MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
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Le gardien 31 octobre, 2012

Classé dans : CONTE — michelehardenne @ 10:32

Le gardien dans CONTE p1210311

Le gardien

 

Ce matin, sur la plage, le petit homme dormait encore.

Sous sa couette de sable, il souriait en pensant à cette soirée unique qui lui donnerait vie humaine.

En cette veille de la Toussaint, la lune toute ronde apparut plus tôt que les autres fins de jours. Elle avait revêtu sa jolie robe rousse et étalait sa pâle lumière sur les flots en apparence apaisés.

Tout le monde sous-marin, s’était donné rendez-vous dans les abysses de l’océan, où un bal des vilains y serait donné.

Trois sirènes se disputaient des algues, l’une voulait en faire une coiffe, l’autre souhaitait en recouvrir ses écailles et la troisième les cueillait pour cacher en entier son corps mi- femme, mi-poisson.

Elles adoraient se déguiser en harpies et profiter du clair de lune, pour remonter à la surface de l’océan en quête d’un  bateau. Elles chevauchaient des dauphins portant une armure d’écailles d’huîtres, leur donnant l’apparence de dragons de mer.

Nombreux étaient les marins qui passaient par-dessus bord.

Voulant s’approcher des belles, les vagues les attrapaient et les offraient à ces demoiselles, qui les emportaient comme fiancés, pour les emmener au bal.

Mais le petit homme de sable, lui, n’y était pas invité, son corps ne supportait pas l’eau.

En cette nuit d’Halloween, il restera sur la plage, et veillera que la porte de l’océan reste fermée au monde de la terre, et qu’aucun humain ne s’approche du bord de mer.

Aidé du vent, il poussera d’effroyables cris, empêchant les ombres sous-marines de se joindre à celles d’outre-tombe.

Alors, ce soir, si vous rencontrez un homme arpentant de long en large une plage, et que les embruns sont phosphorescents, ne vous en approchez pas et rejoignez au plus vite votre monde bien vivant !

M.H. (Michèle Hardenne)

le 31/10/2012

 

 
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Au bord de l’étang 29 octobre, 2012

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 19:03

Au bord de l'étang dans POESIES, TEXTES p1010910

 

Au bord de l’étang

De toute sa fluidité et de sa tansparence,

Elle nous invite à regarder sa danse.

Sous le ponton de bois,

Elle étale son voile et donne le pas.

Les oiseaux migrateurs se posent un temps,

Sur des petites îles qui bordent l’étang,

Le vent en maître de cérémonie,

Souffle une fraîche symphonie,

Les hautes herbes suivent son mouvement,

Et se dandident lentement.

L’eau s’en va et s’en vient doucement,

Laissant dans les yeux ses instants apaisants.

M.H. (Michèle Hardenne)

29/10/2012

 

 
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La fin d’une journée

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 7:23

La fin d'une journée dans GRUISSAN p1210210

La fin d’une journée

 

Je n’avais pas de crayons pour le dessiner,

Alors je l’ai photographié,

Je voulais l’éterniser,

Avant que la nuit ne vienne l’emporter.

 

Il était au bout du chemin,

Et je venais de si loin,

Mais ce ciel de fin de journée,

M’annoncait que j’étais enfin arrivée.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

28/10/2012

 

 
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Juste toi et moi 27 octobre, 2012

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:00

 

Juste toi et moi dans POESIES, TEXTES p1130010

 

Juste toi et moi

Et si on partait tous les deux,

Pour quelques jours en amoureux,

On ne préviendrait personne,

On décrocherait le téléphone,

Et on irait changer d’air,

En allant au bord de la mer.

 

On ferait comme les grands oiseaux,

Qui se retrouvent au bord de l’eau,

On déploierait nos ailes,

En les offrant au bleu du ciel,

Le vent nous emporterait,

Et on se laisserait emmener,

Vers des îles désertées,

Où l’on pourrait à nouveau s’aimer.

