MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Jazzy mouche 16 août, 2013

Classé dans : FABLE,LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 16:40

Jazzy mouche dans FABLE p1220012

Jazzy mouche

 

Une mouche fait des claquettes

Sur le bord mon assiette,

Une Ginger sans Fred Astaire,

A la recherche de partenaires

Pour la formation d’un kwartet,

Sans la trompette de Bechet.

La demoiselle ouvre le bal,

Elle swingue devant des mâles

Qui hésitent à la faire danser

Préférant la regarder se trémousser.

C’est alors qu’un bourdon moins farouche,

Attiré par cet étrange mouche,

Vint se poser sur le rebord d’un verre

Improvisant une scène pour un concert

Il fut rejoint par deux autres compères,

Une cigale et un coléoptère.

Au jardin, des insectes font la fête à l’été

Et s’est en musique, que je finis mon dîner !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

16/08/2013

 

 

La fouineuse 15 août, 2013

Classé dans : FABLE — michelehardenne @ 14:07

La fouineuse dans FABLE p1220011

La fouineuse

 

Derrière des amas de briques et de bois

Elle farfouille gaiement,

Elle ne sait pas que je la vois

Elle se croit seule assurément.

Je tape dans les mains

Et la voilà qui disparaît,

Se glissant entre deux rondins,

Le petit animal se fait discret.

Immobile dans sa cachette

Elle attend que je m’en aille,

Je tape du pied sur une buchette

Et la voilà filant chez la volaille.

La petite curieuse est rapide,

Mais le chien du voisin l’a repérée

Elle ne sera plus aussi intrépide

Quand elle entrera au poulailler,

Le coq est prévenu de son arrivée,

Les poules sont encore sur ne nid,

Toute la basse-cour semble s’agiter,

La fouine ne s’y fera aucun ami!

 

M.H. (Michèle Hardenne)

15/08/2013

 

 

 

La limace et l’escargot 19 mars, 2013

Classé dans : FABLE — michelehardenne @ 9:43

La limace et l'escargot dans FABLE limace10

La limace et l’escargot

 

Une limace se cachait derrière un pot de terre au jardin

Un oiseau perché sur une branche du cerisier la guettait

Elle aurait bien voulu se rendre jusqu’au potager du voisin

Mais elle craignait que le merle ne la choisisse pour son petit déjeuner

 

La pluie fine qui tombait rendait l’herbe glissante

Mais cela ne dérangeait nullement un escargot

Qui tout en prenant son temps, appréciait sur sa coquille brillante

Cette eau du ciel qui lui chatouillait le dos.

 

Il salua la limace sa cousine et tout en la narguant

Avança à son rythme vers le pied du cerisier

La limace essaya de le prévenir du danger menaçant

Mais l’escargot n’en avait cure, il se sentait protégé.

 

La limace aperçut une demi-noix évidée

Courageusement, elle alla dessous s’y glisser

Le merle étant bien trop occupé

A regarder l’escargot se traîner.

 

Soudain, le merle sembla embarrassé

Quand il vit la limace portant péniblement son abri

Se diriger avec lenteur  sur une terre trop mouillée

Et  un escargot bien insouciant qui se moquait de lui.

 

Le rôle du moqueur revenant à l’oiseau

Celui-ci  avait maintenant le choix

Et il préféra la coquille tendre de l’escargot

A la maison de la limace faite de bois.

 

La morale de cette histoire

C’est que l’on n’est jamais à l’abri

Et que la chance n’est pas le fruit du hasard

Elle compte aussi sur un peu d’esprit.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

19/03/2013

 

 

Rat des villes et rat des champs 30 septembre, 2012

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:00

 Rat des villes et rat des champs dans FABLE rats_d10

Rat des villes et Rat des champs

 

Un rat très gros et bien gras,

Baluchon sous le bras,

Se promenait dans la campagne,

A la recherche d’une compagne.

 

Il avait déjà roulé sa bosse en ville,

Et connaissait toutes les rates faciles,

Qui lui donnaient des rendez-vous,

La nuit, juste à l’entrée des égouts.

 

 D’une famille nombreuse, il en était le père,

Mais, il ne voulait plus vivre dans la misère,

Et puis, tous ces petits qui se moquaient de lui,

Sans parler de leurs mères, qui le soir quittaient l’abri.

