MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Difficile pari 31 mai, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 12:52

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Difficile pari

 

C’est fait, c’est décidé

Je vais t’abandonner

Je quitte ta brume, tes fumées

Tu m’as suffisamment empoisonnée.

 

C’est dur de vouloir t’oublier,

C’est long une journée sans toi

T’ignorer alors que tu es là,

Ne plus te laisser t’interposer, t’éviter.

 

Retrouver un nouveau goût à la vie,

Un défi, qui me contrarie, si difficile pari,

Mais, cette fois-ci, je te tiendrais tête,

Et je te dis bye, bye : cigarette !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

31/05/2013

 

 

Le monstre au placard ! 30 mai, 2013

Classé dans : CONTE — michelehardenne @ 13:07

Le monstre au placard ! dans CONTE vieux-10

Le monstre au placard.

 

Mélanie avait du mal à s’endormir.

Tous les livres qui étaient rangés dans le placard de sa chambre, elle les avait déjà  lus et relus.

Cela faisait plusieurs années qu’elle les avait reçus,  et maintenant ces lectures ne la transportaient plus dans ses rêves, ils convenaient mieux à une petite fille.

Mélanie venait d’avoir treize ans et les aventures de lutins, les histoires de princesse et de marraines fées ne l’intéressaient plus.

Elle aurait aimé avoir ce livre, dont toutes les copines de classe n’arrêtaient pas de parler : un beau et jeune vampire amoureux d’une adolescente,  qui comme elle vivait avec son père loin de la grande ville.

Son père lui avait promis qu’elle pourrait renouveler toute sa bibliothèque, lors de la foire aux livres d’occasion, qui aurait lieu dans le quartier, mais elle devait encore attendre deux mois.

Mélanie ouvrit la porte du placard, prit un carton et se mit à y glisser une à une les histoires qu’elle connaissait par cœur.

Elle utilisa la première étagère pour y ranger quelques affaires qui trainaient sur la table qui lui servait de bureau, puis retira une valise de dessous son lit, pour en ôter des vêtements qui n’avaient pas encore trouvé leur place dans la petite chambre que son père lui avait aménagée.

Sous la pile de linge, elle découvrit un livre à la couverture craquelée et aux pages jaunies. Elle se souvenait qu’elle l’avait emprunté à la bibliothèque de son ancienne école et qu’elle avait oublié de le restituer. Maintenant qu’elle avait déménagé, le livre ne lui serait plus réclamé.

Elle se glissa sous les draps et avec précaution ouvrit le précieux carnet.  L’édition était ancienne et le contenu était principalement composé de  poésie.

Elle lut le premier texte et se mit à sourire. C’était la première fois, qu’elle s’intéressait à ce genre littéraire.

Le poème était écrit avec de jolies rimes et auraient pu être chantées.  Son auteur contait sa rencontre avec une belle et jeune demoiselle,  les mots se voulaient tendres, simples, comme le sont les premières amours.

Bien que le langage fût d’époque, Mélanie  se plaisait à imaginer le poète déclarant sa flamme sous le balcon d’une jouvencelle.

Elle referma le livre et le glissa sous sa taie d’oreiller.

Elle ferma les yeux, puis entendit une douce voix, celle d’un homme. Elle se voyait sur le bord de la fenêtre, au premier étage de la maison, lui agenouillé au pied  du chèvrefeuille qui couvrait une partie de la façade.  Elle ne distinguait pas son visage, mais elle le voyait tenir le recueil de poésie qu’elle avait commencé à lire.

Sa voix était mélodieuse et  sa diction impeccable. Il  parlait en vers, à voix haute en soulignant éloquemment le sens par l’intonation. Il s’adressait à elle et lui chantait l’amour.

Le printemps se terminait et la foire aux livres venait de s’installer sur la place du village.

Mélanie y passa une grande partie d’un après-midi et son père la laissa remplir un cabas d’autant de volumes qu’il put en contenir. Chez un des marchands, elle trouva les deux premiers tomes de la série tant appréciées par ses camarades d’école.

