MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

LE BORD 14 décembre, 2011

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 12:36

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Liège, Place Saint-Lambert, un 13 décembre 2011.

A toutes les familles…ma peine se joint à la leur.

Pierre, Medhi, Gabriel…innocence volée !

Sur le bord

 Sur le bord, tu t’es allongé, dans tes yeux se reflète le gris d’un ciel d’hiver.

 Ta bouche s’ouvre laissant s’échapper un cri, que personne n’a entendu.

 Dans tes mains, contre ton cœur, tu serres un sac de toile.

 Ce matin tu t’es levé, avec l’énorme envie de dévorer la vie.

*

 Sur le bord d’un trottoir, une vie s’est enfuie, bien avant son heure.

 Un jeune homme s’est fait abattre et pour moi, il ne sera plus un inconnu.

 Il aurait pu être mon fils, mon ami, mon frère et sur mon cœur se pose un voile

 Pour masquer la haine et la rage contre celui qui s’en prend à la vie.

 *

 Sur le bord du monde, il y a des hommes et des femmes qui espèrent,

 Que la vie, plus que tout, vaut encore la peine d’être vécue.

 Ils joignent leurs mains, regardent vers le ciel et tout en s’adressant aux étoiles,

 Ils appellent à l’aide pour que de ce monde s’en aille la folie.

 *

 Sur le bord de mes yeux se posent des larmes et tandis que mes poings se serrent

 Mon esprit s’embrouille, il ne comprend pas, il ne sait plus.

 Il a tant besoin de réponses pour que mon cœur puisse encore croire

 Que les sentiments qui font que je suis humaine ne seront pas détruits.

M.H. (Michèle Hardenne) 

 

 

Les lumières de ma ville 12 décembre, 2011

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 10:12

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Les lumières de ma ville

 

En cette veille de la fête de Noël,

Les lumières de ma ville sont ternes.

Seules quelques guirlandes étincellent,

Rendant timide la lueur des lanternes.

Les rues qui s’éloignent de la grand-place,

Et qui se perdent dans les faubourgs,

Emportent les ombres, en effaçant les traces,

De celui qui est seul et qui attend le jour.

Loin des lumières de ma ville, la nuit,

Il y a des hommes qui se cachent et qui pleurent,

Et s’ils trouvent pour l’hiver un abri,

Alors, dans leurs yeux brillent une vraie lueur.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Une fin d’année. 8 décembre, 2011

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 10:35

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Une fin d’année

 

Qu’il est bon de faire le bilan de l’année qui s’est écoulée, et se dire qu’en finalité, elle ne s’est pas si mal déroulée.

Le 31 décembre, je reprends une liste que j’avais établie au premier janvier.

Elle contient toutes les bonnes résolutions que je comptais réaliser, comme par exemple : perdre un peu de poids, arrêter de fumer, faire des économies, mettre du rangement dans les caves et le grenier, faire le tri des bibelots inutiles et les mettre sur une brocante, …

Mais, douze mois passent si vite, que lorsque j’arrive à la fin, je me rends compte que ces bonnes résolutions resteront d’actualité pour la nouvelle année.

Et puis, il y a tout ce que ma famille, mes amis m’ont souhaité.

Je me rappelle encore qu’en m’embrassant sous le gui, ils me disaient : « une bonne année, une bonne santé et que tes vœux se réalisent ! ».

Mes résolutions, les bonnes, je ne les ai pas prises, par contre ma santé a été excellente et une partie de mes désirs s’est concrétisée.

J’ai déjà la tête remplie de rêves et je me réjouis d’être sous le gui !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

IL EST NE LE NOUVEAU BEBE 7 décembre, 2011

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 15:50

 

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IL EST NE LE NOUVEAU BEBE

 

Dans une maternité, de nombreux parents étaient en attente de prendre leur nouveau bébé.

Je guettais le mien dans sa couveuse. Il était calme et dormait paisiblement. Il fermait ses petits poings, y conservant sans doute quelques rêves.

Je le regardais prendre de jolies couleurs et puis…

Il a ouvert les yeux, et il m’a souri !

Mon bébé, je le tiens dans mes bras et j’ai tant de choses à lui raconter, que je n’ai pas résisté à l’envie de commencer par lui souhaiter la bienvenue dans ce monde exceptionnel, où il aura la liberté de s’exprimer.