 

Et puis, il y eu ce nouveau voisin,

Un drôle de rat qui pleurait de chagrin.

Il était arrivé, comme cela un matin,

Alors que la veille, il dormait dans une botte de foin.

 

 Il s’était réveillé, à cause du bruit de l’eau,

Se frottant la tête, il apercut le caniveau,

Il avait presque tout oublié de sa vie d’avant,

Excepté qu’il était né dans un champ.

 

Le rat des villes devint son ami,

Et le rat des champs très vite se rétablit,

Retrouvant la mémoire, il lui raconta,

Combien la vie à la campagne apportait de la joie.

 

Il lui parlait des levers de soleil en été,

Et de la rosée sur les épis de blés,

De la nourriture qu’il trouvait à profusion,

Et cela, peu importe la saison.

 

Il lui racontait qu’il vivait dans une grande maison,

Avec une belle amie et plus de vingt ratons,

Et que ces voisins partageant son étable,

Etaient courtois et fort agréables.

 

Le rat des villes pleurait en l’écoutant.

Il rêvait chaque nuit qu’il était un rat des champs,

Qu’il vivait dans un moulin à grains avec une famille,

Coulant des jours heureux jusqu’à la fin de sa vie.

 

Mais nous sommes cousins, lui dit son ami.

Partons dès maintenant , n’attendons  pas la nuit,

Si ma mémoire et mon flair ne me tompent pas,

En marchant d’un bon pas, nous serons vite chez moi !

 

Ils prirent un peu de nourriture dans une poubelle,

Et se mirent en route, au coucher du soleil.

Après plusieurs crépuscules et aurores,

Ils aperçurent enfin les champs aux couleurs d’or.

 

Le rat des villes resta quelques mois à l’écurie,

Ayant comme voisin le rat des champs et sa famille.

Puis un matin, il leur fit ses adieux,

Il était temps pour lui, aussi, d’être enfin heureux !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 30/09/2012

 

 

La mouche et l’araignée 5 juillet, 2012

Classé dans : FABLE — michelehardenne @ 20:47

 

araignée

La mouche et l’araignée.

 Dentelle fine et scintillante,

Tu es si belle et attirante,

Tendue entre des feuilles tendres,

Elle s’y est laissé prendre !

Près ton cœur, toile éphémère,

Tu as fait d’elle ta prisonnière,

Et tu attends avec tant d’aisance,

Qu’elle finisse par perdre patience.

Cachée dans l’ombre, tu attends le soir,

Pour finir par lui ôter tout espoir.

En t’approchant d’elle sournoisement,

Tu lui souris, et tes gestes sont lents.

Elle voit toute ta malice dans ton regard,

Elle est prise à ton piège, il est trop tard !

C’est alors qu’arrive l’oiseau, son ami,

A qui je souhaite un bon appétit !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Une saison pour danser 29 juin, 2012

Classé dans : FABLE — michelehardenne @ 12:48

 Une saison pour danser dans FABLE cigale10

Une saison pour danser

 

Elle partait dès le matin,

A la recherche de quelques grains,

Qu’elle ramenait chez elle,

Avant le coucher du soleil.

 

Ce jour là, elle rencontra,

Un être étrange qui l’interpella,

Il était couché sur un rocher,

Et semblait bien fatigué.

 

Elle passa à côté de lui,

En essayant de ne pas faire de bruit,

Doucement, sur la pointe des pieds,

Elle ne tenait pas à se faire remarquer.

 

Mais le grain qu’elle transportait,

Etait bien lourd à porter,

De son dos, il glissa,

Et contre le rocher s’écrasa.

 

« Bonjour, l’amie, vous avez tort »

Lui lança t-il d’une voix de ténor,

« Vous ne devriez pas travailler,

En une si belle journée d’été ! ».

 

« Une saison est si vite passée »

Répondit-elle intimidée,

« Mieux vaut être prévoyant,

Que d’être surpris par le mauvais temps ! ».

 

« Mais profitez-donc un peu de la vie,

Et puis, regardez ce soleil qui brille,

Venez donc à mes côtés,

Et laissons-nous aller à rêver ! ».

 

« Mon travail est loin d’être fini,

Et mes rêves, je les fais la nuit ! »,

Répondit-elle un peu gênée,

En ramassant son grain brisé.