 

Et si on partait demain matin,

Rien d’important ne nous retient,

Nous ne sommes pas indispensables,

Alors, allons marcher sur ce sable,

Pour y laisser l’empreinte de nos pas,

Comme autrefois, juste toi et moi !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

27/10/2012

 

 
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Ecrire pour ne pas oublier 26 octobre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:01

Ecrire pour ne pas oublier dans MOMENT DE VIE rose_n11

Écrire pour ne pas oublier

Mes mots sont comme la pluie,

Ils s’écrivent goutte à goutte,

Et prennent toutes les teintes de gris,

Que les nuages mettent sur ma route.

Ils ont eu toutes les couleurs des saisons,

Ils ont été jeunes et impétueux,

Pris de folie et de passion,

Et conjuguaient des vers heureux.

Sur les pages de mon vieux cahier,

J’ai encore des mots à vivre,

Et ce n’est pas à l’encre des regrets,

Que je compte les écrire.

Mais ce matin, ils sont comme le temps,

Chargés de douleurs du passé,

Qui font encore mal aux sentiments,

Et que le cœur ne peut pas oublier.

Alors, en cette saison du souvenir,

Je les écris à l’encre de mes yeux mouillés,

Et comme une tombe que l’on va fleurir,

Mes mots se joignent à mes pensées.

M.H. (Michèle Hardenne)

26/10/2012

 

 
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Juste un endroit 25 octobre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:00

Juste un endroit dans MOMENT DE VIE ford10

Juste un endroit

Il traîne en savate,

Ne porte plus de cravate,

Reste devant la télé,

Et regarde son monde s’écrouler.

 

Ils lui ont menti toute sa vie,

Pour eux, il travaillait de nuit,

C’était mieux payé,

Et, il y a laissé sa santé !

 

Il aurait eu une belle retraite,

Des indemnités pour solder ses traites,

Mais l’usine n’a plus de patron,

Et la clé est sur le paillasson.

 

Il va devoir s’en aller,

Quitter sa maison et son quartier,

Trouver une autre école pour les enfants,

Ce ne sera plus aussi facile, maintenant !

 

Mais le monde s’en fout,

Il y a des pauvres types partout !

Certains ont tout donné pour leur usine,

Et ils mangent les pissenlits par la racine.

 

Lui, il traîne en savate,

Serre au poing une cravate,

Et cherche juste un endroit,

Où ses cris ne s’entendront pas !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

25/10/2012

 

 
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Les vieux 24 octobre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:08
Les vieux dans MOMENT DE VIE images27
 
Les vieux

 

Le vent peut souffler dans ma tête,
Je m’accroche à la raison,
Et même si je ne suis plus à ta fête,
Je reste quand même dans ta maison.
Je fais partie du mobilier,
De ces choses inanimées,
Qui sont belles et silencieuses,
Et que tu trouves si précieuses.
Tu passes devant moi sans me voir,
Ignorant mon reflet dans le miroir,
Mais, j’ai appris à rester bien en place,
Pour ne pas prendre ton espace.

 

Depuis qu’il est compté,
Le temps n’est plus notre allié,
Il est devenu notre habitude,
Dans l’attente d’une douce quiétude.
Pourtant, j’ai gardé les même yeux,
Que ceux que j’avais à vingt ans,
Ils sont peut-être un peu moins bleus,
Et j’ai  maintenant les cheveux blancs,
Mais, toi aussi, tu es devenu vieux,
Tes bras ne sont plus aussi forts qu’avant,
Alors, retrouvons ces instants à deux,
Il n’y en aura plus pour très longtemps !

 

M.H. (Michèle Hardenne)
24/10/2012
 

 
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Un amour de chat 23 octobre, 2012

Classé dans : MES ANIMAUX DE COMPAGNIE — michelehardenne @ 8:06
Un amour de chat dans MES ANIMAUX DE COMPAGNIE chat_t10 

Un amour de chat

 

Tu ne dis rien

Tu viens juste te frotter

Prendre une caresse de ma main,

et de tes  grands yeux dorés

tu me réclames un câlin.

 

Je te prends alors dans mes bras,

Et tu te mets à ronronner,

Je te serre très fort contre moi,

Tout en te donnant des baisers.

 

Je m’allonge en te gardant sur mon cœur,

Mes doigts se perdent dans ton pelage,

Je ferme les yeux et tout en douceur,

Je te laisse m’emmener en voyage.

