MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
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Pluie d’hiver 30 novembre, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 7:00

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Pluie d’hiver

 

Le ciel dès l’aube est beau,

Les nuages sont roses,

Et la pluie froide se pose,

Sur les ailes noires d’un corbeau,

Comme pour le narguer,

Cet oiseau effronté.

 

Il se met doucement à neiger,

Et là, où la blancheur s’installe,

L’oiseau, comme une tache sale

Dans ce décor immaculé, reste figé.

 

Les flocons, dansant dans le vent,

Finissent leur folle farandole,

Sur les branches d’un saule,

Les recouvrant d’un léger voile blanc,

Tandis que l’oiseau prenant les teintes de gris,

S’envole finalement, pour se mettre à l’abri.

 

Le ciel d’hiver est beau,

Quand les nuages sont roses,

Et même si la pluie froide se pose,

Sur les ailes noires d’un corbeau,

Il finira par s’envoler,

Cet oiseau effronté !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

30/11/2012

 

 
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Adieu l’automne 29 novembre, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 7:00

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(Photo: Michèle Hardenne)

Adieu l’Automne

Les corneilles se sont installées,

Sur les fils et sur les toits

Les oiseaux chanteurs s’en sont allés,

Et l’Automne sonne le glas.

 

Les mésanges aussi sont parties,

Le bois du saule est devenu trop froid,

Il pleut sur des feuilles mortes qui scintillent,

Et que le vent d’Est bientôt emportera.

 

Les pigeons et tourterelles,

Nichent déjà dans les tours et clochers,

Quant aux jolies hirondelles,

Elles se sont envolées, vers des jardins d’été.

 

Adieu Automne, bonjour ciel bas,

Le gris peut encore faire des jours heureux,

L’air dehors est dur, mais il fait bon chez moi,

Viens donc t’asseoir ici, tout près du feu,

Je ne voudrais pas que tu prennes froid !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

29/11/2012

 

 
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La bonne taille 28 novembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:00

La bonne taille dans MOMENT DE VIE grand_10

La bonne taille.

.

Un grand homme porte son chapeau sur son cœur,

Laissant au petit, qui veut prendre de la hauteur,

Le soin de couvrir son chef de l’extérieur.

.

Un grand homme aime se mettre à genou,

Tandis que le petit allongera le cou,

Pour qu’on le voit de partout.

.

Un grand homme connaît la modestie,

Le petit préfère la flagornerie,

Trop entrainé à la flatterie !

.

Ce n’est pas la taille qui rend l’homme important,

Sa grandeur se mesure à son comportement,

Un géant peut avoir des sentiments, être charmant, intelligent,

Comme un nain peut l’être tout autant !

.

M.H. (Michèle Hardenne)

28/11/2012

 

 
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Premier vent d’hiver 27 novembre, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 11:55

Premier vent d'hiver dans LES 4 SAISONS images87

Premier vent d’hiver

Poudre d’argent,

Perles d’eau gelées,

Béton fumant,

Feuilles givrées,

Et puis ce vent,

A vous glacer !

Ce matin, il est à la fête,

Et novembre prépare son départ,

Sans tambours, ni trompettes,

Arrivent les premiers brouillards,

Qui déposent de jolies gouttelettes

Sur des routes miroirs.

Arbre scintillant,

Tu casses comme du verre,

Tu es nu à présent,

Vulnérable et solitaire,

Les caresses de ce vent,

Te berceront tout l’hiver !

Poudre de diamants,

Perles de pluie glacées,

Béton luisant,

Feuilles nacrées,

Tous ces éclats brillants,

Ne me font pas t’aimer,

Pour autant !

M.H. (Michèle Hardenne)

27/11/2012

 

 
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Le petit garçon. 26 novembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:25

Le petit garçon. dans MOMENT DE VIE embara10

Le petit garçon.

 

Le regard que l’on a en venant au monde, nous l’emporterons avec nous là-bas.

Dans les yeux de ce vieil homme, je vois un petit garçon.

La machine composée d’un squelette, et d’une peau fine et ridée, a commencé à remonter le temps.