 

« La nuit, ma pauvre, mais quelle infortune,

Ignorez-vous que c’est la  fête à la Lune,

Et pour rien au monde, je ne voudrais manquer,

Le bal qui chaque soir y est donné ! ».

 

« Moi, c’est l’hiver que j’aime danser,

Près d’un bon feu de cheminée,

Et j’ai toutes les journées pour apprécier

Le travail que j’ai fait tout l’été ! ».

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Le héron et la salamandre 24 mars, 2012

Classé dans : FABLE — michelehardenne @ 18:57

 Le héron et la salamandre dans FABLE salama10

Le héron et la salamandre.

 

Un héron bien fatigué, venant du Sud, venait de faire une halte au bord d’un étang.

Il trempa une de ses hautes pattes dans l’eau,  puis y plongea son bec jaune orangé.

Le bassin d’eau n’était plus qu’une mare boueuse.

Il avait été creusé, dans un petit jardin de ville, il y a bien longtemps.

La maison était à vendre, depuis plusieurs années, et une végétation sauvage, avait envahi ce petit endroit, qui avait dû être un paradis.

Des rosiers grimpants, aux tiges brunes recouvertes d’épaisses épines, formaient une barricade sur une baie en arceau, dont le métal était rouillé, et qui devait être l’entrée du jardinet.

Un banc de bois mouluré, aux pieds en fer forgé, était presque totalement habillé de lierre.

D’énormes hortensias, placés de chaque côté du banc, s’étalaient en plongeant leurs vieilles branches vers le pont vermoulu, qui surplombait l’étang.

Les grosses pierres rongées, qui parsemaient, de-ci de-là, le contour  du bassin, étaient à présent couvertes de mousse.

Cet endroit avec ce minuscule lac artificiel avait dû être si romantique !

En témoignent, les topiaires d’ifs et de buis, qui avaient encore des formes animalières.

Le héron immobile, son cou long et grêle dressé, guettait le passage de sa proie.

En ressortant son bec en forme de poignard de la vase, des petites bulles étaient montées à la surface.

Il avait les yeux fixés sur la feuille d’un pontedéria.

La plante occupait une place de choix au milieu des joncs.

Il l’avait vue bouger, il patienta quelques minutes puis, il vit une forme allongée se déplacer vers le bord.

En d’autres temps, le héron l’aurait happée, et s’en serait régalé.

L’idée, instinctivement, lui avait traversé l’esprit, mais il se retint.

L’hôte qui occupait ces lieux,  à la vue de ce grand oiseau, fila se cacher, derrière une pierre.

Seul dépassait un bout de sa queue noire, tachetée de jaune.

Le héron, le regard amusé, allongea son cou, et de son bec la titilla.

La salamandre grimpa sur un rocher pour faire face à son adversaire.

Le héron la trouvant fort à son goût et bien courageuse, ouvrit un large bec, qu’il referma rapidement sur une poignée de sphaigne, qu’il se mit à recracher aussi vite.

La salamandre en voulant se redresser pour l’affronter, glissa de la pierre, et roula jusque dans la mare.

Le héron se mit à donner des coups de becs dans l’eau, mais il ne vit que son image.

L’eau ayant retrouvé sa sérénité, il quitta le jardinet,  se promettant qu’il ne jouerait plus avec sa nourriture !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Le crapaud et le corbeau 6 mars, 2012

Classé dans : FABLE — michelehardenne @ 0:37

Le crapaud et le corbeau dans FABLE crapau10

Le crapaud et le corbeau

Monsieur crapaud se mit à coasser,
Un air en avance sur la saison.
Puis maître corbeau s’en vint à passer,
Sifflant gaiement une belle chanson.

Soudain, l’oiseau posé sur une branche,
Surpris, s’étonna d’entendre un son gras.
Et puis, il vit en habit du dimanche,
Un jeune et drôle batracien en voix.

C’est alors que l’oiseau, ainsi tant couronné,
Se sentant encensé, s’en donna à cœur joie,
Que de plus en plus fort, il se mit à siffler.
Notre bon ami en fut tout à son émoi !

Et c’est dans la mare que le beau crapaud,
Louant le corbeau posé sur la branche .
Soufflant de son mieux dans son bel appeau,
Il donna au corbeau, les coudées franches.

Ah, mon ami, lui dit celui-ci fièrement,
Comme il paraît doux de se baigner dans votre eau !
Mais, même si votre chant est sifflé dignement,
Mes bien belles plumes, préfèrent vous voir de là-haut !

