MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

La campagne 31 août, 2013

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 12:15

La campagne dans LES 4 SAISONS la_moi10

La campagne

 

Belle et jolie campagne,

Laisse-moi me reposer sur ton cœur.

Ce matin, mes pensées sont paysannes

Et j’en appelle à ta douceur.

 

Couchée au milieu de tes champs,

Je suis comme une fleur du temps.

Arrosée par des larmes de printemps,

Je me berce au vent te caressant.

 

Posée sur ton ventre de terre moissonnée

Je respire tes derniers parfums de l’été

Et sous les rayons d’un soleil à peine levé,

Mon corps de pétales traîne à se réveiller.

 

Bientôt, tes couleurs ocre pâliront,

Et l’eau coulera dans tes sillons,

Tu t’offriras en hôte pour les corbeaux

Et ce sera alors à mon tour, de veiller sur ton repos.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

31/08/2013

 

 

Rencontre de courte durée 29 août, 2013

Classé dans : PENSEE DU JOUR,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 8:12

Rencontre de courte durée dans PENSEE DU JOUR animau10Rencontre de courte durée.

Quand on se met à chasser un papillon, on l’oblige à partir ailleurs…

Alors que lui, tout ce qu’il souhaite, naturellement,  c’est de se poser sur une fleur et de la butiner pour en prendre le meilleur.

Lui comme elle, savent que leur vie n’est que de courte durée et, que leur temps quand ils se rencontrent est déjà compté !

M.H. (Michèle Hardenne)

29/08/2013

 

 

Un seul temps 23 août, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:44

Un seul temps dans MOMENT DE VIE vesica10

Un seul temps

 

Et si on arrêtait le temps,

Juste pour se retrouver dans l’instant

Et y voir les couleurs du présent,

Faisons-le toi et moi, maintenant.

 

Fermons les yeux sur notre passé

Quelques secondes pour tout arrêter

Et regardons au travers de nos paupières

Si, il reste en nous encore un peu de lumière.

 

Même une petite lueur peut tout éclairer

Il suffit de retrouver ton cœur, ou de l’imaginer

Et de le laisser remonter au bord de tes larmes

Pour qu’à nouveau le mien se désarme.

 

Et si on arrêtait le temps,

Pour ne plus le gaspiller,

En vivant chaque jour notre présent

Sous un soleil qui ne se couche jamais.

  

M.H. (Michèle Hardenne)

23/08/2013

 

 

Les fruits de l’été 18 août, 2013

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 10:53

Les fruits de l'été dans LES 4 SAISONS p1220014

Les fruits de l’été

 

Je me délecte des fruits de l’été

En salade, en cocktail, en amour,

Goût salé, amer ou sucré

Je m’en régale chaque jour.

 

Je les préfère natures,

Sans ajout artificiel,

Colorés et bien mûrs

Par les chauds rayons du soleil.

 

Je les cueille du bout de mes passions,

Laissant le choix au hasard,

Et même, s’ils ne durent qu’une saison

Ces fruits prennent de l’été, ses espoirs.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

18/08/2013

 

 

Iris Blanche, une nouvelle enquête (chapitre 16) 17 août, 2013

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 11:33

16.

 

Le vendredi était la journée de travail la plus longue pour Iris, elle ne finissait jamais avant dix-neuf heures.

Julie l’accueillit en déposant sur son  ancienne table de travail une tasse de café noir bouillant.

Iris s’installa sur ce qui pendant des années lui avait servi de chaise, elle passa doucement, presque nostalgiquement, sa main sur l’accoudoir en bois tout en souriant à sa collègue et amie.

-  L’odeur de ce café me manquait ! Servi dans une tasse, il y a du progrès dans ce service ! lança-t-elle en riant.

-  Ici, rien n’a changé et tu me manques. Celle qui te remplace est bien gentille, mais elle n’a pas tes réflexes et je finis le mois, ici.

-  Tu nous quittes ?

-  Non, je vais à la « cybercriminalité » !

