MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
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Passager clandestin 8 février, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:11

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Passager clandestin

 

Il fut un temps, où j’aimais chiner.
Un jour, pour trois fois rien, j’ai trouvé une ancienne cruche à charbon, en cuivre, et je la voyais bien comme porte-parapluie.
Je l’avais placée à la place du mort, et tout en conduisant, je l’admirais, assez fière de la belle occasion que j’avais trouvée.
Puis, dans un tournant, elle bascula et une énorme araignée en sortit, le corps plus gros qu’une pièce de 2 euros.
Seule au volant, je me mis à hurler, la bestiole grimpait le long du pare-brise.
J’ai arrêté mon véhicule, sur la bande des « pneus crevés », et je me suis mise à sortir tout de mon véhicule : la cruche, les tapis de sol, d’autres achats que j’avais faits… Puis, une voiture s’arrêta derrière moi, un homme s’approcha et me dit : Vous voulez un coup de main, mais en général le cric et le pneu de secours se trouvent dans le coffre.
Cet homme très courageux, d’apparence, comprenant ma détresse, se mit à son tour à fouiller l’habitacle.
Pas question que je reprenne la route avec un passager clandestin !
Lorsqu’il découvrit la bestiole, il fit un bond en arrière. Je lui présentai une de mes baskets, qu’il utilisa pour massacrer la bête.
Tout heureux de sa victoire, il me la rendit.
La masse informe, aplatie, occupait la moitié de ma semelle.
Haut de coeur, haut les mains, j’ai pu reprendre mon chemin !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

08/02/2013

 

 
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Le grand homme blanc

Classé dans : CONTE — michelehardenne @ 6:36

Le grand homme blanc dans CONTE homme_10

Le grand homme blanc

 

Je le vois au fond du jardin,

Me faisant un signe de la main 

Il dansait dans le vent d’hiver

 

Derrière les carreaux

Je me tenais bien au chaud

La neige recouvrait la terre

 

Il était vêtu d’un blanc manteau

Et retenait son chapeau

Je l’invitai dans ma chaumière

 

Il se mit  à rire et refusa

Il aimait la neige et le froid,

Et préférait se cacher de la lumière.

 

Il savait que s’il venait se réchauffer,

Son corps disparaîtrait

Comme dans la chanson de Prévert.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

08/02/2013

L’hiver

Dans la nuit de l’hiver
Galope un grand homme blanc
Dans la nuit de l’hiver
Galope un grand homme blanc
C’est un bonhomme de neige

Avec une pipe en bois,
Un grand bonhomme de neige
Poursuivi par le froid.
Il arrive au village.
Voyant de la lumière
Le voilà rassuré.
Dans une petite maison
Il entre sans frapper ;
Et pour se réchauffer,
S’assoit sur le poêle rouge,
Et d’un coup disparaît.
Ne laissant que sa pipe
Au milieu d’une flaque d’eau,
Ne laissant que sa pipe,
Et puis son vieux chapeau.

Jacques Prévert

 

 
 

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