MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

7 mai, 2012

La montagne est si belle

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:48

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La montagne est si belle

 

Une chèvre dans le pré, restait couchée.

Mâchant longuement une brindille, son regard était ailleurs.

Il était dirigé vers de hautes montagnes, aux sommets éternellement enneigés, qu’elle pouvait voir de la prairie.

Le soleil se levait à l’horizon, au bout de la plaine, et se couchait derrière les flancs des montagnes.

Ces montagnes, si belles du printemps jusqu’à la fin de l’été, elle les avait connues, il y a bien des années.

Elle se souvenait qu’avec ses frères, ses sœurs et toute sa famille, elle gambadait en toute liberté dans de hautes herbes parfumées, qu’elle sautait de rochers en rochers pour atteindre le sommet, là où l’air était si pur et si frais, qu’elle broutait du côté de l’adret et faisait de longue sieste à l’ubac.

Mais un jour, elle fut emmenée, dans la vallée. Toute sa famille avait été rassemblée dans ce pré, aux clôtures électrifiées.

Sa belle montagne, avait perdu de sa verdure, les champs de fleurs avaient fait place à des maisons aux murs blancs et aux toits rouges. Les sentiers de rocailles qui étaient bordés d’arbustes sauvages et savoureux, autrefois empruntés par quelques rares promeneurs, étaient devenus un béton lisse, reflétant les rayons brûlants du soleil d’été.

Les années passaient, sa famille disparaissait.

Seules, quelques chèvres étaient préservées, parce qu’elles donnaient encore du lait, pour les hommes, qu’ils transformaient en fromage.

Il y avait deux boucs parmi les dix femelles, dont elle, qui devaient assurer la longévité de sa lignée.

Elle avait eu, au cours de sa vie, trois portées, mais n’avaient pas pu garder ses petits auprès d’elle. Dès qu’ils étaient sevrés, ils étaient emmenés, et elle ne les revoyait plus, jamais.

Pourtant, mâchonnant à nouveau un peu d’herbe jaunie, sans aucune saveur et à la forte odeur de bitume, elle n’avait rien oublié, et de cette réalité du passé, elle ne pouvait plus qu’en rêver.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

6 mai, 2012

Couleur « passion »

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 12:03

Couleur

Couleur « passion »

 

Si la passion devait être une couleur, elle serait blanche, immaculée, vierge de maux.

Mais, elle a tendance à virer au rouge, quand elle bouillonne à l’intérieur, mettant le feu au corps, au cœur et à l’âme, devenant un brasier avide de sentiments de haine et d’amour.

Le rouge passion, au goût de fruit de paradis, donnant au cœur ses couleurs, quand il est amoureux, et rendant les désirs si ardents, que le corps en est fiévreux.

Le rouge cramoisi, qui brûle le visage, donnant aux yeux toute son incandescence, sous le feu de la rage ou de la colère, portant le sang en ébullition dans les veines jusqu’à ce qu’il devienne un venin, et puis, qui sous le coup d’une morsure frappera sa victime.

Mais, la passion reste l’expression de l’intensité de l’intérêt que l’on porte à une personne, ou à une chose, et sa couleur ne peut que prévenir du danger, auquel on peut s’exposer à vouloir la rendre trop vive.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

5 mai, 2012

L’air d’une chanson

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 13:00

L'air d'une chanson dans MOMENT DE VIE melodi10

 

L’air d’une chanson.

 

J’ai la tête vide, elle s’est retournée,

Et elle est percée de tous les côtés.

Trous d’oreilles, d’yeux et de nez, pores de peau,

Et bouche, laissent fuir de mon corps son eau.

J’ai perdu toute mon étanchéité,

Et je laisse mes sens s’échapper.

 

J’ai le cœur qui s’est cassé, il est ailleurs,

Emporté par une voix pleine de douceur.

Il ne m’a laissé que quelques battements,

Pour suivre la jolie mélodie de ce chant.

 

Ma tête et mon cœur s’en vont prendre l’air,

Celui d’une chanson,  qui glisse dans ma chair,

Faisant vibrer toutes mes belles émotions,

Comme l’archet sur les cordes du violon.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

4 mai, 2012

Un veau dans le pré

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:16

Un veau dans le pré dans MOMENT DE VIE vache_10

 

Un veau dans le pré

 

Dans le pré ce matin, elles étaient six à brouter paisiblement l’herbe bien verte  et grasse.

Toutes blanches, il était difficile de les reconnaître.

Pourtant, lui, si petit, tenant à peine sur ses quatre pattes, ne pouvait se tromper.

Il était sous elle et prenait son petit-déjeuner. Il tétait ce lait, qui ne serait pas trait, pas cette fois.

La priorité était donnée à ce veau, né depuis deux jours, et si robuste déjà !

Les autres vaches avaient le pis gonflé, et auraient bien volontiers accepté de l’alléger en offrant leur liquide nourricier.

Mais ces génisses ne pouvaient fournir de lait maternel qui évidemment était celui qui convenait le mieux.

Les vaches n’intervenait pas pendant le repas du veau, elles broutaient allant jusqu’à l’ignorer.

La maman devait être plus âgée, et sans doute que parmi les plus jeunes, certaines étaient peut-être sa progéniture.

Il n’y avait que des femelles !

Mais où étaient donc passé, les taureaux et le papa ?

Était-ce donc uniquement aux vaches d’élever leur petit ?

Pourquoi, ces familles étaient-elles séparées ?

En regardant, les gros animaux dans le pré, je me suis sentie heureuse d’être humaine, et même si  je ne vis pas paisiblement à la campagne, broutant toute la journée et faisant de longue sieste, la simple  idée de penser que mon petit connaît son papa et qu’il grandit parmi tous ses semblables, me comble de joie !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

3 mai, 2012

Un troubadour

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 9:54

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Un troubadour

 

Le poète est troubadour.