 

Tu es porteur de tant de sérénité

Que le temps de cette pause tendresse,

Je laisse mon corps s’apaiser

Et profite de cette grande richesse,

D’un instant de bonheur partagé.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

22/12/2012

 

 
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Promenons-nous dans les bois… 21 octobre, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 19:00
Promenons-nous dans les bois... dans LES 4 SAISONS champi10
 
Promenons-nous dans les bois…
 
« Promenons-nous dans le bois
Tant que loup n’y est pas ,
Car s’il y était… »
 
Pourquoi me mangerait-il ?
Je ne suis pas une chèvre docile,
Je ne suis même plus comestible,
Trop nourrie d’OGM , je suis indigestible !
 
Il vaudrait mieux pour lui,
Qu’il se nourrisse de fruits !
Et puis, dans les bois en cette saison,
Le sol est recouvert de champignons,
Et dont l’apparence est plus qu’appétissante,
Il pourrait se régaler d’une amanite rougissante,
Ou de sa sœur, l’amanite panthère,
Ou le bolet Satan, qui paraît-il a un goût d’enfer !
 
« Promenons-nous dans les bois,
Tant que le loup n’y est pas,
Car s’il y était…
 
Il s’émerveillerait des couleurs d’automne,
D’une Nature qui sourit et qui donne,
Ce qu’elle a mis toute une année à faire pousser,
Et maintenant qui va aller se reposer !
 
M.H. (Michèle Hardenne)
21/10/2012
 

 
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Pomponettes et Chrysanthèmes 20 octobre, 2012

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 11:48
Pomponettes et Chrysanthèmes dans POESIES, TEXTES cimeti10
 
Pomponettes et Chrysanthèmes
 
En cette fin d’octobre, les cimetières se font accueillants,
Et les morts ont de la visite, celle des vivants !
Ils ne leur apportent que quelques jolies fleurs,
Mais qui égaient tant leur dernière demeure.
Et puis, le temps de déposer ces bouquets à leurs pieds,
Permet de les saluer et de montrer qu’ils ne sont pas oubliés.
Une larme, un chuchotement une douce pensée,
Une caresse sur le nom gravé en lettres d’or,
Ou sur la pierre, qui protège les restes de leur corps.
En cette fin d’octobre pomponettes et Chrysanthèmes,
Fleuriront les tombes de ceux qui ne sont plus là, et que l’on aime !
 
M.H.(Michèle Hardenne)

 20/10/2012

 

 
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Qui es-tu ? 19 octobre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 8:43

Qui es-tu ? dans MOMENT DE VIE qui_es10

Qui es-tu ?

 

Si tu étais une couleur, serais-tu le blanc ou le noir ?

Si tu étais une fleur, porterais-tu des épines ?

Si tu étais un vêtement, chaussette ou mouchoir ?

Si tu étais un dessin, fusain ou sanguine ?

Si tu étais un plat, salé ou sucré ?

Si tu étais un insecte, serais-tu rampant ou volant ?

Si tu étais une saison, hiver ou été ?

Si tu étais un instant, serais-tu demain ou maintenant ?

Si tu n’es rien de tout cela, alors ne change pas !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

19/10/2012

 

 
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Con comme la Lune 18 octobre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:53
Con comme la Lune dans MOMENT DE VIE 2-2610
 
Con comme la Lune
 
Il y a toi , que je regarde dormir dans ce berceau,
Petit être si fragile et plein d’innocence,
Et j’ai envie de croire que ce monde sera beau,
Le temps que passe ton enfance.
 
Je t’écoute me parler d’avenir,
Toi, le garçon aux cheveux longs,
Tu rêves d’amour comme tu respires,
Et tu mets des larmes sur tes chansons.
 
Et puis, il y a lui que je touche du bout des doigts,
Parce que ses pauvres mains ne s’ouvrent plus
D’avoir serrer les poings à cause du froid,
Et d’être là, jour et nuit dans la rue.
 
Il y a vous qui marchez sans rien voir,
La tête sur vos chaussures bien cirées,
Il n’y a vraiment plus rien dans votre regard,
Que vous est-il donc arrivé ?
 
Et puis, il y a moi, avec mes rêves et mes lubies,
Qui sourit  à chaque lever de soleil,
Et qui vous crie que j’aime la vie,
A vous qui ne la trouvez plus si belle.
 
