MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Coeur de pâquerette 12 avril, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 13:23

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Coeur de pâquerette

En voyant la première pâquerette sur le gazon bien vert du jardin, je n’ai pu m’empêcher de la cueillir.

Première fleur, premier soupir, et puis cette envie de lui poser cette question qui me titille : « crois-tu qu’il m’aime encore un peu ? ».

Le pétale se laisse détacher sans opposer aucune difficulté.

« Crois-tu qu’il m’aime beaucoup ? ».

Le second pétale me colle au doigt, tandis que je continue son effeuillage.

« Passionnément, à  la folie, pas du tout, un peu, beaucoup, … ».

La fleur est nue et le « un peu » ne me satisfait pas du tout, alors je lui arrache le cœur avec un « beaucoup ».

Quand on est amoureux, on est comme une pâquerette, à peine est-on cueillie qu’on en perd la tête…et le cœur aussi !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

12/04/2013

 

 

Partir au Printemps

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 0:07

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Partir au Printemps

*

Partir au Printemps

Sans perdre la raison,

Laisser en héritage,

Une vie de passion,

Et l’offrir en partage,

*

Partir au Printemps

Dans la fleur de l’âge,

Déposer les armes,

Avec au ventre la rage,

Et le cœur en larme,

*

Partir au Printemps

En étant le vainqueur,

D’un combat inégal,

Un corps en douleur,

Mais l’âme dans les étoiles.

*

M.H. (Michèle Hardenne)

Le 12/04/2013

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Au revoir Isabelle,

Monalisa,

http://isabelled.unblog.fr/

Décédée des suites du longue maladie ce jeudi 11 avril 2013

 

 

Le héron-leurre 11 avril, 2013

Classé dans : LES 4 SAISONS,PHOTOS — michelehardenne @ 7:36

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Le héron-leurre

Il se nourrit de perles de pluie,

Se couvre du manteau des saisons,

Et reste figé jour et nuit,

Pour veiller en ami sur les poissons.

De là-haut, il semble si réel,

Que les autres évitent de l’approcher,

Ils peuvent longtemps tournoyer dans le ciel,

Il joue son rôle protecteur en héron.

Pourtant, il n’est qu’un leurre,

Un échassier de plastique,

Mais dans l’étang  il fait le bonheur,

D’un petit monde aquatique.

*

M.H. (Michèle Hardenne)

11/04/2013

 

 

Iris Blanche mène une nouvelle enquête

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 7:25

Au milieu de la nuit, Lionel en se retournant passa la main sur l’oreiller d’Iris, elle avait quitté le lit. Il entendait du bruit de vaisselle dans la cuisine. Elle venait de se faire un chocolat chaud.

- Chérie, il est deux heures du matin !

- Je t’en sers une tasse ? J’avais la gorge sèche !

- C’est cette nouvelle affaire qui te perturbe, as-tu pu contacter Marc ?

- Je l’ai vu en vidéo, un peu avant que tu ne rentres.

- Vous en avez parlé ?

- Il était le premier sur les lieux et avec le peu d’indices que j’ai dans le dossier, je voulais qu’il me raconte ce qu’il avait vu.

- As-tu de nouveaux éléments ?

- Il pense que le tueur est gaucher et qu’il pourrait s’agir d’une femme. Il l’a déduit en se rappelant que les bleus sur la gorge pourraient avoir été faits par la pression d’un pouce et d’un majeur et qu’ils n’étaient pas suffisamment éloignés que pour être ceux d’un homme.

- J’ai vu les photos chez Darcy, et je crois que tu as raison en ce qui concerne la seconde jeune femme, il y a des similitudes, notamment les vêtements qu’elles portaient, des chemises d’homme beaucoup trop larges et puis, il y a cette entaille sur la joue gauche. On n’avait dit « pas de travail à la maison », mais si tu veux en parler, tu sais que je suis ton homme !

- Viens, mon homme, allons-nous recoucher, on aura plus d’informations demain. J’ai l’impression que Darcy va de nouveau nous réunir sur ces dossiers.