-  Tu le sais depuis quand ?

-  Il y a à peine une heure, j’ai reçu ma nouvelle affectation !

-  Génial, on va de nouveau se retrouver au même étage.

Iris leva sa tasse et la cogna contre celle de son amie.

-  Iris, en croisant tout à l’heure le « proc », je l’ai trouvé étrange, il m’a frôlé l’épaule et ne s’est pas retourné. Je l’ai salué et il ne m’a pas répondu. Ce doit être cette nouvelle affaire qui l’obsède !

-  Quelle affaire ? Celle des deux jeunes femmes découvertes la semaine passée?

-  J’ai vu les portraits qui avaient été réalisés avec l’ancien logiciel.  Celui qui a été diffusé aux infos n’était pas trop ressemblant !

-  Tu as vu le dossier et les photos ?

-  Juste quelques clichés !

-  Comment de ton service y as-tu eu accès ?

-  Je me suis rendue vers quinze heures auprès d’un collègue qui travaille au service d’identification, il me montrait comment il établissait un portrait-robot sur base des informations données par les témoins. Le nouveau programme permet de les visualiser en couleurs et  en plusieurs dimensions. Le dessinateur informatique venait de recevoir de nouveaux éléments concernant la première victime et j’ai assisté à la transformation de l’image pour voir apparaître le joli visage d’une brune aux yeux marron et…Iris, nous avons un problème !

Iris avait écouté son amie tout en sirotant son café noir. A la dernière phrase prononcée par Julie, le peu de liquide qu’elle avait encore en bouche s’échappa pour se répandre sur une partie du bureau.

A suivre

M.H. (Michèle Hardenne)

17/08/2013

 

 

Jazzy mouche 16 août, 2013

Classé dans : FABLE,LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 16:40

Jazzy mouche dans FABLE p1220012

Jazzy mouche

 

Une mouche fait des claquettes

Sur le bord mon assiette,

Une Ginger sans Fred Astaire,

A la recherche de partenaires

Pour la formation d’un kwartet,

Sans la trompette de Bechet.

La demoiselle ouvre le bal,

Elle swingue devant des mâles

Qui hésitent à la faire danser

Préférant la regarder se trémousser.

C’est alors qu’un bourdon moins farouche,

Attiré par cet étrange mouche,

Vint se poser sur le rebord d’un verre

Improvisant une scène pour un concert

Il fut rejoint par deux autres compères,

Une cigale et un coléoptère.

Au jardin, des insectes font la fête à l’été

Et s’est en musique, que je finis mon dîner !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

16/08/2013

 

 

La fouineuse 15 août, 2013

Classé dans : FABLE — michelehardenne @ 14:07

La fouineuse dans FABLE p1220011

La fouineuse

 

Derrière des amas de briques et de bois

Elle farfouille gaiement,

Elle ne sait pas que je la vois

Elle se croit seule assurément.

Je tape dans les mains

Et la voilà qui disparaît,

Se glissant entre deux rondins,

Le petit animal se fait discret.

Immobile dans sa cachette

Elle attend que je m’en aille,

Je tape du pied sur une buchette

Et la voilà filant chez la volaille.

La petite curieuse est rapide,

Mais le chien du voisin l’a repérée

Elle ne sera plus aussi intrépide

Quand elle entrera au poulailler,

Le coq est prévenu de son arrivée,

Les poules sont encore sur ne nid,

Toute la basse-cour semble s’agiter,

La fouine ne s’y fera aucun ami!

 

M.H. (Michèle Hardenne)

15/08/2013

 

 

 

Le rythme de la marée 14 août, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 9:01

Le rythme de la marée dans MOMENT DE VIE p1160810

Le rythme de la marée

 

Je m’étais assise au bord de mer

Portant mon cœur en bandoulière,

Je l’ai ouvert sur l’océan

Le libérant de son pesant.

