MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

L’été 11 juillet, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 8:33

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L’été

 

Il pleut, il mouille,

C’est la fête à la grenouille !

Le ciel est gris,

C’est la saison des souris !

Mais si le soleil souriait,

Grenouilles et souris danseraient !

Les oiseaux chanteraient enfin,

Un air joyeux dès le matin,

Et nous serions là, à les accompagner,

Pour la plus belle des saisons de l’année,

L’été !

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Dans l’eau d’une fleur 27 juin, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 12:33

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Dans l’eau d’une fleur

 

Une perle de rosée,

Brillait au cœur d’une lavatère,

Elle en prenait une belle lumière,

Celle des matins d’été.

 

Beaucoup de rose, un peu de violet,

L’azur du ciel s’y reflétait aussi,

Faisant de cette goutte un paradis,

Un monde du silence presque parfait.

 

Dans l’eau d’une fleur épanouie,

Nue, je m’y suis baignée,

Et mon esprit s’est laissé parfumer ,

Aux essences de la vie.

 

M.H.(Michèle hardenne)

 

 

Ma musique de cet été 21 juin, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 13:00

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La musique de cet été 

 

Donne-moi une clé, celle qu’il te plaît !

Réveille ton corps aujourd’hui, et

Mise sur une belle journée, c’est l’été !

Facile quand on sait rêver.

Soleil pour commencer, dès le lever,

Laisse-le te caresser, écoute le chanter, et

Si tu ne peux pas l’imaginer,

Donne-moi une clé, celle du ré.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Comme un papillon 19 juin, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 12:55

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Comme un papillon

 

Je suis née dans un cocon, et le temps m’a fait grandir.

Je suis juste un papillon, qui offre ses sourires

Aux fleurs, qui dès le matin s’ouvrent au soleil,

Et dans ce monde extraordinaire, chaque jour je m’émerveille.

Je sais que mon temps m’est compté, mais que m’importe !

Je virevolte poussée par des vents d’inspiration qui m’emportent,

Et c’est de fleurs en fleurs, que je me pose sur le bonheur

De cette vie, dont  je n’aimerai que le meilleur.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Les papillons noirs du Printemps 15 juin, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 9:43

 

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Les papillons noirs du Printemps

Les sols humides sont favorables à la poussée de la végétation.

Mon jardin ne ressemble plus à un espace d’agrément, où chaque végétal sélectionné et planté  y avait une place de choix, en y apportant quelques couleurs et fragrances particulières .

L’entretien des pelouses et la taille des arbustes et des haies sont reportés de jour en jour.

Etouffées à leur pied,  les fleurs n’arrivent pas à éclore.

Les insectes se font timides, ce qui n’est pas au goût des oiseaux qui se font muets !

La vie se poursuit dans ce petit espace où le vert domine, mais elle n’est pas aussi joyeuse que les autres années.

Le retour à l’état sauvage des plantes du jardin, pourrait être un bien pour la Nature, mais dans un environnement urbain, elles ont besoin de nous pour protéger leur diversité.

La plus douce des saisons nous donne rendez-vous, pour sortir de nos murs et nous réconcilier avec la terre, mais cette année, si elle avait été souriante en avril, elle est bien triste en ce mois de juin.

La saison a déposé sur les plantes du jardin des papillons noirs, qui n’attendent qu’un peu de soleil pour prendre leur envol.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Le coquelicot et la pâquerette 24 mai, 2012

Classé dans : CONTE,LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 11:45

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Le coquelicot et la pâquerette.

Cette petite plante poussant dans la pelouse, aux bords des chemins et dans les prés, fait son apparition à la période de Pâques, et porte le joli nom de pâquerette.

Elle s’ouvre le jour pour s’épanouir au soleil, et elle se ferme lorsque le temps est à la pluie, et la nuit pour protéger son cœur d’or, des rayons de lune un peu indiscrets.

Elle se laisse cueillir pour former des petits bouquets à offrir, ou tresser en couronne dans de jeunes chevelures.

Aux printemps des premières amours, elle se laisse parfois effeuiller par des « je t’aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, …pas du tout ».

Dans le gazon, elle est souvent mal aimée, alors que pour les insectes, elle est d’une grande nécessité.

Mais dans les prés, et les jardins, il y a aussi des coquelicots, d’apparence si fragiles avec leur tige fine et velue, et leurs quatres pétales un peu froissés aussi doux que de la soie et d’un rouge particulier.

