MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Le bourreau des coeurs, Iris Blanche, tome 2 25 février, 2014

Classé dans : ANNONCES,PUBLICATION DE MES ROMANS,RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 20:55
Le bourreau des coeurs, Iris Blanche, tome 2 dans ANNONCES p1080410
Le bourreau des coeurs Iris Blanche, tome 2

Le tome 2 d’Iris Blanche, Le bourreau des coeurs est disponible. Pour le commander, laissez-moi vos coordonnées en « message privé », je me ferai un plaisir de vous le faire parvenir dédicacé.

Merci de votre fidélité à me lire.

Michèle Hardenne

le 25/02/2014

 

 

Iris Blanche mène une seconde enquête…Tome 2 7 décembre, 2013

Classé dans : ANNONCES,PUBLICATION DE MES ROMANS,RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 11:00

Petit extrait pour vous emmener dans mon univers de la suite d’Iris Blanche.

« …

La météo ne prévoyait rien de réjouissant pour la suite de la semaine, le temps gris et pluvieux se maintiendrait avec un risque de tempête et de grand vent le long des côtes méditerranéennes.

Une annonce faite par la police nationale retint l’attention de Luc. L’avis portait sur la recherche d’un homme d’une quarantaine d’années, mesurant environ un mètre quatre-vingt-huit, portant des cheveux longs et bouclés, poivre et sel. Le personnage était décrit comme une personne violente et probablement armée. Il avait été signalé sur l’A7 en direction de Valence.

-  Qu’a-t-il fait celui-là ?demanda Francis.

-  Il est recherché pour être interrogé dans le cadre d’un double homicide en Belgique.

-  La violence ne connaît pas les frontières. Les cheveux un brin plus courts et les yeux moins rapprochés, il pourrait se confondre avec Lionel ! reprit Francis en s’installant près de son ami.

-  Dans ces avis de recherche, ils se ressemblent tous ! Dessiner un type d’après des témoignages oraux peut prêter à confusion. Personnellement, je serais le témoin d’une agression, que je ne pense pas être capable de décrire dans le moindre détail l’agresseur, encore moins de le reconnaître dans la rue.

-  Heureusement que la police a des laboratoires scientifiques pour déterminer avec précision les auteurs de faits ! N’empêche que je ne voudrais pas être à la place d’un type qui pourrait correspondre à un tel avis, aussi grossièrement dessiné.

… ».

le 07/12/2013 (manuscrit en cours d’écriture et de correction)

 

 

Iris Blanche – tome 2- extrait 20 novembre, 2013

Classé dans : ANNONCES,PUBLICATION DE MES ROMANS,RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 0:40

Comme me l’ont demandé, certains lecteurs, je vous offre un nouvel extrait, d’Iris Blanche mène une nouvelle enquête (roman en cours d’écriture), bonne lecture !

« 

Le baiser dura le temps de leur mise à nu, leur peau se frottant l’une à l’autre, partageant leurs frissons dans un corps à corps rythmé de langoureux coups de reins.

Ils se glissèrent dans les draps froissés, serrés l’un contre l’autre.

-  Tu dors ? lui demanda-t-elle en regardant le radio réveil qui indiquait une heure dix.

-  Je rêve que je suis avec une merveilleuse créature et que je lui fais l’amour sur une plage désertée du Sud.

-  Je ne te suffis déjà plus, tu es décidément insatiable !

-  Je vis un rêve avec toi mon amour et tu me satisfais plus que tu ne saurais l’imaginer ! J’adore caresser ton ventre, il est apaisant ! finit-il par lui dire.

Iris savait qu’il souriait tout en lui respirant les cheveux.

-  Marc m’a laissé un message, Eric a reçu son nouveau bateau.

-  Eric m’a téléphoné pour me dire qu’il le laisserait à l’emplacement de Pierre et qu’il remettrait les documents de bord à Marc. A quoi penses-tu ?

-  A nous ! Ces filles  y étaient au mois de février, les as-tu rencontrées ?

Lionel hésita, puis sortit du lit.

-  Viens,  je vais nous préparer une tisane !

Elle passa un peignoir et le rejoint à la cuisine.

Lionel torse nu retira deux tasses fumantes du micro-ondes.

-  Je ne savais pas que je t’y rencontrerais !

-  Yanis, Nina ou les deux ?

-  Eric sortait avec Nina !

-  C’était donc Yanis !

-  Et si je te disais que je n’ai pas couché avec cette fille. Un soir, j’ai reconnu Nina dans  un bar du port. Je m’y rendais avec Eric, nous avions juste décidé d’aller prendre un verre. Il y avait un vent terrible, nos bateaux tanguaient, les mâts s’entrechoquaient et le port était en état d’alerte suite à un avis de tempête. Nous avons bu quelques verres et Eric a entrainé Nina à l’hôtel, où elles résidaient. Je me suis retrouvé seul avec cette Yanis. Marie-France m’avait proposé de loger chez elle. Quand le bar s’est vidé, ne voyant pas Eric revenir, nous sommes retournés au bateau. Ses vêtements étaient mouillés, je lui ai proposé de se changer et d’enfiler un de mes survêtements. Lorsqu’elle s’est déshabillée, elle avait une cicatrice du début de la gorge jusqu’au nombril, j’ai cru voir le corps de Laura, j’ai été pris de nausée. Je suis allé aux toilettes et quand je suis revenu, elle était partie.  Je ne l’ai plus revue et puis j’avais une autre femme à l’esprit.

Iris l’entoura de ses bras et lui déposa un baiser dans les cheveux.

-  Merci, mon amour !

-  Je n’ai rien à te cacher ma chérie, j’ai trop vécu dans le mensonge, j’ai eu une vie avant toi, je n’en ai aucun regret. Tu es trop précieuse pour ma vie et je ne veux pas, jamais, perdre ta confiance. D’autres questions ? Insatiable…as-tu dit ! »

 

 

Iris Blanche mène une nouvelle enquête, extrait 16 novembre, 2013

Classé dans : PUBLICATION DE MES ROMANS,RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 8:27

… »

Roger les fit entrer dans son bureau. Il leur présenta un dossier avec les devoirs d’enquête, le rapport du légiste et de la police scientifique, des photos du corps et une fiche détaillée de chacune des suspectes.

Alain commença par lire les procès-verbaux et dépositions des témoins, Marc s’intéressa au pédigrée des deux femmes.

-  Il n’y a rien concernant Eric ! souleva Alain.

-  Pierre et moi l’avons suspecté en le reliant aux filles et au moyen de transport qui aurait servi à déplacer le corps. Les témoignages ayant disculpé ces demoiselles, Eric n’avait pas lieu d’être inquiété, il est célibataire et aime s’entourer et côtoyer de jolies femmes. La Marina et le club nautique n’ont jamais eu à s’en plaindre, c’est un bon locataire, respectueux des règlements imposés, jamais aucune plainte n’a été déposée à son encontre. Le juge n’a pas estimé nécessaire de poursuivre d’autres investigations. La victime, après avoir été identifiée, était fichée pour des faits d’escroqueries, d’associations de malfaiteurs, elle avait déjà passé plusieurs séjours dans nos hôtels cinq étoiles, alors pour nos supérieurs, il ne pouvait s’agir que d’un règlement de compte entre truands.