Rentrée à la maison, Elle fila dans sa chambre, rangea huit livres sur la plus haute étagère de son placard et déposa un neuvième sur  son bureau.

Elle se mit au lit rapidement, redressa son oreiller, dirigea la petite lampe posée sur la table de nuit vers la tête du lit et se mit à lire le roman tant espéré jusqu’à ce que ses paupières se fassent lourdes.

Elle s’imaginait dans une clairière, où le soleil se déposait sur le corps d’un jeune homme à peine plus âgé qu’elle, dévoilant ainsi sa nature extraordinaire. Il l’effrayait mais l’attirait. Elle s’était rapprochée de lui lorsqu’une voix se mit à lui chanter une ballade.

Son oreiller s’agita, elle se réveilla. Elle glissa sa main sous la taie et se fit mordre par le livre qui y était glissé.

En le retirant, il se mit à l’insulter, se moqua d’elle, la voix n’était plus celle d’un poète romantique. Les mots  qui s’en échappaient, étaient acerbes, lui reprochant d’être délaissés pour une lecture fantastique qui n’avait rien de poétique. Le livre devenait odieux !

Elle avait beau lui dire, qu’elle l’avait lu et qu’elle le connaissait, qu’elle l’avait apprécié de l’hiver au printemps, mais qu’elle voulait découvrir d’autres histoires, voyager vers d’autres mondes, et le livre se mit à hurler plus fort qu’elle.

Elle le ferma et l’envoya au fond du placard, où les maux du poète n’eurent plus pour compagnie que ceux de princesses qui furent heureuses et eurent beaucoup d’enfants !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

30/05/2013

 

 

Click, claque ! 29 mai, 2013

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 9:02

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Click, claque !

 

Elle voyage

Sur la page

Grignote les mots

Fait le gros dos

A portée de main

Dès le matin

Elle sourit

Ma souris.

 

Elle est rapide

L’intrépide

Change de monde

En une seconde

Avec son cœur

D’ordinateur

Elle sourit

Ma souris.

 

Elle s’illumine aussi

Et pousse des petits cris

Qui sont de joie

Quand elle te voit

Mais quand c’est lui

Elle ne l’aime pas

Alors ma jolie souris

Devient un méchant rat !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

29/05/2013

 

 

Sur la route de la vie 28 mai, 2013

Classé dans : CHANSONS,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 8:46

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Sur la route de la vie

 

Toi là-bas, dans tes murs de verres, à mille lieues de moi, tu vis ta vie,

Loin de moi,  je n’ai plus ta lumière, et c’est dans les étoiles que tes yeux brillent.

Je te désire tant dans mon ciel,

Je te cherche dans les draps, j’ai ta fièvre entre les bras, je t’appelle.

 

Sur la route de la vie se trace mon destin, sans retour

Avec toi dans ma vie, je veux faire ce chemin mon amour.

 

A l’autre bout du monde,  je reste seule avec mes rêves

Trop loin de toi,  je souffre et j’ai mal de ton absence, j’en crève,

Je te respire dans mon air,

J’ai ton odeur dans les draps, j’ai mon coeur entre tes bras, je t’espère.

 

Sur la route de ma vie, il y a d’autres chemins, un  carrefour

Et c’est là que je t’y attendrai, demain, mon amour.

 

 

M.H. (Michèle Hardenne)

28/05/2013

 

 

Zombiphobia 27 mai, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 1:13

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Zombiphobia

La pièce de vingt mètres carrés ne possède que peu de mobilier : un bureau métallique, un fauteuil sur roulettes aux accoudoirs en simili usé, et quelques anciens cageots à légumes en bois blanc empilés pour faire un semblant de bibliothèque, chargée de vieilles encyclopédies jaunies et de diverses revues.

Un des murs est recouvert de lambris de pin, deux laissent apparaître les blocs de maçonnerie, et le dernier, une baie vitrée est la seule issue de cette remise située au fond du jardin.