Je dois sans doute être con comme la Lune,
A m’accrocher et à parler aux étoiles,
Mais, même si dans le ciel, il n’en reste plus qu’une,
Je continuerais à espérer que le bien triomphe du mal !
 
M.H.(Michèle Hardenne)
18/10/2012
 

 
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Une page d’un livre 17 octobre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:00
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Une page d’un livre.
 
Christine venait de fermer la porte.
 
Elle avait tiré les trois verrous, poussé du pied un carton remplit de vaisselle qui était au centre du couloir, et jeté sa veste sur le dessus de l’unique fauteuil du petit salon.
 
Sa mère avait vécu dans cet appartement, et maintenant cela faisait un an qu’elle l’avait quitté pour une maison de retraite.
 
Christine et sa sœur s’étaient promises de le nettoyer, de refaire les couleurs sur les murs et de mettre en location, cet héritage familial.
 
Le peu qu’elles en auraient, complèterait la maigre allocation que percevait leur mère.
 
Mais, il y avait tellement à faire pour le rendre libre d’occupation, que les deux femmes ne savaient pas par où commencer. Il fallait qu’elles se débarasse du mobilier, de la vaisselle, des vêtements, qu’elles jettent les tapis, qu’elles le vident complètement de tout ce qui avait rempli la vie de leur maman. Elle ne reviendrait plus vivre dans cet endroit, et puis sa maladie avait du lui faire oublier tout ce qu’elle y avait vécu.
 
Ce mois-là, leur mère avait été hospitalisée. La première facture relative aux soins qu’elle avait reçus ne pouvait être couverte par l’assurance, et après le paiement de la pension de la maison de retraite, les deux sœurs devaient y aller de leur poche.
 
Marine, l’ainée, était en instance de divorce, ses deux enfants adolescents lui avaient été confiés. Elle s’était inscrite dans une agence pour obtenir un emploi pour des travaux de secrétariat, mais à quarante-six ans, elle avait peu d’espoir d’être sollicitée. Elle ne percevait qu’une rente versée par son mari, pour elle et l’éducation des gamins.
 
Christine avait un bon emploi, cela faisait vingt-cinq ans qu’elle travaillait comme caissière dans un hypermarché. Elle s’y était présentée pour un travail d’étudiant et n’est plus retournée à l’école. Elle s’était installée chez Jean un jour d’été, elle venait d’avoir vingt ans, et y était restée jusqu’à la semaine passée.
 
Si, elle n’avait pas dû raccompagner sa collègue, elle n’aurait jamais aperçu la voiture de Jean dans une allée de graviers menant à une villa.
 
Il lui avait dit qu’il s’absenterait trois jours, qu’il devait se rendre en Allemagne. Jean est autocariste et il était fréquent qu’il parte à l’étranger.
 
Elle apprit de sa collègue, que la voiture appartenait au nouveau compagnon de sa voisine, qu’ils cohabitaient depuis plus de trois mois, et qu’étant représentant en produits pharmaceutiques , il n’était pas souvent là.
Dès qu’elle fut rentrée chez elle, elle prit son portable et appela Jean, il décrocha :
 
-         Bonjour ma puce, un problème ?
-         Où es-tu ?
-         Je suis à Cologne, et je serai de retour demain vers vingt et une heures, tu as une drôle de voix, ça va ?
-         Jean, je viens de voir ta voiture !
 
Il raccrocha, ce fut la dernière fois qu’elle entendit sa voix.
 
Marine lui proposa de venir s’installer quelques jours chez elle.
Christine prit une valise qu’elle remplit d’un peu de linge et de son nécessaire de toilette.
Elle passa la nuit chez sa sœur, elles discutèrent de leurs amours, de leur avenir, de leur maman et de sa fin de vie.
 
Le lendemain, elle prévint son employeur, qu’elle avait des jours de récupération en attente et que pour des raisons familiales elle prendrait une semaine de congés.
 
Elle se rendit chez Jean, emballa son linge, chargea dans la voiture des cartons de livres, et récupéra quelques petits bibelots. Le mobilier, la vaisselle et le contenu des armoires pouvaient toujours se remplacer, elle ne voulait pas s’en encombrer, ils étaient chargés de trop de souvenirs. Elle jeta un dernier regard dans les grandes pièces, puis ferma la porte sans se retourner.
 
