MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Une histoire à dormir debout 11 septembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:00

 

Une histoire à dormir debout dans MOMENT DE VIE ombres10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une histoire à dormir debout !

 

Venant de prendre sa douche, il flânait en peignoir de bain dans son appartement.

La fraîcheur de la nuit commençait à s’installer dans la chambre à coucher, dont les volets étaient restés fermés toute la journée.

Il aimait écouter le concert des nocturnes, et regarder la lune qui en ce lundi de septembre en était à son dernier croissant.

La lumière bleutée qui en émanait, donnait encore plus de hauteur aux cyprès qui bordaient le cimetière et qu’il apercevait de la fenêtre. Les ombres de certaines sépultures se projetaient au-delà des remparts, laissant des traînées difformes sur la chaussée.

Il buvait une dernière tisane avant d’aller se coucher. Tout semblait si calme dans le quartier !

L’appareil « chasse moustiques » qu’il venait d’installer sur la prise électrique près de sa table de chevet, laissait s’échapper un timide sifflement qui devait sans doute éloigner ce terrible petit insecte.

 

Une odeur de citronelle et de géranium flottait dans l’air. Cette nuit, il pourrait enfin dormir…nu !

Il se glissa sous un léger drap de coton et se laissa rapidement gagné par le sommeil.

La lune ne se reflétait plus que dans la vitre de la fenêtre grande ouverte.

L’appartement étant un rez-de-jardin, il faisait face au cimetière.

Des ombres s’en étaient approchées, elles arrivaient sur le fer forgé de la balustrade, se glissaient sur le sol carrelé de la chambre, elles touchaient la table de chevet, s’emparaient de la petite lampe et se mirent à le frapper.

Le drap de lit n’était plus immaculé, il sentait le liquide chaud lui couler du front, il en avait le goût en bouche. Il n’arrivait plus à bouger ses membres, son corps était douloureux, ses yeux demeuraient clos, il ne pouvait plus émettre aucun son.

Les premières lueurs du soleil avaient mis fin à sa souffrance, le drap avait retrouvé sa blancheur de la veille, et les ombres s’étaient à leur tour évanouies.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

1 Commentaire

  1.  
    FANETTE
    FANETTE écrit:

    Bonjour Michèle
    Aurai-t-il eu de la visite :lol: et a eu peur :lol: ?????? Habiter face à un cimetière peut créer parfois des surprises
    belle journée
    bisous
    ***
    Bonjour Fanette,

    La nuit, nos peurs peuvent prendre bien des formes !
    Les cimetières sont des lieux où l’on est censé reposer en paix pour l’éternité !

    Bises et à bientôt.

    ****

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