MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

10 août, 2011

Jour J-1

Classé dans : DIAPORAMA,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 9:48

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Jour J-1.

La maison est sans dessus-dessous, mais qu’importe, ce n’est pas le plus important.

Ma tête et mon corps sont dans le même état, un trop de plein de fatigue, de belles et de moins bonnes pensées et, il est temps pour moi d’y remédier, de faire le grand ménage de mes méninges.

Pour la maison, c’est pas compliqué : il me suffit de prendre des cartons et des sacs en plastique et puis, les choses qui sont là , qui envahissent l’espace, sont inanimées, elles ne s’envoleront pas et elles ne gêneront personne.

Pour ce qui est de moi, c’est un peu moins simple, cela prendra un peu plus de temps et il y a des conditions à remplir, des choix à faire, du repos à trouver, et surtout il me faut un autre environnement.

Les quatre murs qui m’entourent et me protègent se sont ternis au cours des mois.

Mes yeux se sont délavés de leurs couleurs et il est temps que je regarde ailleurs, autre chose, que j’aille à la conquête du nouveau et surtout que je me débarrasse du gris qui encombre mes pensées.

Mon regard, je vais aller le poser sur une mer bleue dont les vagues dans leur mouvement de va-et-vient emporteront ce qui finalement me pèse lourd sur le coeur et qu’il est temps d’envoyer dans les abysses d’un océan, et puis, je vais pouvoir enfin laisser le soleil entrer par mes yeux, ces fenêtres ouvertes sur mes pensées et y prendre sans retenue cette lumière régénératrice.

Les vacances, moment où je vais enfin prendre le temps de me parler et de m’écouter, et je vais revenir le coeur léger, la tête prête à accueillir mes nouveaux rêves que j’aurais envie de vous faire partager.

M.H.

9 août, 2011

Boum…boum…

Classé dans : DIAPORAMA,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 13:14

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(merci Didier Massé pour tes superbes photos)

Quand mon coeur fait boum !

Boum, boum fait mon cœur en frappant au carreau de tes yeux. 

Une fenêtre s’ouvre alors sur le monde merveilleux d’un jardin à la fois imaginaire et extraordinaire, où les fleurs y sont si belles grâce à l’eau de tes sentiments heureux et sincères qui s’y dépose en gouttelettes, et, qui font que cet endroit restera pour moi le paradis de mon bien-être.

M.H. 

6 août, 2011

Un bouquet d’étoiles.

Classé dans : DIAPORAMA,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 13:18

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Un bouquet d’étoiles

Pas de réveil qui se met à sonner , pas de radio qui se met à siffler, pas d’odeur de café,…même le soleil s’est fait discret ce matin.

Le calme règne sur cette journée, le bruit, les odeurs, la lumière, le temps, tous se sont posés sur fil de l’horizon et ils sont là, figés, à attendre…

Cette nuit, j’ai pris le train des rêves, celui qui me ramène chez moi, dans mon monde imaginaire.

Sur le quai de la gare,  tes mots s’accrochaient les uns aux autres, puis la porte de tes sentiments s’est ouverte et je suis montée dans un de ces wagons aux banquettes roses et bleues, où tu m’attendais.

Sur les rails de la Voie Lactée, nous sous sommes laissés emporter par ce train qui faisait le trajet de la Terre à Neptune, faisant un arrêt sur la Lune.

Pendant cette pause, les mots se sont détachés et nous nous sommes assis sur un banc, au bord de la Lune. 

Tu as attrapé quelques étoiles, que tu as relié avec le fil du temps, et tu me les as offertes en un bouquet scintillant.

En un battement de coeur, je suis revenue dans ma réalité et les étoiles je les ai gardées, elles sont là dans mes yeux et ce soir, je te les déposerais au creux de ta main, pour que tu puisses les lancer par la fenêtre ouverte sur ma tendresse et qu’elles rejoignent le ciel du merveilleux, afin de pourvoir encore pour longtemps y briller.

M.H.

31 juillet, 2011

Le 7 porte bonheur.

Classé dans : DIAPORAMA,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 15:53

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Le 7 porte bonheur.

Accrochée au trousseau de mes rêves,

Tu es la clé de mon bonheur.

Tu entres dans la serrure de cette vielle porte

en fer rouillé et travaillé de mon jardin imaginaire.

Je te range précieusement, dès que le soleil se lève,

Dans le coffre bien gardé des secrets de mon coeur,

Pour te reprendre dès que le jour s’endort

Et partir à nouveau dans un monde extraordinaire.

Je t’ai trouvé ce septième mois de l’année,

Sept étant mon chiffre préféré

C’est pour cette raison que je vais te garder

Tu es le bonheur de toutes mes journées.

M.H.

15 mars, 2011

Le vertige de l’amour.

Classé dans : DIAPORAMA — michelehardenne @ 17:19

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Le vertige de l’amour.

J’essaye de m’endormir et d’accéder dans ce monde où je trouve l’apaisement.

Mais je n’y arrive pas, des images de toi envahissent mes pensées, toujours les mêmes…c’est à la porte de ce monde d’espoir que commence mon rêve….