Monsieur crapaud étant quelque peu sourd,
Il ne saisit que la moitié des mots;
Il crut comprendre que ses beaux atours
Rendaient bien envieux ce maître corbeau.

Mais quand il s’envola, une plume tomba.
Sur la vague de l’eau, elle se mit à flotter.
Comprenant maintenant, son si dur célibat,
Le batracien, de l’Amour, se mit à douter !

M.H. 

 

 

 

Monsieur Corbeau 8 février, 2012

Classé dans : FABLE — michelehardenne @ 11:15

 

Monsieur Corbeau dans FABLE p1180514

Monsieur Corbeau.

 

Monsieur Corbeau, ce matin sourit.

Il a passé la nuit à se lisser les plumes,

Il les voulait luisantes au lever de la brume,

C’est qu’il a un rendez-vous important aujourd’hui !

 

Mesdames les Pies se sont rassemblées,

Elles tiennent salon, sur le peuplier

Après avoir passé l’été à jacasser,

Elles n’attendent plus que leur invité.

 

Ça y est, le rideau du jour se lève doucement,

Elles sont prêtes pour entamer leur symphonie

Et toutes en habit de cérémonie,

Elles attendent que leur hôte soit enfin présent.

 

Monsieur Corbeau aime prendre son temps,

Sur le piquet d’une clôture, il épie et attend

Que se presse la foule pour cet évènement,

Qu’il annonce depuis bien longtemps.

 

Mais, il commence à faire sombre,

Le soleil, las d’attendre, est fatigué,

Le jardin en ce printemps est déserté,

Et sur le sol, en silence, se trainent les ombres.

 

Les pies ont fait dans le jardin de la place,

Elles ont chassé tous les oiseaux chanteurs.

Les moineaux, les mésanges et le merle moqueur,

Se sont, alors, installés dans le jardin d’en face.

 

Lorsque la Lune dépose son voile lentement,

S’en retournent dans leur nid, les Pies.

Et quand dans la nuit, plus aucune plume ne brille,

On sait qu’il n’y aura plus de croassements.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Le sapin et le saule. 7 novembre, 2011

Classé dans : FABLE — michelehardenne @ 11:40

Le sapin et le saule. dans FABLE saule_10 

Le sapin et le saule

Dans mon jardin se côtoyaient un saule et un sapin.

Du printemps à l’automne, le saule était si imposant et prenait tant de place, que le sapin s’effaçait du paysage et se faisait oublier.

Les oiseaux préféraient de loin, le saule, qui leur offrait une protection derrière les longues feuilles vert tendre, ils y trouvaient un abri et pouvaient y  installer leur nid sur les plus hautes branches.

Le sapin avait été planté avant le saule, et était l’aîné des arbres du jardin.

Il avait été acheté, il y a bien des hivers, et fut, une nuit seulement, le roi d’une fête.

Ensuite, la motte fut enterrée et oubliée.

Le sapin avait mis longtemps à grandir, et puis les saisons passèrent et d’autres arbres vinrent remplir l’espace vert.

Et, c’est en ce matin de novembre, que je le redécouvrais !

Un ciel bas, une pluie battante et un vent froid du nord, donnaient  au  saule des allures de spectre.

Ses branches ressemblaient à de longs doigts filamenteux s’agitant  en tous sens, et les dernières feuilles aux reflets ocre étaient les lambeaux d’une robe qui avait été de bal, durant les belles saisons, et  maintenant, cet arbre faisait peur aux oiseaux.

Tandis que le sapin, qui était au fond du jardin, avait repris de sa superbe, iI se présentait fier et droit dans une tenue vert bleuté, son feuillage était touffu, le vent le caressait et les oiseaux  le courtisaient.

De l’automne au printemps, le saule se faisait discret, et de tous les arbres du jardin, le tour était enfin venu au sapin d’ouvrir la cérémonie des festivités de cette fin d’année.

Pour toutes les saisons, un bal y est donné.

Dans mon jardin, il n’est pas le plus grand, ni le plus parfumé, ni porteur des plus beaux fruits, mais il est là, fidèle et discret, sans grand apparat, et pour moi, il a tout d’un roi.

M.H. 

 

 

Le loup et la brebis. 26 juillet, 2011

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 14:00

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Le loup et la brebis

- Brebis y es-tu ?

