MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
  • Accueil
  • > Archives pour le Samedi 16 mars 2013

Isabelle, la tourterelle (fin) 16 mars, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 19:24

Isabelle, la tourterelle (fin) dans MOMENT DE VIE isabel10

Isabelle, la tourterelle (fin)

Lorsque je l’ai recueillie, ce dimanche de mars, je l’ai placée dans une boîte en carton que j’ai mise dans une des pièces les plus chaudes de la maison, à l’écart des chats et du chien.

La petite caisse n’avait pas besoin d’être fermée, l’oiseau était mal en point ; il n’avait plus de plumes sur le dos et les pennes étaient brisées à leur base, il aurait été incapable de voler.

Le lendemain matin, la tourterelle s’était redressée dans le nid de fortune et battait nerveusement des ailes. A peine, lui avais-je présenté une écuelle d’eau fraîche qu’elle y plongea le bec.

La peau nue sur son dos laissait apparaitre quelques petits trous faits par le bec du faucon que j’avais surpris à l’attaquer. Tout en la tenant d’une main, je lui appliquai sur les blessures une lotion désinfectante.

En quatre jours, elle ne perdait plus de plumes et lorsque je la posais sur le carrelage, elle sautillait en ouvrant largement ses ailes. Elle acceptait de picorer les graines d’un mélange de millet rouge et blanc, et de brisure de maïs que je lui lançais, et appréciais de patauger dans l’eau de l’évier de la cuisine.

Je l’avais finalement installée dans un panier de transport pour chat, afin qu’elle puisse avoir plus d’espace et de lumière.

Hier soir, lorsque je la remis dans son abri, après lui avoir laissé faire quelques exercices sur le carrelage, elle refusa de manger et se glissa au fond.

Ce matin, avant de partir, en lui changeant l’eau de l’écuelle, elle s’approcha de mes doigts, je lui tendis un morceau de pomme, elle y frotta le bec, puis détourna son regard.

Lorsque, je revins, en début d’après-midi, Isabelle, cette petite tourterelle, s’était envolée en me laissant son petit corps d’oiseau blessé.

La vie est précieuse, elle doit être respectée, peu importe sa durée, mais quand elle doit s’en aller, elle doit le faire en toute dignité.

Adieu l’oiseau, vole et ne t’arrête jamais !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

16/03/2013

 

 
 

Il y a penser et pensées ... |
mademoisellec |
carnet de notes |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Je suis un "écrit-rien"
| Publications Patrice Gros-S...
| Litteratures Negro Africain...