-  Salement amoché ! Les entailles sont profondes et inégales sur les bords, remarqua Marc, en observant les photos dans leurs détails.

-  Pierre m’a fait une démonstration convaincante en frappant une superbe pièce de bœuf. Et je peux vous assurer, les garçons, que c’est un pareil à celui-ci qui a découpé le bonhomme !

Roger déposa sur la table un couteau qu’il sortit de la poche de sa veste.

-  Décidément, on le retrouve partout celui-là ! dit Marc en portant sa main à sa cuisse.

-   Ne me dis pas que tu l’as sur toi ! reprit Alain.

-   Je ne m’en sépare plus, lui avoua Marc.

-   Espérons que Lionel pourra récupérer le bateau d’Eric, ce sera le seul moyen de connaître une partie de la vérité sur cette affaire ! poursuivit Alain.

-  Il compte l’acheter ? demanda surpris Roger.

-  Lionel est convaincu qu’Eric est un brave type, et que s’il s’est trouvé mêlé à ce meurtre, ce ne peut être que par suite de manipulations. Nina était la sœur de son ex-femme, le savais-tu, Roger ?

-  Oui, Marc ! C’est dans le dossier et nous avons interrogé Lionel sur le passé judiciaire de Nina. Tout comme nous, il la suspecte, mais sans preuve, elle et son amie sont toujours présumées innocentes.

… »

M.H. (Michèle Hardenne)

16/11/2013

 

 

Iris Blanche, une nouvelle enquête (chapitre 16) 17 août, 2013

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 11:33

16.

 

Le vendredi était la journée de travail la plus longue pour Iris, elle ne finissait jamais avant dix-neuf heures.

Julie l’accueillit en déposant sur son  ancienne table de travail une tasse de café noir bouillant.

Iris s’installa sur ce qui pendant des années lui avait servi de chaise, elle passa doucement, presque nostalgiquement, sa main sur l’accoudoir en bois tout en souriant à sa collègue et amie.

-  L’odeur de ce café me manquait ! Servi dans une tasse, il y a du progrès dans ce service ! lança-t-elle en riant.

-  Ici, rien n’a changé et tu me manques. Celle qui te remplace est bien gentille, mais elle n’a pas tes réflexes et je finis le mois, ici.

-  Tu nous quittes ?

-  Non, je vais à la « cybercriminalité » !

-  Tu le sais depuis quand ?

-  Il y a à peine une heure, j’ai reçu ma nouvelle affectation !

-  Génial, on va de nouveau se retrouver au même étage.

Iris leva sa tasse et la cogna contre celle de son amie.

-  Iris, en croisant tout à l’heure le « proc », je l’ai trouvé étrange, il m’a frôlé l’épaule et ne s’est pas retourné. Je l’ai salué et il ne m’a pas répondu. Ce doit être cette nouvelle affaire qui l’obsède !

-  Quelle affaire ? Celle des deux jeunes femmes découvertes la semaine passée?

-  J’ai vu les portraits qui avaient été réalisés avec l’ancien logiciel.  Celui qui a été diffusé aux infos n’était pas trop ressemblant !

-  Tu as vu le dossier et les photos ?

-  Juste quelques clichés !

-  Comment de ton service y as-tu eu accès ?

-  Je me suis rendue vers quinze heures auprès d’un collègue qui travaille au service d’identification, il me montrait comment il établissait un portrait-robot sur base des informations données par les témoins. Le nouveau programme permet de les visualiser en couleurs et  en plusieurs dimensions. Le dessinateur informatique venait de recevoir de nouveaux éléments concernant la première victime et j’ai assisté à la transformation de l’image pour voir apparaître le joli visage d’une brune aux yeux marron et…Iris, nous avons un problème !

Iris avait écouté son amie tout en sirotant son café noir. A la dernière phrase prononcée par Julie, le peu de liquide qu’elle avait encore en bouche s’échappa pour se répandre sur une partie du bureau.

A suivre

M.H. (Michèle Hardenne)

17/08/2013

 

 

Iris Blanche mène une nouvelle enquête 27 avril, 2013

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 7:33

Iris Blanche mène une nouvelle enquête

Iris trouva sur son bureau une enveloppe brune contenant le rapport du légiste et des photos plus détaillées du cadavre de la jeune femme retrouvée en face de la gare.

Elle remarqua les meurtrissures sur les poignets et les chevilles,  son attention fut attirée par  l’ablation du sein gauche et d’une couture grossière et épaisse qui avait dû être faite avec du fil de cuisine et une aiguille à canevas à gros chas.

Boule vint la rejoindre tenant une tasse de café noir bouillant.

- Il paraît que tu l’aimes brut !

Iris lui sourit en apercevant le café qu’il déposa près des photos.

- J’y ai déjà jeté un coup d’œil et en trente ans de carrière, je n’ai jamais vu ça ! dit-il en faisant la grimace.

- Il ou elle, lui a arraché le cœur, alors qu’elle était vivante ! Marc avait raison, elle a été menottée aux pieds et aux mains, les griffures à la base de la nuque pourraient provenir de l’attache métallique d’un collier et ses plaies ont été lavées à l’hexanios.

- On a déjà un début de piste, trouver où et qui a acheté ce produit !

- On en trouve en bidon de cinq litres sur le web ! répondit Iris, qui venait de sortir une loupe d’un tiroir du bureau, l’entaille n’est pas tout à fait nette, précisa-t-elle à son collègue, en plaçant l’objet grossissant sur  la zone des chaires découpées. Le médecin donne-t-il des précisions sur l’arme blanche qui a servi à cette boucherie ?

- On devrait recevoir des compléments du laboratoire scientifique vers dix heures. Darcy met cette enquête en priorité !

- Et pour l’autre victime, des infos ?

- Rien pour le moment.

***

M.H. (Michèle Hardenne), manuscrit en cours d’écriture

Le 27/04/2013

 

 

Iris Blanche mène une nouvelle enquête 11 avril, 2013

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 7:25

Au milieu de la nuit, Lionel en se retournant passa la main sur l’oreiller d’Iris, elle avait quitté le lit. Il entendait du bruit de vaisselle dans la cuisine. Elle venait de se faire un chocolat chaud.

- Chérie, il est deux heures du matin !

- Je t’en sers une tasse ? J’avais la gorge sèche !

- C’est cette nouvelle affaire qui te perturbe, as-tu pu contacter Marc ?

- Je l’ai vu en vidéo, un peu avant que tu ne rentres.

- Vous en avez parlé ?

- Il était le premier sur les lieux et avec le peu d’indices que j’ai dans le dossier, je voulais qu’il me raconte ce qu’il avait vu.

- As-tu de nouveaux éléments ?

- Il pense que le tueur est gaucher et qu’il pourrait s’agir d’une femme. Il l’a déduit en se rappelant que les bleus sur la gorge pourraient avoir été faits par la pression d’un pouce et d’un majeur et qu’ils n’étaient pas suffisamment éloignés que pour être ceux d’un homme.

