MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
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Octobre 9 octobre, 2012

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 7:00
 Octobre dans LES 4 SAISONS images19
 
Octobre
 
Le vent d’octobre chante le blues
Des feuilles qui recouvrent les pelouses.
 
Serrées contre quelques herbes un peu folles,
Elles se laissent mourir sur le sol,
Abandonnant ainsi l’arbre qui les a tant aimées,
Du printemps jusqu’à la fin de l’été.
 
Elles emportent avec elles quelques perles de pluie,
En offrande à la Terre qui les a nourries.
 
Mais octobre n’est pas un mois triste,
Il fait la joie des poètes et des artistes,
Qui savent composer avec la mélodie du vent,
Et prendre sur la palette des saisons, les couleurs du temps !
 
M.H. (Michèle Hardenne)
09/10/2012
 

 
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Sur une branche du temps 20 janvier, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:34

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Sur une branche du temps

 

Dans une forêt sans nom,

Il y a un arbre de vie,

Qui résiste à toutes les saisons,

Et qui ne craint pas la pluie.

 

Son tronc est large et noueux,

Ses branches sont élaguées,

Elles touchent presque les cieux,

Et sur l’une d’elles, je me suis posée.

 

Sur une branche du temps,

J’y ai construit un nid d’amour,

D’où, je savoure chaque instant,

En espérant qu’il dure toujours.

 

L’arbre va continuer à grandir,

Et un jour, le nid sera dans les nuages,

Alors, ma vie va se poursuivre,

Vers d’autres lieux, d’autres rivages.

 

M.H (Michèle Hardenne).

 

 
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Le sapin et le saule. 7 novembre, 2011

Classé dans : FABLE — michelehardenne @ 11:40

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Le sapin et le saule

Dans mon jardin se côtoyaient un saule et un sapin.

Du printemps à l’automne, le saule était si imposant et prenait tant de place, que le sapin s’effaçait du paysage et se faisait oublier.

Les oiseaux préféraient de loin, le saule, qui leur offrait une protection derrière les longues feuilles vert tendre, ils y trouvaient un abri et pouvaient y  installer leur nid sur les plus hautes branches.

Le sapin avait été planté avant le saule, et était l’aîné des arbres du jardin.

Il avait été acheté, il y a bien des hivers, et fut, une nuit seulement, le roi d’une fête.

Ensuite, la motte fut enterrée et oubliée.

Le sapin avait mis longtemps à grandir, et puis les saisons passèrent et d’autres arbres vinrent remplir l’espace vert.

Et, c’est en ce matin de novembre, que je le redécouvrais !

Un ciel bas, une pluie battante et un vent froid du nord, donnaient  au  saule des allures de spectre.

Ses branches ressemblaient à de longs doigts filamenteux s’agitant  en tous sens, et les dernières feuilles aux reflets ocre étaient les lambeaux d’une robe qui avait été de bal, durant les belles saisons, et  maintenant, cet arbre faisait peur aux oiseaux.

Tandis que le sapin, qui était au fond du jardin, avait repris de sa superbe, iI se présentait fier et droit dans une tenue vert bleuté, son feuillage était touffu, le vent le caressait et les oiseaux  le courtisaient.

De l’automne au printemps, le saule se faisait discret, et de tous les arbres du jardin, le tour était enfin venu au sapin d’ouvrir la cérémonie des festivités de cette fin d’année.

Pour toutes les saisons, un bal y est donné.

Dans mon jardin, il n’est pas le plus grand, ni le plus parfumé, ni porteur des plus beaux fruits, mais il est là, fidèle et discret, sans grand apparat, et pour moi, il a tout d’un roi.

M.H. 

 

 
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Le temps de l’heur. 31 octobre, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 1:06

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Le temps de l’heur

Après la belle saison, les dernières fleurs sont coupées, pour finir dans un large vase et répandre une ultime fois leurs fragrances, dans un coin de la maison.

L’été pourra céder sa place à l’automne, qui se chargera de donner de nouvelles couleurs à la nature, qui en douceur sombrera dans le sommeil.

Quoi qu’il en soit, l’heur est au rendez-vous de chaque cycle des saisons, comme il est présent dans chaque moment important de ma vie.

L’heur qui m’accompagne  est comme la terre, après une pluie d’orage, il sent le bon, il est chargé de paix et de sérénité.

Il est comme un rayon d’argent traversant un ciel étoilé, qui va de mes rêves à la Lune, laissant dans mes yeux ses beaux reflets.

Le temps de l’heur est le fruit du hasard, porté par un arbre qui ne peut pousser que dans le cœur.

Il a besoin d’un terreau fertile en amitié, d’un peu d’eau versée par des larmes d’émotion, et de beaucoup d’amour.

Dans mon être, un arbre a pris racine,  son fruit  je le cueille quand il est mûr  et aujourd’hui, je vous offre un peu de ce bon heur.

M.H. 

 

 
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Les filles de Minahytu : la légende. 20 juin, 2011

Classé dans : RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 20:41

Les filles de Minahytu : la légende. dans RECITS - EXTRAITS bigban10 

Minahytu : la légende

… 

Son histoire, transmise de génération en génération, racontait que Minahytu provenait d’une contrée en aval du Nil.