- Et je m’en réjouis !

- Moi aussi ! finit-elle par ajouter en se glissant dans ses bras.

M.H. (Michèle Hardenne), Extrait du manuscrit en cours d’écriture.

11/04/2013

 

 

Coeur amoureux 10 avril, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 8:09

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Cœur amoureux

 

Un jour, j’ai trouvé un cœur sur le bord de l’amertume.

Il était blessé et gémissait.

Je l’ai pris au creux des mains, il était si froid ! 

Je l’ai caressé doucement pour le réchauffer.

Puis, je l’ai approché de mon oreille, il battait faiblement,  je l’entendais à peine murmurer.

J’ai plongé mon regard à l’intérieur, pour adoucir ses plaies et il s’est ouvert,comme une fleur, m’éclaboussant de son trop plein de tristesse que mes yeux en pleurèrent de tendresse.

Le temps était notre ami et le cœur se rétablit.

Maintenant, il est à nouveau beau et bat d’un chant si heureux, que le mien en est tombé amoureux !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

10/04/2013

 

 

Au fond d’une bouteille 9 avril, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 0:48

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 Au fond de la bouteille.

*

Redis-moi ces douces paroles,

Que tu distilles comme un alcool,

N’arrête pas de me les susurrer

Tu vas finir par me griser.

.

J’ai la passion au bord du cœur,

Enivre-moi de ton odeur,

Jusqu’à l’étourdissement,

Jusqu’à l’éblouissement.

*

Dans des vapeurs idylliques,

Retrouvons nos gestes romantiques,

Oublions toutes nos habitudes

Libérons nos corps de leur lassitude.

*

Notre amour est au fond d’une bouteille,

Avec tous nos rêves qui y sommeillent,

Buvons ensemble, juste quelques gorgées,

Ils finiront bien par se réveiller.

*

M.H. (Michèle Hardenne)

09/04/2013

 

 

Narcissique jonquille 8 avril, 2013

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 2:59

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Narcissique jonquille

 

Ta robe prend du soleil sa couleur

Et en langage des fleurs

Tu es de l’amour sa langueur

 

Muse du Poète mélancolique

Il te trouve un rien narcissique

Dans son monde onirique

 

Ton royaume est son jardin

Ses mots sentent le jasmin

Quand il les écrit de sa main

 

Quand tu doubles ta corolle

Ses vers comme des lucioles

Nous entrainent dans une farandole.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

08/04/2013

 

 

Sur la route du temps 7 avril, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:22

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Sur la route du temps

 

Bonjour l’ami, tu te balades sur la route du temps, poursuivant ton chemin clopin-clopant.

Le sac que tu portes au dos, n’a rien d’un baluchon, il te courbe l’échine et a une prise au vent.

Mais qu’emportes-tu avec toi qui semble si pesant ? Ne pourrais-tu l’alléger ?

Il contient tout ce que tu as connu dans ta vie ? Et tout cela, tu le traines avec toi ! N’as-tu jamais pensé à t’en débarrasser ? Le poids des années est souvent chargé de souvenirs, mais peut-être que si tu les avais partagés, offerts, ton fardeau serait-il plus agréable.

Viens donc l’ami, pose-toi, quelques instants près de moi et si te le veux nous pourrions vider nos sacs, ensemble.

Le mien a un trop plein de bonheur, je le porte en bandoulière sur mon cœur.

Avant, tout comme toi, je boitais à transporter tout ce que je croyais me donner de l’importance, du superficiel chargé de faux sentiments, du bien paraître politiquement, de l’apparence satisfaite, d’émotions que je collectionnais en me disant qu’un jour elles prendraient de la valeur, mais le plus lourd de ma vie, c’était ma solitude, et de jour en jour, elle prenait plus de poids, que j’ai fini par ne plus avancer.

Ce que j’en ai fait ? Personne n’en voulait, ni du reste d’ailleurs !