- J’ai vu les photos chez Darcy, et je crois que tu as raison en ce qui concerne la seconde jeune femme, il y a des similitudes, notamment les vêtements qu’elles portaient, des chemises d’homme beaucoup trop larges et puis, il y a cette entaille sur la joue gauche. On n’avait dit « pas de travail à la maison », mais si tu veux en parler, tu sais que je suis ton homme !

- Viens, mon homme, allons-nous recoucher, on aura plus d’informations demain. J’ai l’impression que Darcy va de nouveau nous réunir sur ces dossiers.

- Et je m’en réjouis !

- Moi aussi ! finit-elle par ajouter en se glissant dans ses bras.

M.H. (Michèle Hardenne), Extrait du manuscrit en cours d’écriture.

11/04/2013

 

 

Iris Blanche mène une seconde enquête (extrait) 14 mars, 2013

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 0:50

« J’accompagnais Jacques, nous allions nous chercher des sandwiches, lorsque j’ai entendu l’appel du central. Une voiture était stationnée devant la deuxième sortie de la gare, sur une place de parking pour personnes handicapées. Un automobiliste voulant s’y stationner, a remarqué que le véhicule n’avait pas sa vignette bleue, il a vu un passager, il est allé frapper à la vitre et a constaté qu’une femme ne donnait aucun signe de vie. Il a ensuite téléphoné au commissariat. Nous étions à moins de cent mètres de la gare, nous avons signalé que nous nous y rendions. Après avoir demandé aux badauds de s’écarter de la voiture, la police scientifique est arrivée et le périmètre a été sécurisé. En faisant le tour de la Renault, j’ai remarqué que les pneus avant et arrière gauche étaient crevés, et que la clé de contact était restée dans le démarreur. Du côté conducteur, une partie de la porte et la poignée avaient été nettoyées, et elle était verrouillée. Du côté passager, une femme avait la joue contre la vitre, les yeux étaient fermés et les paupières gonflées, ses cheveux étaient poisseux et attachés avec un élastique, elle avait les mains croisées sur les genoux, elle n’avait ni jupe, ni pantalon, et le boutonnage de la chemise blanche qu’elle portait était pour homme. Elle était pieds nus, ses chevilles étaient enflées, ainsi que ses poignets, et elle avait des marques de ce que je pense être des menottes. Je continue ?

 

M.H. (Michèle Hardenne)

13/03/2013 -extrait d’Iris Blanche mène une nouvelle enquête.

 

 

Nouvelle enquête d’Iris Blanche, extrait brut 4 mars, 2013

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 0:07

« …

Elle relut avec Boule les constations mentionnées par Marc dans son rapport. Avec un autre inspecteur, il avait entendu l’appel du Central et étant le plus proche de la gare, il fut le premier sur les lieux.

Boule en fit une copie et lui tendit un marqueur fluo. Iris souligna : vingt-deux heures dix-sept, parking face à la gare, véhicule de marque française, pneus avant et arrière gauche dégonflés, verrouillage des portes, clé de contact sur le véhicule, femme cheveux bruns attachés à la base du cou, absence de bijoux, de sac à main, de chaussures, portant une chemise d’homme, jambes nues, bleus au niveau de la trachée, éraflure profonde sur la joue droite, par d’autres traces visibles de blessures ouvertes, odeur âcre et acide dans l’habitacle, coffre vide, plaque minéralogique uniquement à l’arrière du véhicule.

Elle compara le rapport de l’autre collègue qui était de service, avec celui Marc, et  regarda les photos qui avaient été prises et jointes au dossier.

-  Il faudra attendre le rapport de l’autopsie pour en savoir plus sur la mort de cette femme, quel âge lui donnerais-tu ?

-  Le début de la trentaine, mais la mort te fait prendre un coup de vieux ! Pas plus de quarante à mon avis !

Iris, posa sur le bureau la photo de la première victime ; la femme semblait dormir, la tête appuyée sur la vitre, le corps retenu par la ceinture de sécurité, les mains croisées sur les genoux.

-Que sait-on sur la voiture ?interrogea-t-elle son équipier qui lisait d’autres rapports.

-D’après le numéro de châssis, elle a été signalée volée à une station-service au nord de la ville. La propriétaire venait de faire le plein, elle allait retirer son ticket quand un homme la poussa, entra dans le véhicule et prit la fuite. Le vol a été déclaré, immédiatement, et il a été filmé, nous attendons une copie de la vidéo.

-Espérons que notre client souriait quand il était filmé, et pour la plaque ?

-Elle appartient à un véhicule dont le propriétaire ne s’était pas rendu compte qu’il ne l’avait plus.

-Qu’a-t-on sur la deuxième affaire ?

-Juste une photo que le procureur a glissée dans le dossier, ce sont Gilles et Martin qui sont sur l’affaire. Tant que l’on ne sait pas si ces deux femmes ont un point en commun, ces deux homicides restent distincts.

Iris avait posé sur la table les deux photographies.

-Elles l’ont, j’en parierai mon badge !

Elle se souvenait de l’air inquiet qu’avait eu Lionel en regardant l’avis de recherche qui passait la veille aux informations télévisées.

-Qu’elle âge lui donnes-tu à celle-ci ?

-Le début de la trentaine !

… »

M.H. (Michèle Hardenne), extrait tiré du manuscrit en cours d’écriture.

 

 

Iris Blanche : une nouvelle enquête 1 février, 2013

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 20:43

Iris Blanche mène à nouveau l’enquête

« …

Marc entra le premier dans l’appartement.

-  On vient d’être cambriolé ! dit-il en entrant sur la pointe des pieds dans la pièce de seize mètres carrés servant de cuisine-salon-salle à manger.

Les coussins du divan étaient déchiquetés, il y avait des flocons de leur rembourrage dans toute la pièce ; sur les escaliers menant à la chambre, sur la table à manger, le plan de travail, dans l’évier. La vaisselle du petit déjeuner était en mille miettes sur le carrelage. La porte vitrée était grande ouverte.

Alain se rendit sur la terrasse et inspecta les alentours, dont la vue donnait sur des haies de lauriers formant un labyrinthe, avec des petites allées pavées qui menaient aussi port. Il apercevait les parkings des autres résidences.

-  A part de la casse, ils n’ont rien pris ! s’étonna Marc qui venait de le rejoindre.

Soudain, ils entendirent un bruit venant de la chambre.

Alain alla chercher sous le divan un petit sac et en sortit son arme de service.

-  Ne me dit pas que…

Alain lui fit signe de se taire. Il monta trois par trois les marches étroites d’un escalier qui en comptait quinze puis éclata de rire.

-  Le coupable de tout ce bordel est encore là, je te laisse lui passer les menottes ! dit-il en abaissant son Glock.

Marc aperçut un goéland qui avait pris place sur son oreiller. Il s’approcha doucement du grand oiseau qui ouvrit un large bec en poussant des cris stridents.

-Tout doux ma belle, calme, tonton Marc va te rendre la liberté !