L’endroit n’est qu’à une vingtaine de mètres de mon habitation principale. J’avais décidé de le vider de toutes les vieilleries d’un temps passé et révolu, pour y faire mon petit sanctuaire, celui où je pourrais m’isoler, loin des décibels qui bombardaient de façon cacophonique la maison.

Le seul éclairage provenait d’une lampe de bureau posée sur la table.

La pluie de ce mois de mai avait eu un bel effet sur la nature et surtout sur les grands arbres.

Cette soirée-là, la nuit était tombée plus rapidement, la clarté de la lune essayait de se frayer un chemin parmi les nuages, l’averse étant passée, j’allais pouvoir retourner auprès des miens.

Je voyais de la lumière dans la chambre, mon compagnon devait m’attendre pour se mettre au lit.

Soudain, l’ampoule de la lampe se mit à grésiller puis éclata, me plongeant dans l’obscurité de ma petite pièce.

Le nez contre la vitre, je scrutais le ciel. J’entendais des gouttes de pluie frapper le toit en tôle de mon cagibi, elles provenaient d’eau résiduelle glissant des feuilles des arbres, et je pouvais aussi observer la fenêtre de ma chambre, toujours éclairée.

Derrière les rideaux, je voyais une ombre animée dans de lents mouvements. Elle levait les bras, puis les abaissait, avec difficultés, comme si les vêtements qu’elle portait la rendaient plus rigide. Je ne reconnaissais pas mon ami, une déformation visuelle pensais-je, l’ombre était trapue, plus petite que le corps auquel je m’étais habituée depuis tant de nuit.

Le ciel dégagé laissait les rayons de la lune se poser sur la cime des sapins, qui clôturaient le jardin, donnant aux arbres davantage de reliefs.

J’étais prête à quitter mon abri, lorsque j’entendis le craquement d’une branche suivi d’un grognement sourd, un bruit de respiration difficile, de suffocation.

Je me suis éloignée de la vitre pour aller me glisser sous la table, la chambre était plongée dans l’obscurité.

Je ne sais pas combien de temps, je suis restée accroupie. C’est lorsque j’entendis mon ami m’appeler que je sortis de ma cachette, et que sans fermer la porte je la quittai pour courir me réfugier auprès de lui, rassurée de voir qu’il ne lui était rien arrivé.

Depuis, que les vampires ont cédé leur place aux zombies, que ce soit dans la littérature ou dans des séries télévisées, j’ai dû mal avec les ombres et les bruits de mes nuits.

Je dois être un peu trop sensible, et puis être moche et en décomposition pour l’éternité, n’est pas vraiment propice à mes instants de rêves !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

27/05/2013

 

 

La porte 26 mai, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 13:27

La porte dans MOMENT DE VIE porte10

La porte

 

Elle s’ouvre pour accueillir, mais surtout elle se ferme pour retenir, cacher, protéger ce que l’on veut garder discret ;

Elle peut avoir un œil, mais il ne s’ouvre que sur l’extérieur et en réduit la vision, donne juste un aperçu ;

Elle se claque aussi au souffle des vents mauvais ;

Elle peut être vitrée, de glace, coupée, brisée, croisée, battante, perdue, feinte, fausse, peu importe sa matière, sa forme, elle restera une barrière entre deux mondes, deux univers.

On peut la prendre qu’elle soit grande ou petite, l’enfoncer même si elle est ouverte ;

Mais, si la porte à une serrure, son propriétaire en garde la clé, et si elle reste fermée, il est inutile d’insister.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

26/05/2013

 

 

Nid d’amour 25 mai, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 19:03

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Nid d’amour

 

Quelques branches dénudées,

Du bois tendre bien tressé,

Le prévoir suffisamment grand,

Pour accueillir nos sentiments.

 

Le protégé des vents froids,

Dans un bel endroit,

Où le soleil le réchauffera,

Les jours où nous n’y serons pas.

 

Un nid, où nous pourrons nous aimer

Du début du printemps à la fin de l’été,

Nous y regarderons notre amour grandir,

Et notre vie faire de beaux souvenirs.