Cette fleur est la favorite des peintres, et surtout des impressionnistes, mais elle inspire également les poètes.

J’aime les prendre en photo.

Dans le jardin, munie de mon appareil, j’avais remarqué un joli coquelicot au milieu de quelques pâquerettes. Une tache rouge sur un tapis blanc.

Dans l’objectif, en zoomant sur la petite marguerite, je fus surprise de voir qu’elle était fermée, alors que ses sœurs s’ouvraient aux éclats du soleil.

A quelques centimètres d’elle, un coquelicot se penchait, lui faisant de l’ombre.

« Tu vois, je te l’avais bien dit, dès que je suis présent dans un jardin, on ne voit plus que moi. Regarde-toi, tu as l’air chétive, tu aurais pu au moins lui faire un sourire ! Et puis, tiens-toi droite, tu es au ras du gazon, et tu n’as aucune allure ! », lui dit fièrement le coquelicot en la narguant.

La pâquerette s’était refermée pour ne plus entendre son encombrant voisin. Elle savait qu’elle ne pouvait rivaliser avec ses couleurs. Mais, en son for intérieur, elle souriait, car elle avait remarqué combien il se fânait rapidement, et que c’était sans doute la raison qui poussait les artistes à s’en inspirer. Tandis qu’elle, elle pouvait profiter de tout l’été.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Terre mouillée 23 mai, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 9:34

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Terre mouillée

La Terre transpire, elle crache, vomit.

Viciée, intoxiquée, souillée, empoisonnée, elle est infectée et sa fièvre ne fait que de monter.

Elle gémit, dans notre indifférence.

Comme une bouteille dans une mer cosmique, elle erre, avec en son sein l’espoir d’une guérison.

La terre pleure, et dans ses larmes, pourtant, il y a encore la Vie !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Entre les deux, elle attend 20 mai, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 21:44

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Entre les deux, elle attend

 

Elle est née au sommet du pin, et elle a grandi en profitant, tant du soleil de midi, que de l’air marin.

Elle s’est endormie au chant du martinet noir, bercée par le Grégau, un vent humide venant de l’est, et laissait le Ponent la sécher et la réchauffer. Lebech, la parfume encore aux senteurs d’Espagne, mais celui qu’elle préfère, parce qu’il l’a vu naître et qu’il est si souvent auprès d’elle, est le Cers.

Ce vent du Nord Ouest, n’est ni le Mistral, ni la Tramontane, il est l’âme du Languedoc.

Un matin, il s’est mis à souffler si fort, qu’elle s’est détachée de sa branche mère. Son heure devait être venue, elle n’était plus qu’une vieille pomme, qui devait céder sa place aux plus jeunes.

Elle glissa et se trouva coincée entre deux branches.

Les nuits et les jours défilèrent. Le Cers la frôlait, et elle s’en délectait.

Entre les deux branches, son cœur de pomme balance, en attendant que lors d’un prochain souffle, plus puissant, il l’emporte, et qu’enfin elle connaisse l’océan.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Un porte-bonheur 1 mai, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 13:03

 

 

Un porte-bonheur dans LES 4 SAISONS muguet10

 

Un porte-bonheur pour qu’à partir

 

De ce premier jour de mai,

 

L’amitié, l’amour, et la liberté

 

Soient une belle raison de vivre.

 

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Le lilas et le muguet 30 avril, 2012

Classé dans : CONTE,LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 9:48

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Le lilas et le muguet.

Dans le jardin, les pies et les merles faisaient le guet. Les fleurs du jardin, par manque de luminosité et de chaleur en ce mois d’avril, peinaient pour éclore et étaient désertées par la foule des petits insectes qui auraient pu se réjouir de les butiner.

Les oiseaux étaient plus visibles sur le gazon et dans le potager  à la recherche de quelques vermisseaux à se mettre sous le bec que perchés dans les arbres où ils commençaient à faire leur nid.

Un merle s’était installé dans le saule. Son excellente vue lui permettait de surveiller le lilas qui portait de jolies fleurs blanches  en bouquet. L’oiseau aurait apprécié que le parfum qui émanait de cet arbre attire davantage d’abeilles ou de papillons. Mais, excepté quelques taches brunes jurant sur le vert des jeunes feuilles, le lilas ne semblait animé que par le vent.

Le merle, s’en approchant, remarqua que les pustules le couvrant remuaient. Il les toucha du bec et en fit tomber quelques unes sur le sol.