-Comment sais-tu si c’est une femelle ?lui demanda Marc qui se retenait de rire.

-Il n’y a qu’une fille pour me piquer mon oreiller ! Attrape le bout de la couette, on va la coincer.

L’oiseau déplia ses ailes et se mit à sauter sur le matelas.

Les deux garçons bras ouverts essayaient en vain de la coincer.

-  Passe-moi ton flingue, regarde ce qu’elle nous a laissé sur le lit.

Marc éclata de rire, ouvrit la fenêtre de la chambre et poussant à son tour des cris parvint enfin à la faire sortir. Elle s’envola en se moquant de lui.

Extrait d’Iris blanche une nouvelle enquête, en cours d’écriture.

M.H. (Michèle Hardenne)

02/02/2013

 

 

Iris Blanche, extrait. 20 janvier, 2013

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 8:08

« En quoi va consister mon travail ? l’interrogea-t-elle en enlevant son manteau et en le glissant sur le dossier de la dernière chaise qu’elle avait tirée de l’autre côté du bureau ».

—    Moins de bureau, plus de terrain. Les limiers nous fournissent les notes et nous composons la musique. Votre dossier, concernant Bart et Pravodic, sera les notes. Vous avez une intuition qui fait défaut aux agents qui ont opéré sur ce terrain, rien qu’à voir les rapports et feuillets, vous ne vous êtes pas conduite en fonctionnaire, mais en enquêtrice. Les questions que vous vous posez n’ont pas de réponses dans les constatations faites par nos agents de terrain. Lorsque Darcy m’a contacté hier, pour me demander une copie du procès-verbal de l’agent Perini, vous avez dégoupillé une grenade. Le premier témoin assermenté est la première serrure que l’on force dès que l’on commence une enquête et dans ce dossier les portes étaient fermées et les constats se sont contentés d’observations faites dans des trous de serrure.

—    Vous m’aviez dit que reconnaître une faute professionnelle de ma part aurait incité le juge à faire rouvrir le dossier Pravodic ?

—    Notre juge n’est en place que depuis six mois. Il envisage son avenir en politique, sénateur ou gouverneur pour commencer. Sa réussite dépendra de son habilité à juger. Il doit faire ses erreurs de jeunesse, mais je préfère qu’il les fasse avec des enquêtes dans lesquelles je ne m’implique pas.

—    En quoi cette affaire vous implique-t-elle ?

—    Je suis procureur et j’assure la défense des droits de Jonathan.

—    C’est vous qui avez fait condamner cette jeune femme ?

—    Oui, l’accusation de non-assistance se basait sur des faits. Elle n’a pas fait appel aux secours ou à la police, alors qu’il était chez elle. Les radios du thorax de Bart montraient trois côtes cassées, dont une flottante. Son thorax était soutenu avec une attelle de fortune, ce qui lui a sauvé la vie, car ses poumons en cas de changement de position ou de déplacements auraient été perforés par les côtes cassées.

—    Vous êtes en train de me dire qu’elle lui a apporté assistance !

—    Seul un médecin expérimenté aurait pu lui placer cette attelle, nous l’avons interrogée sur l’aide éventuel d’un tiers, mais elle a refusé de répondre.

—    Peut-être qu’elle possède une formation de médecin, l’a-t-on vérifiée ?

—    Nous attendons toujours confirmation de son identité.

—    Irina Pravodic ne serait pas son vrai nom ?

—    Nous avons fait les tests ADN, nous n’aurons des résultats que d’ici quatre semaines, sauf…

—    Si elle nous le dit spontanément.

—    Prenez votre manteau, nous allons officialiser votre entrée en fonction.

 

 

 

Extrait du « Chant des souris » 17 janvier, 2013

Classé dans : PUBLICATION DE MES ROMANS,RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 7:48

« …

Le chirurgien venait d’entrer.

-  Elle est encore sous l’effet du choc !

Bonjour madame Maillard, je suis le Docteur Dres, je vous ai opérée.

-  Docteur, pourrais-je remarcher ?

Le ton de sa voix était calme et clair.

-  La fracture de votre vertèbre est à l’origine d’une lésion de la moelle épinière, qui entraîne la paralysie de vos membres inférieurs.

Avec une rééducation intensive et beaucoup de courage, vous pourrez remarcher, j’en suis certain !

- Combien de temps vais-je devoir rester ici ?

-  De deux semaines à un mois dans mon service, puis je demanderai votre transfert en rééducation. Comptez que vous allez être notre pensionnaire pendant un long séjour !

Regardez-moi, Madame Maillard.

Le chirurgien prit la carafe d’eau posée sur la table de chevet et en remplit un verre.

-  Je vous vois Docteur, gardez votre verre, merci mais je ne pourrais rien avaler!

-  Connaissez-vous les raisons qui vous ont amenée ici ?

-  Non, je n’ai pas eu vraiment le temps de faire leur connaissance !

Le chirurgien haussa les sourcils et se tourna vers Éliane en signe d’incompréhension.

Coline prit une grande inspiration et ferma les yeux :

- Elles ont rongé les câbles électriques, elles m’ont narguée pendant des nuits, je les ai empoissonnées et elles l’ont assassiné. Mickey m’a pris tout ce qui faisait ma vie !

Le médecin s’installa sur le bord du lit et lui prit la main.

Coline se mit à pleurer, Éliane se tenait près de la porte d’entrée et tout en sanglotant, elle hoquetait.

Le docteur Dres ouvrit un des tiroirs de la table de chevet et en sortit une serviette en papier, il se mit à lui essuyer le visage.

-  Madame Maillard, je vous présente toutes mes sincères condoléances. Dans le domaine médical, je ne peux rien vous apporter de plus. Je repasserai vous voir. Un inspecteur de police et son adjoint sont dans le couloir, ils doivent vous interroger, souhaitez-vous les recevoir ?

-  Je n’ai rien à leur dire, mais faites-les entrer. Reste Éliane, viens à mes côtés, ils n’en auront pas pour des heures.

Le chirurgien quitta la chambre et Coline l’entendit dire entre les dents « saloperie de rongeurs ».

… »

Extraits du Chant des souris.

 

 

Les filles de Minahytu…extrait : La taverne-brasserie. 13 novembre, 2012

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 9:21

Les filles de Minahytu est le premier récit que j’ai écrit en 2010, et qui sera édité pour la fin d’année 2013.

Il était un soir de l’été 1983…

***

Quand ils se sont rencontrés, Ben avait vingt-deux ans et travaillait déjà au labo. Lise avait vingt ans et avait trouvé un travail chez un grossiste en fournitures de bureaux.

Pour cette fin du mois d’août, la soirée était agréable et chaude. L’été caniculaire de cette année avait été spectaculaire.

Ben s’était rendu, comme il le faisait presque tous les soirs depuis le début du mois, « Chez Louis », une brasserie, se trouvant à moins de cent mètres de chez lui. Il partageait un immeuble avec quelques autres garçons.

Depuis qu’il habitait le quartier, Ben y allait souvent, le patron était un de ses vieux amis.

