MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
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Un invité à habiller 12 décembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:00

Un invité à habiller dans MOMENT DE VIE sapin_10

Un invité à habiller.

 

Sur le parking du centre commercial, un chalet de bois était décoré de jolies petites lumières.

Je m’étais garée à proximité et en faisant une manœuvre, j’ai failli te renverser.

Tu avais à peine frôlé le pare-choc, mais le bord de ton costume était un peu chiffonné.

Je t’ai alors ramené chez moi. Tu t’es mis  près de la fenêtre, juste en face de la cheminée, tu étais mouillé, comme si tu pleurais.

J’ai inséré une bûche dans la cheminée, et nous l’avons regardée brûler.

Il commençait à faire chaud dans la pièce, alors je me suis approchée de toi, et tout en douceur, je t’ai ôté ton pardessus en toile de jute, mettant à nu ton corps soyeux.

Tes mains se sont glissées dans mes cheveux, puis tu m’as prise dans tes bras.

Mon pull en angora laissait sa fibre se déposer sur toi, te rendant tout duveteux.

Pour me mettre à l’aise, je l’ai enlevé et jeté sur le divan.

Tu aurais bien voulu t’y allonger, mais il était trop près de la cheminée.

Alors fièrement tu t’es redressé et j’ai pu m’occuper de toi, te respirer, te rendre beau et lumineux à la fois.

Assise devant toi, je regarde tes boules briller, et ce petit gland qui dépasse me donne envie de le caresser.

Joli sapin, comme ils sont doux tes joujoux, mon beau sapin, roi de ma forêt, que j’aime ta verdure !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

12/12/2012

 

 
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La pluie en hiver 11 décembre, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 9:32

 

La pluie en hiver dans LES 4 SAISONS p1210810

La pluie en hiver

 

Comme une pluie d’orage,

Tu es tombé un soir d’été,

Déposant sur mon visage,

Ton eau claire au goût salé.

 

Je la trouvais rafraîchissante,

Après une journée au soleil,

Mon ciel prenait des couleurs éclatantes,

Quand se dessinait un arc-en-ciel.

 

Puis l’été s’en est allé,

Et tu as fait un pacte avec le vent,

Tes gouttes ont perdu leurs reflets,

Se mêlant au gris du temps.

 

Maintenant, vient la pluie de l’hiver,

Légère quand elle tombe en flocons,

Et dans les rues scintillantes de lumière,

J’ai fini par oublier ton nom.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

11/12/2012

 

 
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Une graine du…10 décembre 2012 10 décembre, 2012

Classé dans : PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 8:10

Une graine du...10 décembre 2012 dans PENSEE DU JOUR main_p11

Quand un fil de coton est coupé,

 Un simple nœud peut le réparer !

Mais quand il s’agit d’un cordon invisible,

Un lien particulier, né de sentiments

Sa cassure est irrémédiable,

Brisé, il meurt !

M.H. (Michèle Hardenne)

10/12/2012

 

 
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Les baisers d’Angélique 9 décembre, 2012

Classé dans : CONTE — michelehardenne @ 11:12

Les baisers d'Angélique dans CONTE ange10

Les baisers d’Angélique

 

Angélique était une petite fille qui vivait sur la Lune.

Elle y était arrivée, une veille de Noël.

Assise sur un rocher, elle regardait la Terre.

En ce 24 décembre, la planète où elle était née, n’avait jamais été aussi belle. Angélique y voyait une multitude de petits points, rendant cette boule la plus étincelante de toutes celles qu’elle pouvait apercevoir.

Elle se souvenait que quand elle y vivait, il y avait une tradition qui consistait à mettre des lumières multicolores sur les arbres des avenues, et de décorer les façades des maisons.

Chaque année à la même époque, ses parents, ses frères et sœurs ornaient un sapin placé dans un coin du salon, de mille bougies de couleurs et accrochaient aux branches de l’arbre roi, des tas de merveilles.

Elle se revoyait sur les genoux de son grand-père, qui restait assis dans un gros fauteuil, tout près du feu de la cheminée. Elle aurait tant voulu participer à la décoration du sapin, mais ses petites jambes ne pouvaient plus la porter, depuis qu’elle avait eu cette maladie.

Ce soir-là, elle avait eu une forte fièvre.