Assis dans un fauteuil, il tapote nerveusement du doigt  la tablette, qui le bloque pour l’empêcher de se lever, ou de glisser, il s’impatiente, il sait que bientôt son repas lui sera servi.

La pluie frappe le carreau, il sort la langue comme pour lécher les gouttes d’eau, c’est sa façon maintenant de nous dire qu’il a soif.

Il faut ignorer ce qu’il nous demande, la dernière fois, il s’est mis à tousser violemment en prenant une gorgée d’eau du verre que j’avais approché de ses lèvres.

Je regarde les murs et lui parle du vent, qui la nuit dernière a emporté les dernières feuilles des arbres, mais il est ailleurs.

Dans le couloir, les roues d’un chariot viennent rompre le silence.

Il se redresse, tape des deux mains sur la petite table, et laisse s’échapper un rire, qui tient plus du couinement que du « hahaha » gras, qui  nous transportait de joie, autrefois, il y a un mois.

Une grande serviette lui est passée autour du cou, le vieil homme a les yeux fixés sur le décolleté de la jeune femme. Elle se dirige vers une petit meuble pour prendre des médicaments, son regard ne la quitte plus, il sourit. Le papy vient de faire un bond dans son temps, il a 16 ans et d’un pouce levé la complimente, tout en s’exprimant par onomatopées.

Il mange goulûment et essaye de retirer la cuillère de la main qui le nourrit.

Son voyage se poursuit, il a à peine deux ans. Il parvient à accrocher le bord du bol contenant un repas mixé, le liquide épais se répand sur la table, il y met les mains et les porte à sa bouche.

Je cherche une serviette, pendant qu’il se fait gronder. Ma vue se brouille, ma respiration se bloque.

Je file dans la petite salle de bains, annexée à la chambre, je rince un gant de toilette et viens le rejoindre.

Sa main saisit la mienne, ses yeux ternis plongent dans les miens, « j’ai fait caca » me dit-il en articulant chaque syllabe.

La jeune infirmière appuie sur un interrupteur, des bruits de pas qui courent parviennent du couloir, il est temps pour moi de le quitter.

Je lui dépose un baiser sur le front, mais papy est de nouveau parti vers une autre époque de sa vie.

 

M.H. (Michèle Hardenne).

26/11/2012

 

 
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Fragile 25 novembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:00

Fragile dans MOMENT DE VIE femme10

 

Fragile

 

A chaque blessure,

Tu te caches et te tais,

Tu pleures et tu jures,

Qu’il ne te frappera plus jamais,

Et pourtant, tu restes là,

La tête baissée,

Repliée sur toi,

Tu te fais oublier.

 

Tu vis dans la peur d’être belle,

Tu n’es là que pour son désir,

Il t’arrive de rêver du soleil,

Mais chacun de ses rayons te fait souffrir,

Alors tu restes dans l’ombre,

Tu n’oses plus le regarder,

Si tu croises son regard sombre,

Tu sais que tu vas le regretter.

 

Tu voudrais t’en aller,

Le quitter pour le meilleur,

Mais tu ne sais pas où aller,

Alors tu acceptes ses humeurs,

En pensant qu’il va changer,

Qu’il va redevenir  l’homme d’avant,

Celui qui te prenait dans les bras,

Et puis, il y a tes enfants.

 

Alors, à chaque coup qu’il te donne,

Tu disparais dans tes silences,

Sans témoins, sans personne,

Tu t’enfuis le corps en souffrance,

Dans ta tête ses mots résonnent,

Mais tu veux sauver les apparences

Tu pleures, et puis tu lui pardonnes,

Tu l’excuses encore pour sa violence.

 

Il sait que  tu es trop fragile,

Et que tu ne pourras pas le quitter

Alors, hors de son monde imbécile,

Retrouve toute ta dignité !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

25/11/2012

 

 
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Mon fils a vingt ans ! 24 novembre, 2012

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 0:11

Mon fils a vingt ans ! dans POESIES, TEXTES anniv_10

Joyeux anniversaire Corentin, gros bisous.