Beaucoup de jeunes, en cette période de vacances d’été, s’y donnaient rendez-vous. Un groupe de cinq garçons s’étaient regroupés autour du comptoir et semblaient fêter l’anniversaire de l’un d’entre eux.

Ce soir-là, la petite brasserie n’avait jamais été aussi chahutée. L’intérieur y était assez vieillot ; les murs et le plafond étaient jaunis par les fumées de cigarettes, les hauts tabourets devant le bar étaient recouverts de simili rouge délavé qui présentait des craquelures. Il y avait des petites loges dans le fond de la pièce, qui avaient été créées pour y avoir un peu d’intimités. Chacune était munie de tables en bois avec des pieds en fer forgé et des banquettes recouvertes du même simili rouge craquelé.

Pour la saison, des terrasses avaient été installées à l’extérieur, sous l’auvent. Des petites tables rondes en aluminium avaient été dressées et de belles jardinières garnies de géraniums rouges avaient été posées sur les rebords des fenêtres.

Bien qu’il fût déjà dix heures, la brasserie ne désemplissait pas. Au vu, du brouhaha provoqué par la bande de jeunes qui s’était groupée autour du bar, le patron les invita à s’installer au-dehors. En moins de temps qu’il n’avait fallu pour le dire, la brasserie s’est vidée et toute la jeune clientèle s’est retrouvée à la terrasse.

Le calme était enfin revenu ,on pouvait entendre une radio en fond musical.

Lise s’était réfugiée dans une des petites loges, comme elle le faisait tous les soirs, depuis le début de l’été. Son jeune frère, Max, de deux ans son cadet, avait trouvé ce travail d’étudiant pour l’occuper les mois de vacances. Il venait de finir le lycée et devait entreprendre à la rentrée des études d’Histoire de l’Art.

Max avait toujours été féru d’histoire, mais l’Art c’était autre chose ! Il voulait être artiste-peintre et vivre de son métier.

Depuis qu’il était tout jeune, il avait manifesté un don d’observation peu habituel. Il a commencé, alors qu’il ne savait pas encore parler, à remplacer les mots par des dessins. Adolescent, au lieu d’aborder une fille, il lui faisait son portrait.

Pour ses dix-huit ans, Max était grand et très mince. Il avait de longs cheveux noirs qu’il retenait à la base de son cou par un élastique et ses yeux d’un brun très foncé ne laissaient rien paraître de ses émotions. 

Max était beau et sa beauté naturelle n’attisait pas de convoitise, elle attirait la sympathie, elle était un piège à la confidence.

… à suivre.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Extrait : Le chant des souris 6 juillet, 2012

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 8:09

Extrait du « Chant des souris », à paraître très bientôt !

Roman tout en s’appuyant sur le manteau de la cheminée, se laissa à raconter l’histoire des murs, qu’il regardait.

- Le propriétaire est un grand sentimental, il a acheté le domaine pour sa femme et c’est ici qu’elle est décédée.

- Il y a eu un mort dans cette maison ?

- Fabula Lancaster était une femme exceptionnelle, elle était passionnée d’histoire, de musique, de peinture et de sciences occultes. Elle aimait le manoir, mais a voulu que cette maison soit son atelier, elle venait y peindre. Un matin, son mari est venu la chercher, elle était allongée sur un divan et ne respirait plus. Elle était si belle, si apaisée, elle venait d’avoir trente-trois ans. Monsieur Lancaster en a eu un tel chagrin, que la maison est restée inoccupée depuis vingt-cinq ans. Chaque fois qu’il y venait, il disait qu’il sentait la présence de Fabula, il l’entendait chanter. Il y a cinq ans, une de ses nièces est venue y passer ses vacances d’été, elle avait rencontré un jeune homme du village et lui avait donné rendez-vous dans cette bâtisse. Fabula lui aurait demandé de quitter les lieux. La jeune fille a prétendu que les meubles de la pièce s’étaient soulevés du sol, faisant tomber la vaisselle,  et que l’eau de la baignoire coulait sous la forme d’une vase épaisse et gluante.

- La maison serait hantée, vous n’êtes pas sérieux !

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Le chant des souris : extrait 2 juillet, 2012

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 16:01

- Je n’aurais jamais cru que l’on pouvait survivre à son corps et être si malheureux. Je me disais que si je venais à mourir, je pourrais veiller sur les gens que j’aime et qui sont vivants. Mais à quoi bon ! On pleure de ne plus les approcher, de ne plus leur parler, on continue à vivre leur souffrance, on a que peu d’espoir de les retrouver, on n’est jamais en paix. Tout à un début et une fin. On naît et l’on meurt, c’est dans l’ordre des choses. Eux, ils n’ont pas de fin et les cris des souris sont leurs pleurs et leur appel à l’aide. Les souris chanteront à nouveau avec les oiseaux dans ce domaine, lorsque ces assassins auront avoué leur crime, et qu’ils seront punis.

- Fabula pleure ?

- Plus maintenant, elle sait qu’elle va pouvoir enfin partir.

- Où va-t-elle aller, que va-t-elle devenir ?

- Elle ne le sait pas non plus, mais elle ne veut pas d’une éternité d’errance comme celle qu’elle connaît ici. Si seulement nous pouvions tous les voir, nous comprendrions comme la vie est précieuse et que ce n’est pas sa durée qui compte, mais l’intensité avec laquelle on la traverse. Ce qui est le plus triste, c’est que les assassins,eux, reposent en paix. Fabula n’a pas de regrets de la vie qu’elle a eue, elle en a juste de sa mort.

- As-tu peur de mourir ?

- Pas dans les bras de l’homme que j’aime !

M.H.(Michèle Hardenne), extrait du « Chant des souris », prêt à paraître .

 

 

Les filles de Minahytu : la légende. 20 juin, 2011

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 20:41

Les filles de Minahytu : la légende. dans RECITS - EXTRAITS bigban10 

Minahytu : la légende

… 

Son histoire, transmise de génération en génération, racontait que Minahytu provenait d’une contrée en aval du Nil.

Son peuple cultivait la terre.

Le sol était fertile, grâce aux nombreuses nappes aquifères qu’il contenait et aux apports de sédiments du fleuve.

Il y avait quatre saisons: quand la première saison commençait, son peuple labourait la terre, la deuxième il semait, la troisième il récoltait, la quatrième il nettoyait et préparait la terre pour la saison suivante.

Ce peuple adorait le Soleil.

Il lui  offrait une partie des récoltes lors de la première et de la quatrième saison, afin qu’il puisse faire profiter de ses bienfaits les autres parties du monde.

Pour eux, le monde continuait de l’autre côté des montagnes, des forêts.

Lorsque le Soleil se montrait moins souvent ou, lorsqu’il partageait sa lumière et sa chaleur avec les autres parties du monde, les arbres de la forêt, qui comme les gens transpiraient, séchaient moins vite.

Le Soleil n’aspirait plus d’un seul coup l’eau que contenait leur corps fibreux.

L’eau les quittait lentement et mettait plus de temps pour le rejoindre. 

Cette eau prenait la forme d’une grosse masse compacte, et avant de le nourrir, retombait sous forme de gouttelettes et retournait à la terre.