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Il neige

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:36

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Il neige

 

Il neige sur ma vie,

Les flocons dansent avec ma nuit,

Noël se prépare sans bruit,

Et le ciel accueille mes souhaits.

Il neige sur ta vie aussi,

Garde ce sourire, je te l’envoie

Et si je suis ton amie,

…Alors, tu n’auras jamais froid !

.

 

M.H. (Michèle Hardenne) 

 

 

Derrière une vitre. 2 décembre, 2011

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 13:35

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Derrière une vitre 

Elle était assise devant son écran et le regardait, dans l’attente que s’affiche le message auquel elle s’était habituée depuis deux mois.

Ce matin-là, elle s’était levée de bonne heure, avait fait un peu de rangement dans le deux pièces qu’elle occupait.

Elle ne disposait que de peu de mobilier.

Dans la première pièce, elle possédait un lit, qu’elle avait placé près de la fenêtre ; un meuble bas lui servant de table de nuit et sur lequel trainaient des livres et revues en pagaille ; un verre d’eau à moitié vide, un réveil et le téléphone. Une petite table, deux chaises en bois verni, un meuble de cuisine comprenant un évier et un plan de travail sur lequel étaient posés un micro-ondes, et un percolateur.

Un frigo et une cuisinière, ainsi qu’une penderie, complétaient l’essentiel de ce qu’elle possédait.

La deuxième pièce était une salle de bains équipée d’une douche, d’un lavabo, d’un wc et d’un placard, dans lequel elle stockait des produits de nettoyage, et quelques réserves de nourriture.

Quand elle est arrivée dans cette ville, il y a trois ans, elle avait un travail. Elle avait trouvé son logement en lisant une annonce sur un site web, il devait être provisoire, le temps d’obtenir un appartement plus confortable.

Depuis six mois, elle avait beau s’inscrire dans des agences d’aide à l’emploi, elle n’en recevait aucune nouvelle.

Les faibles allocations qu’elle percevait, ne suffisaient plus à payer le crédit de sa voiture.

Les factures en attente de paiement s’amoncelaient dans la soupière posée sur la table, elle en attendait les rappels et proposerait de payer leur montant en plusieurs fois.

« Plaie d’argent, n’est pas mortelle » lui avait écrit Louis.

Louis, elle l’avait rencontré, sur un réseau social.

C’est une collègue du bureau qui lui avait renseigné le site.

Elle s’y était inscrite et sur très peu de temps, la liste de ses « amis » était passée à quarante.

Elle restait des nuits entières à correspondre et à échanger des moments de vie, avec des personnes au nom aussi étrange que Capsule, Loupgarou, Nymphedelune, et puis un soir, elle avait lu sur l’écran de son PC, une demande « d’ajout d’ami » au nom de Louis.

En discussion instantanée, Ils partageaient dans ce monde virtuel, leur vie en direct.

Ils se souhaitaient le « bonjour », prenaient un « café », parlaient de la pluie et du beau temps, et finissaient par se souhaiter une bonne nuit, remplie de rêves doux accompagnés d’un « tendre bisou ». 

Depuis, qu’elle restait chez elle, elle avait pris l’habitude d’allumer son PC dès son lever, et tout en prenant sa première tasse de café, elle envoyait à son ami son « bonjour » matinal.

Il ne lui fallait pas plus d’une minute, pour recevoir de gentils mots en retour.

Elle tapait sur son clavier, aussi vite qu’elle aurait pu les lui dire en parlant, ces mots qui allaient ensoleillés leur journée.

Louis vivait seul, dans un autre pays, à des milliers de kilomètres d’elle.

Mais la distance, calculée en ondes, ne signifiait plus rien.

Elle était assise devant son PC, elle attendait que s’affiche l’écran, elle espérait qu’elle pourrait encore lui  écrire, une dernière fois et lui dire « au revoir ».

Il faisait si froid dans ce deux pièces, elle n’avait plus de chauffage.

Elle n’avait pas pu se faire une tasse de café, qu’elle aurait prise entre ses mains glacées et qui lui aurait apporté un peu de chaleur.

Elle plongea sa main dans la soupière et en ressortit une lettre du fournisseur d’électricité, il l’avait prévenu à plusieurs reprises, mais elle pensait qu’elle trouverait une solution et que tout allait finir par s’arranger.

Derrière une vitre, elle voyait le monde, mais ce matin, le volet s’est fermé.

M.H.   (Michèle Hardenne)

 

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