MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
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Les dames de compagnie 31 janvier, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:00

Les dames de compagnie dans MOMENT DE VIE bars10

Des dames de compagnie.

 

Elle vient de se lever, les lampadaires de la rue sont déjà éclairés.

Elle travaille de nuit, il va être temps pour elle de se préparer.

Dans un verre, il reste un fond de whisky, elle allume la dernière cigarette et jette son paquet dans l’évier rempli de vaisselle.

Elle soulève la  jalousie, il pleut, les voitures roulent au ralenti, tandis que les passant courent se réfugier dans la bouche du métro.

C’est là, qu’elle commence son boulot.

Elle ouvre sa penderie, sa main fait glisser les uns après les autres les vêtements suspendus sur des cintres, elle hésite et finit par sortir une robe en similicuir noir.

Elle enfile une paire de bas nylon dont les pointes sont trouées, avec des cuissardes en skaï verni, la filante qui venait de lui remonter jusqu’au-dessus du genou droit ne se verrait pas.

Un peu de blush, un trait d’eye-liner sur le dessus de ses paupières devenues lourdes, du mascara pour épaissir ses cils qui se raréfient, un épais rouge sur ses lèvres amincies, quelques gouttes d’un parfum bon marché et la voilà prête à passer sa perruque en cheveux naturels blonds, frisés et mi- longs.

Elle se regarde une dernière fois dans la glace, passe une veste en fourrure synthétique imitant le léopard, et quitte son deux pièces.

Deux femmes l’attendent  sous l’auvent d’une librairie, devant l’entrée qui mène à la gare de métro.

Elles se connaissent depuis une trentaine d’années, elles avaient arpenté tous les trottoirs de la ville, puis elles s’étaient retrouvées derrière des vitrines.

Elles se sont mariées à une époque de leur vie, ont eu des enfants, et puis un jour, tout a basculé, et elles ont repris leur premier métier.

Maintenant, elles sont serveuses dans des bars en dehors de la ville, le long d’une nationale.

Une voiture vient les chercher, les conduit sur leur lieu de travail et passe les reprendre en début de matinée.

Elles ne vendent plus leur corps, il a déjà tant donné, mais elles restent des femmes de la nuit qui prennent encore le temps d’écouter ceux qui cherchent de la compagnie.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

31/01/2013

 

 
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L’artiste de gare 30 janvier, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 8:28

L'artiste de gare dans MOMENT DE VIE portai10

L’artiste de gare

.

Je le regardais dans ce bar,

Il était assis au comptoir

Et tout en buvant un café,

Il griffonnait dans un carnet.

Puis, il s’installa à une table,

Il me faisait penser à un comptable,

Il écrivait dans son cahier,

Et rien ne semblait le perturber.

De temps en temps, il relevait la tête,

Remontait sur son nez ses lunettes,

Jetait en rapide coup d’œil autour de lui,

Puis retournait à ses écrits.

Il comptait sur ses doigts,

Notre regard se croisa,

Il me fit un large sourire,

Et je me mis à rougir.

Cela semblait l’amuser,

Il m’offrit un autre café,

Et m’invita à partager,

Son petit déjeuner.

Nous étions dans une gare,

Les trains avaient du retard,

Il n’y avait personne sur le quai,

Il insista, j’acceptais.

Il voulait que je lui raconte ma vie,

Mais une matinée n’aurait pas suffi,

Alors pendant que je lui parlais,

Il s’est mis à me dessiner.

Il avait un beau coup de crayon,

Cela m’a coûté dix euros.

C’est ainsi qu’il gagnait sa vie,

En vendant ses croquis !

.

M.H. (Michèle Hardenne)

30/01/2013

 

 
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Recherche 29 janvier, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:00

Recherche dans MOMENT DE VIE amour_11

Recherche

 

Quelle sensation étrange que de retrouver des amis d’enfance.

Pas pour de vrai, mais en tapant leur nom sur la toile et puis en cherchant leur image.

On hésite, il y a parfois tellement d’homonymes.

On trouve une photo et alors la mémoire commence à faire ses propres comparaisons.

Il se peut que ce soit lui, on agrandit le portrait, et puis l’on sourit.