Le Soleil les faisait profiter d’un cycle, pour les quatre saisons. 

La contrée était une vallée qui bénéficiait d’une nature luxuriante, il y avait de petits lacs, de vertes pâtures, où les bêtes de somme, les chèvres et les vaches pouvaient paître.

Il y avait aussi des forêts de cèdres, de chênes, de platanes et d’arbres plus hauts encore aux feuillages plus denses et dont son peuple utilisait le bois pour construire l’habitat, pour se chauffer et fabriquer les outils agricoles.

Il y avait de vastes plaines, qu’il cultivait pour se nourrir.

Son peuple ne consommait pas de viande.

Et pendant des millénaires, ce peuple pacifiste, qui restait dans la vallée, déposait les produits de ses récoltes au  Soleil qui leur offrait un cycle, et puis un autre.

Il n’y avait pas de hiérarchie, ce peuple était uni; ils travaillaient ensemble, mangeaient ensemble, les aînés conseillaient les plus jeunes et transmettaient leur savoir, les plus jeunes les aidaient.

La jalousie, la convoitise n’existaient pas.

Ce peuple vivait en osmose avec la nature et les animaux qui prospéraient dans la vallée, chacun donnant à l’autre ses richesses.

Un jour, lors d’une troisième saison, des hommes venus de l’autre partie du monde, descendirent dans la vallée et emmenèrent tous les jeunes , abandonnant les aînés et les nouveau-nés “filles”, ne laissant qu’un bébé garçon.

Ils n’opposèrent aucune résistance.

Les hommes entraînèrent les jeunes gens en amont du Nil.

Après des jours et des nuits de marche, ils arrivèrent dans une vallée où ne régnait que la sécheresse.

Pas de forêt, pas de pâtures à l’herbe verte et grasse, pas de lacs, le sol n’était que terre poudreuse, sèche et brûlante.

Ces hommes ne bénéficiaient d’aucun cycle, ils maudissaient le “soleil Bienfaiteur”, ne lui faisaient aucune offrande, allant jusqu’à le provoquer.

Certains s’attribuèrent des pouvoirs, prétendant être les fils du Soleil .

Le Soleil fut plus généreux que jamais.

Il ne disparaissait plus, ne cédait plus sa place à la nuit et de ses rayons brûlants et destructeurs, les irradia jusqu’a les faire disparaître.

Le peuple de la vallée fut le seurl épargné, mais ne se réduisant qu’à quelques vieillards et des nouveau-nés  ne put perpétuer le cycle.

Il ne savait plus respecter les saisons : la terre n’était plus labourée, il n’y avait plus eu de semis, ni de moissons et plus d’offrandes au Soleil.

Les aînés gardaient espoir et continuaient leur enseignement des traditions dans l’art ancestral de l’agriculture, à ce peuple réduit à une dizaine de fillettes et un seul garçon. 

N’ayant plus de récolte de fruits, de légumes, de céréales, desquels une partie était offerte au soleil pendant la première et quatrième saison, le cycle fut interrompu.

La forêt tomba malade, les terres et les lacs devinrent secs.

Les jeunes filles se rendaient au fleuve, plusieurs fois par jours, pour ramener l’eau boueuse qui servait à abreuver le petit cheptel de vaches et de chèvres.

Les bêtes leur fournissaient du lait, dont elles faisaient du fromage, qui était leur seule nourriture.

Les animaux se nourrissaient des quelques herbes rares et fragiles, qui perçaient la croûte de terre aride et de vieux bois secs provenant de la forêt.

Les animaux tombèrent malades, ils mirent bas des êtres difformes et stériles.

Leur lait, devenu rare, était empoisonné.

Les anciens s’éteignirent, ce peuple était voué à son extinction.

Il ne resta plus que quatre survivants : un jeune garçon et trois jeunes filles, dont Minahytu.

Elle était la plus âgée.

Comme signe de reconnaissance en tant qu’ « aînée » responsable de son peuple, elle portait à l’annulaire droit, un anneau de métal.

Le Soleil , comme chaque matin s’apprêtait à se lever.

Minahytu, dès qu’elle aperçut ses premières lueurs, courut à travers les plaines désertifiées, traversa la forêt de bois mort et grimpa sur la plus haute montagne qui n’était plus qu’un énorme rocher.

À perte de vue, l’autre partie du monde n’était qu’une mer de sable.

Le Soleil avait faim, il avait aspiré toute trace de vie.

Elle se dressa sur le rocher, torse nu, et s’adressa à lui.

Elle voulait qu’il accepte son corps en compensation des dons que son peuple n’avait pas pu perpétuer.

Elle lui lança son anneau, gardant à son doigt une trace bleutée, pour lui montrer qu’elle renonçait à sa vie d’humaine.

Elle le suppliait de lui accorder un cycle, un seul, afin que la vie puisse revenir dans la vallée.

Une lumière blanche, aveuglante, plus forte que jamais envahit le ciel.

La jeune fille du haut du rocher était prête à s’offrir en sacrifice, elle allait sauter et se jeter dans la mer de sable, lorsqu’une boule de feu vint percuter le rocher, la projetant très loin en arrière.

Le rocher éclata, se fendit en son centre et de sa bouche, il recracha des milliers de cailloux incandescents.

Un des cailloux vint toucher le sein gauche de la jeune fille et y laissa une trace noire, un cercle parfait représentant un « Soleil ».

Il l’avait acceptée en offrande puis il disparut faisant place à la nuit.

Des morceaux de la lumière blanche tombèrent avec fracas sur le sable, épargnant la vallée.

Le sable s’enflamma, de l’eau tomba du ciel, éteignit l’incendie et la mer de sable devint un océan. 

M.H.

 

 

Les filles de Minahytu – extrait. 2 juin, 2011

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 22:50

Les filles de Minahytu - extrait. dans RECITS - EXTRAITS bacter10 

… »

Lise le regardait, elle ne l’interrompait pas, buvait chacune de ses paroles.

Il se confiait à elle, gagnait sa confiance, était en aveu, et partageait ses secrets.

  - Dans les années 2015, les dérèglements climatiques sont devenus ingérables.

L’effet de serre, provoqué par les rejets de gaz carboniques, a accéléré la détérioration de la « biodiversité ».

Si au début de sa création, l’Homme avait des besoins, ils les comblaient par nécessité : s’il avait besoin de se nourrir, par nécessité il chassait.

Il respectait la « Nature » et vivait en harmonie avec elle.

Puis au fil du temps, l’Homme par nécessité s’est créé des besoins.

Le « cycle » a été perturbé.

En 2017, les éléments naturels se sont déchaînés : tsunamis et tremblements de terre de plus en plus fréquents, inondations, désertification et puis…

Ben réfléchissait, cherchait les mots pour lui expliquer dans un langage simple, sa création.

Il poursuivit :

  - L’espèce humaine a régressé, les guerres se sont multipliées.

Les dégâts provoqués par les attaques nucléaires étaient irréversibles. 

Plus de la moitié des êtres vivants ont été exterminés, et les mutations génétiques ont commencé.