Elle avait les clés de l’appartement et s’était mise d’accord avec sa sœur pour s’y installer, en versant une part de loyer.
 
Depuis qu’elle y était, elle l’avait vidé, et n’ avait conservé qu’un vieux fauteuil de style Voltaire, dans lequel elle avait si souvent vu sa mère s’y reposer.
 
Comme pour sa sœur et pour sa mère, Christine tournait une page du livre de sa vie, il lui restait à en écrire la suite !
 
M.H. (Michèle Hardenne)

17/10/2012

 

 
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L’espoir rend heureux 16 octobre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:52
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L’espoir rend heureux
 
Je ne suis heureuse que de ce que j’ai,
Et ne suis pas malheureuse de ce que j’ai perdu.
Le temps a laissé de belles traces et quelques regrets,
Qui sont les souvenirs de ce que je n’ai plus.
 
J’aurais aimé avoir plus de mémoire,
Mais il est des blessures qu’il faut cicatriser,
Rien ne sert de les écrire au tableau noir,
Il vaut mieux une fois pour toutes, les oublier.
 
Je suis heureuse de voir arriver le matin,
Et peu m’importe la couleur du ciel,
Même si les nuages sont d’une couleur chagrin,
Je sais que derrière se cache le soleil.
 
Je ne suis pas malheureuse du temps qui est passé,
Il s’est tissé au fil de mes nuits,
Tant que je vivrais, je continuerais de rêver,
Que tous les espoirs restent permis !
 
M.H.(Michèle Hardenne)
16/10/2012
 

 
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Une fleur de paradis 15 octobre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:08
 

Une fleur de paradis dans MOMENT DE VIE images24

Une fleur de paradis

J’irais cueillir la fleur de paradis,
Pour que tu oublies tes jours de pluie.
Ses parfums t’enivreront de douceurs sucrées,
Ses pétales s’ouvriront sur des matins ensoleillés,
Son cœur est une clé qui ouvre la mémoire,
Cette porte derrière laquelle se cachent tes espoirs.
Je t’offrirais cette fleur qui ne pousse que dans le cœur,
La mienne a de nouveaux boutons, pleins de bonheur,
Qui ne demandent qu’à être partagés,
Avec celui qui peut encore rêver.
 
M.H. (Michèle Hardenne)
15/10/2012
 

 
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Une graine du…14 Octobre 14 octobre, 2012

Classé dans : PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 18:56

 

Une graine du...14 Octobre dans PENSEE DU JOUR images14

 

 Les guerres et les conflits dans le monde, existent depuis la nuit des temps.

Quand l’homme sentira que son espèce est menacée par autre chose que lui-même,

l’élan de solidarité reviendra…

Pour sa survie!

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 
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La fête au Potiron 13 octobre, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 7:00
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La fête au Potiron
 