Il a gardé le même regard, de brun ses cheveux sont devenus légèrement gris et il a toujours son épi.

On cherche d’autres informations, la curiosité sans doute.

Il s’est inscrit sur un réseau social, on entre dans son virtuel, ce qu’il veut montrer de sa vie.

Il voyage, aime la nature, photographie les oiseaux, laisse des commentaires chez ses amis, partage des morceaux de musique, principalement ceux qui ont marqué notre adolescence.

Il est à peine un an plus âgé et cela fait quarante ans que nos vies se sont séparées.

Mais dans cet album, il n’y a pas de photos de famille.

Mes souvenirs me reviennent, la cour de récréation avec ce grillage qui séparait les filles des garçons, j’étais une princesse et il était mon chevalier et je le revois faisant exprès de jeter le ballon de l’autre côté du filet métallique pour que je le lui renvoie à mon tour.

Il disait aux autres garçons que j’étais son amoureuse, provoquant la moquerie du côté des filles.

Et puis, il y a eu ce premier baiser volé sur les lèvres, lors d’une excursion scolaire.

Je me demande pourquoi est-ce son nom que j’ai tapé en premier, des copains j’en ai eu d’autres.

Des souvenirs d’enfance, ils ne m’en restent pas beaucoup, mais serait-ce parce que ceux-là étaient heureux !

Si la vie avait voulu que l’on se rencontre, nous serions sur le même chemin, mais elle en a décidé autrement, alors je suis heureuse qu’il soit encore de ce monde, même si pour moi, il n’existe plus que par le virtuel.

M.H. (Michèle Hardenne)

29/01/2013

 

 
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Week-end Bienvenue en Wallonie 28 janvier, 2013

Classé dans : AGENDA ET CALENDRIER DE MANIFESTATIONS — michelehardenne @ 11:31

Week-end Bienvenue en Wallonie dans AGENDA ET CALENDRIER DE MANIFESTATIONS awans10

Le 22 et 23 juin prochain, je vous accueillerai dans mon univers en compagnie de nombreux artistes de ma commune et de Wallonie.

http://www.adl-awans.be/90/wwb-2013/

 

 

 

 
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Salon du livre à Ouffet

Classé dans : AGENDA ET CALENDRIER DE MANIFESTATIONS,ANNONCES — michelehardenne @ 9:23

Salon du livre à Ouffet dans AGENDA ET CALENDRIER DE MANIFESTATIONS ouffet10

Je vous accueillerai au salon du livre de Ouffet qui aura lieu ce samedi 20 et dimanche 21 avril prochain

http://parmandcajot.wix.com/salon-livre-ouffet

Au plaisir de vous y rencontrer,

 

Michèle Hardenne.

 

 
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L’incompris

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 8:31

L'incompris dans MOMENT DE VIE van_go10

L’incompris

Il rêvait d’un cœur innocent,

D’une intelligence qui puisse le comprendre,

Mais personne n’a vraiment pris le temps,

De l’écouter et de l’entendre.

Il portait en lui tant d’espoir,

L’amour au creux de sa main,

Ne recherchant pas le pouvoir,

Il voulait juste être un peu plus humain.

Mais tous sont sourds à son génie,

Ici, il ne trouve pas sa place

Alors avec son costume d’incompris,

Il est parti sans laisser aucune trace.

Il s’est mêlé aux anonymes,

Ceux qui vivent dans l’ombre,

Survivant, en déprime,

Il s’est fondu dans leur nombre.

Avec son âme en souffrance,

Comme un caméléon,

Devant cacher sa différence,

Il a pris les couleurs du béton.

Mais derrière sa carcasse d’homme,

Ses rêves lui appartiennent encore,

Pour ne pas que ses forces l’abandonnent,

Il laisse reposer son corps.

Le temps d’une nuit, il part,

Il va visiter d’autres mondes,

Et c’est en suivant les étoiles au hasard,

Que j’ai fait sa rencontre.

Il est entré dans mon univers,

Avec son cœur innocent,

Tenant dans les mains une belle lumière,

Qui se reflétait dans ses yeux d’enfant.

M.H.(Michèle Hardenne)

28/01/2013

 

 
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Les vieux amants 27 janvier, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:14

Les vieux amants dans MOMENT DE VIE vieux_10

Les vieux amants

.