Le temps passe trop vite.

Je revois encore des petits doigts qui se mêlaient dans les cheveux de ton papa, et les rires qui volaient en éclat tout autour de toi.

C’était hier, c’était il y a vingt ans déjà,  et pourtant dans ton sourire, dans ton regard, ce bonheur tu continues à le partager, alors, merci mon chéri d’être toi,  et bon anniversaire.

M.H. (Michèle Hardenne)

24/11/2012.

 

 
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Trop facile 23 novembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE,PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 7:00

Trop facile dans MOMENT DE VIE images86

 

Trop facile

 

Il est plus facile de prévoir du malheur que du bonheur,

Il est plus facile de faire pleurer que de faire rire,

Il est plus facile de détruire que de construire,

Il est plus facile d’ haïr que d’aimer,

Il est plus facile de parler que d’agir,

Il est plus  facile de laisser tomber les bras que de les relever,


Et si pour changer on cherchait des défis plutôt que la facilité !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

23/11/2012

 

 
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En toute simplicité 22 novembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:00

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En toute simplicité.

En me promenant dans un quartier de la toile, je suis retournée lire des mots sur des places de forums, où j’aimais aller dans le passé.

Il y avait foule en ce temps-là !

On ne se connaissait que par nos pseudos, et on passait pourtant d’agréables moments.

La nuit s’étalait, on se la souhaitait douce et remplie de jolies rêves, et puis avec certains, on finissait même nos discussions sur des plages privées, pour ne pas déranger, et pour en apprendre un peu plus de l’autre et partager nos passions, par simple affinité.

Simples, les mots l’étaient, les relations aussi, et derrière chaque écran, il y avait une personne qui cherchait juste à communiquer et à passer un peu de temps auprès d’anonymes qui lui donnaient l’impression qu’elle avait encore quelque chose à partager.

Cet endroit me faisait penser à un bistrot, avec des banquettes, des tables rapprochées, et un comptoir devant lequel se plaçaient les habitués, les boute-en-train.

Dès qu’ils arrivaient, le petit café se remplissait et chacun y allait de ses mots.

Mais le simple finit souvent par se compliquer !

Des nouveaux mots sont venus un soir d’été, ils se prenaient trop au sérieux, et ne les comprenant pas certains pseudos se sont isolés, ne sont plus venus, et des clans se sont formés.

Mais la toile est une grande avenue, avec d’autres commerces, d’autres places, d’autres jardins,…

Peut-être qu’un soir, je te retrouverais sur un de ces bancs publics, et que nous poursuivrons notre discussion, là où nos mots se sont arrêtés, sans excuses, sans se justifier de ce qui avait été écrit, en toute simplicité.

Après tout, nous ne sommes pas dans le virtuel pour nous confondre avec notre réalité !

M.H. (Michèle Hardenne)

22/11/2012

 

 
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chaque vie a son histoire 21 novembre, 2012

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:00

chaque vie a son histoire dans POESIES, TEXTES ruban10

 

Chaque vie a son histoire

 

Une histoire se déroule lentement entre les doigts du temps,

Elle s’étire doucement, et d’un bout à l’autre devient un ruban,

Qui servira à fermer l’emballage d’une vie bien remplie,

Pour en faire un cadeau qui sera offert à la nuit.

Chaque vie a son histoire, avec un début et une fin,

La nôtre nous en connaissons une partie, et la suite viendra demain !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

21/11/2012

 

 
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Ca ira mieux demain ! 20 novembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:07

Ca ira mieux demain ! dans MOMENT DE VIE poeme-11

Ça ira mieux demain


Ça ira mieux demain,

Il te suffit de le vouloir,

Et tes peines comme ton chagrin,

S’évanouiront dans ton miroir.

 

Rien ne sert de partir ailleurs,

Avec des valises bien trop lourdes,

Fais un peu plus de place dans ton cœur,

Et tu effaceras tous tes doutes,

Pour retrouver cette belle lumière,

Qui éclairera jusqu’au bout, ta route.