Elle disait à son grand-père, qu’elle voyait les elfes de papiers mâchés tourner autour de l’arbre, en jetant de la poudre d’or, et de petites fées dans des robes scintillantes qui agitaient leur baguette magique pour que les guirlandes argentées se mettent en place. Elle les regardait voler dans la pièce et les montrait au vieil homme, qui s’était assoupi.

Soudain, une des fées au visage de cristal et au corps de porcelaine, portant une robe de soie nacrée, s’approcha d’elle.

Elle secoua sa baguette, et transforma la longue chemise de coton blanc de la petite fille, en une robe de satin aux reflets de l’arc-en-ciel. Ses cheveux  bruns et emmêlés, devinrent brillants et la fée y déposa un diadème composé de petits diamants, les petits pieds glacés furent chaussés de ballerines en soie de la couleur d’une pleine lune.

De tout l’être d’Angélique émanait une belle lumière blanche qui se projetait dans la pièce, mais sa famille était trop occupée que pour la voir briller.

La fée lui tendit la main, l’invita à s’approcher du sapin et l’emmena sur la cime. Telle une étoile, Angélique y brillait de mille feux.

Lorsque la décoration fut terminée, tous se tournèrent vers le grand-père et la petite fille, endormis.

Angélique les appelait, elle agitait sa petite main pour leur signaler qu’elle était en haut du sapin, mais ils ne l’entendaient pas.

Soudain, le plus jeune de ses frères, se tourna vers l’arbre décoré  et remarqua que l’étoile qu’il venait de placer brillait plus intensément, et répandait sa belle lumière dans toute la pièce, alors que la guirlande n’avait pas été encore allumée.

La nuit venait de tomber, et les premiers flocons apparurent.

Angélique avait été emmenée vers les étoiles, et elle avait demandé à la fée de la déposer sur la Lune, pour qu’elle puisse veiller éternellement sur sa famille.

En cette vieille de Noël, une petite fille envoie ses baisers à la Terre, à tous ceux qui lui sont si chers.

Ils prennent la forme de flocons de neige et dans chacun d’eux, Angélique y met beaucoup d’amour en souhaitant à tous de vivre ensemble, heureux et en paix.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

09/12/2012

 

 
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Promis, juré, craché 8 décembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:43

Promis, juré, craché dans MOMENT DE VIE promes10

Promis, juré, craché

.

Avec un « Si »

On s’est tout promis,

Même si,

C’est tomber dans l’oubli,

C’est ainsi !

Alors faisons comme si,

Tout n’était pas encore fini,

Et qu’il reste de l’espoir, aussi,

Pour que nous restions unis.

.

Les doigts croisés,

On a juré, craché,

Qu’on s’aimerait,

Pour l’éternité,

Que rien ne nous séparerait,

Qu’ensemble on vieillirait,

Nous moquant des années,

Mais elles nous ont rattrapées,

Nos rêves se sont-ils envolés ?

.

Promis, juré,

C’était nos souhaits,

Juré, promis,

On ne s’est pas menti,

Promis, juré,

Retrouvons cette tendresse,

Juré, promis,

Nos cœurs ont toujours leur jeunesse,

Promis, juré,

Redevenons comme avant,

Juré, promis,

Au temps où nous prêtions serment !

M.H. (Michèle Hardenne)

08/12/2012

 

 
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Larmes de froid 7 décembre, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 11:15

Larmes de froid dans LES 4 SAISONS images89

Larmes de froid

 

Il neige sur la ville,

Lui faisant perdre ses couleurs,

En déposant sur le gris, une douce pâleur.

 

Jolis et froids flocons,

Vous tombez sans bruit,

De jour comme de nuit,

Sur le sol et le toit des maisons,

Et mon cœur vous sourit.

 

Comme une enfant,

Je regarde le manège,

De la pluie qui se transforme en neige,

Toutes ces larmes de froid, dans une belle candeur,

Unissent Le ciel et la terre dans la même blancheur,

Pour le plaisir des yeux, seulement !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

07/12/2012

 

 
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Coeur satellite 6 décembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:43

Coeur satellite dans MOMENT DE VIE images88

Coeur satellite.