Si tu ne vois plus de rosée dans mes yeux

Le matin quand tu te réveilles,

Si tu penses que le lit est trop petit pour nous deux,

Et que mes bruits interrompent ton sommeil,

Si je prends trop d’espace dans ta nuit,

Alors, c’est qu’entre nous tout est fini.

.

Si ma voix n’est plus cristalline,

Que mes mots te font mal à la tête,

Si d’une rose, je n’ai plus que les épines,

Et qu’en toi souffle un vent de tempête,

Si nos silences sont nos bruits,

Alors, c’est qu’entre nous tout est fini.

.

Si je ne suis plus dans tes rêves,

Que tu me chasses de ton paradis,

A la recherche d’autres baisers sur tes lèvres,

De femmes plus jeunes et plus jolies,

Si tu as des regrets qu’ensemble on ait vieilli,

Alors, c’est qu’entre nous tout est fini.

.

Le puits de notre amour s’est asséché,

Et toutes nos larmes ne pourront plus le remplir,

Entre nous, il y a maintenant un rocher,

Que nous n’arriverons plus gravir,

Et si nous ne pouvons pas le contourner,

Alors, c’est ici que nous allons nous séparer.

.

M.H. (Michèle Hardenne)

27/01/2013

 

 
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Samba de Janeiro 26 janvier, 2013

Classé dans : CHANSONS,MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:10

Samba de Janeiro dans CHANSONS samba_10

Samba de Janeiro

Samba de Roda,

Samba de Coco

La batucada

Samba-cancão

Damba de Janeiro

.

Musique infernale,

Du roi carnaval,

Corps qui frétillent

En pleine frénésie

Rien n’a plus d’importance

Que cette danse !

.

Samba de Roda,

Samba de Coco

La batucada

Samba-cancão

Samba de Janeiro.

.

Photos glamour,

Jolies images,

Du soleil, de l’amour,

La mer et les plages,

Des bobos en maillots,

Des nanas en paréo,

Ananas et noix de coco,

Pour quelques pas à Rio

.

Samba de Roda,

Samba de Coco

La batucada

Samba-cancão.

Samba de Janeiro

.

M.H. (Michèle Hardenne)

26/01/2013

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Bernard le roi du Tag 25 janvier, 2013

Classé dans : CE QUE J'AIME CHEZ VOUS,CONTE — michelehardenne @ 7:00

Bernard le roi du Tag dans CE QUE J'AIME CHEZ VOUS p1000410

Merci à Noiresouris pour son talent d’illustratrice, allez visiter son blog  

http://noiresouris.unblog.fr/

Bernard le roi du Tag.

Cette nuit-là, le vent de janvier s’était mis à souffler sur la ville.

La neige avait recouvert toutes les bouches d’égouts, et l’eau des rigoles longeant les trottoirs s’était transformée en une couche de glace épaisse.

Au petit matin, les rats qui vivaient dans des galeries urbaines étaient pris au piège.

Impossible pour eux de se glisser hors de leur nid et d’aller se ravitailler dans les poubelles débordantes des restes de nourriture de fêtes, qui se trouvaient placées devant les immeubles en ce jour de ramassage des ordures.

Sura, une petite souris, regardait les pas des passants par le soupirail de la cave d’un immeuble.

Elle attendait son ami Gaspard, un escargot qui occupait une jardinière d’intérieure posée dans le hall d’entrée de la grande maison de ville.

Après avoir passé la nuit, recroquevillé dans sa coquille, Gaspard avait pour habitude de faire une promenade matinale qui l’occupait une bonne partie de la journée.

D’abord, il se glissait hors de la jardinière qui ne contenait que les tiges sèches de ce qui fut un géranium, ensuite il parcourait une cinquantaine de centimètres pour arriver au pied de la grosse porte d’entrée en chêne, il devait en grimper encore une trentaine pour parvenir dans l’ouverture qui permettait de faire passer le courrier. La plaque métallique bouchant la fente de la boîte aux lettres oscillait facilement, Garpard n’avait plus qu’à rentrer dans sa coquille et se laisser rouler jusqu’au seuil, pour finalement atterrir sur un épais paillasson.

