MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Plume de nacre 2 septembre, 2016

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 10:05
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Plume de nacre

Plume de nacre

 

Elle écrit son histoire dans la pierre

Puisant son encre dans la mer

Ses amours se font oublier

Depuis que sa moitié a été emportée

 

Elle perd chaque jour un peu plus ses couleurs

Le soleil ne la caresse plus de bonne heure

Il lui envoie un léger baiser

Quand il va se coucher

 

Plume de nacre a signé sa destinée

Sur une roche à laquelle elle est fiancée

Un dernier amour d’éternité

Que les vagues viennent balayer.

 

Michèle Hardenne

M.H. 02/09/16

 

 

Sept jours 3 juillet, 2014

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 8:28

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Sept jours

Sept jours en amnésie

Se mettre aux abonnés absents

Quitter le cœur d’une ville

Quand l’air est devenu étouffant

Sept jours loin de ces habitudes

Qui font notre quotidien

A la recherche de solitude

Qui peut aussi faire tant de bien

Sept nuits dans des draps de mer

Les rêves caressés par le vent salé

Les pensées qui enfin se régénèrent

Offrant au corps toute sa légèreté

Sept jours et sept nuits

Pour réveiller à l’intérieur

Tout ce qui s’y était endormi

Sept nuits et sept jours

Suffisent parfois au cœur

Pour faire le plein d’amour.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

03/07/2014

 

 

Sur un chemin pavé d’eau 1 juillet, 2014

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 8:05

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Un chemin pavé d’eau

 

Je me cherche sur un chemin pavé d’eau

Laissant dans mes pas des traces de maux

Et au fur et à mesure que j’avance

Ils s’effacent, deviennent sans importance

Sur l’eau, il ne reste que des images

Celles d’un ciel bleu et de quelques nuages.

 

M.H (Michèle Hardenne)

01/07/2014

 

 

Ici, je me sens papillon 2 novembre, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 9:07

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Ici

 

Ici,

Ma nature s’ouvre au grand soleil

Prenant la force de cette terre

Elle s’émerveille et se libère

Je renais de l’essentiel.

Je me sens comme un papillon

Déployant ses ailes fragiles

Je ne suis plus en terre hostile

Où je restais dans mon cocon.

Ici,

Je retrouve cette liberté

Mon esprit redevient sauvage

Il se lave de ses mirages

Et se remet à penser.

Demain, je retrouverai ma vie

Celle que j’ai laissée avant de partir

J’emporte d’ici de nouveaux souvenirs

Qui mettront de la lumière sur mes jours gris.

 

M.H (Michèle Hardenne)

02/11/2013

 

 

Des chevaux de bois salé 1 novembre, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 9:14

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Des chevaux de bois salé

 

Sur une plage désertée, des bois que la mer avait rejetés, et qui pendant des jours avaient connu la caresse des embruns, se séchaient au vent salé qui les sculptait modifiant ainsi leur ancienne apparence, celle de troncs d’arbres sans vie, en des créatures extraordinaires.

Le soleil et le vent venaient de se lever, la mer était encore agitée et les vagues semblaient vouloir toucher un ciel teinté d’orange et de gris.

Ils étaient là, dans un enclos de dunes, leur robe blanche scintillante, le regard tourné vers l’horizon.

Ces chevaux de bois salé se laissaient approcher, caresser et monter uniquement par des rêveurs, et les emmenaient par-dessus la mer, laissant leurs sabots frapper les déferlantes pour prendre leur élan, avant de galoper vers les nuages, où ils trottaient partageant avec leur cavalier un instant de paix et d’éternité.

M.H. (Michèle Hardenne)

01/11/2013

 

 

Du bleu sur mes silences 31 octobre, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 9:03

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Du bleu sur mes silences

 

Avec la mer en bord de cœur,

Le sable se couvre de larmes salines,

Les oiseaux ont le rire moqueur,

Planant dans une brise maritime,

Et je suis là, dans la tendresse du matin,

Écoutant le murmure apaisant du vent,

Laissant mes pensées s’emporter au loin,

Plus rien n’est important en cet instant.

Le ciel et la mer déposent du bleu sur mes silences,

Je suis vide de haine et me sens si légère,

Que tout mon être au rythme des vagues se balance,

Me faisant oublier la raison de mes colères.

M.H.(Michèle Hardenne)

31/10/2013

 

 

Forêt noire 30 octobre, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 8:54

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Forêt noire

Les oiseaux n’y chantent plus,

Leur corps difforme effraye un peu

Le vent ne les caresse plus,

Depuis que leur bois a pris feu.