Les bactéries, les plus petits organismes vivants, ont été les premières à subir ces mutations.

Elles sont devenues plus agressives et ont déclaré la guerre à l’Humanité. 

Elles étaient partout : dans l’air, dans l’eau…

En 2040, il restait moins de cinquante millions d’êtres humains à la surface de la Terre !

… »

M.H. (extrait de Minahytu, écrit en correction dans le but d’une future édition).

 

 

Extrait d’Iris Blanche: suspicion. 30 janvier, 2011

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 10:32

… 

Ce mercredi, Marc avait été appelé à cinq heures du matin. Une prostituée du centre-ville avait abattu son client. Il sauta du lit, passa à la salle de bains, enfila un jeans et un pull à col roulé.

        Une affaire classique, je te ramène les croissants ! Lui avait-il dit en l’embrassant sur le front.

        J’y compte bien ! Lui avait-elle répondu en remontant la couette sur sa tête.

Iris s’était levée vers la demi de six heures. De la fenêtre de la cuisine, elle regardait le jardin sous son épais manteau de neige blanche. Elle se remplit une tasse de café et se rendit dans le salon. 

De la baie vitrée, elle apercevait sa petite Toyota couverte de neige.

Les voitures qui remontaient la rue semblaient faire du surplace. 

Elle commençait son service à huit heures. Le commissariat se trouvait dans le quartier nord de la ville. Sur route dégagée, elle mettait moins d’un quart d’heure pour s’y rendre. 

Là, il allait falloir déneiger sa voiture. 

Elle allait se rendre à la salle de bains, lorsque son regard s’arrêta sur la table de la salle à manger.

        Marc, où as-tu la tête ?

Le GSM de Marc vibrait sur la petite table. Iris le prit en main, il y avait un message.

Instinctivement, elle appuya sur la touche de lecture du message : « On se voit à midi, je t’aime ».

Iris se laissa tomber sur le canapé et relut le message.

Il était anonyme, seul le numéro permettrait d’identifier le correspondant. Elle consulta le journal des appelants. Le numéro apparut six fois. Elle en consulta le détail : « Chez « Vilvaldi » à vingt heures, je t’aime ».

Le message datait d’hier, mardi.

Marc était rentré vers dix-sept heures et après s’être changé, était reparti vers dix-neuf heures trente ; un homme s’était noyé dans sa baignoire.

Il avait rejoint Iris dans son lit, vers la demi d’une heure.

Le message de lundi lui fit monter les larmes aux yeux : « J’ai adoré notre premier week-end, je t’aime ».

Marc s’était rendu chez Alain, son collègue et copain d’enfance. Il lui avait dit qu’ils iraient faire du ski de fond tant qu’il y avait encore de la poudreuse.

Iris détestait la neige, le froid.

Elle se rappelait si bien ce qu’il lui avait dit ce soir là :

        Nous aurons notre prochain week-end, juste toi et moi, au soleil. Depuis le départ de Jeanne et des enfants, Alain ne va pas bien. Pour son anniversaire, je lui ai fait la surprise, j’ai réservé une nuitée dans une petite auberge, histoire qu’on se retrouve entre hommes.

        Tu as bien fait, il n’est pas de très bonne compagnie ton copain ces temps-ci. Mercredi, il a failli me percuter dans le couloir, il ne s’est même pas excusé.

Iris lui avait préparé sa valise et y avait ajouté une bouteille de whisky qu’elle avait emballée en y mettant une petite carte à l’attention d’Alain :                                               

« La vie commence à quarante ans ! Bonne renaissance ! »

Elle essuya ses larmes du revers de la blouse de son pyjama et lança le portable de Marc de toutes ses forces sur le carrelage.

L’appareil dans une dernière agonie émit un nouveau tremblement. Iris, dans un coup de pied rageur, l’envoya finir sa vie sous le buffet. 

 

 

Les lignes du destin (première partie). 10 janvier, 2011

Classé dans : LES LIGNES DU DESTIN,RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 13:00

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Les lignes du destin.

S’il suffisait d’un signe ou d’une ligne tracée au creux de la main gauche pour connaître notre destinée.

Après avoir réalisé un dessin au fusain, je regardais mes mains noircies par la mine de charbon et soudain me revient en mémoire ces deux femmes que j’avais croisées dans une petite rue de Paris.

Elles avaient toutes les deux la cinquantaine, l’une était blonde et l’autre avait des cheveux d’ébène qui dépassaient d’un foulard en soie noir. Elles prétendaient venir de Compostelle.

Très souriantes, elles m’abordèrent.

Celle, aux longs cheveux noirs, me prit les deux mains et me regarda dans les yeux.

Il faisait très froid, je portais des gants.

Elle m’attira vers le porche d’une ancienne bâtisse.

-« Je ne suis pas intéressée » lui dis-je poliment.

- « j’ai croisé ton regard et j’ai besoin de te parler, je ne te demande rien, si tu veux me donner quelque chose, ce ne sera pas pour moi, mais pour nos enfants ».

Sa voix avait un accent prononcé du Sud et tout comme son regard, ils étaient doux.

La femme blonde me fit un sourire et me dit : « écoute Magda, elle sait des choses sur toi, pour toi ! ».

J’étais en balade, qu’avais-je à y perdre.

Mes mains toujours serrées dans celles de Magda, je la regardais, mais je ne peux me l’expliquer, je n’avais plus envie de sourire.

Ses yeux gris, presque translucides, ne quittaient pas les miens.

Ses pupilles rejoignaient les miennes.

Après quelques secondes, elle me dit : « je vois la paix revenir dans ton cœur, tu trouveras cet homme et ton fils l’acceptera… ».

Je ne lui avais encore rien dit, ni mon prénom, ni rien de ma vie ou de ma famille.

- « Tu n’es pas d’ici, tu quitteras ton pays, tu vas vivre tes rêves…donne-moi ta main ! ».

Cela se voyait-il donc que je ne vivais pas en France, que j’étais une touriste, juste une personne de passage…Pourtant dans la foule, j’étais invisible.

Je m’exécutais sans davantage me poser de questions.

La rue était animée, les gens passaient sans nous  voir. J’étais prête à retirer mon gant…

- « Donne-moi l’autre main, celle du cœur » me dit-elle en souriant.

La femme aux cheveux blonds s’était mise un peu à l’écart et d’un hochement de tête m’invitait de me mettre en confiance.

Je lui tendis la main gauche qui ne portait aucun bijou, ni montre, ni bagues.

Elle glissa sa main droite sous la mienne et de son autre main me frotta la paume, puis elle ferma les yeux.

- « Ta santé va aller de mieux en mieux, tes nuits vont redevenir belles et tes matins vont retrouver le sourire ».

Je l’écoutais, un petit rictus se dessinait sur mon visage.

Elle prit son index et toucha une de mes fossettes, puis me fit un signe sur le front.

Ensuite, elle se pencha sur ma main et de son long doigt dessina des lignes imaginaires.

De temps à autre, elle relevait la tête.

Pendant qu’elle analysait les rides au creux de ma main, je regardais les passants qui tête baissée, couraient dans tous les sens.