Ce qui aurait pu être une graine ou un fruit se mit alors à bouger. L’oiseau intrigué en prit un dans le bec et le recracha tout aussi rapidement.

La carapace cireuse de couleur brune ne semblait pas faire partie de ses mets préférés.

Au pied du lilas, du muguet exposait fièrement ses petites clochettes aux timides rayons du soleil. L’oiseau cherchant désespérément une nourriture adaptée à sa progéniture se mit à gratter la terre humifère dans laquelle se plaisait le muguet. Son regard fut attiré par ce qui paraissait être de petites baies rouges. Il voulu en prendre une becquée, mais elles se mirent également à bouger. Leurs carapaces rouges ne cédant pas à ses coups de bec, le merle les recracha.

Sous un pied de lilas garnit de muguet, criocères et cochenilles  se moquèrent d’un pauvre merle affamé qui n’eut d’autres solutions que de retourner sur la branche du saule, en attente d’une nourriture plus succulente. En ce mois d’avril, même si les fragrances du jardin ouvrent l’appétit, le buffet n’en est pas pour autant plus accueillant !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

MARS. 31 mars, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 13:10

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Mars.

Il y a bien longtemps, régnaient sur notre monde, des êtres venus d’ailleurs.

Personne ne les voyait, mais certains les entendaient.

Nombreux étaient les hommes qui faisaient appel à leur puissance pour prendre les grandes décisions de leur existence  tout en vivant aussi dans la crainte de leur colère.

Pour les différencier, le peuple de la Terre leur donna un nom.

Comme, ils n’étaient pas humains, ils les appelaient les « Dieux ».

Mars, en était un.

Il avait été nommé ainsi, par les soldats Romains qui le sollicitaient à la fin de l’hiver, pour mener leurs grandes batailles guerrières.

Pour les agriculteurs de cette époque, ce dieu était aussi celui du printemps, du réveil de la végétation, et ils le fêtaient pour le remercier de veiller sur la fertilité de leurs cultures.

Les temps changent, les hommes et leurs croyances aussi !

Seul le nom de « Mars » perdure au fil du temps, et il sera toujours annonciateur du Printemps.

 

M.H.(Michèle Hardenne).

 

 

Les premières fleurs du printemps 20 mars, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 10:10

Les premières fleurs du printemps dans LES 4 SAISONS untitl16

 

 Merci Kathy pour cette image personnalisée.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les premières fleurs du printemps

 

Le soleil frappe les trois premiers rayons.

Les nuages s’écartent avec déférence.

Les oiseaux installés sur les hautes branches, sifflent les premières notes.

Sur une scène verte, elles arrivent, font leur révérence.

Le ballet du printemps, peut commencer !

Les pâquerettes redressent la tête,

La primevère se fait légère,

Le crocus est craquant,

La violette est à la fête,

Le muscari sourit,

L’épervière est fière,

Le pissenlit se réjouit.

Toutes plus belles les unes que les autres, les premières fleurs du printemps, toute corolle déployée, nous invitent à danser !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

J’écoute le printemps 10 mars, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 12:45

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J’écoute le printemps

 

Un matin de mars, où le soleil se fait timide, caché derrière un ciel gris pâle.

Les nuages pourtant épais, retiennent leurs larmes, en écoutant le chant du vent.

Un air doux, accompagné par des sifflements, ceux des oiseaux.

Je marche sur une herbe qui a grandi, depuis qu’elle n’a plus son manteau blanc.

Par ci, par là, des bouquets de petites fleurs sourient à la Nature qui se réveille doucement.

Ne pas la brusquer, marcher sur la pointe des pieds,

Ne pas inquiéter le monde qui vit sous la terre en attendant le bon moment pour la quitter et participer à la vie du jardin.

 

Douceur, voilà le mot qui convient pour écrire cette journée !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Une fleur de trottoir 7 mars, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 10:23

Une fleur de trottoir dans LES 4 SAISONS images52

Une fleur de trottoir

 

Je n’étais qu’une graine, lorsque le vent est venu me chercher.

Je ne me souviens pas de mes parents, j’ignore même si je ressemble à ma mère, ou à mon père.

Parfois, à la tombée du jour, lorsque mes pétales se posent sur mon cœur, je pense à eux.

Elle, vivant dans un terreau humide, bien nourri. Elle est haute sur sa tige bien droite, ses feuilles sont du velours, sa robe pastel se couvre de perles scintillantes aux premières lueurs du jour, et lorsque le soleil la caresse, elle lui montre son cœur, et répand ses fragrances sucrées dans l’air qui vient la frôler.