 

Ça ira mieux demain,

Il te suffit d’y croire,

Et tes peines comme ton chagrin,

Seront une vieille histoire.

 

Rien ne sert de vivre dans son passé,

Regarde devant toi, il est là,

Cet amour dont tu as tant rêvé,

Il te sourit et te tend les bras,

Alors, ne te le laisse pas aller,

Souris à la vie encore une fois.

 

Ça ira mieux demain,

Il te suffit de sortir du noir,

Et tes peines comme ton chagrin,

Seront broyés par l’espoir,

Ouvre ton cœur sur le matin,

Et laisse-le briller dans le soir !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

20/11/2012

 

 
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Réflexes conditionnés 19 novembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 10:30

Réflexes conditionnés dans MOMENT DE VIE main_t10

Réflexes conditionnés

Chaque journée qui commence soulève intérieurement des tas de questions : la météo, le petit-déjeuner, les vêtements que l’on va porter, les activités de la journée,…

Sans même y réfléchir, dès le sauter du lit, nos gestes se font machinalement : on appuie sur l’interrupteur de la radio, puis celui du percolateur, ensuite vient l’éclairage de la salle de bains,…

L’index est sans doute le doigt le plus sollicité de la journée, sans compter que c’est celui qui s’adapte le mieux à la narine.

Pour l’oreille, l’auriculaire est le mieux calibré.

Au début nous avons dû apprendre à nous servir de nos dix doigts, personne ne nous a indiqué comment les utiliser, nous l’avons fait instinctivement, mais dès qu’un de ceux-ci est en incapacité de fonctionner, nous perdons de nos moyens, nous devons réfléchir, modifier nos habitudes et cela ne va pas sans complications.

Nous avons des tas d’automatismes pour lesquels nous avons arrêtés de nous poser des questions sur leur fonctionnement, mais lorsque la machine a une défaillance, la vie peut devenir une interrogation.

La réponse, on la cherche chez l’autre, et un des réflexes à conditionner est celui de mettre ses dix doigts  au service de celui qui ne sait plus se servir des siens et qui pourtant vous tend la main !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

19/11/2012

 

 
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Mensonges 18 novembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 10:06

Mensonges dans MOMENT DE VIE menson10

 

Mensonges

 

Combien de promesses

Et de vœux, lui as-tu faits,

En profitant d’un instant de tendresse

Quand elle se laissait aller à t’écouter ?

 

Combien de fois tes mains

Se sont promenées sur son corps

Le caressant jusqu’au petit matin,

Pour l’entendre dire qu’elle t’aime encore.

 

Combien de larmes se sont perdues,

Dans ses nuits de solitude,

Quand elle ne voulait plus,

De tes mensonges par habitude ?

 

Elle n’aura plus aucun rêve brisé,

Par la tromperie de tes sentiments,

Elle n’a plus rien à te pardonner,

Et va exister enfin par elle, maintenant.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

18/11/2012

 

 
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Une graine du…17 novembre 17 novembre, 2012

Classé dans : PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 18:05

Une graine du...17 novembre dans PENSEE DU JOUR main_p11L’amour ne s’achète pas,

Ne se vend pas,

Ne se troque pas,

Et s’il est sincère,

Il réchauffe tous les cœurs en hiver !

M.H. (Michèle Hardenne)

17/11/2012

 

 
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L’espoir 16 novembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:07

L'espoir dans MOMENT DE VIE espoir11

L’espoir

Elle brûlera son cœur

Dans le feu de tes envies,

Pour que tu n’aies plus peur,

D’être seul la nuit.

 Et si des flammes te voilent l’esprit,

Leurs douces chaleurs t’apaiseront,

Dans leurs lueurs tu trouveras l’oubli,

Et le chemin de ta raison.

 Elle viendra boire à l’eau de tes yeux,

Et te nourrir du bout de ses lèvres,

Pour que tu sois à nouveau heureux,

De voir le jour qui se lève.

 Elle sera sur tous les chemins,

Où tu traineras ta peine,

Et vous marcherez vers demain,

Si ta main se glisse dans la sienne.

