MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Les filles de Minahytu…extrait : La taverne-brasserie. 13 novembre, 2012

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 9:21

Les filles de Minahytu est le premier récit que j’ai écrit en 2010, et qui sera édité pour la fin d’année 2013.

Il était un soir de l’été 1983…

***

Quand ils se sont rencontrés, Ben avait vingt-deux ans et travaillait déjà au labo. Lise avait vingt ans et avait trouvé un travail chez un grossiste en fournitures de bureaux.

Pour cette fin du mois d’août, la soirée était agréable et chaude. L’été caniculaire de cette année avait été spectaculaire.

Ben s’était rendu, comme il le faisait presque tous les soirs depuis le début du mois, « Chez Louis », une brasserie, se trouvant à moins de cent mètres de chez lui. Il partageait un immeuble avec quelques autres garçons.

Depuis qu’il habitait le quartier, Ben y allait souvent, le patron était un de ses vieux amis.

Beaucoup de jeunes, en cette période de vacances d’été, s’y donnaient rendez-vous. Un groupe de cinq garçons s’étaient regroupés autour du comptoir et semblaient fêter l’anniversaire de l’un d’entre eux.

Ce soir-là, la petite brasserie n’avait jamais été aussi chahutée. L’intérieur y était assez vieillot ; les murs et le plafond étaient jaunis par les fumées de cigarettes, les hauts tabourets devant le bar étaient recouverts de simili rouge délavé qui présentait des craquelures. Il y avait des petites loges dans le fond de la pièce, qui avaient été créées pour y avoir un peu d’intimités. Chacune était munie de tables en bois avec des pieds en fer forgé et des banquettes recouvertes du même simili rouge craquelé.

Pour la saison, des terrasses avaient été installées à l’extérieur, sous l’auvent. Des petites tables rondes en aluminium avaient été dressées et de belles jardinières garnies de géraniums rouges avaient été posées sur les rebords des fenêtres.

Bien qu’il fût déjà dix heures, la brasserie ne désemplissait pas. Au vu, du brouhaha provoqué par la bande de jeunes qui s’était groupée autour du bar, le patron les invita à s’installer au-dehors. En moins de temps qu’il n’avait fallu pour le dire, la brasserie s’est vidée et toute la jeune clientèle s’est retrouvée à la terrasse.

Le calme était enfin revenu ,on pouvait entendre une radio en fond musical.

Lise s’était réfugiée dans une des petites loges, comme elle le faisait tous les soirs, depuis le début de l’été. Son jeune frère, Max, de deux ans son cadet, avait trouvé ce travail d’étudiant pour l’occuper les mois de vacances. Il venait de finir le lycée et devait entreprendre à la rentrée des études d’Histoire de l’Art.

Max avait toujours été féru d’histoire, mais l’Art c’était autre chose ! Il voulait être artiste-peintre et vivre de son métier.

Depuis qu’il était tout jeune, il avait manifesté un don d’observation peu habituel. Il a commencé, alors qu’il ne savait pas encore parler, à remplacer les mots par des dessins. Adolescent, au lieu d’aborder une fille, il lui faisait son portrait.

Pour ses dix-huit ans, Max était grand et très mince. Il avait de longs cheveux noirs qu’il retenait à la base de son cou par un élastique et ses yeux d’un brun très foncé ne laissaient rien paraître de ses émotions. 

Max était beau et sa beauté naturelle n’attisait pas de convoitise, elle attirait la sympathie, elle était un piège à la confidence.

… à suivre.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

2 Commentaires

  1.  
    ALAIN
    ALAIN écrit:

    Un bel extrait à suivre !!!
    ARSENE GRISALI

    ***
    Bonjour Alain, merci

    j’ai encore pas mal de travail à faire pour réduire le manuscrit et en faire un livre! (En feuille A4, arial 11, il fait un peu plus de 450 pages).

    Bises et à bientôt.

    ***

  2.  
    FANETTE
    FANETTE écrit:

    Bonjour Michèle
    il me tarde de le lire hihihi
    bonne journée
    bisous

    ***
    Bonjour Fanette,

    Pour cette prochaine étape d’écriture et de publication, j’ai tiré les leçons du passé ! rires.
    J’ai des propositions de partenariat, mais j’ai le temps d’y réfléchir, surtout que ce manuscrit se lit en deux parties : Les filles de Minahytu et La chambre des départs, avec des personnages qui évoluent entre 1983 et 2163.
    Peut-être seront-ils édités en coffret, pour la fin de l’année 2013.

    Merci de ta fidélité à me lire :)

    Gros bisous.

    ****

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