Dans un jardin de ville, elle en est la reine et suscite tant d’admiration.

Lui, je l’imagine au bord de mer. Ses racines plongées dans une terre pauvre et sèche, sa tige rugueuse et forte se balançant au gré du vent salé, son feuillage découpé, épineux glauque avec des reflets argentés se laissant parfumer par les embruns.

Il a la couleur d’un ciel azuré et dans une nature sauvage, il pousse en liberté.

Au lever du jour, plantée entre deux pavés , je me redresse fièrement  et je remercie le destin de me permettre d’exister.

Dans ce milieu urbain, ma robe couleur soleil chasse le gris du ciel et du béton.

Je n’exhale pas les senteurs sucrées de ma mère, je n’ai pas la force de mon père, mais moi, petite fleur de trottoir, je suis un sourire pour les poètes !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

L’hiver s’en va 27 février, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 0:21

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L’hiver s’en va

 

Les jours commencent à être plus lumineux.

Les matins redeviennent gais.

Il y a bien encore quelques gelées au sol, mais dès le lever du soleil leur scintillement disparaît.

Les arbres sont encore dévêtus, mais ils ne frissonnent plus.

La sève commence doucement à remonter dans les veines du bois, et gagne petit à petit le cœur de l’arbre.

Les oiseaux entendent leur battement, et ils viennent écouter les premières notes qui annoncent le printemps.

Ils se posent sur les branches les moins fragiles, et de là-haut, ils sont en repérage.

Ils cherchent l’endroit où ils pourront construire leur nid, et en attendant que les feuilles fassent un peu d’ombrage, ils se préparent et se font beaux, pour faire hommage à leurs amours.

L’hiver s’en va doucement, sur la pointe des pieds, ne voulant sans doute pas brusquer la Nature, qui aime prendre son temps.

Son réveil, se fera tout en douceur, comme il se fait depuis des millénaires.

L’air, le vent et l’eau se font harmonie, pour qu’il en soit ainsi !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Le bonhomme s’en est allé 23 février, 2012

Classé dans : CONTE,LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 0:15

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Le bonhomme s’en est allé

 

L’hiver s’en va peu à peu, et la pluie fait son apparition,

Faisant disparaître des trottoirs, les quelques traces de sel.

Dans les jardins, les pies et les corneilles font l’animation ;

Toutes se dandinent sur le gazon, et ne sont pas de celles

A se laisser intimider, par le vieux chat de la maison.

 

La semaine dernière, il était encore au bord de l’étang.

Son chapeau claque servait de perchoir aux passereaux et moineaux,

Qui s’amusaient à lui tenir compagnie les jours de beaux temps,

Et s’enfuyaient dès que sur le balai, se posaient des vanneaux

Qu’il était rare de voir de passage ici, en cette saison.

 

Le froid qui s’était installé, faisait sourire l’individu.

Avec le vent glacial se prenant dans son écharpe de laine,

Des cailloux en guise de boutons noirs sur son ventre dodu,

Il se tenait si fier et droit, et était tourné vers la plaine,

Son regard foncé, semblant rejoindre la ligne de l’horizon.

 

Puis un matin, il a disparu, abandonnant  son chapeau,

Son balai, son nez en noisetier et ses yeux de charbon noir.

Les oiseaux à sa place, furent surpris d’apercevoir un crapaud,

Regrettant que ce nouvel hôte ne puisse servir de perchoir.

Le bonhomme de neige, devait sans doute avoir quelques raisons !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Still loving you 5 février, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 19:00

 

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Still loving you

 

Je venais de m’approcher d’elle, la commande électronique fonctionnait.

Ses petits phares latéraux clignotaient timidement sous l’épaisse couche de neige qui la recouvrait.

Après avoir dégagé au grattoir la glace qui s’accrochait au pare-brise, je m’installais sur le siège.

J’introduisis la clé dans le contacteur, mais rien ne se passa.

Le moteur demeurait silencieux.

Après plusieurs essais, elle se mit à toussoter, puis redevint muette.

Je pestais, tout en frappant mes mains sur le volant, en arrivant même à lui donner des noms d’oiseaux.

Le froid pénétra dans l’habitacle, en déposant une fine pellicule de givre sur la vitre se trouvant à ma gauche, et sur celle d’en face.

Les phares s’étaient allumés et la radio se mit en marche.