Je marche sur le côté droit d’un chemin et je suis une rigole dans laquelle coule un filet de mots limpides.

Tu te trouves de l’autre côté et, pour t’amuser de ton pied tu touches les mots qui viennent m’éclabousser et me font sourire.

Nous poursuivons notre chemin, séparément, en se touchant à peine du bout du doigt.

 Puis, la rigole devient un ruisseau d’où s’échappe une musique ressemblant à un joli gazouillis.

Le soleil commence sa descente et la séparation des chemins se fait de plus en plus grande, les mots se transforment en une rivière, son clapotis m’empêche de t’entendre.

Un peu plus loin, un pont réunit les deux berges.

Nous le prenons et nous nous arrêtons juste en son milieu, pour lire ensemble les mots qui dans un courant de plus en plus fort poursuivent leur coulée.

Ensuite, nous regagnons notre rive respective et poursuivons notre balade.

Le bruit des mots se fait assourdissant, ils sont devenus torrents.

Je ne comprends plus ce que tu essaies de me dire et cherche désespérément le moyen de te rejoindre.

Je cours le long de l’orée du bruit et finit par y trouver le silence.

Les mots en cascade se sont jetés dans un gouffre, la rivière ne s’est pas élargie davantage, non, elle s’est tarie et son lit n’est plus qu’un trou béant.

Je ne te vois plus et je marche seule à la recherche de quelques résidus de mots.

Je finis par en apercevoir, ils se sont accrochés sur le bord…de l’autre côté.

Il y a également une petite passerelle, elle est étroite et peu engageante.

J’y avance à petits pas, prudemment et arrivée au bout, tu es là.

Mon cœur bat tellement fort dans ma poitrine que son chant agite les petits mots qui se mettent à rouler et à glisser au fond du ravin.

Mes yeux les regardent disparaître vers le néant puis se posent sur toi.

Tu semble si heureux, dansant dans le soleil en tenant un seau en argent remplit de tant de précieux mots.

Ta main y plonge en un mouvement gracieux et en ressort en projetant le merveilleux contenu dans les airs.

Mais tu n’y es pas seul, elles t’encerclent et t’encensent et de leur chant tu sembles être en extase.

La scène à laquelle j’assiste a dû m’être inspirée par le tableau de Lucas Cranach.

Je te regarde, puis je m’éloigne, poursuivant mon chemin sur le côté droit de la falaise.

Mes yeux restent humides et mon cœur se fait muet.

Sur ma route, je trouve un filin tressé dans un métal de souvenirs heureux, je le ramasse et je l’enfouis dans une des poches de mon esprit.

A quoi bon pourrait-il me servir ?

Seras-tu là pour en attraper un jour le bout ?

Et puis même, si nous arrivions à le tendre et à se faire rejoindre les bords qui s’opposent, je ne pense pas que j’arriverais jusqu’à toi…

Mon rêve s’arrête là!

J’ai peur du vide et j’ai le vertige de l’amour, alors je me réveille et les yeux grands ouverts, je m’interroge sur toi.

M.H. 

6 janvier, 2011

Jeu de cache-cache.

Classé dans : DIAPORAMA,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 12:12

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Cache-cache.

Tu peux jouer à cache-cache

Si le cœur t’en dit

Tu peux mettre tes sentiments

Au pied d’un mur de silence

Et les laisser compter les grains de sable du temps

Pendant qu’ils se musent

Les miens peuvent s’enfuir

Au plus profond de moi-même

Et se faire oublier ou se taire

Pour ne plus me troubler

Je serai peut-être lâche

Mais je te laisserai gagner.

.

Je peux jouer à cache-cache

De jour comme de nuit

Et vivre en faisant semblant

Que je me moque de ton absence

Que pour moi tu n’es plus important

Je peux user de toutes les ruses

Même si j’ai mal à en mourir

Pour cacher que je t’aime

D’un amour extraordinaire

Que tu ne connaitras jamais

Parce qu’au jeu de cache-cache

Les règles, c’est toi qui les as fixées. 

M.H

4 janvier, 2011

Je te rêve encore.

Classé dans : DESSINS FUSAIN,DIAPORAMA,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 14:14

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Je te rêve encore.

Tu me souffles des mots dans mes nuits

Qui, à mon réveil, me laissent en bouche un goût de miel

Derrière mes paupières closes tu brilles

Ton aura est comme un croissant de soleil

Je te rêve si fort

Que je porte ton odeur

Ton empreinte est dans mon corps

Et me procure un tel bonheur

Ma peau garde en mémoire

La trace de tes caresses

Mes yeux comme un miroir

Ont le reflet de ta tendresse

Le matin mes cheveux sont défaits

Mes membres bougent au ralenti

Et c’est le cœur léger

Que j’ouvre les yeux et que je te souris

Un peu fébrile, je m’étire doucement

Passe tendrement la main sur le côté du lit

En imaginant que tu y es, là, encore présent

Hélas, dès que le soleil s’est levé, tu es parti

Les draps sont marqués par des plis

Qui me laissent croire que tu t’y es allongé

Mais la place reste froide et je n’ai qu’une envie

Que passe bien vite cette journée

Comme les autres, elle sera belle

Si ce n’est que je n’aurai qu’un regret…

Celui d’attendre de trouver le sommeil

Pour te rencontrer et à nouveau t’aimer. 