 

Puis en Automne, il prendra de jolies couleurs,

Tapissé de mille feuilles au parfum de notre bonheur,

Et quand viendra l’hiver, nous pourrons enfin nous y reposer,

Sous le ciel, comme sur la terre de notre belle éternité.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

25/05/2013

 

 

Fragilité de la vie 24 mai, 2013

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 8:20

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Fragilité de la vie

 

Il suffirait juste qu’il apparaisse dans une belle intensité pour que l’on retrouve un sourire, une envie, un désir, que l’on se mette à chantonner, à faire de nouveaux projets,…

Le Lux qui fait naturellement tant de bien, celui qui ne coûte rien, c’est quand il vient à manquer que la vie perd toute son énergie, la rendant si fragile!

 

M.H. (Michèle Hardenne)

24/05/2013

 

 

L’artiste 23 mai, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:48

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L’artiste

 

Dans la tête, tout reste possible

D’un coup de pensée,

On peut balayer des idées mortes

Celles qui s’entassent devant la porte

D’un regard trop fatigué.

 

Dans la tête, on peut être artiste

Musicien, peintre, ou poète

Créer un tableau, une belle symphonie

Avec les sons, les couleurs que l’on choisit

Il suffit de se mettre devant une fenêtre

Et se laisser aller à rêver…

 

Alors tout devient possible

D’un simple coup de pensée

Le monde peut changer !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

23/05/2013

 

 

La roue des saisons 22 mai, 2013

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 2:55

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La roue des saisons

 

La roue des saisons tourne jour après jour,

Il est venu le temps du renouveau et de l’amour,

Celui du réveil et du chant des oiseaux,

Des douces chaleurs qui nous rendent  gais et beaux.

 

La roue des saisons tourne jour après jour,

Mais le printemps passe son tour,

Et l’amour n’est pas au rendez-vous,

Les oiseaux ne chantent plus du tout,

Et ce réveil tant attendu n’est que chagrin,

Quand il pleut du soir au matin !

 

Alors que passent les jours et les nuits aussi,

Que la roue oublie ce printemps trop gris,

Et que le tour passe à la suivante, l’été,

La saison perdue sera vite oubliée,

Si le soleil pouvait enfin se montrer,

La nature, comme nous, s’en réjouirait,

Les fleurs se réveilleraient, les oiseaux chanteraient

Et l’amour, lui, il ne serait pas oublié.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

22/05/2013

 

 

Soleil de mai 21 mai, 2013

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 14:10

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Soleil de mai

 

Joli soleil de mai

Tu es aux abonnés absents

On a beau promettre ton arrivée

Tu fais ce qui te plaît du printemps !

 

A l’encre d’un vent de pluie

Tu délaves la couleur des nuages

Et sous un ciel bien trop gris

Tu nous masques nos beaux paysages.

 

Allons reviens, les fleurs t’appellent,

Elles ont besoin de tes couleurs,

Pour faire revenir les abeilles,

Et parfumer l’air de mille senteurs.

 

Joli soleil de mai,

Sans toi les jours sont trop lourds

Devrons-nous attendre l’été

Pour enfin saluer ton retour !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

21/05/2013

 

 

Une journée pour s’ennuyer 20 mai, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 10:38

Une journée pour s'ennuyer dans MOMENT DE VIE 30805510

Une journée pour s’ennuyer

 

Et si aujourd’hui, nous nous mettions en « stand by », en pause pour toute une journée ; le téléphone serait décroché, comme s’il sonnait occupé, la télévision resterait fermée, ainsi que l’ordinateur, la radio, plus de lumière artificielle, plus de de bruit hertzien.

Et si, ce matin, nous prenions cette journée pour nous ennuyer !

Nous nous isolerions du monde extérieur, on ferait la diète sur toutes les informations que nous n’arrivons plus à digérer, on ne se soucierait plus de l’heure qui passe d’habitude trop vite, on abandonnerait  les « choses » qui nous occupent tant, on laisserait la journée se déroulée sans nous.