Sura savait qu’il sortait en entendant le cliquetis du battant métallique.

Gaspard arriva enfin jusqu’à l’entrée du soupirail. Sura se mit à rire lorsqu’elle le vit emmitouflé dans une écharpe verte ne laissant apparaître que ses yeux au bout de ses cornes, la moitié de son corps de limaçon restant bien au chaud au fond de sa coquille.

Il invita son amie à faire quelques glissades dans la rigole, puis ils décidèrent de faire un rat de neige.

Sura avait réussi à faire une énorme boule en ramassant  la neige le long d’un avaloir. Elle avait également trouvé un morceau de plastique rouge qui bouchait l’entrée de l’égout et qui ferait sûrement un joli sourire au rongeur de glace.

-     Ce n’est pas trop tôt ! lui dit une voix caverneuse, en laissant passer son museau hors de la grille.

Sura fit un bond en arrière en apercevant les griffes d’un rat qui dégageait la neige obstruant le trou.

-     Merci, mademoiselle, sans votre aide j’aurais fini comme ce rat ! dit-il en frottant son pelage gris et en montrant la forme faite de neige.

-     Je m’appelle Bernard et je suis un artiste d’égouts. L’art ne nourrit pas son rat, mais les poubelles de ce quartier sont les plus ragoutantes. Toutes les autres issues sont bloquées par le gel et la glace. C’est en exécutant une œuvre dans cette partie du sous-sol, que je vous ai entendus, vous et votre ami. En ôtant le morceau de plastique, j’ai senti l’air frais de la rue me picoter le museau. Vous m’avez sauvé la vie. J’aimerais vous inviter à partager mon repas et ainsi vous visiterez ma galerie !

Bernard leur demanda de les attendre, le temps qu’il aille faire le plein de provisions dans la poubelle se trouvant près du soupirail.

Les bras chargés de reste de laitue, de pelures de pommes de terre, de croûte de pain, il demanda à ses deux amis de le suivre.

Tous se glissèrent dans l’avaloir.

La lumière filtrée par la grille dégagée de neige éclairait  une salle dont les murs de briques étaient recouverts de dessins, représentant des rats musiciens, d’autres jongleurs, des petits rats danseurs et même des dresseurs de chats.

Pendant que Sura et Gaspard goûtaient au repas apporté par leur hôte, celui-ci se proposa de les croquer.

Sur un des murs gris, il dessina une maison avec deux fenêtres grandes ouvertes par lesquelles Sura et Gaspard se saluaient.

La lumière naturelle qui avait éclairé la petite salle fut remplacée par celle d’un lampadaire, provenant de la rue.

Les rires des trois amis alertèrent d’autres rats.

Ceux-ci profitèrent de l’ouverture du passage pour partir en quête de nourriture.

La nuit était tombée, Bernard en profita pour improviser un vernissage où il convia ses voisins rats et leur présenta ses nouveaux amis, un escargot et une souris.

Une nuit de janvier, sous un trottoir, alors que la neige tombait, dans un égout, une fête y était donnée.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

25/01/2013

 

 
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Liberté chérie 24 janvier, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 8:30

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Liberté chérie

 

Liberté, liberté chérie, enfin retrouvée !

Mes yeux brillent, plus habitués à la clarté,

J’ai du mal à respirer, l’air à une odeur

Que j’avais oubliée, et j’ai encore si peur.

Je voudrais des ailes, m’envoler loin d’ici

Tout mon corps chancelle, il est devenu si petit.

 

Je ne voyais plus le soleil, je l’imaginais,

Maintenant qu’il est bien réel, je suis aveuglée.

Dans cette cellule, il faisait si sombre,

Que dans une bulle, j’ai inventé un monde,

Mes pensées protégées, je fuyais cette géhenne

Et je m’y réfugiais pour ne plus porter des chaînes.

 

Liberté, liberté chérie, tu m’as tellement manqué,

Mon cœur renaît à la vie, mais le monde a-t-il vraiment changé ?

Ou est-il comme cet endroit, juste un peu plus grand,

Et toujours aussi froid pour les hommes qui sont différents?

 

M.H. (Michèle Hardenne)

24/01/2013

 

 
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La clé des songes 23 janvier, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 20:58

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La clé des songes

.