 

Parler de rien, parler de tout,

Juste pour entendre ta voix,

Ecrire sur toi, écrire surtout,

Quand je ne te vois pas,

Et vivre les rêves les plus fous

En ne pensant qu’à toi.

 

Tu as mis mon cœur en orbite,

Il tourne autour de ma tête,

Il se met à battre si vite,

Que je ne voudrais plus qu’il s’arrête.

 

Tu es ce soleil qui fait tant de bien,

Ta lumière se pose partout,

Ta chaleur, reste au creux de mes mains,

La nuit, je n’ai plus peur du tout,

Je m’endors avec elle, l’esprit serein,

Et je danse avec les loups.

 

Ton cœur est un satellite,

Qui tourne autour de ma tête,

Et le mien bat si vite,

Que je t’invite à sa fête.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

06/12/2012

 

 
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Un jouet de Saint-Nicolas 5 décembre, 2012

Classé dans : CONTE — michelehardenne @ 7:00

Un jouet de Saint-Nicolas dans CONTE camion10

Un jouet de Saint-Nicolas

-       Dis Mamy, Maman elle va revenir bientôt ?

-       Ne t’inquiète pas Éric, elle est juste partie faire quelques courses ! Elle sera là dans cinq minutes.

-       Tu me l’as déjà dit, avant que je ne mange la soupe !

Gilberte avait recueilli sa fille et son petit-fils.

Hélène, après son divorce, s’était installée dans un appartement , proche de l’école de son petit garçon.

Après avoir perdu son travail d’ouvrière à l’usine, les allocations qu’elle percevait ne suffisaient plus à payer les factures, elle avait revendu sa voiture, puis ses meubles, et depuis trois mois habitait chez sa mère.

Éric allait avoir 7 ans, la semaine prochaine.

Ce début d’après-midi, Hélène s’était présentée dans une agence d’intérimaires, qui recherchait une technicienne de surface pour un travail de nuit dans des bureaux. Elle avait été convoquée pour un entretien d’embauche.

Elle avait téléphoné pour annoncer fièrement à sa mère, qu’elle commencerait son nouveau travail dès lundi.

Elle lui demanda de reprendre Éric, dès la sortie de la classe à 15 h 30, qu’elle irait faire quelques achats avant de rentrer.

Il allait être 18 h et Gilberte commençait à s’inquiéter.

Elle avait laissé quelques messages sur le portable de sa fille, mais sans aucune réponse.

Éric avait sorti son plumier de son cartable et assis sur une chaise rehaussée de deux coussins, il allait se mettre à faire ses devoirs.

-       Mamy, il commence à faire noir, elle est où ma maman ?

-      Ne t’inquiète pas mon bouchon, elle a probablement raté son bus, et puis avec les fêtes qui approchent, il doit certainement y avoir beaucoup de monde dans les magasins.

Gilberte avait installé sa chaise devant la fenêtre de la cuisine qui donnait sur l’entrée de l’immeuble.

La pluie avait fait place à de petits flocons qui tombaient en tourbillonnant et qui tapissaient les trottoirs et la chaussée les rendant glissants. Elle guettait l’arrêt de bus qui était à une trentaine de mètres de l’immeuble. Dès qu’elle apercevrait Hélène, elle enfilerait son manteau et irait l’aider à porter ses paniers.

Les infos passaient à la télé et Éric avait depuis longtemps refermé ses cahiers. Il s’était assoupi dans le canapé.

Gilberte le recouvrit d’une épaisse couverture et rapprocha de son petit-fils l’unique radiateur à bain d’huile qui chauffait la pièce. Elle attendait le versement de sa retraite pour faire mettre un peu de mazout dans la citerne du chauffage central.

La petite aiguille de la pendule du salon allait se poser sur le 9.

La dame âgée regagna son poste d’observation, la neige avait recouvert tous les pas des gens qui quittaient ou revenaient dans l’immeuble. Elle laissa deux nouveaux messages sur le répondeur du portable de sa fille puis elle se décida à appeler la police.

Après plusieurs minutes d’attente, le Central lui conseilla d’appeler les hôpitaux. Gilberte lui signala qu’elle n’avait pas de bottin téléphonique, qu’elle gardait son petit-fils et qu’il lui était impossible de faire appel à un voisin. La voix masculine qui était au bout du fil prit ses coordonnées et lui promit de la rappeler.

