MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Petit pamphlet entre amis. 20 mai, 2011

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 21:03

Petit pamphlet entre amis. dans FABLE images13 

C’est l’histoire d’un ménage
qui se fait dépoussiérer
par une femme d’ouvrage
sans même l’avoir rémunérer
Attendez que je vous conte la suite
qui fera peut-être l’objet d’une censure
puisqu’il s’agit de l’élite
dont tous les effets sont sous la ceinture
Et puis non, je ne vais pas me faire commère
d’aventures extra-conjugales
Je laisserai à la presse planétaire
le soin d’en habiller leur journal.

M.H.

 

 

Une souris m’a dit… 12 mai, 2011

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 7:26

souris

Une souris m’a dit…

Elle trottinait sous mon lit

Tout en poussant des petits cris

Ils étaient aigus

Et ne m’ont pas plus

Alors je l’ai attrappée par la queue

Et je l’ai regardée dans les yeux

Puis, je l’ai assise sur l’oreiller

Pour qu’elle puisse enfin se calmer

La souris n’était pas contente

Elle m’a insultée et traitée de « méchante »

Je lui ai demandé pourquoi

Elle s’en prenait ainsi à moi

Quelles étaient les raisons de sa colère

Pourquoi s’écriait-elle avec tant de manières

La souris se prit alors la tête dans les mains

Son petit corps se mit à hoqueter de chagrin

Doucement je me mis à la caresser

En lui disant combien je regrettais

D’être à la source de ses émois

Mais que je ne la comprenais pas

Elle sècha ses jolis yeux et me regarda

Et toute sa peine se glissa en moi

Mes yeux prirent la couleur du gris

Du pelage de la petite souris

Des larmes troublèrent ma vision

Mon coeur débordait sur ma raison

Son regard était devenu tendre

Je venais de la comprendre

Malgré toutes nos différences

On se regardait en silence

On se disait des vérités

Le temps était venu de se pardonner

Une souris m’a dit :

Je t’aime et je suis ton ami.

Si étrange sont les passions

Rien ne vaut une bonne discussion

Il arrive parfois des échauffourées

Mais le temps peut tout arranger

Il suffit tout simplement

De laisser parler ses sentiments.

M.H.

 

 

  

 

 

 

 

Le lapin blanc. 24 avril, 2011

Classé dans : FABLE — michelehardenne @ 8:16

 Le lapin blanc. dans FABLE heidiw10

 Le lapin blanc.

Bonjour Monsieur Lapin,

vous me semblez de belle humeur.

Que faites-vous dans le jardin  ?

Vous les avez vu passer de bonne heure,

non, je n’ai rien entendu,

je dormais à point fermé.

De toute façon je n’y crois plus,

je ne suis plus une enfant vous savez !

Si j’en suis sûr!

Bien sûr!

Que portez-vous dans votre panier,

il m’a l’air bien lourd à porter ?

Des oeufs que vous avez ramassez,

pour votre petit déjeuner.

Je parie qu’ils sont en chocolat

emballés dans de jolis papiers colorés.

Monsieur Lapin vous moqueriez-vous de moi,

vous voulez dire qu’elles sont passées,

qu’elles étaient en or et ailées ?

Allons donc, ce sont des histoires pour les enfants !

J’ai grandi , je n’y crois plus maintenant.

Et pourtant…

Je parle avec un lapin blanc !

M.H.

 

 

 

 

 

Réveil matinal. 22 avril, 2011

Classé dans : FABLE — michelehardenne @ 6:54

 TOURTERELLE

Réveil matinal

Levons-nous au chant du coq
mais des coqs il n’y en a plus
Levons-nous avec les poules
mais les poules j’en ai pas vues
pas plus que des canards ou des oies
non chez moi il n’y en a pas
par contre il y a une tourterelle
elle chante dès le lever du soleil
je connais sa ritournelle
et c’est elle qui me réveille!

M.H.

 

 

Dans l’antre de la bête. 8 avril, 2011

Classé dans : FABLE — michelehardenne @ 9:55

 ours mal léché

Dans l’antre de la bête.

Dans l’antre de Zibo, il fait froid, humide et sombre.

Dès que les premières narcisses commencent à s’ouvrir  leur fragrance s’infiltre dans la grotte et réveille tout en douceur ce gros balourd qui pour la belle saison se prépare et se fait beau.

Il se pare de magnifiques atours en mettant un costume velu aux couleurs de miel, fait quelques vocalises en poussant des grognements qui dans sa maison font écho et entendus de l’extérieur avertissent ses voisins de sa prochaine sortie.

Ce grincheux a déjà connu pas mal d’hivernages et à chaque fois c’est pareil…

Du printemps à l’été, Zibo se promène dans la forêt.

Heureux et d’un pas léger, il se met à siffler pour accompagner le chant des premiers oiseaux, il danse au rythme du vent qui se prend dans les cyprès, dandine sa grosse tête en imitant les cimes des hauts sapins et se rend comme à chacune de ses promenades après son long sommeil, à la rivière.

Zibo connaît cet endroit par cœur, le moindre rocher il l’a touché et pour lui c’est « sa clairière » et n’y est accueilli que celui ou celle qui saura s’en faire son ami.

J’ai eu l’occasion d’aller me promener dans cet endroit, au printemps dernier, et il est vrai qu’il était magique.

La lumière du soleil filtrée par le feuillage des arbres était douce et apaisante.

Les herbes que foulaient mes pieds étaient vertes et tendres, par-ci, par-là des fleurs sauvages faisaient un tapis coloré et l’air était parfumé de mille senteurs agréables.

Zibo m’avait remarquée, méfiant il s’est d’abord approché de moi en poussant un grognement qui ne me semblait pas très amicale.