Et si cette journée ne consistait pas  acquérir la connaissance mais à enrichir notre imaginaire, cela nous rapprocherait peut-être du bonheur…

Et si on  prenait, enfin le temps de s’ennuyer, d’arrêter cette course effrénée qui nous oblige à toujours être le meilleur, pour simplement retrouver le plaisir d’imaginer et de rêver !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

20/05/2013

 

 

Mon paradis vert 19 mai, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:28

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Mon Paradis vert.

 

Je connais un endroit, où le temps qui passe ne fatigue pas, où les habitants se saluent le matin entre bons voisins, chacun s’occupant de ce qu’il a à faire de sa vie.

Là-bas, les bruits n’ont rien d’agaçants, ils vont du sifflement aigu d’oiseaux au bruissement des feuilles dans les arbres, et puis, il y a l’eau fluide et limpide contenue dans un petit étang, qui même s’il est artificiel prend les couleurs du ciel.

 

Cet endroit, je l’ai découvert dans ma tête, une nuit. Je l’ai construit  à  partir d’une image, prise dans un catalogue de paysages. J’imaginais un coin de terre, isolé de la grande ville, quelques vieilles bâtisses regroupées pour former un petit village, et un peu à l’écart une minuscule maison, tenant plus de la grange que de l’habitation avec de vieilles pierres, de petites fenêtres filtrant juste ce qu’il faut de lumière, une cheminée qui sourirait à l’hiver, et un jardin s’ouvrant sur le cœur d’une belle campagne.

 

Et puis, un jour, au hasard d’une promenade, je me suis égarée et perdue sur une route sans nom et là, un paradis vert s’ouvrait à moi.

Il n’est pas bien grand, juste fait pour moi, mais c’est ici que je retrouve ce qui m’est important !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

19/05/2013

 

 

Fleur bleue 18 mai, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:45

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Fleur bleue

 

Romantique, rêveuse et naïve,

Elle pousse sous un arc-en-ciel,

Entre la pluie et le soleil

Elle offre son cœur à la dérive.

Elle frissonne au vent nouveau

Se laissant caresser par sa douceur,

Elle se perd dans ses odeurs,

Quand son souffle traine sur sa peau.

 

Elle est de ces fleurs qui peuvent avoir mal,

Quand le ciel est à l’orage

Et que la tempête fait rage,

Effaçant le bleu qui orne ses pétales.

Alors elle perd sa couleur océanique,

Elle se couvre d’écailles épineuses,

Se replie dans son monde onirique,

Pour retrouver ce qui la rend heureuse.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

18/05/2013

 

 

Ton île de chagrin 17 mai, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:24

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Ton île de chagrin

 

Tu me dis que tu as froid

Qu’il fait gris dans ta tête

Que bientôt tu partiras

A la recherche d’une autre planète

 

Le monde est fou autour de toi

Il t’ignore, tu ne le comprends plus

Tu restes seul, prisonnier là-bas

D’une vie qui ne te plaît plus

 

Tu voulais être un conquérant

Mais tu as tout abandonné

Tu voulais le temps et l’argent

Pour réaliser tes envies démesurées

 

Tu restes là à pleurer dans ton coin

A ressasser tous les échecs de ta vie

Tu as la haine et tu serres les poings

Contre ce monde qui ne t’a pas compris

 

Tu es si sûr de détenir la vérité

Que tu en as oublié de rêver

Le monde ne sera jamais parfait

Mais, il pourrait être beau si tu le voulais

 

Il suffit de si peu pour être heureux

D’ouvrir les yeux et d’écouter

Derrière les nuages le ciel reste bleu

Pour celui dont le cœur peut encore aimer

 

Mais si tu préfères ton île de chagrin

Je ne t’y rejoindrais pas

Tu as choisi ton propre destin

Tu n’as plus qu’à t’en prendre à toi.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

17/05/2013

 

 

Un parapluie plein de soleil 16 mai, 2013

Classé dans : LES 4 SAISONS,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 2:02

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Un parapluie plein de soleil

 

Les gouttes d’eau passent au travers,

Elles sont chaudes au goût de mer,

Elles ne me mouillent pas les cheveux,

Elles me rafraîchissent juste les yeux,

Les baleines se font goéland,

Quand le vent se prend dedans,

Et j’entends siffler le merle

Quand je le porte en ombrelle.

