MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Le cerisier de la discorde. 24 octobre, 2010

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 20:31

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Le cerisier de la discorde

Un oiseau venant d’un pays lointain, prit dans une averse, chercha un endroit pour se protéger.

En ce mois d’avril, les arbres d’un verger commençaient à être en fleurs.

Du ciel, l’oiseau aperçut un magnifique cerisier.

Il le survola une première fois, hésita, puis il prit la décision de s’y poser.

L’arbre était feuillu et abritait pas mal d’autres volatiles. 

Leur plumage était à chacun différent mais ils avaient le même ramage.

L’oiseau au début fut accueilli chaleureusement.

Un nouveau voisin est toujours un sujet intéressant.

D’autant plus qu’il était différent de par son plumage qui était très coloré et sans doute un peu trop voyant, mais également de par son sifflement.

L’oiseau était infatigable, il chantait de jour comme de nuit.

Les diurnes commencèrent à l’ignorer et dès la tombée de la nuit les nocturnes fuirent le cerisier pour aller sans doute chasser dans d’autres lieux.

L’été arriva et le cerisier chargé de fruits attira de nouveaux arrivants.

Mais les oiseaux, ceux qui les premiers avaient occupé ce cerisier, commencèrent à piailler car les branches les mieux fournies se trouvaient à présent occupées par ce nouvel arrivage.

La discorde s’installa dans le cerisier.

Les nouveaux avaient un chant mélodieux, ils se comprenaient entre eux, ce qui ne plaisait pas aux anciens.

Puis l’été passa à son tour et l’automne fit son entrée.

L’arbre commença à perdre ses feuilles, offrant moins d’ombrage et devenant la proie des premiers vents d’hiver.

Les anciens qui se faisaient rares, se cachaient dans des haies et attendaient que les oiseaux les plus colorés migrent afin de récupérer leur cerisier.

Mais les saisons mettent souvent du temps à s’affirmer.

Il aura fallu d’un orage pour que l’arbre de discorde soit foudroyé, alors ni les anciens oiseaux, ni les nouveaux, ne trouvèrent  d’aussi bel arbre que pour s’y arrêter, ne serait-ce que quelques instants.

 (M.H) 

 

 

La libellule et la grenouille. 18 octobre, 2010

Classé dans : FABLE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 13:30

 La libellule et la grenouille. dans FABLE Libellule

La libellule et la grenouille

Une petite libellule venant d’une région lointaine cherchait un endroit pour faire une halte, juste le temps de se reposer avant de poursuivre son long voyage.

Elle aperçut une petite mare bordée de lierre et de quelques lichens, un saule pleureur y laissait paresseusement tremper ses feuilles vert tendre et quelques joncs dépassaient de l’eau.

Un nénuphar avec de larges feuilles et un bouton de lotus à peine éclos l’invitait à s’y poser.

Lorsqu’elle s’en approcha, une  grenouille y séjournait déjà.

La  libellule salua gaiement sa nouvelle voisine dans son langage d’insecte.

La grenouille émit un  doux croassement.

Pensant qu’elle lui répondait courtoisement , l’odonate se posa sur le nénuphar et c’est là…

que se termina son voyage.

(M.H.)

Quelle leçon pourrais-je tirer de cette petite histoire?dyn002_original_360_250_gif_2570393_b7eb505c576221c8bc39de6378046ab7 dans POESIES, TEXTES

 

 

L’oiseau de toutes les couleurs 15 octobre, 2010

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 23:13

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L’oiseau de toutes les couleurs.

Les yeux fermés

Je me laisse aller dans le canapé

Je prends une grande inspiration

Et m’allonge de tout mon long

Je serre un coussin épais entre mes bras

Je suis enfin prête à partir… là-bas

Je me love, les genoux contre mon cœur

Je me sens légère comme en apesanteur

Et commence alors pour moi la grande évasion

Vers ce monde de pure création

Les portes de mon esprit

S’ouvrent sur un monde enchanteur

Et j’y retrouve mon ami

Un oiseau de toutes les couleurs

Son chant est mélodieux et charmeur

Il me fait rire et allège mon cœur

J’en oublie mes soucis de la réalité

Et sous ses ailes colorées

J’y trouve un abri et me laisse emporter

Je lui révèle ma vraie identité

Celle que de jour je dois masquer

Avec lui je retrouve ma féminité

Ma vraie nature, ma fragilité

Je lui ouvre mon cœur et libère des secrets

Que d’ordinaire je préfère confiner

L’oiseau fier est là, il m’écoute et me protège 

Mais ce volatile n’existe hélas… que dans mes rêves.