Une demi-heure plus tard, Gilberte apprenait qu’Hélène avait été transportée aux urgences d’un hôpital.

Elle porta sa main à sa poitrine, sa respiration devenait difficile, des perles de sueurs couvraient son front.

-       Madame, vous allez bien ? insista l’homme.

Gilberte regardait son petit bonhomme qui s’était relevé et qui criait :

-       Mamy, tu ne vas pas mourir ! C’est Maman au téléphone ?

La grand-mère laissa glisser l’appareil de sa main et s’allongea sur le sol.

Éric prit un torchon de vaisselle, le rinça sous l’eau froide du robinet et le passa doucement sur le visage de la vieille dame, tout en lui tenant la main. Gilberte était pâle, on frappa à la porte. Éric, pensant qu’il s’agissait de sa maman, courut ouvrir.

-       Bonjour mon garçon, nous avons reçu un appel et…

Le pompier aperçut Gilberte sur le sol froid de la cuisine, il appela le médecin qui l’accompagnait.

-       Madame a fait un malaise, aidez-moi à l’installer dans le fauteuil.

Après quelques minutes, le visage de Gilberte reprit des couleurs. Éric était resté dans la cuisine avec un infirmier. Il regardait par la fenêtre les véhicules avec leur lampe rouge clignotante. Soudain, une voiture avec une lumière bleue sur le toit, se gara juste à l’entrée de l’immeuble. Éric vit en sortir sa maman, accompagnée par deux policiers. Elle avait le bras plâtré.

Tous les voisins étaient à leur fenêtre, sur leur balcon ou sur le palier. Hélène tête baissée traversait le couloir sans même oser les regarder.

Les yeux rougis, elle entra dans l’appartement et prit son petit garçon dans les bras.

-       Tu pleures parce que tu as mal?

-      Mon chéri, j’ai fait une grosse bêtise et je suis bien punie ! Va dans ta chambre, je vais venir t’y rejoindre.

Elle l’embrassa, Éric obéit.

Après avoir ausculté Gilberte, le médecin invita les pompiers à quitter l’appartement, signalant qu’elle était hors de danger. Dans la cuisine, Hélène assise à une table signait des documents que lui avait remis un des policiers.

Elle reconnaissait avoir enfoui sous son manteau, un camion de pompier qu’elle avait dérobé dans le rayon jouets du grand magasin. Elle avait été repérée par un des vigiles qui l’avait poursuivie dans le parking de la grande surface commerciale. Elle avait glissé sur le béton couvert de fine glace et s’était fracturé le poignet. Elle s’engageait à rembourser le jouet qui s’était cassé lors de sa chute.

-       Que va-t-il se passer maintenant ? demanda-t-elle au policier.

-      Il se peut que le magasin retire sa plainte, ou qu’il vous réclame de plus lourdes indemnités.

-      Mon fils aura 7 ans dans quelques jours et je ne pouvais pas lui offrir ce camion, il en avait fait la demande dans la lettre à Saint-Nicolas que j’ai déposé dans une urne, au magasin !

Les policiers quittèrent l’appartement.

Hélène calée sur la chaise de la cuisine se laissa aller à sangloter. Gilberte était venue la rejoindre, elle avait entendu le policier lire la déposition.

-       Je suis désolée, j’ai si honte d’en être arrivée là !

-       Tu as été suffisamment punie et pour le petit je suis sûre que sa lettre sera lue.

Quelques jours passèrent, Gilberte retira de la boîte aux lettres, un courrier adressé à Hélène. Il provenait de la police et lui signalait que la plainte avait été retirée et que les poursuites avaient été abandonnées du fait qu’il s’agissait d’une première infraction.

Une autre lettre était adressée à Éric, il était invité par le Directeur du magasin à se présenter le 6 décembre, jour de son anniversaire, pour recevoir du Grand Saint-Nicolas, le cadeau qui lui était réservé.

 

M.H. (Hardenne)

05/12/2012

 

 
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Décembre 4 décembre, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 7:00

Décembre dans LES 4 SAISONS vitrin10

Décembre

 

Dépôt d’une poudre soyeuse

Écorce mise à nue et terreuse

Comme si toutes les couleurs étaient parties

Emportées par le vent et la pluie

Même les oiseaux ont un triste ramage

Brumes et grésil masquent le paysage

Rendant parfois pâle la lumière du jour

En grisant la ville et ses alentours.