Mon parapluie est plein de soleil

Quand je l’ouvre sous ton ciel !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

16/05/2013

 

 

Le carnet de poésie 15 mai, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 0:58

Le carnet de poésie dans MOMENT DE VIE carnet10

Le carnet de poésie

 

J’ai retrouvé les pages,

Remplies de petits mots trop sages,

Que tu m’avais inspirés

Du temps où je t’aimais.

Trop timides, trop pudiques,

Ces mots je les voulais romantiques,

Juste tout doux, tout bleu,

Ecrits en pensant à nous deux.

Je ne voulais pas te les lire,

De peur que tu en viennes à en rire,

Que tu ne te moques de moi,

Mais, c’était il y a si longtemps déjà.

Ces pages sont maintenant jaunies,

Elles se détachent d’un carnet de poésie,

L’encre n’était pas indélébile

Les mots étaient sans doute trop fragiles.

Témoins de mes premiers frissons d’antan,

Ils ne sont plus que les souvenirs d’une enfant,

Qui découvraient ses premiers émois,

Ceux d’un premier amour, qui ne s’oublie pas !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

15/05/2013

 

 

Un si beau souvenir 14 mai, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 2:48

Un si beau souvenir dans MOMENT DE VIE p1160710

Un si beau souvenir

 

Ce soir, je m’endormirai encore

Dans le lit de ton sable doré

Tu me berceras de ton chant de mer

Et je te laisserai me couvrir le corps

De tes embruns salés et argentés

Laissant sur ma peau des reflets de lumière

 

Je t’ai emporté à l’intérieur de moi

Et je vais te garder comme le précieux

Celui que l’on cache, que l’on garde pour soi

Tu es une force qui donne tant de joie

Un instant que j’ai attrapé et qui rend heureux

Un soleil et une lune, les deux à la fois

 

Tu es un si beau souvenir

De ceux qui effacent les chagrins

Et c’est en fermant les yeux

Que tu fais naître mes sourires

Alors, oui, je me souviens, je te retiens,

Et je t’emporte sous mes cieux.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

14/05/2013

 

 

Rêverie gruissanaise 13 mai, 2013

Classé dans : MOMENT MUSICAL,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 13:01

Rêverie gruissanaise dans MOMENT MUSICAL p1040210

Musique composée par jean-François Moll

http://chichoi.eklablog.com/reverie-gruissanaise-a87630757

rêverie gruissanaise

Merci de toi, de ta gentillesse, et du bonheur de vous avoir rencontré tous les deux !

Gros bisous.

 

 

Revenir en entier

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:49

Revenir en entier dans MOMENT DE VIE p1040412

Revenir en entier

 

Il fallait que je parte, que je prenne le large

Parce que j’étouffais, trop à l’étroit,

Étriquée dans des murs faits d’images,

Je voulais me retrouver face à moi.

 

Ma tête devait quitter mon corps,

Mon corps lui faisait la tête,

L’un et l’autre n’avaient pas tort,

Mais moi, mon entier voulait disparaître.

 

L’un et l’autre se décomposaient,

Ils n’arrivaient plus à se mettre d’accord,

Mon esprit cherchait des vérités,

Que ne pouvait accepter mon corps.

 

Alors, j’ai tout emballé et je suis partie,

Là, où les images n’étaient plus sur des murs,

Là, où se reconstruit une vraie vie,

Là, où il n’est pas besoin de porter une armure.

 

Ma tête s’est vidée au vent de la liberté,

Mon corps s’est frotté à une nature sauvage,

Ensemble, ils se sont réconciliés,

Et se sont unis pour un même sevrage.

 

Ma tête et mon corps ont retrouvé l’essentiel,

Mon coeur s’est pourvu d’une paire d’ailes,

Il était mal entre les deux et en souffrait,

Il fallait que je parte pour revenir en entier !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

13/05/2013

 

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