M.H. 

11 octobre, 2010

Habitudes

Classé dans : DIAPORAMA,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 18:22

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Habitudes.

mon compagnon, mon ami

je te vois au lever du soleil et puis tu disparais

tu brilles par ton absence sur ma journée

et ce n’est que lorsque la lumière s’affaiblit

que tu réapparais

à la fois heureux et fatigué

tu me dis « bonjour mon amour » et me souris

tu m’embrasses et regardes ce que je fais

me parles de toi, de tes collègues, de ton métier

et je suis là, j’écoute ce que tu me dis

tête baissée, je n’arrive plus à te regarder

mes yeux ne sont plus éblouis par ta clarté

ils se sont aguerris de  toi probablement

d’un astre de lumière tu es devenu l’opposé

tu es sombre et presque transparent

l’habitude de vivre ensemble s’est installée

plus de surprise, plus d’étonnement

le soleil s’en est allé, la lune l’a remplacé

nous sommes des amants vieillissants

nous n’avons pas vu les années filées

pris dans la spirale du temps

impossible de nous retrouver, de nous isoler

et de refaire le point sur nos sentiments

qui semblent de plus en plus s’éloigner

nous n’y arriverons plus toi et moi

tu ne ressens plus ma peine ni mes pleurs

et même si je sais qu’au fond de toi

il y a encore une flamme qui te brûle le cœur

le mien est devenu si froid

que mes espoirs et mes rêves sont ailleurs

on ne peut revenir sur le passé

corriger nos faiblesses, nos manquements

C’est décidé je te quitte, je m’en vais

j’ai gardé en moi mes larmes trop longtemps

et je n’ai plus envie de rêver

que quelque part quelqu’un m’attend.

(M.H) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 octobre, 2010

le voyage en train

Classé dans : DIAPORAMA — michelehardenne @ 18:46

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Le voyage en train. 

Prendre du temps, juste quelques secondes

Et partir dans cet autre monde

Les yeux fermés, je m’imagine dans cette gare

Je suis là sur le quai et me réjouis de ce départ 

Je pars en voyage

D’une main je porte un petit bagage

De l’autre je serre le billet

Mon rêve peut commencer

D’un tunnel sort un serpent de métal

Il est rapide et glisse sur les rails

Ses yeux jaunes sont éblouissants

Son sifflement est perçant

Le lieu en cette nuit est déserté

Le train ralentit et arrive à quai

Dans un grand claquement

Une porte s’ouvre automatiquement

M’invitant à monter dans un wagon

À peine éclairé par de petits néons

Je me déplace entre les rangées

De banquettes recouvertes de velours gris foncé

Un homme me dévisage et me sourit

Il m’invite à m’asseoir en face de lui

Tous les autres sièges sont occupés

J’hésite, mais l’homme s’est déjà levé

Il me prend mon bagage et le met dans un filet

Placé au dessus de la fenêtre et prévu à cet effet

Un coup de sifflet retentit  dans la nuit

Je m’installe sur la banquette et le remercie

L’homme reprend sa place, le train démarre

Les quais disparaissent, de même que la gare

J’appuie mon front contre la vitre

Je ne vois pas au travers, tout va si vite

L’homme  se laisse aller contre le dossier

Ses jambes sont tendues et ses bras croisés

Le carreau est devenu un miroir

Où se rencontrent nos regards

L’homme a une envie de rire

Intimidée je me mets à rougir

C’est lui en premier qui engage la conversation

Et nous en venons à parler de nos destinations

Tous deux nous nous rendons au même endroit

Il va y retrouver son amie, moi j’y vais… pour te rencontrer toi.

(M.H) 

11 septembre, 2010

Je rêve que je suis un…oiseau

Classé dans : DIAPORAMA — michelehardenne @ 18:40

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Je rêve que je suis un oiseau.

Il me suffit de baisser les paupières

De prendre de grandes inspirations

Pour parvenir dans ce monde imaginaire

Qui équilibre ma raison

Alors… j’imagine que je suis un oiseau

Je suis en équilibre sur la branche d’un fruitier

Pas plus épaisse qu’un moineau

J’ouvre mon bec et me mets à chanter

Mon sifflement est harmonieux et gai 

Je suis heureuse en pensant à toi

impatiente, je t’attends sur ma branche haut perchée

Que le vent léger balance de ci et de là

Pour toi mon cœur déborde de tendresse

Ce sont ses battements qui rythment ma chanson

Mais la branche à ses faiblesses

Et le vent la secouant me donne des frissons

Un craquement m’oblige à prendre mon envol

Il y a d’autres arbres dans le verger

Je cherche une nouvelle branche où me poser

Je n’en vois pas…Tans pis pour moi…tant pis pour toi 

Tu n’entendras pas qu’elles étaient les paroles

Que passionnément et amoureusement je t’adressais

Le battement de mes petites ailes m’a réveillé 

Désolée, ce sera peut-être …pour une autre fois.

(M.H)