 

Puis, je me suis couchée dans l’écume,

Caressé par des larmes de lune

Mon corps s’est senti si léger

Qu’il s’est laissé emporter et s’est mis à danser

Sur une eau salée, rythmée par la marée,

Je me souviens aussi des étoiles

Qui éclairaient cette scène de bal,

Et du vent qui guidait mes mouvements

Soufflant à mon cœur de nouveaux sentiments.

 

Je m’étais assise au bord de mer

Pour y noyer mes mots amers,

Mon cœur était haut de ses nausées,

De celles trop chargées de haine du passé,

Alors, je les ai vomies dans l’océan

Qui les a acceptées comme un présent.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

14/08/2013

 

 

L’événement de Hesbaye 12 août, 2013

Classé dans : AGENDA ET CALENDRIER DE MANIFESTATIONS — michelehardenne @ 21:05

L'événement de Hesbaye dans AGENDA ET CALENDRIER DE MANIFESTATIONS 96962410

Momallia, un dimanche en famille à la campagne et ce 25 août le Brésil y sera à l’honneur !

J’y serai pour une journée dédicace au rythme de la samba.

Il en me reste plus que quelques exemplaires d’Iris Blanche  et du Chant des Souris avant leur prochaine réimpression. Pour cette journée exceptionnelle, un joli cadeau sera joint à chaque achat, juste pour le plaisir d’offrir et de vous y rencontrer.

Michèle Hardenne

http://www.momallia.be/

 

 

Rouleaux d’été 11 août, 2013

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 23:58

Rouleaux d'été dans LES 4 SAISONS p1060310

Rouleaux d’été


Le temps de la moisson est arrivé

Et la campagne prend de jolies teintes dorées,

Les énormes ballots d’épis fraîchement coupés

Jonchent sur la terre en attente d’être ramassés.

 

Roulez au vent léger, fétus de paille

Et embaumez nos belles régions rurales,

L’été nous offre ses perles de céréales

Le temps de la moisson vient de se terminer.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

11/08/2013

 

 

Coeur de noeud 9 août, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 7:51

Coeur de noeud dans GRUISSAN p1060211

Cœur de nœud

 

Mêlés dans un entrecroisement subtil,

Unis pour devenir plus forts,

Ils n’étaient que quelques fils

Qui attachaient le bateau au port.

Ce matin, ils étaient sur la plage,

Gisant sur un sable mouillé,

Effilochés en leur bout le plus large

Ils formaient un nœud encore bien serré,

Qui portait sur son cœur fatigué

Le souvenir de beaux voyages,

Maintenant, il allait enfin se reposer

Enlacé par de nombreux coquillages.

 

M.H (Michèle Hardenne)

09/08/2013

 

 

Le vent de mer 8 août, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 9:22

Le vent de mer dans GRUISSAN p1060210

Le vent de mer

 

Aucune chaîne ne peut résister au vent de mer

Même celle qui retient l’ancre, elle finit toujours par céder

Quand il se met à souffler, il se prend dans les maillons

Les cognant, les faisant hurler, les blessant, provoquant leur corrosion

Puis il les abandonne, laissant le temps finir le travail

D’un lien qui n’est fait que de métal

Bien faible alliage contre le vent salé

Qui a la force de la plus belle des libertés.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

08/08/2013

 

 

Plume d’eau 7 août, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 15:41

Plume d'eau dans GRUISSAN p1060210

Plume d’eau

*

Plume d’eau trempée dans le limpide

Laisse des mots rêveurs, un peu humides

Qui ne sont lus que par le ciel

Et qui disparaissent au lever du soleil

Ils se déposent en écume sur la plage

Et viennent caresser les coquillages

Puis ils font scintiller le sable

Les soirs où la lune a le teint pâle

Plume d’eau n’écrit que des mots d’amour

De ceux qui riment avec toujours

Même si les vagues les effacent

Le ciel dans son écrin en garde la trace.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

07/08/2013

 

 

La langue de terre 6 août, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 16:23

La langue de terre dans GRUISSAN p1060110

La langue de terre

 