- Loup, je suis là !

- Pourquoi te caches-tu ?

- Parce que j’ai peur… de moi !

- Mais, c’est de moi que tu devrais avoir peur !

- Toi, tu ne pourrais pas me faire de mal, tu es un gentil !

- Je suis un loup féroce et ton prédateur !

- Non loup, tu es un poète et j’ai lu dans mon coeur tes écrits,

tu chantes l’amour, la vie, la joie et l’amitié,

les fées et les elfes t’accompagnent dans tes nuits

où tu hurles à la Lune ton besoin de liberté

Elles sont tes muses et tu es leur ami,

Tandis que moi, je ne suis…qu’une brebis!

- Mais tu es une reine dans ce pré

et si tu te montrais, tu pourrais toi aussi

faire partie de la féérie de cette forêt

même si je l’avoue tu me mets en appétit!

- Non loup, tu ne me comprends pas

Je ne peux bêler à la Lune l’amour, la vie, la joie et l’amitié

Et c’est pour cela que j’ai peur de moi

Je suis une brebis qui ne sait pas rêver !

Et dans mon pré, l’herbe est bien réelle,

Je la sens sous mes pieds

A moins qu’il ne me pousse une paire d’ailes

Je ne pourrais jamais le quitter !

- Voyons ma douce brebis,

il est très facile de rêver

il suffit d’avoir des amis

et de les laisser t’emmener

Montre-toi et laisse-moi te guider

Pendant que j’hurlerai, tu n’auras qu’à bêler !

M.H.

 

 

Un arbre du hasard. 17 juillet, 2011

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 8:36

 Un arbre du hasard. dans FABLE arbre_10

Un arbre du hasard.

Il y a des arbres qui peuvent porter des fruits exceptionnels, comme celui que j’ai rencontré dans une clairière, où j’ai l’habitude de m’y promener en fin de journée.

Ce début de soirée, je me baladais sur le sentier de la Poésie, de jeunes arbres venaient d’être fraîchement plantés.

Je touchais leurs feuilles veloutées et certains étaient plus particuliers que d’autres, je  me mettais à genoux pour les observer de plus près.

Puis, mon regard se posa sur un arbrisseau.

Il était un peu à l’écart des autres, quoi que planté récemment, il portait déjà des fruits.

Gourmande de nature, j’avais envie d’y goûter.

L’arbre était couvert de feuilles d’un vert tendre, en caressant son tronc j’en ressentais une apaisante sensation et de ses fruits et en y approchant mon oreille, j’entendais une douce mélodie.

Sur ce chemin particulier, j’ai trouvé un arbre du hasard, j’ai goûté un de ses fruits et me suis trouvée transportée dans un monde de poésie et d’amitié.

Ce type d’arbre particulier quand on le découvre il faut le protéger ! 

M.H.

pour une personne d’une très grande sensibilité que je remercie de son amitié :

http://paulstendhal.unblog.fr

 

 

Monsieur Dico. 29 juin, 2011

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 6:59

Monsieur Dico. dans FABLE conc-d10 

Monsieur Dico.

Monsieur Dico

est rigolo.

Il est très beau

avec ses mots.

Ses yeux sont pleins de définitions

qui donnent au mot un nom.

Son sourire n’est pas commun

parfois masculin ou féminin.

Monsieur Dico, c’est mon copain

Et je l’aime bien.

M.H.

 

 

 

Une mouche-party. 13 juin, 2011

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 18:45

Une mouche-party. dans FABLE images21 

Une mouche-party

Une mouche bien dodue se régalait sur une tartine de confiture qui avait été abandonnée sur une assiette à la cuisine.

L’insecte velu s’empiffrait en faisant de grands bruits qui alertèrent d’autres congénères qui volaient dans le quartier.

- « Poussez pas, il y en aura pour tout le monde » dit la première arrivée, en s’exprimant la trompe pleine.

- « Cette substance me semble plus appétissante que celle que j’ai l’habitude de consommer » s’exclama une scatophage du fumier, qui venait de faire un atterrissage remarqué de par l’odeur qu’elle dégageait.

- «  Je préfère directement me nourrir à la source, mais en cette saison, les plus rouges sont cuits » avoua en faisant une grimace une Ceratitis capitata.