(M.H)

 

 

Une pomme qui s’envole 12 octobre, 2010

Classé dans : FABLE,MOMENT MUSICAL,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 23:38

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Une pomme qui s’envole

Salut premières belles nuits d’automne
où dehors il n’y a que le vent qui chantonne

Devant son ordinateur  se retrouve une pomme
qui serait moins seule en somme…

Si elle  pouvait rencontrer un ver
ni l’une ni l’autre ne serait solitaire.


Alors que faire du temps qu’il lui reste avant de s’endormir
si ce n’est d’utiliser la toile pour partir…


http://www.youtube.com/v/C_owhTGFJPc?fs=1

 

 

Habitudes 11 octobre, 2010

Classé dans : DIAPORAMA,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 18:22

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo

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Habitudes.

mon compagnon, mon ami

je te vois au lever du soleil et puis tu disparais

tu brilles par ton absence sur ma journée

et ce n’est que lorsque la lumière s’affaiblit

que tu réapparais

à la fois heureux et fatigué

tu me dis « bonjour mon amour » et me souris

tu m’embrasses et regardes ce que je fais

me parles de toi, de tes collègues, de ton métier

et je suis là, j’écoute ce que tu me dis

tête baissée, je n’arrive plus à te regarder

mes yeux ne sont plus éblouis par ta clarté

ils se sont aguerris de  toi probablement

d’un astre de lumière tu es devenu l’opposé

tu es sombre et presque transparent

l’habitude de vivre ensemble s’est installée

plus de surprise, plus d’étonnement

le soleil s’en est allé, la lune l’a remplacé

nous sommes des amants vieillissants

nous n’avons pas vu les années filées

pris dans la spirale du temps

impossible de nous retrouver, de nous isoler

et de refaire le point sur nos sentiments

qui semblent de plus en plus s’éloigner

nous n’y arriverons plus toi et moi

tu ne ressens plus ma peine ni mes pleurs

et même si je sais qu’au fond de toi

il y a encore une flamme qui te brûle le cœur

le mien est devenu si froid

que mes espoirs et mes rêves sont ailleurs

on ne peut revenir sur le passé

corriger nos faiblesses, nos manquements

C’est décidé je te quitte, je m’en vais

j’ai gardé en moi mes larmes trop longtemps

et je n’ai plus envie de rêver

que quelque part quelqu’un m’attend.

(M.H) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La tristesse 10 octobre, 2010

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 16:33

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La tristesse,

C’est comme un nuage qui voile le soleil, mais çela n’empêche pas la lumière de passer.

Certes, elle est moins forte, mais elle est là.

Il suffit juste qu’il y ait un peu de vent pour que le nuage se déplace et qu’il laisse l’astre de lumière rayonner dans son entièreté.

Ensemble, faisons ce courant d’air, il finira bien par s’en aller!

(M.H)

 

 

Les voyageurs de la nuit. 27 septembre, 2010

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 20:39

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Voyageurs de la nuit 

Depuis plusieurs mois, nous nous rencontrons dans le train de la virtualité, le wagon de la messagerie privée.

L’écran de mon ordinateur est une gare, mon clavier en est le quai  et chaque soir dès la tombée de la nuit , au moment où la plupart des gens se mettent au lit, je suis là à attendre que le haut-parleur m’annonce l’entrée en gare du premier train.

Le wagon,où je vais te retrouver, toi le premier voyageur de ma nuit, est bruyant ; une véritable discothèque.

Tu me salues, on va même jusqu’à s’embrasser légèrement…on est copain, et tu me fais partager les derniers albums et compilation du mois que tu as téléchargés, en toute légalité comme tu te plais à me le rappeler.

Je les écoute et regarde les vidéos, puis te fais mes commentaires auxquels tu réponds par des « smileys » finissant tes phrases dans un style très abrégé.

Tu te moques et me trouves «  rock and roll ».

Ta jeunesse est rafraîchissante, on se salue, on se fait la bise et puis je te laisse poursuivre ton voyage et descends au prochain arrêt.

Je n’attends pas longtemps la correspondance qui me permet de poursuivre mon voyage nocturne et,…fidèle comme au premier jour de notre rencontre sur ce site, je m’amuse à discuter avec toi l’artiste, qui fait des photos de paysages merveilleux.

Tu as tellement visité de pays que regarder tout ton album me prendrait plus d’une année.

Tu es un bourlingueur et un charmeur.

