MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
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Un corps pour l’amour 13 janvier, 2013

Classé dans : CONTE — michelehardenne @ 11:37

Un corps pour l'amour dans CONTE espace10

 

Un corps pour l’amour.

Dans un univers, comme des bulles de savon, flottait une dizaine de planètes, toutes plus rondes les unes que les autres.

Dans la nuit astrale, certaines étaient rouges, d’autres orangées, il y avait des bleues, des vertes, elles tournaient sur elle-même et parfois s’entouraient d’un anneau vaporeux.

Elles étaient habitées par des êtres aux formes plus différentes les unes que les autres.

Il y en avait qui n’étaient occupées que par des pieds, une autre n’était peuplée que de mains, ou d’yeux, d’oreilles, de nez, de bouches, de coeurs.

Ces planètes étaient éloignées les unes des autres, et les habitants de l’une ignoraient la présence des autres.

Sur la planète Pied, les « pieds » ne faisaient que de marcher, sur la Yeux, les yeux passaient leur vie à se regarder entre eux, sur Oreille, les oreilles étaient sourdes, sur Nez ils ne faisaient que de se renifler et sur Bouche, ils s’articulaient et émettaient des sons qu’ils ne pouvaient pas entendre. Coeur était habité par des formes inanimées.

Toutes ses planètes gravitaient autour d’une plus grosse et plus lumineuse.

Sa lumière était si intense qu’elle les éclairait toutes.

Mais cette planète qui n’était pas habitée, parce qu’elle était éternellement en feu et subissait dans son atmosphère des tempêtes.

Lors d’une effroyable irruption, des éclairs furent lancés et vinrent percuter les autres planètes qui éclatèrent les unes après les autres.

Réduites en poussière, leurs habitants errèrent dans l’espace, jusqu’à ce qu’ils découvrent une boule bleue qui semblait avoir été épargnée par ce terrible cataclysme.

Les survivants des planètes s’y installèrent. Les pieds firent la connaissance des mains, les yeux apprécièrent les nez, qui eux-mêmes cohabitaient pacifiquement avec les oreilles et les coeurs continuaient inanimés à y flotter.

Les années passèrent et les habitants donnèrent naissance à de nouveaux êtres qui possédaient deux yeux, deux oreilles, un nez, deux pieds, deux mains, un coeur, le tout en harmonie sur un corps dirigé par une tête.

Les yeux pouvaient se regarder, les nez se frotter, les mains se tendre, les oreilles pouvaient entendre les jolis sont émis par la bouche, qui elle-même pouvait embrasser et le coeur s’anima pour battre de plus belle dans ce corps qui l’accueillait.

Sur cette planète bleue, l’amour était né !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

13/01/2013

 

 
 

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