Sur leur écorce noircie,

Ils gardent en cicatrice la trace

De leurs larmes de sève durcie

Que plus rien, même la pluie n’efface.

 

M.H (Michèle Hardenne)

30/10/2013

 

 

 

 

 

 

L’accalmie 29 octobre, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 9:09

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L’accalmie

Mes limites étaient atteintes, je le sentais dans mon corps, dans ma tête.

Plus rien n’arrivait à m’affecter, je suffoquais, ma vue se brouillait, et puis il y avait ce bourdonnement incessant qui m’empêchait d’entendre ces sons qui font tant de bien, qui apaisent, qui rassurent.

L’air que je respirais me donnait la nausée, je l’expirais en des soupirs de vent mauvais.

Le temps était venu de me dépolluer, de mettre fin à ces vertiges avant de basculer, de tomber, de sombrer dans l’habitude qui fait perdre toute identité.

Il fallait que j’épure les lignes de ma vie, que j’efface les ombres du passé et que j’’aille chercher ailleurs de nouvelles couleurs pour égayer mon intérieur.

Et c’est ici, que je peux enfin laisser s’échapper les cris qui me brûlent la gorge, que mes poings se desserrent, que mes yeux se rincent, que tout mon être s’ouvre, laissant le gris d’hier s’emporter dans le vent du bord de mer, confrontant ainsi mon corps à ses tempêtes pour finir en une accalmie de bien-être.

 

M.H (Michèle Hardenne)

29/10/2013

 

 

Coeur de noeud 9 août, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 7:51

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Cœur de nœud

 

Mêlés dans un entrecroisement subtil,

Unis pour devenir plus forts,

Ils n’étaient que quelques fils

Qui attachaient le bateau au port.

Ce matin, ils étaient sur la plage,

Gisant sur un sable mouillé,

Effilochés en leur bout le plus large

Ils formaient un nœud encore bien serré,

Qui portait sur son cœur fatigué

Le souvenir de beaux voyages,

Maintenant, il allait enfin se reposer

Enlacé par de nombreux coquillages.

 

M.H (Michèle Hardenne)

09/08/2013

 

 

Le vent de mer 8 août, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 9:22

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Le vent de mer

 

Aucune chaîne ne peut résister au vent de mer

Même celle qui retient l’ancre, elle finit toujours par céder

Quand il se met à souffler, il se prend dans les maillons

Les cognant, les faisant hurler, les blessant, provoquant leur corrosion

Puis il les abandonne, laissant le temps finir le travail

D’un lien qui n’est fait que de métal

Bien faible alliage contre le vent salé

Qui a la force de la plus belle des libertés.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

08/08/2013

 

 

Plume d’eau 7 août, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 15:41

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Plume d’eau

*

Plume d’eau trempée dans le limpide

Laisse des mots rêveurs, un peu humides

Qui ne sont lus que par le ciel

Et qui disparaissent au lever du soleil

Ils se déposent en écume sur la plage

Et viennent caresser les coquillages

Puis ils font scintiller le sable

Les soirs où la lune a le teint pâle

Plume d’eau n’écrit que des mots d’amour

De ceux qui riment avec toujours

Même si les vagues les effacent

Le ciel dans son écrin en garde la trace.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

07/08/2013

 

 

La langue de terre 6 août, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 16:23

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La langue de terre

 

Une langue de terre s’étire et du bout touche l’eau,

Le goût salé du bord de mer lui fait cracher tous ses maux

Le sable s’y accroche la rendant râpeuse et dorée

Et de petites vagues viennent de temps à autre la mouiller

Emportant avec elles des restes de coquillages

Que les grands oiseaux blancs ont laissés au passage

Et qui comme un tapis de nacre la recouvrant

Donne à cette langue les reflets du temps.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

06/08/2013

 

 

Entre ciel et eau 4 août, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 10:44

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Entre ciel et eau

 

Immobile, elle se fait oublier

La corde attachée au ponton est usée

Il suffirait de si peu pour qu’elle disparaisse

Ou qu’une main tendue réponde à sa détresse

Son sort ne dépend plus d’elle

Elle s’abandonne dans son sommeil.

 

Elle semble attendre un souffle du vent

Pour que vienne si poser un goéland

Ou un simple remous dans l’eau

Une goutte qui serait en trop

Son destin ne tient plus qu’à un fil élimé

Une corde tressée que le sel a rongé.

 

Paisible au milieu de l’étang

Elle attire encore le regard des passants

Sa tête reste visible hors de l’eau

Et semble sourire aux oiseaux

Entre ciel et eau, la barque s’endort

Et semble rêver qu’elle navigue encore.