Une langue de terre s’étire et du bout touche l’eau,

Le goût salé du bord de mer lui fait cracher tous ses maux

Le sable s’y accroche la rendant râpeuse et dorée

Et de petites vagues viennent de temps à autre la mouiller

Emportant avec elles des restes de coquillages

Que les grands oiseaux blancs ont laissés au passage

Et qui comme un tapis de nacre la recouvrant

Donne à cette langue les reflets du temps.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

06/08/2013

 

 

Entre ciel et eau 4 août, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 10:44

Entre ciel et eau dans GRUISSAN p1060011

Entre ciel et eau

 

Immobile, elle se fait oublier

La corde attachée au ponton est usée

Il suffirait de si peu pour qu’elle disparaisse

Ou qu’une main tendue réponde à sa détresse

Son sort ne dépend plus d’elle

Elle s’abandonne dans son sommeil.

 

Elle semble attendre un souffle du vent

Pour que vienne si poser un goéland

Ou un simple remous dans l’eau

Une goutte qui serait en trop

Son destin ne tient plus qu’à un fil élimé

Une corde tressée que le sel a rongé.

 

Paisible au milieu de l’étang

Elle attire encore le regard des passants

Sa tête reste visible hors de l’eau

Et semble sourire aux oiseaux

Entre ciel et eau, la barque s’endort

Et semble rêver qu’elle navigue encore.

 

M.H(Michèle Hardenne)

04/08/2013

 

 

Sauvage 3 août, 2013

Classé dans : GRUISSAN,MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 15:02

Sauvage dans GRUISSAN p1060010

Sauvage

 

Le sauvage, celui que la Nature façonne et qui  ne ressemble qu’à lui-même, il est tant admiré qu’il force le respect.

Celui que j’affectionne n’est pas animal, ni même végétal, il est un tout ; il est fait de terre, de vent, de soleil, de mer, de ces éléments qui nous rappellent que nous sommes petits et fragiles et que sans eux, nous n’existerions pas.

Il ne s’apprivoise pas, on ne le contrôle pas, on se fait humble devant lui pour en symbiose partager ses essences originales et laisser les pensées muer, se débarrasser de lambeaux de superficiel accumulés au cœur des villes et qui ici sont inutiles, on s’allège, on met son être à nu et on se délecte instinctivement de redevenir sauvage.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

03/08/2013

 

 

Délibération 1 août, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:25

Délibération dans MOMENT DE VIE p1040410

Délibération

 

Mon corps se meut au ralenti alors que mon cœur fait la course et s’essouffle et que ma tête met du temps à réaliser que tout mon être est désorganisé.

Sans doute est-ce la faute à cet air lourd, chargé de pollution qui sous un soleil de plomb baigne ma ville, ou aux gestes répétitifs de longues journées de travail dans une atmosphère pesante, dans un local où les fenêtres restent fermées pour l’isoler du bruit extérieur, ou est-ce moi qui m’étouffe toute seule par une réalité chargée d’un obscur qui m’empêche de rêver.

Mes rêves ont faim, j’ai oublié de les nourrir en leur offrant le beau de la vie, le doux de l’amour, le vrai des sentiments, le parfum de la sincérité,  je me suis oubliée pour satisfaire le temps, celui que l’on consacre aux choses qui semblent si importantes, je me suis égarée en suivant le sens des aiguilles d’une horloge qui tournaient de plus en plus vite, je me suis fondue parmi les autres et je ne me suis plus reconnue.

Mon corps, mon cœur et ma tête sont entrés en délibération cette nuit, et leur décision a fait l’unanimité.

Leur union faisant ma force, nous partons à la recherche de nouveaux rêves.

Dès demain, nous prendrons la route, traverserons des monts et des vallées pour nous arrêter au bord de mer, là où les vagues dansent dans le vent, où les fleurs offrent leurs fragrances salées-sucrées, là où le temps est un lever de soleil et un clair de lune, là où les choses deviennent immatérielles et n’ont plus d’essentiel, là où je pourrai être à nouveau…moi.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

01/08/2013

 

 
 

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