MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
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Autosuggestion 3 avril, 2013

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Autosuggestion

Malgré des températures basses pour ce début avril, le soleil semblait vouloir m’inviter à sortir de mes quatre murs.

Un gros pull sur un jean épais, une paire de bottes en caoutchouc, des gants de cuir, il ne m’en fallait pas plus pour me rendre à la campagne.

Le jardin se remettait de la dernière neige, le sol était trempé, mais par-ci, par-là, sortaient de terre quelques touffes de perce-neige.

Dans le bouleau, un couple de pie travaillait à préparer un nid et ne semblait pas être perturbé par ma présence. Les branches du saule commençaient à s’allonger en portant de jeunes tiges vert tendre, quant au lilas, il bourgeonnait.

Les haies de troènes nécessitaient une bonne taille. Ces plantes sempervirentes, auraient dû supporter l’hiver, mais leur feuillage avait une couleur de cendre.

Le temps ne me permettait pas encore de travailler au jardin, à part le ramassage des dernières feuilles mortes, qui formaient des amas bruns et gluants sur le gazon, mais l’envie d’un réveil en douceur avec le contact de cette belle nature, y était !

Je me rendis dans la cabane au fond du terrain et j’en revins avec une brouette et une hache.

Il restait des rondins à fendre. Ce bois avait été stocké depuis plus de trois ans et le tas que j’avais rangé dans des loges près du feu ouvert avait fortement diminué lors de mon dernier séjour.

Je n’avais jamais coupé de bûches.

La tâche fut ardue, mais je réussis à en remplir une pleine brouette.

Ce matin, la fierté que j’avais eue à faire ce travail, avait fait place à une douleur qui me prenait des reins jusqu’à la base de la nuque.

Assise sur la chaise du bureau, que n’aurais-je donné pour avoir deux mains masculines exécutant des mouvements sur ma peau, mes muscles endoloris, mes tendons raidis. Des paumes larges, douces et chaudes qui auraient opérer des pressions bien rythmées sur toutes les parties de mon corps en souffrance, des pouces qui se seraient promenés le long de mes vertèbres, libérant cette énergie vitale qui m’abandonnait au fur et à mesure que la journée passait.

Les seules mains trainant dans la pièce étant les miennes, j’ai fait appel à la méthode de monsieur Coué : je me suis mise au lit, allongée à plat-ventre, et j’ai laissé mon imagination faire le reste.

Le résultat ?

Je ne sais pas combien ils étaient, mais ils ont su s’occuper de moi !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

03/04/2013

 

 
 

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