Tu vis dans un pays lointain et la magie de ta conversation m’invite dans des lieux dont je n’oserais même pas rêver …et comme à chaque fois avant de te quitter, je te fais la promesse qu’un jour chez toi je m’inviterai.

Je copie ta dernière photo que tu me dédies et la place en veille sur mon écran, puis je te quitte en t’embrassant amicalement.

Le quai de la gare virtuelle est de plus en plus silencieux.

En attendant de rejoindre mon troisième ami, j’ai le temps de me préparer un thé et de faire une partie de jeu en ligne.

Puis je vois l’affichage se modifier : un nouveau message m’indique sa présence.

Le train va au ralenti, il vient aussi d’un autre pays.

Les portes du wagon mettent un certain temps à s’ouvrir.

II est là, il m’attend, je m’impatientais de le voir arriver.

On s’embrasse timidement, prenons rapidement des nouvelles l’un de l’autre, écrivons peu sur lui, beaucoup sur moi.

Dans la « passion » que nous partageons, il me conseille, me critique, m’encourage…  me fait souvent sourire, parfois grincer.

De tous ces amis de la nuit, il me semble être le plus proche.

Pourtant, il est un mystère, ne laisse rien transpirer de lui.

Avec les précédents, de véritables liens d’identité se sont créés: « d’êtres virtuelles », ils sont devenus réalités, ils ont un visage, une vie, une date d’anniversaire.

Pour ce mystérieux correspondant, le voyageur du dernier train…Je ne sais rien.

Il enflamme mon imagination, attise ma curiosité…tant de questions à son sujet, si peu de réponses.

Par mes yeux, par ses discussions écrites, il est entré dans mon monde imaginaire…

non pas celui de la virtualité mais celui des rêves…

de mes rêves. 

(M.H.)

 

 

Il n’y a pas d’amour Heureux (L. Aragon) 21 septembre, 2010

Classé dans : MOMENT MUSICAL,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 20:49

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Barbara chante Aragon


http://www.youtube.com/v/Onr5nfXIQ-w?fs=1

 

Rien n’est jamais acquis à l’homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
          Il n’y a pas d’amour heureux

Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu’on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu’on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
          Il n’y a pas d’amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j’ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
          Il n’y a pas d’amour heureux

Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l’unisson
Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare
          Il n’y a pas d’amour heureux

Il n’y a pas d’amour qui ne soit à douleur
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l’amour de la patrie
Il n’y a pas d’amour qui ne vive de pleurs
          Il n’y a pas d’amour heureux

Mais c’est notre amour à tous les deux

Louis Aragon (La Diane Francaise, Seghers 1946

 

 

L’automne 19 septembre, 2010

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 18:01

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 L’automne.

Il fallait bien que cela arrive un jour

les saisons ont chacune leur tour

celui de l’automne est arrivé

l’été ne pouvait s’éterniser

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C’est dans l’ordre des choses

le soleil apparaîtra à petites doses

les arbres s’effeuilleront lentement

doucement au rythme du vent

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La couleur du ciel se teintera du gris

de nuages porteurs de pluie

et les feuilles de couleurs brunes et ocrées

iront mourir sur un sol mouillé

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Notre amour est à la fin de son été

il n’est pas mort, juste fatigué

et tout comme l’automne

il vit au ralenti et parait monotone

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Comme l’arbre qui se dénude peu à peu

je te sens triste et malheureux

mais regarde les feuilles qui volent au vent

elles ne sont pas mortes pour autant

elles s’en vont juste rejoindre la terre

et nourriront l’arbre pendant l’hiver

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Alors prends-moi dans tes bras mon amour

et ensemble attendons les beaux jours

ils reviendront, il leur faut juste le temps

qu’arrive à nouveau le printemps.

(M.H) 

 

 

Au sommet de la montagne 29 août, 2010

Classé dans : PHOTOS,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 18:05

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 Au sommet de la montagne (massif de la Clape)

