Je lui donne son bol de croquettes et de l’eau, que goulûment elle se met à vider.

Ensuite, je la laisse aller au jardin. C’est son territoire, elle le connaît !

Elle n’est jamais bien loin, et il suffit que j’aille sur la terrasse pour qu’elle apparaisse.

Depuis plusieurs jours, elle sort et ne revient qu’en fin de journée.

Ce serait-elle fait de nouveaux amis ?

En ce début d’été, les chats du quartier sont plus nombreux et on les entend aussi miauler la nuit.

Ma petite compagne à quatre pattes est amoureuse ! Elle attend, assise sur le seuil de la terrasse, son prince charmant, et dès qu’elle le voit, elle s’empresse de le rejoindre et disparaît jusqu’à la prochaine pâtée, en fin de journée.

Mais cette fois, elle est rentrée plus tôt. Le jeune matou l’a emmenée vers un autre lieu qui aurait pu être celui des délices.

L’amour rend aveugle et sourd.

Elle l’a suivi, inconsciente qu’elle traversait une grand route.

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

 

Graine du…12 juin 12 juin, 2012

Classé dans : PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 7:47

Graine du...12 juin dans PENSEE DU JOUR 30893311Un morceau de fromage peut disparaître dans un trou de souris,

Mais une souris ne pourra pas se cacher dans celui du fromage !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Change et il changera 11 juin, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 10:47

Change et il changera dans MOMENT DE VIE miroir10

Change et il changera.

Tes cris de colères,

Tes mots de travers,

Tes sautes d’humeur,

Tes rires et tes pleurs,

Tu ne les contrôles plus.

 

Tu t’habilles de gris,

Tu n’as plus d’amis,

Tu as fait le vide,

Et tu es livide,

Même quand tu as bu.

 

Tu râles et maudit,

Ce monde qui te fuit,

Tu donnes des leçons,

Mais à quoi bon,

Est-ce que tu t’es vu ?

 

Prends une glace,

Parle-toi en face,

Trouve le courage,

D’affronter ta rage,

Et ne l’écoute plus !

 

Chasse ta haine,

Casse tes chaînes,

Et libère-toi

Comme autrefois,

T’en souviens-tu ?

 

Ta joie, elle est là,

Tout au fond de toi,

Elle voudrait sortir,

Et ne pas mourir,

Tout n’est pas perdu.

 

Le monde est comme toi,

Il pleure parfois,

Ouvre-lui tes bras,

Il a besoin de toi,

Alors, n’attends plus !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

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