-«  Beurk, comment peut-on se délecter de cette mélasse transformée, modifiée, dénaturée » dit avec dégoût une imposante mouche bleue qui se tenait sur la croute du pain, «rien ne vaut la bonne viande, bien rouge » précisa-t-elle en trempant le bout de sa patte dans la substance sucrée et collante.

La mouche bien dodue se mit à sourire, puis regarda ses invitées :

- «Moi, je n’ai pas à me plaindre de la nourriture que l’on me sert dans cette maison, j’ai l’avantage de la variété et je n’en suis jamais à court, les humains se plaignent de nous voir si nombreuses, mais à partir du moment où ils nous procurent ce dont nous avons besoin, pourquoi ferions-nous la fine mouche !

M.H. 

 

 

Le voisin du dessous 10 juin, 2011

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 6:59

 Le voisin du dessous dans FABLE taupe10

Le voisin du dessous.

 Elle se promène dans le jardin en longeant les clôtures.

Depuis des années, à emprunter le même chemin,  le gazon n’y a plus poussé laissant un sentier de terre qui se transforme en rigole lorsqu’il pleut.

Je la regarde en buvant mon café sur la terrasse qui surplombe les pelouses.

Tout à coup, elle dévie de son habituel trajet et truffe plaquée dans l’herbe humide, elle se dirige vers le centre de la parcelle.

Elle s’arrête, se couche et se met à gémir.

Je l’appelle, elle ne bouge plus.

Je lui propose un biscuit, je frappe dans les mains, rien n’y fait …ma chienne est pétrifiée!

Je me dépêche à aller la rejoindre, pensant qu’elle a peut-être un malaise, elle n’est plus toute jeune.

Au fur et à mesure que je m’en approche, son corps dodu se met à onduler et sa queue touffue frappe le gazon projetant quelques perles de rosée.

Elle n’est pas seule.

Une petite tête brune sort de terre et semble faire la conversation avec mon mastodonte adoré.

Le temps que je m’en approche pour la saluer et la petite bête a disparu.

Ma chienne me boude, elle a l’air de me reprocher d’être intervenue en courant et d’avoir fait fuir le nouveau voisin du dessous avec lequel elle venait de sympathiser.

J’ai beau lui expliquer, que sa copine reviendra, mais elle reste couchée devant le petit monticule de terre, son regard ocré fixé sur l’entrée du petit cratère.

J’ai effrayé avec mes pas brusques le voisin du dessous et j’en ai tiré une leçon : pour garder de bonnes relations avec son voisinage, la douceur, la gentillesse, la politesse restent les clés qui ouvrent les portes de l’amitié.

 

M.H.

 

 

 

La chute d’une feuille. 4 juin, 2011

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 6:41

La chute d'une feuille. dans FABLE images18 

La chute d’une feuille.

On m’a raconté, quand j’étais petite, l’histoire d’un homme qui vivait sur une superbe île où il faisait beau et bon vivre.

Il y était heureux sans soucis et sans vêtements – il se couvrait juste d’une feuille pour ne pas effrayer les oiseaux- et la nature qui était son amie le comblait de toutes ses richesses.

Un jour, une créature est apparue au pied d’un magnifique pommier.

Elle venait de cueillir un des fruits bien mûr et allait le croquer, lorsque l’homme la surprit.

De rage, il se mit à crier et en contractant ses muscles, la feuille qu’il portait en unique vêtement tomba, un vent de mer l’emporta et les ennuis commencèrent…

La colère n’est jamais bonne conseillère !

M.H. 

 

 

Dentelle et vieille chaussette. 31 mai, 2011

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 14:47

 Dentelle et vieille chaussette. dans FABLE img_2210

Dentelle et vieille chaussette.

Dentelle est si fine et si belle

Qu’ouvragée en motifs floraux

Elle laisse entrevoir des merveilles

A qui sait apprécier le beau.

*

La soie est de ses matières

La préférée

Tissée elle reste légère

Et scintille par son nacré.

*

Rangée dans un tiroir

Elle se fait un peu oublier

Et espère qu’un de ces soirs

Elle sera à nouveau portée.

*

Depuis peu elle a un nouveau voisin

L’hôte reste en boule et demeure grognon

Il est arrivé par hasard un matin

Et ne semble pas propice à la discussion.

*

Dentelle fait mine de l’ignorer

Et préfère de loin papoter avec la lingerie

Qui est si fine et colorée à comparer

À cet intrus solitaire et mal poli.

