MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
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Rat des villes et rat des champs 30 septembre, 2012

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:00

 Rat des villes et rat des champs dans FABLE rats_d10

Rat des villes et Rat des champs

 

Un rat très gros et bien gras,

Baluchon sous le bras,

Se promenait dans la campagne,

A la recherche d’une compagne.

 

Il avait déjà roulé sa bosse en ville,

Et connaissait toutes les rates faciles,

Qui lui donnaient des rendez-vous,

La nuit, juste à l’entrée des égouts.

 

 D’une famille nombreuse, il en était le père,

Mais, il ne voulait plus vivre dans la misère,

Et puis, tous ces petits qui se moquaient de lui,

Sans parler de leurs mères, qui le soir quittaient l’abri.

 

Et puis, il y eu ce nouveau voisin,

Un drôle de rat qui pleurait de chagrin.

Il était arrivé, comme cela un matin,

Alors que la veille, il dormait dans une botte de foin.

 

 Il s’était réveillé, à cause du bruit de l’eau,

Se frottant la tête, il apercut le caniveau,

Il avait presque tout oublié de sa vie d’avant,

Excepté qu’il était né dans un champ.

 

Le rat des villes devint son ami,

Et le rat des champs très vite se rétablit,

Retrouvant la mémoire, il lui raconta,

Combien la vie à la campagne apportait de la joie.

 

Il lui parlait des levers de soleil en été,

Et de la rosée sur les épis de blés,

De la nourriture qu’il trouvait à profusion,

Et cela, peu importe la saison.

 

Il lui racontait qu’il vivait dans une grande maison,

Avec une belle amie et plus de vingt ratons,

Et que ces voisins partageant son étable,

Etaient courtois et fort agréables.

 

Le rat des villes pleurait en l’écoutant.

Il rêvait chaque nuit qu’il était un rat des champs,

Qu’il vivait dans un moulin à grains avec une famille,

Coulant des jours heureux jusqu’à la fin de sa vie.

 

Mais nous sommes cousins, lui dit son ami.

Partons dès maintenant , n’attendons  pas la nuit,

Si ma mémoire et mon flair ne me tompent pas,

En marchant d’un bon pas, nous serons vite chez moi !

 

Ils prirent un peu de nourriture dans une poubelle,

Et se mirent en route, au coucher du soleil.

Après plusieurs crépuscules et aurores,

Ils aperçurent enfin les champs aux couleurs d’or.

 

Le rat des villes resta quelques mois à l’écurie,

Ayant comme voisin le rat des champs et sa famille.

Puis un matin, il leur fit ses adieux,

Il était temps pour lui, aussi, d’être enfin heureux !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 30/09/2012

 

 
 

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