Le morceau qui passait, me radoucit l’humeur, et de mes mains je me mis à caresser le volant.

« Still loving you » de Scorpion, me décrocha un sourire.

Je fis à nouveau faire un demi-tour à la clé, et ma voiture se mit à tousser, puis à ronronner.

Les choses seraient-elles animées de bonnes intentions ?

J’aime à le croire !

Ma voiture n’avait pas dû apprécier de passer la nuit sous un froid polaire, et c’était sa façon à elle de me faire comprendre que lorsque l’on a besoin, les uns des autres, il est important que l’on prenne soin de chacun.

 

M.H.(Michèle Hardenne)


 

 

 

Mon jardin a eu la visite du froid. 1 février, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 10:00

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Mon jardin a eu la visite du froid.

Je regarde le jardin et l’hiver qui l’habille.

Les arbres en tendant leurs branches ont accueilli des flocons, et s’en sont faits un manteau.

Même la fontaine s’est amusée du froid, l’eau figée qui sort de sa bouche, se mire dans le fond du bassin.

Seules quelques roses rouges, encore épanouies, donnent un peu de couleur à l’endroit. Leurs pétales sont beaux à croquer, sous l’emprise de la gelée.

Le vieux saule se sent bien seul aujourd’hui, les oiseaux l’ont fui, il s’est endormi.

Pourtant, dans ce paysage, il n’y a jamais eu qu’une seule saison.

Le Soleil y était roi et la Lune était sa reine.

L’un y apportait sa vive lumière et sa douce chaleur. L’autre, m’inspirait les écrits de mon cœur.

Il n’y a plus d’aurore, ni de crépuscule, et le temps des songes semble s’être arrêté.

Je pense au jardin et je pleure, tu n’y viendras plus.

Mes larmes me font fermer les yeux, et le sommeil s’empare de moi.

Le temps que ma nature reprenne ses droits, et dans ce monde imaginaire, je me laisse emporter au gré de ma fantaisie.

Il ne me faut pas longtemps pour faire naître dans le ciel, du bleu, et puis pour faire chanter le ruisseau qui alimente la fontaine, et déposer sur les branches des bourgeons.

Mon jardin retrouve sa joie et sa folie, et le saule est heureux, il a à nouveau de la compagnie.

La grille est entrouverte, et les murs resteront les gardiens de ce paradis où je puise ce qui me rend libre.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

 

 

Au gré du temps qui va 31 janvier, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 13:06

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Au gré du temps qui va.

 

Arrive l’âge tendre, où l’on se découvre,

On est beau et on voudrait tout apprendre.

Comme un bouton de rose, on s’ouvre,

Et la vie est si belle qu’on ne peut attendre.

Alors, on se réjouit que le temps passe.

 

Et puis, le soleil se fait plus lumineux,

Sa chaleur nous donne des couleurs,

La vie, nous voulons la partager à deux,

Et vient ainsi, le temps du bonheur,

Qui dans nos cœurs laisse sa trace.

 

Ensuite, vient le moment où l’on comprend.

Sur la palette de la vie, le rouge se mélange au gris,

Pour se fondre sur une toile du temps,

Et parfaire l’œuvre de toute une vie,

Avec des moments que rien n’efface.

 

Un jour viendra, où le soleil se couchera avec moi.

Et lorsque, je serais prête à partir,

Je sourirais au gré du temps qui va,

En te laissant mon souvenir,

Sachant que dans ton cœur, j’y aurais une place.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Un Noël blanc. 23 décembre, 2011

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 11:00

Un Noël blanc. dans LES 4 SAISONS 0f4a5b10 

  Un Noël blanc.

 

Cette année, j’ai eu des pleurs et des rires,

Qui sur mon visage ont laissé quelques traces,

Elles resteront à jamais les souvenirs,

D’un temps qui est passé et que rien n’efface.

 

Cette année, des amis sont partis,

Les bras de leur vie, les ont emportés.

En silence, ils se sont endormis,

Mais dans mes rêves, ils restent éveillés.

 

Demain, ce sera la nuit de Noël,

Les étoiles seront au rendez-vous,

J’adresserai mes vœux au ciel,

Et mes pensées seront pour vous.

 

Vous, qui m’avez tant apporté,  tant donné

De joie, d’amour, d’amitié, de bonheur,

Qui avez fait les beaux jours de cette année,

Je voudrais à mon tour vous offrir avec mon cœur,

Le meilleur de mes sentiments,

En vous souhaitant, un Noël blanc.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

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