Son peuple cultivait la terre.

Le sol était fertile, grâce aux nombreuses nappes aquifères qu’il contenait et aux apports de sédiments du fleuve.

Il y avait quatre saisons: quand la première saison commençait, son peuple labourait la terre, la deuxième il semait, la troisième il récoltait, la quatrième il nettoyait et préparait la terre pour la saison suivante.

Ce peuple adorait le Soleil.

Il lui  offrait une partie des récoltes lors de la première et de la quatrième saison, afin qu’il puisse faire profiter de ses bienfaits les autres parties du monde.

Pour eux, le monde continuait de l’autre côté des montagnes, des forêts.

Lorsque le Soleil se montrait moins souvent ou, lorsqu’il partageait sa lumière et sa chaleur avec les autres parties du monde, les arbres de la forêt, qui comme les gens transpiraient, séchaient moins vite.

Le Soleil n’aspirait plus d’un seul coup l’eau que contenait leur corps fibreux.

L’eau les quittait lentement et mettait plus de temps pour le rejoindre. 

Cette eau prenait la forme d’une grosse masse compacte, et avant de le nourrir, retombait sous forme de gouttelettes et retournait à la terre.

Le Soleil les faisait profiter d’un cycle, pour les quatre saisons. 

La contrée était une vallée qui bénéficiait d’une nature luxuriante, il y avait de petits lacs, de vertes pâtures, où les bêtes de somme, les chèvres et les vaches pouvaient paître.

Il y avait aussi des forêts de cèdres, de chênes, de platanes et d’arbres plus hauts encore aux feuillages plus denses et dont son peuple utilisait le bois pour construire l’habitat, pour se chauffer et fabriquer les outils agricoles.

Il y avait de vastes plaines, qu’il cultivait pour se nourrir.

Son peuple ne consommait pas de viande.

Et pendant des millénaires, ce peuple pacifiste, qui restait dans la vallée, déposait les produits de ses récoltes au  Soleil qui leur offrait un cycle, et puis un autre.

Il n’y avait pas de hiérarchie, ce peuple était uni; ils travaillaient ensemble, mangeaient ensemble, les aînés conseillaient les plus jeunes et transmettaient leur savoir, les plus jeunes les aidaient.

La jalousie, la convoitise n’existaient pas.

Ce peuple vivait en osmose avec la nature et les animaux qui prospéraient dans la vallée, chacun donnant à l’autre ses richesses.

Un jour, lors d’une troisième saison, des hommes venus de l’autre partie du monde, descendirent dans la vallée et emmenèrent tous les jeunes , abandonnant les aînés et les nouveau-nés “filles”, ne laissant qu’un bébé garçon.

Ils n’opposèrent aucune résistance.

Les hommes entraînèrent les jeunes gens en amont du Nil.

Après des jours et des nuits de marche, ils arrivèrent dans une vallée où ne régnait que la sécheresse.

Pas de forêt, pas de pâtures à l’herbe verte et grasse, pas de lacs, le sol n’était que terre poudreuse, sèche et brûlante.

Ces hommes ne bénéficiaient d’aucun cycle, ils maudissaient le “soleil Bienfaiteur”, ne lui faisaient aucune offrande, allant jusqu’à le provoquer.

Certains s’attribuèrent des pouvoirs, prétendant être les fils du Soleil .

Le Soleil fut plus généreux que jamais.

Il ne disparaissait plus, ne cédait plus sa place à la nuit et de ses rayons brûlants et destructeurs, les irradia jusqu’a les faire disparaître.

Le peuple de la vallée fut le seurl épargné, mais ne se réduisant qu’à quelques vieillards et des nouveau-nés  ne put perpétuer le cycle.

Il ne savait plus respecter les saisons : la terre n’était plus labourée, il n’y avait plus eu de semis, ni de moissons et plus d’offrandes au Soleil.

Les aînés gardaient espoir et continuaient leur enseignement des traditions dans l’art ancestral de l’agriculture, à ce peuple réduit à une dizaine de fillettes et un seul garçon. 

N’ayant plus de récolte de fruits, de légumes, de céréales, desquels une partie était offerte au soleil pendant la première et quatrième saison, le cycle fut interrompu.

La forêt tomba malade, les terres et les lacs devinrent secs.

Les jeunes filles se rendaient au fleuve, plusieurs fois par jours, pour ramener l’eau boueuse qui servait à abreuver le petit cheptel de vaches et de chèvres.

Les bêtes leur fournissaient du lait, dont elles faisaient du fromage, qui était leur seule nourriture.

Les animaux se nourrissaient des quelques herbes rares et fragiles, qui perçaient la croûte de terre aride et de vieux bois secs provenant de la forêt.

Les animaux tombèrent malades, ils mirent bas des êtres difformes et stériles.

Leur lait, devenu rare, était empoisonné.

Les anciens s’éteignirent, ce peuple était voué à son extinction.

Il ne resta plus que quatre survivants : un jeune garçon et trois jeunes filles, dont Minahytu.