M.H. (Michèle Hardenne)

16/11/2012

 

 
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Comme un enfant 15 novembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:00

Comme un enfant dans MOMENT DE VIE avc10

Comme un enfant

Je le regarde sur ce lit blanc, un oreiller placé derrière le dos, une jambe frêle, dépassant de la couette.

Le lit a été surélevé pour que l’infirmière puisse lui donner à la cuillère un peu de liquide épaissi.

Il ne porte plus ses lunettes, son dentier lui a été également retiré. Sa bouche s’ouvre et se ferme sur le vide, l’infirmière ne va pas assez vite pour le nourrir.

Son regard est ailleurs, il n’a plus le même langage, les sons qui sortent de sa gorge ne sont pas compréhensibles, lui seul sait ce qu’il dit.

Il se rend compte que je ne le comprends pas, il essaye de faire des gestes, mais cela l’épuise, il se met à tousser, il transpire, puis laisse tout son corps s’abandonner.

Les secondes passent, les minutes se suivent, les yeux fermés, il grimace.

Cela fait une demi-heure que je suis assise dans le fauteuil placé à côté du lit, il s’est endormi.

L’air a une odeur de désinfectant et pique un peu les yeux, les radiateurs que je frôle sont brûlants.

La porte de la chambre est restée ouverte.

Il se réveille doucement, me sourit, je lui prends la main et la serre doucement.

Un peu gêné, il me montre que la couche qu’il porte est sale, un infirmier qui passait dans le couloir voit mon embarras, il s’approche de lui, prend de ses nouvelles tout en abaissant le lit pour le remettre à la vertical.

J’enfile un manteau, je lui fais un tendre baiser sur sa joue à la peau fine et translucide, son regard est à nouveau ailleurs, je quitte la chambre sur la pointe des pieds, je ferme la porte.

Il y a moins d’une semaine, cet homme était un géant, qui de ses quatre-vingt ans faisait des projets de voyage, maintenant il n’est plus qu’un enfant que l’on prépare pour un autre départ.

Mais, je ne suis pas triste, il ne l’est pas non plus, il a ses amis, ses parents, son épouse, ses frères et sœurs qui sont autour de lui, il leur parle, et ils le comprennent.

Je l’ai vu leur sourire dans son sommeil, apaisé et heureux.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

15/11/2012

(Une pensée pour le père de mon compagnon qui a fait un AVC)

 

 
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Eveil des sens 14 novembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:00

Eveil des sens dans MOMENT DE VIE 30045210

Eveil des sens

.

Dans tes yeux, j’ai trouvé de la lumière,

Alors, je suis entrée, et je t’ai vu,

Sans artifice, le cœur à nu.

.

J’ai déposé mes lèvres sur ta chair,

Je t’ai goûté et j’ai aimé,

Ton goût salé-sucré.

.

Mes mains ont caressé ton corps,

Et sur ta peau de velours,

J’ai laissé des mots d’amour.

.

Je t’ai respiré comme une fleur,

Enivrée par ton parfum viril,

Je me suis sentie si fragile.

.

J’ai écouté la musique de ton cœur,

Et ses notes m’ont transportée,

En harmonie avec nos corps embrasés.

.

Dans tes bras, mes sens sont en éveil,

Alors ne les desserre pas,

Reste encore à côté de moi

Au moins jusqu’à mon réveil.

.

M.H. (Michèle Hardenne)

14/11/2012

 

 
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Les filles de Minahytu…extrait : La taverne-brasserie. 13 novembre, 2012

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 9:21

Les filles de Minahytu est le premier récit que j’ai écrit en 2010, et qui sera édité pour la fin d’année 2013.

Il était un soir de l’été 1983…

***

Quand ils se sont rencontrés, Ben avait vingt-deux ans et travaillait déjà au labo. Lise avait vingt ans et avait trouvé un travail chez un grossiste en fournitures de bureaux.

Pour cette fin du mois d’août, la soirée était agréable et chaude. L’été caniculaire de cette année avait été spectaculaire.