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Au sommet de la montagne 

Prendre des chemins balisés

Suivre des sentiers empierrés

Se laisser emporter par la tramontane

Qui souffle dans la montagne

Choisir un circuit sécurisé

Relatif à la durée de la promenade

Et opter pour une difficulté

Qui va pigmenter la balade

La qualité des sentiers

Du sable ou des galets

Traverser la garrigue

Et prendre les chemins de l’aventure

Sur un sol aux nombreuses inégalités

Ou se limiter aux zones boisées

Se promener à l’ombre des cyprès

Plutôt que sous un soleil torride

Peu importe finalement, si belle est la nature

En ce qui me concerne le choix est vite fait

Je veux profiter à la fois de la forêt

Marcher dans les hautes herbes séchées

M’approcher de la mer et des marais

Et parvenir là-haut où l’air est le plus frais

Débuter au bord des étangs d’eau salée

Flâner et respirer l’air saturé

D’iode et de sel de mer

M’asseoir sur un énorme rocher

Et regarder les grands échassiers

Immobiles comme des statues de pierre

Puis prendre un de ces sentiers

Qui se dessine sur la colline

Le suivre un escaladant d’énormes rochers

Qui dominent sur de nombreuses vignes

Les chemins de pierrailles ne sont pas aisés

Il faut faire attention où l’on pose ses pieds

Et plus on grimpe vers le sommet

Plus il y a des gardiens de pierres à escalader

Ils veillent sur cette terre depuis tant d’années

Que les gravir demande agilité

Mais quel bonheur que de pouvoir traverser

Des massifs de thym, de lavande, de centaurée

De genévriers, de pistachiers

Et puis redescendre dans une forêt

De chênes kermès, de cyprès, de cistes de Montpellier

Se laisser envahir par des flagrances épicées

Traverser des champs d’oliviers

S’arrêter sur de hauts plateaux

Balayés par des vents salés

Et bordés de falaises de calcaire

Suivre le vol de tichodromes

Arriver enfin sur le lieu le plus élevé

Et tout comme l’oiseau

Rêver de pouvoir m’envoler

Mais ce monde n’est pas imaginaire

Et je suis bien sur la terre des hommes 

(M.H) 

 

 

Une journée à la plage 22 août, 2010

Classé dans : PHOTOS,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 12:43

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Une journée à la plage

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Une journée à la plage 

Un lever du soleil inonde la baie

De ses rayons orangés

Le vent de la nuit est tombé

L’air chaud et humide a remplacé

La fraîcheur matinale d’un matin d’été

*

 

 

 

La journée s’annonce caniculaire

Sur la petite terrasse encore à l’ombre

Je prends mon petit déjeuner

Qui se limite à un grand bol de café

Mon regard  se promène vers la mer

Puis sur les  voiliers en grand nombre

Qui  commencent à se détacher des quais

Où ils étaient paisiblement amarrés

*

 

 

 

 

Des mouettes rieuses se posent sur les toits

Des petits immeubles voisins qui sont déjà sous le soleil 

Et dont  les fenêtres encore occultées par des volets

Permettront à la précieuse fraîcheur d’y être conservée

Tout en poussant leurs cris narquois

Les gros oiseaux déploient leurs ailes

Et se préparent à s’envoler

Vers les plages encore désertées

*

 

 

 

 

Les kilomètres d’une plage au sable fin

Qui seront bientôt envahis par les vacanciers

Qui iront y chercher l’air frais marin

Et s’y installeront pour toute la journée

En bord de mer, le moindre centimètre carré 

Sera convoité, délimité

Des parasols y seront plantés

Des serviettes de bains étendues

Être le plus près de l’eau salée

Être proche du sable encore mouillé

Est réservé aux premiers arrivés

Qui profiteront de la plus belle vue

Et  de l’air aux senteurs iodées

*

 

 

 

Ceux qui suivront s’installeront sur le sable blanc

Qui de part sa finesse se soulève au moindre vent

Et vient se coller sur une peau généreusement protégée

Par des crèmes aux odeurs parfumées

Les obligeant régulièrement à aller se baigner

Dans une mer salée au mouvement agité

Par de petites vagues qui viennent s’échouer 

Aux pieds des enfants qui  creusent le sable

Avec des petites pelles et de petits seaux

Sous le regard de leurs parents et d’un soleil implacable

Le sable mouillé prendra la forme de petits châteaux

*

 

 

 

 

Voulant également profiter

De la  grande bleue et du plaisir de la plage

De l’air frais du bord de mer et du sable mouillé

Je ferais comme tous ces vacanciers

Munie d’un léger bagage

J’irai sur le sable m’allonger. 

(M .H.) 

