MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
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Une matinée à la plage 13 août, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:34

 Une matinée à la plage dans MOMENT DE VIE atoile10

Une matinée à la plage

Le seau, la pelle, le râteau, les moules en plastique donnant au sable mouillé de jolies formes de poissons et coquillage, étaient déposés autour de Jeanne.

La journée s’annonçait belle, et la plage n’était pas encore envahie par les nombreux touristes qui s’y installaient avec parasols, nattes et serviettes de bains de toutes les couleurs.

Les mouettes dansaient dans le ciel, et Jeanne riait de les voir se poser sur l’eau et fuir dès qu’elle s’en approchait avec son petit seau.

Elle avait creusé un trou dans le sable encore humide, à quelques mètres des vagues, et faisait des allers-retours pour le remplir d’eau de mer.

A peine avait-elle vidé son seau, que l’eau disparaissait, avalée par un sable assoiffé.

« Elle doit sans doute retourner à la mer ! », pensa-t-elle.

Avec la pelle, elle se mit à tracer un canal pour que l’océan puisse venir jusqu’à la fosse.

Elle avait rempli le seau de sable mouillé et l’avait retourné, puis avec le râteau, elle avait dessiné de jolies rayures sur cette tour de sable. Elle en fit quatre, presque identiques, entourant le bassin qu’elle avait creusé et que la mer remplissait par ses va-et-vient.

Elle s’occupait de décorer les tours de coquillages moulés dans le sable, lorsqu’elle aperçut au centre de son édifice, une étoile de mer, sans doute apportée par une vague.

Celle-ci semblait endormie, elle ne bougeait pas.

« Tu as dû tomber du ciel, cette nuit ! » pensa la petite fille.

Elle l’a pris doucement dans ses mains et la déposa sur une des tours.

« Voilà, tu y seras bien ! Repose-toi et ce soir tu pourras retourner chez toi », lui dit-elle.

Le lendemain matin, Jeanne se rendit à l’endroit où elle avait pris l’habitude de s’installer, depuis le début de ses vacances d’été.

Les quatre tours avaient disparu, ainsi que l’étoile qu’elle y avait installée.

Elle salua les goélands, qui se laissaient bercer sur une mer encore endormie, puis elle regarda le ciel azuré.

Pas un nuage ne venait l’entacher, juste une petite étoile, qui là-haut, en ce début de matinée, était encore éveillée.

 

M.H. ( Michèle Hardenne)

 

 
 

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