Sur le marché aux légumes, les coloquintes, courgettes et potirons tenaient la vedette.
Ils étaient montrés du doigt par les enfants qui riaient de leur forme, et caressés par les mamans qui jugeaient de leur maturité.
Camille, du haut de ses cinq ans, s’était assise sur un gigantesque potiron qui se trouvait au pied de l’étal.
Il avait la même hauteur que le petit fauteuil qu’elle avait dans sa chambre, mais était du double de sa largeur.
Pendant que sa maman choisissait des légumes de saisons,  tout en discutant avec la commerçante, Camille s’était assoupie sur la grosse courge.
Elle entendait la voix de sa mère, et celle de la commerçante qui lui répondait que le climat se déréglait, qu’il n’y avait plus de saisons, et que les fruits et légumes devenaient de plus en plus chers, que les gens désertaient le marché pour se rendre dans des grands magasins où il y avait, sans doute, plus de choix…
Mais la petite fille n’entendait rien aux paroles des grands.
Elle avait appris une chanson à l’école pour la fête d’ « Halloween » et elle se la répétait dans la tête : 
« Monsieur Potiron,
Veille sur ma maison,
Et dis aux feuilles mortes,
Qui sont devant la porte,
Que Monsieur le vent les fera danser,
Tout au long de la soirée,… ».
-  Faire de moi un gardien de maison, quelle drôle d’idée ! Vu mon poids, le vent se méfiera, et s’il compte m’emporter, il aurait intérêt à savoir souffler ! Alors, pourquoi pas ! Dis-moi fillette, m’emmèneras-tu chez toi ?
Camille sursauta et glissa du potiron.
Sa maman l’aida à se relever, et la petite fille lui expliqua que le potiron était enchanté, qu’il lui avait parlé. Sa maman éclata de rire, elle demanda à la marchande de l’aider à le mettre dans le coffre de la voiture.
L’énorme fruit fut installé sur le seuil de la maison.
La chanson de Camille disait vrai, les feuilles évitaient de s’en approcher et s’éloignaient de la porte, quant au vent, il avait beau souffler, le gardien ne bougeait pas d’un pouce.
En rentrant de l’école, Camille s’asseyait sur lui et lui racontait sa journée.
Le potiron lui faisait également la conversation.
La fête d’Halloween n’aurait lieu que fin de la semaine prochaine.
Camille avait dit à son ami le fruit que la tradition voulait qu’elle se déguise et que, pour cette année, elle mettrait une robe orange et qu’elle porterait un petit chapeau vert pour lui ressembler.
Le potiron trouva que l’idée de se travestir mettrait davantage de gaieté pour une veillée de fête en l’honneur des disparus.
Le grand jour était arrivé, Camille avait revêtu sa tenue de « dame potiron », il ne restait plus qu’à préparer « Monsieur Potiron ».
Camille lui annonça qu’il devrait subir une petite opération pour son déguisement, mais sa maman étant un excellent chirurgien, il ne sentirait rien et serait de loin le plus beau.
Le potiron se laissa porter à la cuisine. Il fut vidé et allégé, son trop plein de chair fut remplacé par une bougie,  il avait les yeux grands ouverts et une large bouche par laquelle, en cette soirée d’Halloween, il pourrait laisser s’échapper sa belle voix.
 
M.H. (Michèle Hardenne)

13/10/2012

 

 
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Et c’est reparti !

Classé dans : ANNONCES,PUBLICATION DE MES ROMANS — michelehardenne @ 6:59

 Et c'est reparti ! dans ANNONCES p1200010p1140510 dans PUBLICATION DE MES ROMANS

 

 

 

 

 

 

 

J’ai le plaisir de vous annoncer la réimpression d’ » Iris Blanche » et du » Chant des souris ».

Ils seront à nouveau disponibles sur simple demande.

Vous avez été nombreux à me faire part de vos remarques, je vous en remercie et je suis très honorée de vous compter parmi mes lecteurs.

A bientôt de vous lire.

Michèle Hardenne.

 

 
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Sur le quai d’une gare 12 octobre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:00
Sur le quai d'une gare dans MOMENT DE VIE guitar10
 
Sur le quai d’une gare
 
Je t’ai vu sur le quai de cette gare,
Un vieu sac en bandouillère,
Les cheveux longs tirés en arrière,
Tu chantais en grattant ta guitare.
 
Ton regard était en voyage,
Et tu racontais ton histoire,
Tu parlais d’amour et d’espoir,
A des gens qui étaient de passage.
 
Mais tous semblaient sourds,
Trop pressés par le temps,
Ils trainaient péniblement,
Leurs bagages bien trop lourds.
 
Tes notes essayaient de les ralentir,
Elles les enveloppaient de ta douceur,
Mais leur train était à l’heure,
Les portes venaient de s’ouvrir.
 
Je me suis assise et je t’ai écouté,
Tu étais sur le quai des départs
Tu chantais en grattant ta guitare,
Et moi, je venais d’arriver !
 
M.H. (Michèle Hardenne)
12/10/2012
 

 
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Mille et une 11 octobre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:00

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Mille et une

Mille et une étoiles

Pour des nuits de promesse

Mille et une nuits

Pour t’offrir ma tendresse,

Mille et une larmes,

Pour noyer ma détresse,

Mille et une saveurs,

Pour apaiser mon coeur,

Mille mensonges,

Pour une vérité,

Mille songes,

Pour une seule vraie pensée,

Le compte est bon !

 M.H. (Michèle Hardenne)

11/10/2012

 

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