 

 

La sieste sous l’olivier 17 août, 2010

Classé dans : DIAPORAMA,PHOTOS,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 11:52

La sieste sous l’olivier 

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La sieste sous un olivier 

Etre assise là sous un olivier

Les branches chargées du petit fruit

Se laissent aller à rejoindre le sol

L’arbre a déjà plusieurs années

Son tronc tortueux forme un merveilleux appui

À ma tête et mes épaules

Et je suis là à me laisser bercer

Par le vent qui anime les petites feuilles vert-pâle

Son souffle est chaud et puissant

Sa musique est douce à écouter

Avec en fond sonore le chant des cigales

Je ferme les yeux  et je me détends

Et là commence mon voyage extraordinaire

Mon rêve est fort je le laisse m’emporter

Je vais te rejoindre dans mon monde imaginaire

Où tu occupes toutes mes pensées

L’endroit est identique à celui de ma réalité

Rien n’y manque et surtout pas l’olivier

La vigne est belle et s’étend  dans la plaine

Le raisin sera bientôt mûr prêt à être vendangé 

Ma main caresse les feuilles si douces au toucher

Entre les allées de caillasses je me promène

Maraudant au hasard quelques petits raisins

Je les mets délicatement en bouche

Le fruit est sucré et contient des pépins

Que je recrache faisant une moue, en un souffle

Contre le tronc du vénérable olivier

Dont les feuilles font ombrage

Tu es là  à rire, à t’esclaffer

Te moquant de mes enfantillages

Tu t’allonges sous l’arbre roi

Bras croisés sur ta poitrine

Je n’attends qu’un signe de toi

Pour quitter la noble vigne

Et  m’allonger tout contre toi

Ton regard ne me trompe pas

Et sous un ciel bleu-lavande

Tu ouvres bien large les bras

M’invitant à te rejoindre et à m’étendre

Sur ton corps qui s’offre à moi

L’ombre s’en est allée

Le roi soleil  est généreux

Mon corps est perlé de sueur

L’arbre n’offrant plus d’abri ombragé

Je m’étire et ouvre les yeux

Je me suis délectée avec bonheur

De cette sieste si sacrée

(M.H) 

 

 

Le ballet des vacanciers 13 août, 2010

Classé dans : PHOTOS,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 18:09

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Le ballet des vacanciers

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Le ballet des vacanciers 

Grimper jusqu’au sommet

Prendre un chemin escarpé

Me laisser envelopper

Par les senteurs iodées

M’asseoir au milieu de hautes herbes séchées

Sur un haut plateau d’où la cité est dominée

Et regarder vers l’horizon

Le soleil faire son apparition

La petite ville n’est pas encore animée

Les étangs la cernant ont des reflets gris-bleutés

Un vol d’aigrettes garzettes s’aventure vers les marais salés

Tandis que des pêcheurs ramènent leur barque à quai

Du haut de mon promontoire rien ne peut m’échapper

Le soleil bien présent commence à me réchauffer

Les façades prennent des couleurs ocrées

La petite ville est en train de se réveiller

Le ballet des vacanciers va bientôt commencer

La première petite boutique à ouvrir ses volets

Est évidemment celle d’un boulanger

Trois hommes y font déjà le guet

Trop heureux de venir chercher le pain frais

Pour le petit déjeuner

Le long des étangs j’aperçois des joggeurs

Des cyclistes, des marcheurs

La période des vacances est propice aux sports

Et avant que ne s’installe la chaleur

Courir ou marcher demandent moins d’efforts

Les oiseaux commencent à se faire discrets

Leur chant a laissé place au bruit des voitures

Qui quittent ou entrent dans la cité

Il est temps pour moi d’abandonner cette nature

En emportant un peu de son air épicé 

Et de me joindre à mon tour au ballet des vacanciers. 

(M .H, un matin de vacances d’été) 

 

 

Je ne rêve pas… 5 mai, 2010

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 13:04

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Je ne rêve pas…pour l’instant ! 

Fermer les yeux, juste quelques instants et réfléchir,

Comment sans le vexer , vais-je lui écrire ?

Pour commencer ne plus répondre à ses « messages privés »,

Il comprendra, et ne me haïra pas, je l’espère.

Mes rêves font partie de mon monde imaginaire,

Je les écris dans ce blog, pour le faire partager,

Il peut entrer dans mon monde,

Et venir à ma rencontre,

Mais ce monde n’est pas la réalité,

S’il l’était, pourquoi je rêverais.

Alors, à toi l’homme qui m’écrit,

Pour savoir ce que je fais, qui je suis,

Je ne te donnerai qu’une réponse : je suis une rêveuse.

Et dans le monde réel, je ne suis ni seule, ni malheureuse.

Mais, si mon monde t’interpelle,

Sur ce blog, je suis virtuelle,

Alors, quand tu quittes ce monde imaginaire,

Laisse-moi un commentaire.

Et, en toute amitié,

Continue de rêver!

(M.H.)

 

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