Un matin, j’avançais sur la route du temps et j’ai rencontré un ami. Il m’a invité à m’asseoir près de lui et nous avons partagé ce que nous avions. Nous avons fait le tri et jeté ce qui ne nous emmènerait nulle part, nous avons tout entassé sur le bord du chemin et nous sommes partis main dans la main.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

07/04/2013

 

 

Juste un gigolo 6 avril, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 10:24
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Juste un gigolo dans MOMENT DE VIE tango10


Juste un gigolo.

*

Tu traines dans les salons de thé

Où dans les bars guindés,

A la recherche d’une proie fragile,

Que tu abordes avec ta prose facile.

Tu leur fais retrouver le sourire,

Elles qui promènent leurs souvenirs

D’un temps où elles étaient jeunes et belles

Et qui maintenant  sont si seules.

Tu leur vends des faux sentiments

En acceptant contre paiement comptant

Quelques caresses dans leur chambre

En les soulant de mots qu’elles veulent entendre.

Beau costume, belle éloquence

Tu traines dans leur cœur avec aisance

Et tu sais ce qu’il leur en coûtera

De les serrer quelques instants dans tes bras.

Leur argent, leur apporte un peu de bonheur,

Pour toi, il ne s’agit que d’un travail qui n’a aucune saveur,

Car de l’amour vrai, tu n’en es plus que le mal aimé,

Et leur solitude, tu as finis par leur acheter.

*

M.H. (Michèle Hardenne)

06/04/2013

 

 

Jeu de vagues 5 avril, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 2:25

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Jeu de vagues

Chaque vague en mourant sur le sable vient le mouiller.

Mais le vent de mer veille, en le séchant, à estomper sa trace,

jusqu’à ce que vienne la suivante,

faisant oublier, peu à peu, celle qui l’a précédée.

M.H. (Michèle Hardenne)

05/04/2013

 

 

Quand on aime 4 avril, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 1:28

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Quand on aime

*

Quand on aime,

On a toujours vingt ans

Quand bien même

Le corps en aurait cent

*

Nous serons tous vieux, un jour

Avec des fesses molles,

Un ventre bien trop lourd

Et des mains qui s’affolent.

*

Mais quand on aime

On se moque du temps

Quand bien même

Le corps le ressent.

*

Et nous ferons l’amour, mon amour

Comme si nous avions vingt ans

Mon corps restera un écrin de velours

Pour accueillir ton printemps

Celui que tu as gardé dans les yeux

Celui qui me donne toute sa tendresse

Et même si nous sommes vieux

Nous aimer prolonge notre jeunesse.

*

M.H. (Michèle Hardenne)

04/04/2013

 

 

Autosuggestion 3 avril, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 0:07

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Autosuggestion

Malgré des températures basses pour ce début avril, le soleil semblait vouloir m’inviter à sortir de mes quatre murs.

Un gros pull sur un jean épais, une paire de bottes en caoutchouc, des gants de cuir, il ne m’en fallait pas plus pour me rendre à la campagne.

Le jardin se remettait de la dernière neige, le sol était trempé, mais par-ci, par-là, sortaient de terre quelques touffes de perce-neige.

Dans le bouleau, un couple de pie travaillait à préparer un nid et ne semblait pas être perturbé par ma présence. Les branches du saule commençaient à s’allonger en portant de jeunes tiges vert tendre, quant au lilas, il bourgeonnait.

Les haies de troènes nécessitaient une bonne taille. Ces plantes sempervirentes, auraient dû supporter l’hiver, mais leur feuillage avait une couleur de cendre.

Le temps ne me permettait pas encore de travailler au jardin, à part le ramassage des dernières feuilles mortes, qui formaient des amas bruns et gluants sur le gazon, mais l’envie d’un réveil en douceur avec le contact de cette belle nature, y était !

Je me rendis dans la cabane au fond du terrain et j’en revins avec une brouette et une hache.

Il restait des rondins à fendre. Ce bois avait été stocké depuis plus de trois ans et le tas que j’avais rangé dans des loges près du feu ouvert avait fortement diminué lors de mon dernier séjour.