Les vitrines apportent un peu de gaieté

Elles sont du matin au soir enluminées

Décembre fait enfin son entrée

Et avec lui ses longues nuits étoilées.

Rires d’enfants qui vont aller se coucher

Nougat et confiseries sucrant leurs pensées

Ils promettent toujours d’être sages

Et s’endorment un sourire sur leur visage

Rayonnant de ce bonheur tout tendre

Magie du mois de décembre

Ou même s’il ne reste que quelques jours

Il  peut encore il y avoir tant d’amour

Si seulement on redevenait des enfants !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

04/12/2012

 

 
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La danse des flammes 3 décembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:00

La danse des flammes dans MOMENT DE VIE couple10

 

La danse des flammes

Assise devant la cheminée, je regarde la danse des flammes.

Elles sont folles et viennent contre la vitre de l’insert, secouer leur jupon orangé.

Je les regarde, assise en tailleur sur le sofa, et les bras étouffant un coussin j’écoute pour la quinzième fois « Pensia en mi » interprété par Luz Casal.

Sur le mur se dessine une ombre qui nous ressemble, mon corps légèrement cambré faisant de lents mouvements, une de tes mains  posée au creux de mes reins et l’autre serrant la mienne à la hauteur de ton épaule.

La chanson se termine, les flammes se sont assoupies, l’ombre s’en est allée, et le coussin un peu humide et froissé est tombé sur le plancher.

Le verre de vin que je me suis servie a eu le temps de chambrer.

Sur la petite table de salon, sous un amas de papiers, je trouve cette compile que tu avais arrangée pour une de nos soirées en tête à tête.

Le feu reprend vigueur sur « Yemma » d’El Kado, et puis s’ensuit toute une série de morceaux de guitare classique aux airs si romantiques.

Le coussin est venu me rejoindre sur le canapé, et notre fusion se met à onduler sur le mur.

Ce soir, à la lueur d’un feu de cheminée, c’est lui qui m’invite à danser.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

03/12/2012

 

 
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Matin délice 2 décembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 12:20

Matin délice dans MOMENT DE VIE oreill10

Matin délice.

 

Reste sur mon corps,

Laisse-moi profiter de ta chaleur,

Garde-moi, auprès de toi, encore,

Dans tes bras, je rêve de bonheur.

 

Le matin peut s’installer,

Je n’ai pas envie de me lever,

Les aiguilles de l’horloge continuent de tourner,

Le coq s’en donne à cœur joie de chanter,

Et même si le grésil rend sombre la journée,

Tout contre toi, je suis en été.

 

Ma peau touche ta peau,

Elle se laisse caresser, embrasser,

Ta douceur vaut bien tous les mots,

Qu’il me plait à imaginer.

 

Te laissant glisser sur moi,

Je souris et je m’abandonne.

La neige peut recouvrir les toits,

Elle n’emportera pas la chaleur que tu me  donnes.

Et  rien ne vaut une couette en plumes d’oie,

Quant au petit matin, il n’y a plus personne !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

02/12/2012

 

 
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Le bilan d’une année 1 décembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:59

Le bilan d'une année dans MOMENT DE VIE dacemb10

Le bilan d’une année

 

Décembre, on prépare le bilan d’une année écoulée,

On repense à toutes ces bonnes résolutions que l’on allait prendre,

Il ne reste plus que quelques jours pour réaliser les plus importantes,

Ces promesses que l’on s’était faites en janvier.

 

Le premier jour de l’an, certaines étaient audacieuses,

Poussées par un trop plein de bulles,

Paroles téméraires et ridicules,

Dites lors d’une soirée heureuse,

Et qui dès le lendemain, se dissipaient,

Comme l’alcool qu’on avait ingéré.

 

Pourtant, certaines étaient des souhaits,

Des voeux  auxquels on voulait s’accrocher,

Et qui au cours de ces mois écoulés,

Chaque nuit, étaient espérés,

Des rêves d’amour et d’amitié,

Qui peuvent encore devenir réalité.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

01/12/2012

 

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