 

M.H(Michèle Hardenne)

04/08/2013

 

 

Sauvage 3 août, 2013

Classé dans : GRUISSAN,MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 15:02

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Sauvage

 

Le sauvage, celui que la Nature façonne et qui  ne ressemble qu’à lui-même, il est tant admiré qu’il force le respect.

Celui que j’affectionne n’est pas animal, ni même végétal, il est un tout ; il est fait de terre, de vent, de soleil, de mer, de ces éléments qui nous rappellent que nous sommes petits et fragiles et que sans eux, nous n’existerions pas.

Il ne s’apprivoise pas, on ne le contrôle pas, on se fait humble devant lui pour en symbiose partager ses essences originales et laisser les pensées muer, se débarrasser de lambeaux de superficiel accumulés au cœur des villes et qui ici sont inutiles, on s’allège, on met son être à nu et on se délecte instinctivement de redevenir sauvage.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

03/08/2013

 

 

Femme-fleur 11 mai, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 8:54

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Femme-fleur

 

C’est dans le soleil que je m’épanouis,

Je n’ai plus besoin de porter ces habits,

Vêtements lourds qui me gardent prisonnière,

Privant mon cœur d’une belle lumière,

Je suis une femme-fleur, pas une guerrière.

 

C’est au bord de la mer que je me transforme,

Offrant au vent mes rondeurs et mes formes,

Ancrée dans le sable, je deviens végétale

Mes mains s’ouvrent en de larges pétales

Je suis une femme-fleur, pas une femme fatale.

 

C’est sous un ciel lavande et azur

Que mon corps dévoile ma nature

Exultant en des frissons de bonheur,

J’exhale de nouvelles et douces senteurs,

De femme, ici, je deviens une fleur.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

11/05/2013

 

 

Prendre l’air 10 mai, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 15:19

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Prendre l’air

 

Quand l’air change les idées,

Le corps se fait léger,

Il prend des libertés,

Il a des envies de voler,

Et il le fait !

Il peut marcher sur l’eau,

S’élever encore plus haut,

Danser avec les goélands,

S’habiller de nuages blancs,

Et il est heureux de l’instant !

Quand l’air change les pensées,

La vie enivre l’être tout entier.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

10/05/2013

 

 

L’escalier de pierre 9 mai, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 14:23

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L’escalier de pierre

 

Quand bien même le chemin serait étroit

Recouvert de sable doré, ou de cailloux éclatés,

De hautes herbes masquant le danger des marais,

Rien ne m’empêchera de me rapprocher de toi.

 

J’escaladerais les plus hauts rochers,

Et qu’importent leurs difficultés,

Tant que je verrais le bleu du ciel,

Ton amour me donnera des ailes.

 

Quand bien même le chemin serait un escalier,

Avec de hautes marches faites de pierre,

Je les gravirais à cœur ouvert,

Pour être à jamais à tes côtés.

 

M.H (Michèle Hardenne)

09/05/2013

 

 

Sculptures de bois 8 mai, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 9:17

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Sculptures de bois

 

La Nature est une artiste qui se joue des éléments pour créer.

Avec un peu de terre, de soleil, de pluie, elle réalise ses œuvres, qu’elle offre à tous ceux qui prennent le temps de les apprécier.

Mes préférées sont les sculptures de bois ; bien ancrées dans le sol, elles ont le corps qui se penche au vent et la tête qui cherche à se coiffer des oiseaux de passage.

Je vois souvent en elles des formes humaines ou animales, des corps tordus, des bras noueux qui pointent vers le ciel des doigts le caressant.

Mon imagination se laisse emportée par toutes ses beautés, qui ne sont visibles que pour ceux qui savent encore rêver !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

08/05/2013

 

 

Je m’envole 7 mai, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 10:06

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Je m’envole

 

Comme un papillon

A peine sorti d’un cocon

Je découvre les fleurs

Qui m’ouvrent leur cœur

Je me laisse porter par les vents

 

 

Tout en écoutant leurs chants

Air de mer, souffle de terre

Même si mon temps est éphémère,

Mes ailes prennent toutes leurs caresses

En survolant ce paradis terrestre.

 

M.H (Michèle Hardenne)

07/05/2013

 

 

Le banc de sable 6 mai, 2013

Classé dans : GRUISSAN — michelehardenne @ 8:37

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Le banc de sable


Il s’entoure d’eau pour se détacher de la terre

Une halte, un ilot qui n’est qu’éphémère

Qui disparaitra dès le réveil de la mer

Sur ce banc, le temps semble s’arrêter

Et l’instant prend de l’eau tous ses reflets

Pour un moment de douce limpidité.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

06/05/2013

 

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