Ben s’était rendu, comme il le faisait presque tous les soirs depuis le début du mois, « Chez Louis », une brasserie, se trouvant à moins de cent mètres de chez lui. Il partageait un immeuble avec quelques autres garçons.

Depuis qu’il habitait le quartier, Ben y allait souvent, le patron était un de ses vieux amis.

Beaucoup de jeunes, en cette période de vacances d’été, s’y donnaient rendez-vous. Un groupe de cinq garçons s’étaient regroupés autour du comptoir et semblaient fêter l’anniversaire de l’un d’entre eux.

Ce soir-là, la petite brasserie n’avait jamais été aussi chahutée. L’intérieur y était assez vieillot ; les murs et le plafond étaient jaunis par les fumées de cigarettes, les hauts tabourets devant le bar étaient recouverts de simili rouge délavé qui présentait des craquelures. Il y avait des petites loges dans le fond de la pièce, qui avaient été créées pour y avoir un peu d’intimités. Chacune était munie de tables en bois avec des pieds en fer forgé et des banquettes recouvertes du même simili rouge craquelé.

Pour la saison, des terrasses avaient été installées à l’extérieur, sous l’auvent. Des petites tables rondes en aluminium avaient été dressées et de belles jardinières garnies de géraniums rouges avaient été posées sur les rebords des fenêtres.

Bien qu’il fût déjà dix heures, la brasserie ne désemplissait pas. Au vu, du brouhaha provoqué par la bande de jeunes qui s’était groupée autour du bar, le patron les invita à s’installer au-dehors. En moins de temps qu’il n’avait fallu pour le dire, la brasserie s’est vidée et toute la jeune clientèle s’est retrouvée à la terrasse.

Le calme était enfin revenu ,on pouvait entendre une radio en fond musical.

Lise s’était réfugiée dans une des petites loges, comme elle le faisait tous les soirs, depuis le début de l’été. Son jeune frère, Max, de deux ans son cadet, avait trouvé ce travail d’étudiant pour l’occuper les mois de vacances. Il venait de finir le lycée et devait entreprendre à la rentrée des études d’Histoire de l’Art.

Max avait toujours été féru d’histoire, mais l’Art c’était autre chose ! Il voulait être artiste-peintre et vivre de son métier.

Depuis qu’il était tout jeune, il avait manifesté un don d’observation peu habituel. Il a commencé, alors qu’il ne savait pas encore parler, à remplacer les mots par des dessins. Adolescent, au lieu d’aborder une fille, il lui faisait son portrait.

Pour ses dix-huit ans, Max était grand et très mince. Il avait de longs cheveux noirs qu’il retenait à la base de son cou par un élastique et ses yeux d’un brun très foncé ne laissaient rien paraître de ses émotions. 

Max était beau et sa beauté naturelle n’attisait pas de convoitise, elle attirait la sympathie, elle était un piège à la confidence.

… à suivre.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 
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Un anonyme sur le trottoir 12 novembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:54

Un anonyme sur le trottoir dans MOMENT DE VIE sans_a11

 

Un anonyme sur le trottoir

Les gens passent à côté de lui,

Ils le regardent avec mépris,

Pourtant, il ne  demande rien,

Ni sourire, ni poignée de main.

Il compte sur un peu de générosité,

Il a bien essayé de mendier,

Mais cela lui a valu des coups de bâtons,

Et la destruction de son carton.

Alors, il se terre dans un coin,

Et son esprit l’emmène au loin,

Dans un monde de lumière,

Où tous les hommes sont encore frères.

Il n’a plus vraiment d’espoir,

Alors, il reste là assis sur le trottoir,

Regardant la rue qui s’anime,

Avec tant d’autres anonymes,

Et jour après jour, il s’efface davantage,

Se préparant pour le grand voyage,

Qui le fera quitter cette terre,

En abandonnant sa misère.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

12/11/2012

 

 
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Une graine du…11 novembre 11 novembre, 2012

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 8:18

Une graine du...11 novembre dans POESIES, TEXTES main_p11Ce n’est pas parce que les rêves sont invisibles qu’il ne faut pas y croire !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

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