Il chante la vie,

Il chante l’amour.

Et de ses textes en prosodie

Naissent les joies du jour,

Et les larmes de la nuit.

Il pleure à la Lune,

Et parle aux étoiles.

Il ne cherche pas la fortune,

Juste des mots pour sa toile.

Il vit dans une bulle bien ronde,

Qu’il quitte pour voir le soleil,

Puis, retourne dans son monde,

Où, il s’invente une vie moins cruelle.

Il est un amoureux éternel,

Et il avoue ses sentiments.

Pour lui, toutes les femmes sont belles,

Mais, c’est à sa muse qu’il a prêté serment.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

2 mai, 2012

Une graine du…2 mai

Classé dans : PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 7:41

Une graine du...2 mai dans PENSEE DU JOUR images67

Il ne faut pas s’attacher à ce qui était,

Mais voir ce qui sera beau.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

1 mai, 2012

Un porte-bonheur

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 13:03

 

 

Un porte-bonheur dans LES 4 SAISONS muguet10

 

Un porte-bonheur pour qu’à partir

 

De ce premier jour de mai,

 

L’amitié, l’amour, et la liberté

 

Soient une belle raison de vivre.

 

 

M.H.(Michèle Hardenne)

Une clé de mai

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 12:58

Une clé de mai dans MOMENT DE VIE mugu10

 

Une clé de mai

 

Je vous envoie par ce biais,

 

Mon trousseau de clés.

 

Il y en a une particulière

 

Qui s’ouvre sur mon imaginaire.

 

Celui d’un jardin des lubies,

 

Où tout peut être bon et gentil.

 

Les fleurs y sont bleues,

 

Et se voient dans vos yeux.

 

Il y coule une eau de vie,

 

A la fontaine des quatre jeudis,

 

Et puis, surtout , il y a vous,

 

Qui êtes ici chez vous !

 

Alors prenez ce brin de muguet,

 

Et faites-en ce qu’il vous plaît.

 

Posez-le sur votre coeur,

 

Et ouvrez la porte du bonheur.

 

 

M.H.(Michèle Hardenne)

30 avril, 2012

Le lilas et le muguet

Classé dans : CONTE,LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 9:48

Le lilas et le muguet dans CONTE lilas_10

Le lilas et le muguet.

Dans le jardin, les pies et les merles faisaient le guet.

Les fleurs du jardin, par manque de luminosité et de chaleur, en ce mois d’avril, avaient peiné pour éclore, et avaient été désertées par la foule des petits insectes qui auraient pu se réjouir de les butiner.

Les oiseaux étaient plus visibles sur le gazon et dans le potager,  à la recherche de quelques vermisseaux à se mettre sous le bec, que perchés dans les arbres où ils commençaient à faire leur nid.

Un merle s’était installé dans le saule, et son excellente vue lui permettait de surveiller le lilas qui portait de jolies fleurs blanches  en bouquet. L’oiseau aurait apprécié que le parfum qui émanait de cet arbre attire davantage d’abeilles ou de papillons.

Mais, excepté quelques taches brunes jurant sur le vert des jeunes feuilles, le lilas ne semblait animé que par le vent.

Le merle en s’en approchant, remarqua que les pustules le couvrant , remuaient.

Il les toucha du bec et en fit tomber quelques unes sur le sol. Ce qui aurait pu être une graine ou un fruit, se mit alors à bouger. L’oiseau intrigué en prit un dans le bec et le recracha tout aussi rapidement.

La carapace cireuse de couleur brune ne semblait pas faire partie de ses mets préférés.

Au pied du lilas, du muguet exposait fièrement ses petites clochettes aux timides rayons du soleil.

L’oiseau cherchant désespérément une nourriture adaptée à sa progéniture, se mit à gratter la terre humifère dans laquelle se plaisait le muguet.

Son regard fut attiré par ce qui paraissait être de petites baies rouges.

Il voulu en prendre une becquée, mais elles se mirent également à bouger.

Leurs carapaces rouges ne cédant pas à ses coups de bec, le merle les recracha.

Sous un pied de lilas garnit de muguet, criocères et cochenilles  se moquèrent d’un pauvre merle affamé , qui n’eut d’autres solutions que de retourner sur la branche du saule, en attente d’une nourriture plus succulente.

En ce mois d’avril, même si les fragrances du jardin ouvrent l’appétit, le buffet n’en est pas pour autant accueillant.

M.H.(Michèle Hardenne)

29 avril, 2012

Menu de Fête

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 12:13

 

Menu de Fête dans MOMENT DE VIE setdet11

 

Un menu de fête

 

Ton esprit est boulimique, il se nourrit de tout ce qu’il voit, il est insatiable et il a déjà commencé à la dévorer.

Elle t’a tendu la main gauche, tu as d’abord goûté ses doigts,  et les uns après les autres, elle les a vus disparaître.

Puis, ce fut son bras, ensuite ses pieds et ses jambes, et une grande partie de son corps.

Tu l’avales goulûment, sans même prendre le temps de te délecter de ses saveurs.

Tu ne sais même plus en apprécier son goût sucré, et tu fais la grimace sur les quelques morceaux durs que tes pensées ont du mal à croquer.

Pourtant, si tu le voulais, elle serait un menu de fête, de chaque jour !

Elle, c’est  ta vie, et comme un plat qui met du temps dans sa préparation, il faut le consommer avec modération, et prendre le temps d’en apprécier chaque ingrédient qui entre dans sa composition.

 

M.H.(Michèle Hardenne)