J’ai retrouvé ma clé des songes,

Je l’avais oubliée chez toi,

Quand je suis venue dans ton monde,

Elle s’est glissée sous les draps.

Je n’en n’avais plus besoin,

Tes rêves m’avaient accueillie,

Et je me sentais si bien,

Partageant ton paradis.

Mais un vent s’est mis à souffler,

Les oiseaux bleus se sont envolés,

Toutes les fleurs ont fané

Et la sécheresse a tout brûlé.

Ton cœur était un merveilleux pays,

Où il faisait si bon s’aimer,

Mais le beau n’était qu’un verni,

Que ta jalousie a écaillé.

Ton bateau part à la dérive,

Sur des tempêtes que tu as créées,

Mon radeau s’en va vers d’autres rives,

A la recherche d’une île de paix.

J’ai retrouvé ma clé des songes,

Elle ouvre les portes de l’espoir,

Loin des travers et des mensonges,

Mes rêves, à présent, je peux encore y croire.

.

M.H. (Michèle Hardenne)

23/01/2013

 

 
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Le poète malheureux 22 janvier, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 23:12

Le poète malheureux dans MOMENT DE VIE plume_10

Le poète malheureux

 

La page est blanche,

La plume est grise,

Dans ses nuits blanches,

Il se méprise.

 

Il avait les mots pour  lui,

Ils  coulaient d’une source de Lune,

Et tombaient en gouttes de pluie,

En remplissant ses pages une à une.

 

Des mots d’amour, des mots heureux,

Qui se lisaient du bout des lèvres,

Il écrivait le merveilleux

Qu’elle lui soufflait dans ses doux rêves.

 

Mais ce soir le poète est malheureux,

Il l’a trahie, elle, sa Muse fidèle,

En regardant vers d’autres cieux,

Il a été ébloui par le soleil.

 

Ses mots sont devenus brûlants,

Sa plume s’est desséchée

Et trempée dans l’encre de ses tourments,

Elle a fini par déchirer le papier.

 

Le poète pleure toutes ses larmes,

Inondant les pages de son cahier,

Devant elle, il dépose son âme,

Lui demandant de lui pardonner.

 

Il ne rêve plus, n’a plus de nuits,

Il l’appelle dans ses silences,

Il l’implore dans son esprit,

Mais elle lui a tiré sa révérence,

Sa Muse est bel et bien partie.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

22/01/2013

 

 
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Un jour peut-être 21 janvier, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 17:46

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Un jour peut-être

 

Un jour, peut-être demain,

Je t’inviterais dans ce jardin,

Où des oiseaux colorés,

Sifflent du soir au matin,

Des airs pleins de gaieté.

 

Dans l’eau de la fontaine

Tu pourras te baigner,

Te laver de ta peine

Et y noyer tes regrets.

 

Sous le saule pleureur,

Il y a un banc,

D’où le voyageur

Regarde le printemps.

 

Tu pourras t’y asseoir,

Et même t’y reposer,

Et quand tombera le soir,

Je t’y retrouverai.

 

Un jour, peut-être demain,

Tu franchiras cette grille

Un peu rouillée d’anciens chagrins,

Et comme une amie

Je t’y attendrais en te tendant la main.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

21/01/2013

 

 
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Le feu et la glace 20 janvier, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:49

 

Le feu et la glace dans MOMENT DE VIE le_feu10

Le feu et la glace

On dit que ceux qui se ressemblent s’assemblent, serait-ce pour être plus forts, parce que leur union fait cette force ?

Les méchants s’associent-ils aux méchants, pour accroître leur agressivité ?

Les gentils ne font-ils le bien qu’aux gentils ?

Les riches s’unissent entre eux pour être encore plus riches, et les pauvres se regroupent-ils ensemble pour paraître moins pauvres ?

Et les « gens biens » qui sont-ils, existent-ils?

On dit aussi que les extrêmes s’attirent, qu’un pôle négatif recherche un autre positif, que deux moitiés font un entier, que le feu fait fondre la glace et que l’eau éteint la flamme.