*

Il est vrai qu’il n’a pas fière allure

Il est usé d’avoir été trop porté

Enfermer dans une chaussure

Qui ne lui était probablement pas adaptée.

*

Il avait un compagnon

Qui ne le quittait jamais

Mais depuis sa disparition

Il est bougon et il se tait.

*

Par une secousse du tiroir

Il glissa et se frotta contre elle

Et dans une démarche conciliatoire

S’en excusa de plus belle.

*

Dentelle fut surprise de l’entendre

Sa voix était aussi douce que sa matière

Pourtant à le voir elle aurait pu prétendre

Qu’il devait avoir de bien vilaines manières.

*

Dans le tiroir d’une cousette

Un déshabillé en dentelle d’Alençon

S’est éprise d’une vieille chaussette

En attente d’une réparation.

L’amour unit les extrêmes

Quelques soient leurs différences

Il suffit parfois de prendre la peine

De faire fi des apparences.

M.H. 

  

 

 

Petite histoire d’un enfant gâté.

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 10:56

Petite histoire d'un enfant gâté. dans FABLE images16

Petite histoire d’un enfant gâté.

La Nature aime que ses comptes soient justes et lorsqu’elle s’est mise à créer la vie, elle a prévu que tout un chacun aurait une chacune pour garantir une sérénité, une longévité et une continuité .

La Nature a horreur du vide !

C’est ainsi que pour le feu, elle créa l’eau qui apaise ses humeurs incendiaires,.

Elle offrit à la terre, le vent qui la caresse et sèche ses pleurs.

Tout était parfait, elle avait réussi à créer un paradis aux couleurs de la vie, avec un équilibre à rendre jaloux l’univers.

La Nature laissait libre cours à son imagination et sans cesse s’épanouissait de ses créations.

Puis, un jour, elle se mit en jouant avec les éléments à faire naître une créature qu’elle se voulait exceptionnelle.

Elle l’avait doté de la force du vent, de la rage du feu, de la limpidité de l’eau et de la fertilité de la terre.

L’homme était son enfant le plus cher et elle le gâta de tous les trésors de sa création.

Mais il était capricieux et ne pouvait se satisfaire de ce que sa mère lui offrait, il en voulait plus, encore et encore, il était insatiable et insatisfait.

Alors, ne pouvant attendre, l’homme s’est mis à produire ses propres envies, faisant fi des conseils de sa génitrice, il sema le chaos parmi les élements, détruisant l’une après l’autre les créations paradisiaques.

Maintenant, l’homme pleure, sa mère Nature lui reprend un à un ses jouets et le laisse réfléchir seul devant sa destinée.

M.H.

 

 

 

Les mouches. 30 mai, 2011

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 18:34

mouche

Les mouches.

Deux mouches zélées,

Au plafond se sont amourachées.

Quand le besoin se fait pressant,

Celui de la nature, je le précise,

Inutile de perdre du temps,

Les présentations ne sont plus requises.

Les mouches ne font pas dans le sentiment

La survie de leur espèce en dépend.

Et c’est ainsi qu’on peut les voir copuler

Sans aucune pudeur,ni intimité.

Mais ne les prenez pas en exemple,

Messieurs, car nous les humaines,

Si vous voulez que nous soyons tendres

Il nous faudra des tonnes de « je t’aime »

Avec dans vos chuchottements

De la sincérité…évidemment !

M.H.

 

 

Le chat et la souris. 28 mai, 2011

Classé dans : FABLE — michelehardenne @ 17:24

 chat et souris

Le chat et la souris

Non tu ne m’attraperas pas !

Regarde-toi gros balourd

Tu es vieux et bien gras

Et en plus tu es sourd.

.

Un chat à mémère

Même s’il est en colère

Nourrit de trop de pâté

N’est qu’un empâté.

.

Miaule donc le matou

Et éloigne-toi de mon trou

Avec ton gros derrière

Je ne reçois plus de lumière.

.

Tu veux jouer au chat et à la souris

Mais je ne suis pas à ton goût

Trop maigre pour être ton amie

Je ne suis pas un rat d’égout.

.

Tu ne dis plus rien mon minou

Mais tu pleures…

Bon, tu n’es pas si gros après-tout

Laisse parler ton coeur

Et donne-moi…un bisou !

M.H.

 

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