Je n’avais jamais coupé de bûches.

La tâche fut ardue, mais je réussis à en remplir une pleine brouette.

Ce matin, la fierté que j’avais eue à faire ce travail, avait fait place à une douleur qui me prenait des reins jusqu’à la base de la nuque.

Assise sur la chaise du bureau, que n’aurais-je donné pour avoir deux mains masculines exécutant des mouvements sur ma peau, mes muscles endoloris, mes tendons raidis. Des paumes larges, douces et chaudes qui auraient opérer des pressions bien rythmées sur toutes les parties de mon corps en souffrance, des pouces qui se seraient promenés le long de mes vertèbres, libérant cette énergie vitale qui m’abandonnait au fur et à mesure que la journée passait.

Les seules mains trainant dans la pièce étant les miennes, j’ai fait appel à la méthode de monsieur Coué : je me suis mise au lit, allongée à plat-ventre, et j’ai laissé mon imagination faire le reste.

Le résultat ?

Je ne sais pas combien ils étaient, mais ils ont su s’occuper de moi !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

03/04/2013

 

 

Le retour des mots bleus 2 avril, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 0:07

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Le retour des mots bleus

 

J’ai posé mes yeux sur tes mots,

Pour prendre un peu de tes nouvelles.

Mais la tristesse les habille d’un manteau,

Qui ne reflète plus les éclats du soleil.

 

Lorsque je suis retournée sur la Lune,

C’était pour retrouver un peu de paix,

Il fallait que je m’éloigne de Neptune,

Et de toutes les planètes qui gravitaient.

 

Puis, dans mon ciel, une étoile s’est mise à nouveau à briller,

Mon cœur pouvait enfin  jeter le voile d’amertume qui l’enveloppait,

Et retrouver tout ce qui faisait sa gaieté et le rendait heureux,

Il lui a fallu du temps, mais maintenant, il va mieux.

 

Assise sur le bord d’une sérénité retrouvée,

J’observe le monde que j’avais délaissé,

Et comme une funambule me promenant sur un arc-en-ciel,

Je reste en équilibre sur les couleurs les plus belles.

J’ai quitté le noir pour rejoindre le bleu, en me posant sur le rose,

Tout en faisant des pas de chat, des pointes, des chassés, des croisés,

Par une nuit de hasard, j’ai rencontré ta prose.

Mais, elle était si éloignée de ce qu’elle avait été.

Les mots semblaient pleurer, froids et sans amours,

Ils se balançaient au cœur de phrases délavées,

Et tombaient dans le vide des écrits sans retour.

 

Sur mon pont onirique, un bal y est donné,

Pour fêter le printemps et le retour des mots bleus,

La pluie et le soleil sont maintenant alliés

Pour offrir les couleurs d’un monde merveilleux,

Où la haine et la peine n’ont rien à y faire,

Où la colère ne sera jamais bonne conseillère,

Où l’espoir prend du ciel le tendre de son azur,

Où le verbe est heureux quand il se conjugue  au futur,

Où les lettres se mettent en habit de lumière,

Où les phrases poussent comme des boutons de fleurs,

Alors, j’invite tes mots à se joindre à la fête,

Pour qu’ils redeviennent, enfin, ceux du Poète.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

02/04/2013

 

 

Tentation 1 avril, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 0:22

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Tentation

*

Si tu connaissais mes envies quand je pense à toi !

La tentation est grande de te toucher du bout des doigts,

De te déshabiller lentement,  loin des regards indiscrets,

De te rapprocher de mes lèvres, et de laisser ma langue te caresser,

Répandre un peu de sa chaleur sur tes jolies rondeurs,

A me faire saliver du désir de te goûter, avec lenteur.

Je pourrais te mordiller pour faire durer ce plaisir,

Prendre à petites doses ce que tu veux m’offrir,

Et me délecter de ton parfum suave et délicat,

Toi, à qui je ne peux résister, délice de morceaux de chocolat !

*

M.H. (Michèle Hardenne)

01/04/2013

 

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