MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
  • Accueil
  • > Archives pour le Jeudi 17 janvier 2013

Après la colère… 17 janvier, 2013

Classé dans : PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 17:00

L’espoir est au bout des doigts pour celui qui sait ouvrir le poing !

Après la colère... dans PENSEE DU JOUR main_p11M.H. (Michèle Hardenne)

17/01/2013

 

 
  • Accueil
  • > Archives pour le Jeudi 17 janvier 2013

Extrait du « Chant des souris »

Classé dans : PUBLICATION DE MES ROMANS,RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 7:48

« …

Le chirurgien venait d’entrer.

-  Elle est encore sous l’effet du choc !

Bonjour madame Maillard, je suis le Docteur Dres, je vous ai opérée.

-  Docteur, pourrais-je remarcher ?

Le ton de sa voix était calme et clair.

-  La fracture de votre vertèbre est à l’origine d’une lésion de la moelle épinière, qui entraîne la paralysie de vos membres inférieurs.

Avec une rééducation intensive et beaucoup de courage, vous pourrez remarcher, j’en suis certain !

- Combien de temps vais-je devoir rester ici ?

-  De deux semaines à un mois dans mon service, puis je demanderai votre transfert en rééducation. Comptez que vous allez être notre pensionnaire pendant un long séjour !

Regardez-moi, Madame Maillard.

Le chirurgien prit la carafe d’eau posée sur la table de chevet et en remplit un verre.

-  Je vous vois Docteur, gardez votre verre, merci mais je ne pourrais rien avaler!

-  Connaissez-vous les raisons qui vous ont amenée ici ?

-  Non, je n’ai pas eu vraiment le temps de faire leur connaissance !

Le chirurgien haussa les sourcils et se tourna vers Éliane en signe d’incompréhension.

Coline prit une grande inspiration et ferma les yeux :

- Elles ont rongé les câbles électriques, elles m’ont narguée pendant des nuits, je les ai empoissonnées et elles l’ont assassiné. Mickey m’a pris tout ce qui faisait ma vie !

Le médecin s’installa sur le bord du lit et lui prit la main.

Coline se mit à pleurer, Éliane se tenait près de la porte d’entrée et tout en sanglotant, elle hoquetait.

Le docteur Dres ouvrit un des tiroirs de la table de chevet et en sortit une serviette en papier, il se mit à lui essuyer le visage.

-  Madame Maillard, je vous présente toutes mes sincères condoléances. Dans le domaine médical, je ne peux rien vous apporter de plus. Je repasserai vous voir. Un inspecteur de police et son adjoint sont dans le couloir, ils doivent vous interroger, souhaitez-vous les recevoir ?

-  Je n’ai rien à leur dire, mais faites-les entrer. Reste Éliane, viens à mes côtés, ils n’en auront pas pour des heures.

Le chirurgien quitta la chambre et Coline l’entendit dire entre les dents « saloperie de rongeurs ».

… »

Extraits du Chant des souris.

 

 
 

Il y a penser et pensées ... |
mademoisellec |
carnet de notes |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Je suis un "écrit-rien"
| Publications Patrice Gros-S...
| Litteratures Negro Africain...