Toi et moi sortons de notre bulle et quittons ces ressemblances qui mettent de la distance entre nous, faisons éclater les ballons pour que l’air qui s’y trouve se mélange à celui que nous respirons, unissons nos différences pour être plus forts, sois pour moi ce feu qui fait fondre la glace et nous serions l’un pour l’autre ce sourire qui fait sécher les larmes.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

20/01/2013


 

 
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Iris Blanche, extrait.

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 8:08

« En quoi va consister mon travail ? l’interrogea-t-elle en enlevant son manteau et en le glissant sur le dossier de la dernière chaise qu’elle avait tirée de l’autre côté du bureau ».

—    Moins de bureau, plus de terrain. Les limiers nous fournissent les notes et nous composons la musique. Votre dossier, concernant Bart et Pravodic, sera les notes. Vous avez une intuition qui fait défaut aux agents qui ont opéré sur ce terrain, rien qu’à voir les rapports et feuillets, vous ne vous êtes pas conduite en fonctionnaire, mais en enquêtrice. Les questions que vous vous posez n’ont pas de réponses dans les constatations faites par nos agents de terrain. Lorsque Darcy m’a contacté hier, pour me demander une copie du procès-verbal de l’agent Perini, vous avez dégoupillé une grenade. Le premier témoin assermenté est la première serrure que l’on force dès que l’on commence une enquête et dans ce dossier les portes étaient fermées et les constats se sont contentés d’observations faites dans des trous de serrure.

—    Vous m’aviez dit que reconnaître une faute professionnelle de ma part aurait incité le juge à faire rouvrir le dossier Pravodic ?

—    Notre juge n’est en place que depuis six mois. Il envisage son avenir en politique, sénateur ou gouverneur pour commencer. Sa réussite dépendra de son habilité à juger. Il doit faire ses erreurs de jeunesse, mais je préfère qu’il les fasse avec des enquêtes dans lesquelles je ne m’implique pas.

—    En quoi cette affaire vous implique-t-elle ?

—    Je suis procureur et j’assure la défense des droits de Jonathan.

—    C’est vous qui avez fait condamner cette jeune femme ?

—    Oui, l’accusation de non-assistance se basait sur des faits. Elle n’a pas fait appel aux secours ou à la police, alors qu’il était chez elle. Les radios du thorax de Bart montraient trois côtes cassées, dont une flottante. Son thorax était soutenu avec une attelle de fortune, ce qui lui a sauvé la vie, car ses poumons en cas de changement de position ou de déplacements auraient été perforés par les côtes cassées.

—    Vous êtes en train de me dire qu’elle lui a apporté assistance !

—    Seul un médecin expérimenté aurait pu lui placer cette attelle, nous l’avons interrogée sur l’aide éventuel d’un tiers, mais elle a refusé de répondre.

—    Peut-être qu’elle possède une formation de médecin, l’a-t-on vérifiée ?

—    Nous attendons toujours confirmation de son identité.

—    Irina Pravodic ne serait pas son vrai nom ?

—    Nous avons fait les tests ADN, nous n’aurons des résultats que d’ici quatre semaines, sauf…

—    Si elle nous le dit spontanément.

—    Prenez votre manteau, nous allons officialiser votre entrée en fonction.

 

 

 
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Mots à la Lune 19 janvier, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 16:07

Mots à la Lune dans MOMENT DE VIE lune10

 

Mots à la Lune

 

Quand je me retrouve seule,

J’entends ta voix,

Je mets de la musique,

Et je danse avec toi.

 

Mots murmures,

Nos ombres sur les murs,

Toi et moi,

Comme autrefois.

 

Quand je me retrouve seule,

Tout ce que je ne sais pas te dire,

Je me mets à l’écrire,

A l’encre de mes soupirs.

 

Mots messages,

Tatoués sur des pages,

Rien que pour toi,

Comme autrefois.

 

Quand je me retrouve seule,

Je me cache dans cet endroit,

Je pense à toi

Et je n’ai plus froid.

 

Mots à la Lune,

Blonde, rousse ou brune,

Clarté apaisante d’une amie,

Fidèle dans mes nuits d’insomnies.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

19/01/2013

 

 
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Le blues du miroir 18 janvier, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 0:29

 

Le blues du miroir dans MOMENT DE VIE miroir10

Le blues du miroir

 

Il ne sait pas ce qui se passe,

Tu te regardes dans la glace,

Tu voudrais que tout s’efface,

Mais l’autre toi, là en face,

Il te fait des grimaces,

Tu ne le quittes pas des yeux

Et il a l’air si malheureux.