Voyant que malgré son air bourru je lui souriais, il se mit à adoucir le ton de sa voix en prenant des intonations presque humaines et je parvenais à le comprendre à demi-mot.

Chaque jour, j’allais rendre visite à mon nouvel ami qui m’attendait dans la clairière, il pêchait dans la rivière quelques truites stupides qui se laissaient attrapées et me les offraient pour me faire rire.

Mes éclats de bonne humeur le rendait beau, il souriait et nous étions heureux de nous retrouver.

Il voulait même m’apprendre à pêcher.

Et puis, l’été est arrivé, le soleil a desséché la clairière, le lit de la rivière s’est tari et mon ami a commencé à muer.

Sa belle robe est devenue sèche, elle le démangeait, il n’arrêtait pas de se gratter en allant se frotter au tronc des arbres.

J’ai bien essayé de le consoler, mais Zibo souffrait et rien n’y faisait.

Il s’est même mis à ne plus vouloir que je m’en approche et m’obligea à quitter cet endroit qui ne ressemblait plus qu’à un champ de chagrin.

Zibo devenait agressif et effrayant, il perdait de sa splendeur, l’été arrivait à sa fin.

Les écorces sur lesquelles il se soulageait, commençaient à se détacher, abîmant les uns après les autres les arbres et l’obligeant à s’enfoncer davantage dans les profondeurs hostiles de la  forêt, l’éloignant de la clairière.

Sa mauvaise humeur avait pris le dessus et les sons mélodieux avaient disparu.

J’y suis retournée à l’automne et aussi lorsque le tapis d’herbes se couvrit de blanc, mais Zibo était absent.

Alors, je me suis inquiétée pour lui et je suis allée jusqu’à sa grotte.

A peine avais-je fait quelques pas, qu’une forme gigantesque se dressa devant moi et que des griffes acérées me donnèrent un coup qui me blessa.

La cicatrice laissée sur mon cœur est profonde et me fait encore un peu souffrir.

Chaque jour, elle me rappelle que lorsque l’on rencontre un ours, qu’il ne faut pas se fier à son pelage, si celui-ci est mal léché il vaut mieux poursuivre son chemin et le laisser à sa nature qui est celle d’un vieux grincheux bien solitaire.

M.H. 

(* Ce texte reste de la fiction, toute ressemblance avec une personne existante ne serait que pure coïncidence).

 

 

Le coq et la poule. 27 mars, 2011

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 1:13

coq et poule

La poule et le coq. 

Une poule rousse sur un mur

Qui picore du pain dur…

Soudain le coq vient la bousculer

De sa plus belle voix se met à chanter

Lui demandant si elle accepterait

En échange de leur amitié

De partager ses quelques miettes

Avec une poule blanche à jolie crête

Qui vient d’arriver au poulailler

Et dont il s’est amouraché.

La roussette se laisse duper

Et le bel emplumé

Va offrir à sa nouvelle poulette

Le reste de la dînette.

Il essaye pour la séduire

De chanter de vieilles rengaines 

Les autres volailles se mettent à rire

Excepté la poule qui en a de la peine.

Alors, elle se retire au fond du poulailler

Et se met chaque nuit à rêver

Que ses ailes ont poussé

Et qu’elle peut s’envoler.

Elle va rejoindre d’autres basses-cours

Où tous les animaux sont réunis

Dont un coq qui en chantant l’amour

Lui demande d’être son amie.

Pour elle maintenant

Les matins sont heureux

Et au vieux coq présent

Elle lui montre ses œufs

qui ont pris des couleurs

Celles de l’arc-en-ciel

Et qui sont les fruits du bonheur

Qu’elle vit dans son sommeil.

M.H. 

 Les rêves peuvent être créateurs de bonheur et personne ne peut s’insurger dans un esprit quand il est ouvert à l’imagination et à la création et ce bonheur qui vous sourit à l’intérieur se verra toujours à l’extérieur.

 

 

La libellule et la grenouille. 18 octobre, 2010

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 13:30

 La libellule et la grenouille. dans FABLE Libellule

La libellule et la grenouille

Une petite libellule venant d’une région lointaine cherchait un endroit pour faire une halte, juste le temps de se reposer avant de poursuivre son long voyage.

Elle aperçut une petite mare bordée de lierre et de quelques lichens, un saule pleureur y laissait paresseusement tremper ses feuilles vert tendre et quelques joncs dépassaient de l’eau.

Un nénuphar avec de larges feuilles et un bouton de lotus à peine éclos l’invitait à s’y poser.

Lorsqu’elle s’en approcha, une  grenouille y séjournait déjà.

La  libellule salua gaiement sa nouvelle voisine dans son langage d’insecte.

La grenouille émit un  doux croassement.

Pensant qu’elle lui répondait courtoisement , l’odonate se posa sur le nénuphar et c’est là…

que se termina son voyage.

(M.H.)

Quelle leçon pourrais-je tirer de cette petite histoire?dyn002_original_360_250_gif_2570393_b7eb505c576221c8bc39de6378046ab7 dans POESIES, TEXTES

 

 

Une pomme qui s’envole 12 octobre, 2010

Classé dans : FABLE,MOMENT MUSICAL,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 23:38

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Une pomme qui s’envole

Salut premières belles nuits d’automne
où dehors il n’y a que le vent qui chantonne

Devant son ordinateur  se retrouve une pomme
qui serait moins seule en somme…

Si elle  pouvait rencontrer un ver
ni l’une ni l’autre ne serait solitaire.


Alors que faire du temps qu’il lui reste avant de s’endormir
si ce n’est d’utiliser la toile pour partir…


http://www.youtube.com/v/C_owhTGFJPc?fs=1

 

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