Les yeux de Magda rencontrèrent à nouveau les miens. Ils étaient à la fois tendres et rieurs, puis en prenant ma main entre les siennes me dit :

- « Tu ne t’es pas trompée de vie, ce que tu sais te rend forte, tu as eu une grave maladie mais maintenant le soleil est entré en toi…tu vas enfin être vue telle que tu es et … ».

Elle avait dit trop de mots qui m’interpellaient : santé- matin –nuit – maladie -soleil.

Je voulais retirer ma main, mais Magda m’expliqua en tendant ma paume qu’entre le pouce et l’index, se trouvait une ligne : la « ligne de vie ».

La mienne lui paraissait longue ; elle se terminait sous le pouce et était le signe d’une grande vitalité et d’une énergie forte qui me permettaient d’affronter les difficultés de ma vie.

Puis elle m’indiqua la ligne de tête, qui débute entre le pouce et l’index, et traverse la paume de ma main. Celle-ci lui indiquait que j’avais des aptitudes qui allaient enfin être reconnues, sans les détailler de quelque nature qu’elles soient.

Elle lisait à voix haute des écritures qu’elle seule voyait.

Elle me parla de la ligne du cœur, de celle du destin, de la chance, des lignes secondaires… Elle voyait dans ma ligne de cœur des signes d’alerte, dans celle de mon destin,une étoile et elle finit par me dire : « c’est bien, tu remercies la vie et la vie t’aime ».

Cela faisait plus d’un quart d’heure que cette femme me lisait ce qu’elle voyait être mon avenir : j’allais rencontrer mon « unité universelle », la personne qui complèterait la moitié de l’être que je suis, j’allais m’épanouir dans une activité artistique où ma créativité et mon imagination seraient libres et exprimées au grand jour et pour finir, que j’aurais un bel automne et un long hiver.

J’avais l’impression de me retrouver dans un roman de Victor Hugo, ma main lue par une « diseuse de bonne aventure », dans une ruelle de Paris, et les dires de cette femme qui étaient à la fois hallucinants et qui me touchaient personnellement , si intimement, si fort.

Je fouillais les poches de mon manteau et en sortis un billet de dix euros que je lui tendis.

La femme prit mes doigts et les referma sur le billet.

- « Il n’a pas de valeur pour toi, alors pour moi non plus » me dit-elle en refusant le billet. 

Devais-je voir cela comme un signe ?

L’avenir me le dira !

M.H. 

 

 

Les lignes du destin (suite 2)

Classé dans : LES LIGNES DU DESTIN,RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 12:00

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Ce regard gris que j’avais croisé dans cette rue Des petits carreaux à Paris, il m’apparait dès que je ferme les yeux.

Mon esprit me rend fidèlement les traits du visage de cette femme, sa voix est restée dans ma mémoire aussi douce et claire que lorsque je l’ai rencontrée.

Je n’ai rien oublié, tout ce qu’elle  m’a dit sur moi est toujours présent en moi.

Mes notes prises en soirée et transcrites sur mon pc ne reprenaient que les grandes lignes de ma journée.

Mais les détails, mes yeux les ont absorbés, mon esprit les a assimilés et, c’est nuit après nuit, que je revis notre rencontre.

Je la revois me regarder lorsque j’arrive dans cette petite rue, elle donnait l’impression que nous étions deux vieilles copines qui allions nous retrouver.

J’ai d’abord pensé que son regard  et son sourire s’adressaient à une personne qui me suivait et en me tournant légèrement, je vis que je marchais en contre courant par rapport aux autres passants.

Arrivée à sa hauteur, celle aux cheveux blonds m’adressa un sourire et me stoppa dans ma marche.

C’est alors que Magda me sortit les mains que j’avais dans les poches de mon manteau et qu’elle les serra entre les siennes.

Je m’attendais à ce que ces femmes me réclament de l’argent.

Depuis que j’étais à Paris, tellement de miséreux me sollicitaient pour avoir une petite pièce  soit pour se payer un repas, ou une boisson chaude, ou « un logement de fortune « pour la nuit.

Comme tous les gens que je croisais,  j’enfouissais ma tête dans les épaules  et n’osant les regarder en face je poursuivais mon chemin.

Mais, je me suis laissée toucher par cette femme  et  je  l’ai fixée sans détourner mon regard du sien.

Ses mains qui prenait les miennes, au travers de mes gants, j’en sentais la chaleur.

- » Je vois la paix revenir dans ton coeur…

Cette première phrase me donna l’envie de sourire, elles devaient probablement toutes commencer de la même façon.

Une femme seule marchant au centre d’une rue piétonnière, ne s’intéressant pas aux commerces situés sur sa droite et sa gauche et regardant le haut des bâtiments à la recherche d’une quelconque plaque indiquant où elle se trouvait, devait paraître suspecte, être une proie facile.

Puis, Magda me parla de mon fils, elle avait une chance sur trois de ne pas se tromper; j’aurais pu ne pas avoir d’enfants, ou peut-être  en avoir plusieurs dont une fille mais j’ai bien un  garçon unique et elle avait insisté sur « ton fils ».

Elle ne me posait pas de questions, je n’émettais aucun son, seul quelques muscles de mon visage remuaient au fur et à mesure qu’elle me parlait.

Ensuite, elle en vint à me lire les lignes de la main.

J’étais en confiance, je vivais une nouvelle expérience humaine.

Cette femme attisait autant ma curiosité, qu’elle me fascinait.

 D’une part, de par l’activité qu’elle menait dans la rue – elle n’avait pas l’air d’une mendiante mais plutôt d’une mère de famille, la cinquantaine qui aurait pu distribuer des prospectus, ou d’une de ces rabatteuses que l’on peut trouver devant certains commerces ou restaurants – que par les phrases qu’elles débitaient de sa voix douce aux intonations régulières avec ce petit accent chantant.

Je la laissais me caresser la paume de la main gauche avec l’index de sa main gauche, à l’ongle soigné et verni et auquel elle portait une large alliance qui avait dû être trop grande pour son annulaire. Sa main droite servait de support à la mienne.

Elle me parlait de la ligne de vie, qui pour moi n’était jamais qu’un pli au centre de ma main.

-  » Tu ne dois plus t’inquiéter, ta ligne de vie est longue, elle a été interrompue, là tu vois, ta maladie ne reviendra pas, plus comme ça,  si elle doit revenir ton corps est préparé et ce n’est pas elle que tu dois craindre…mais maintenant tout va bien, tu connaîtras tes petits-enfants… ».

Magda avait relevé la tête et ses yeux se mirent à nouveau à sonder les miens, non pas comme si elle cherchait une approbation de ma part dans ses dires, mais comme si elle voulait que ses paroles entrent par mon regard.

Rien que d’y repenser , là maintenant,  je souris.

Je ne lui ai rien dit, mais Magda n’avait pas tort dans sa lecture de ma main, je suis allée à Paris parce que je savais que des rêves que je n’ai pas  pu faire à un moment de ma vie,  je pouvais maintenant les réaliser sans crainte.

Oui, je vais bien et j’aime la vie !

(à suivre)

 

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