 

Quoi que tu dises, quoi que tu fasses,

Il reste sourd et muet,

Il aimerait tant prendre ta place,

Et être de l’autre côté.

 

Mais il n’est qu’une image,

Qui ne vit que par ton reflet,

Prisonnier dans une cage,

Il ne fait que t’imiter,

Il affiche ton visage,

Ta tristesse et tes regrets,

Mais vous pourriez déjà être heureux,

En vous souriant un peu.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

18/01/2013

 

 
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Après la colère… 17 janvier, 2013

Classé dans : PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 17:00

L’espoir est au bout des doigts pour celui qui sait ouvrir le poing !

Après la colère... dans PENSEE DU JOUR main_p11M.H. (Michèle Hardenne)

17/01/2013

 

 
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Extrait du « Chant des souris »

Classé dans : PUBLICATION DE MES ROMANS,RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 7:48

« …

Le chirurgien venait d’entrer.

-  Elle est encore sous l’effet du choc !

Bonjour madame Maillard, je suis le Docteur Dres, je vous ai opérée.

-  Docteur, pourrais-je remarcher ?

Le ton de sa voix était calme et clair.

-  La fracture de votre vertèbre est à l’origine d’une lésion de la moelle épinière, qui entraîne la paralysie de vos membres inférieurs.

Avec une rééducation intensive et beaucoup de courage, vous pourrez remarcher, j’en suis certain !

- Combien de temps vais-je devoir rester ici ?

-  De deux semaines à un mois dans mon service, puis je demanderai votre transfert en rééducation. Comptez que vous allez être notre pensionnaire pendant un long séjour !

Regardez-moi, Madame Maillard.

Le chirurgien prit la carafe d’eau posée sur la table de chevet et en remplit un verre.

-  Je vous vois Docteur, gardez votre verre, merci mais je ne pourrais rien avaler!

-  Connaissez-vous les raisons qui vous ont amenée ici ?

-  Non, je n’ai pas eu vraiment le temps de faire leur connaissance !

Le chirurgien haussa les sourcils et se tourna vers Éliane en signe d’incompréhension.

Coline prit une grande inspiration et ferma les yeux :

- Elles ont rongé les câbles électriques, elles m’ont narguée pendant des nuits, je les ai empoissonnées et elles l’ont assassiné. Mickey m’a pris tout ce qui faisait ma vie !

Le médecin s’installa sur le bord du lit et lui prit la main.

Coline se mit à pleurer, Éliane se tenait près de la porte d’entrée et tout en sanglotant, elle hoquetait.

Le docteur Dres ouvrit un des tiroirs de la table de chevet et en sortit une serviette en papier, il se mit à lui essuyer le visage.

-  Madame Maillard, je vous présente toutes mes sincères condoléances. Dans le domaine médical, je ne peux rien vous apporter de plus. Je repasserai vous voir. Un inspecteur de police et son adjoint sont dans le couloir, ils doivent vous interroger, souhaitez-vous les recevoir ?

-  Je n’ai rien à leur dire, mais faites-les entrer. Reste Éliane, viens à mes côtés, ils n’en auront pas pour des heures.

Le chirurgien quitta la chambre et Coline l’entendit dire entre les dents « saloperie de rongeurs ».

… »

Extraits du Chant des souris.

 

 
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Tourne, tourne manège ! 16 janvier, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:04

Tourne, tourne manège ! dans MOMENT DE VIE manage10

Tourne, tourne manège !

 

Dans le paysage de sa vie,

Je fais partie de son manège

Et comme un flocon de neige,

Je blanchis ses jours gris.

 

Dans son hiver,

Ses sentiments sont gelés,

En homme d’affaires,

Il s’est mis à compter,

Et il a bien trop à faire

Que pour me regarder,

Alors, je flotte dans l’air,

Dans l’attente de me poser.

 

Dans le paysage de sa vie,

Tourne, tourne son manège

Et tous les flocons de neige,

Finissent en gouttes de pluie !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

16/01/2013

 

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