Elle était la plus âgée.

Comme signe de reconnaissance en tant qu’ « aînée » responsable de son peuple, elle portait à l’annulaire droit, un anneau de métal.

Le Soleil , comme chaque matin s’apprêtait à se lever.

Minahytu, dès qu’elle aperçut ses premières lueurs, courut à travers les plaines désertifiées, traversa la forêt de bois mort et grimpa sur la plus haute montagne qui n’était plus qu’un énorme rocher.

À perte de vue, l’autre partie du monde n’était qu’une mer de sable.

Le Soleil avait faim, il avait aspiré toute trace de vie.

Elle se dressa sur le rocher, torse nu, et s’adressa à lui.

Elle voulait qu’il accepte son corps en compensation des dons que son peuple n’avait pas pu perpétuer.

Elle lui lança son anneau, gardant à son doigt une trace bleutée, pour lui montrer qu’elle renonçait à sa vie d’humaine.

Elle le suppliait de lui accorder un cycle, un seul, afin que la vie puisse revenir dans la vallée.

Une lumière blanche, aveuglante, plus forte que jamais envahit le ciel.

La jeune fille du haut du rocher était prête à s’offrir en sacrifice, elle allait sauter et se jeter dans la mer de sable, lorsqu’une boule de feu vint percuter le rocher, la projetant très loin en arrière.

Le rocher éclata, se fendit en son centre et de sa bouche, il recracha des milliers de cailloux incandescents.

Un des cailloux vint toucher le sein gauche de la jeune fille et y laissa une trace noire, un cercle parfait représentant un « Soleil ».

Il l’avait acceptée en offrande puis il disparut faisant place à la nuit.

Des morceaux de la lumière blanche tombèrent avec fracas sur le sable, épargnant la vallée.

Le sable s’enflamma, de l’eau tomba du ciel, éteignit l’incendie et la mer de sable devint un océan. 

M.H.

 

 
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Le cerisier de la discorde. 24 octobre, 2010

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 20:31

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Le cerisier de la discorde

Un oiseau venant d’un pays lointain, prit dans une averse, chercha un endroit pour se protéger.

En ce mois d’avril, les arbres d’un verger commençaient à être en fleurs.

Du ciel, l’oiseau aperçut un magnifique cerisier.

Il le survola une première fois, hésita, puis il prit la décision de s’y poser.

L’arbre était feuillu et abritait pas mal d’autres volatiles. 

Leur plumage était à chacun différent mais ils avaient le même ramage.

L’oiseau au début fut accueilli chaleureusement.

Un nouveau voisin est toujours un sujet intéressant.

D’autant plus qu’il était différent de par son plumage qui était très coloré et sans doute un peu trop voyant, mais également de par son sifflement.

L’oiseau était infatigable, il chantait de jour comme de nuit.

Les diurnes commencèrent à l’ignorer et dès la tombée de la nuit les nocturnes fuirent le cerisier pour aller sans doute chasser dans d’autres lieux.

L’été arriva et le cerisier chargé de fruits attira de nouveaux arrivants.

Mais les oiseaux, ceux qui les premiers avaient occupé ce cerisier, commencèrent à piailler car les branches les mieux fournies se trouvaient à présent occupées par ce nouvel arrivage.

La discorde s’installa dans le cerisier.

Les nouveaux avaient un chant mélodieux, ils se comprenaient entre eux, ce qui ne plaisait pas aux anciens.

Puis l’été passa à son tour et l’automne fit son entrée.

L’arbre commença à perdre ses feuilles, offrant moins d’ombrage et devenant la proie des premiers vents d’hiver.

Les anciens qui se faisaient rares, se cachaient dans des haies et attendaient que les oiseaux les plus colorés migrent afin de récupérer leur cerisier.

Mais les saisons mettent souvent du temps à s’affirmer.

Il aura fallu d’un orage pour que l’arbre de discorde soit foudroyé, alors ni les anciens oiseaux, ni les nouveaux, ne trouvèrent  d’aussi bel arbre que pour s’y arrêter, ne serait-ce que quelques instants.

 (M.H) 

 

 
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L’automne 19 septembre, 2010

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 18:01

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 L’automne.

Il fallait bien que cela arrive un jour

les saisons ont chacune leur tour

celui de l’automne est arrivé

l’été ne pouvait s’éterniser

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C’est dans l’ordre des choses

le soleil apparaîtra à petites doses

les arbres s’effeuilleront lentement

doucement au rythme du vent

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La couleur du ciel se teintera du gris

de nuages porteurs de pluie

et les feuilles de couleurs brunes et ocrées

iront mourir sur un sol mouillé

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Notre amour est à la fin de son été

il n’est pas mort, juste fatigué

et tout comme l’automne

il vit au ralenti et parait monotone

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Comme l’arbre qui se dénude peu à peu

je te sens triste et malheureux

mais regarde les feuilles qui volent au vent

elles ne sont pas mortes pour autant

elles s’en vont juste rejoindre la terre

et nourriront l’arbre pendant l’hiver

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Alors prends-moi dans tes bras mon amour

et ensemble attendons les beaux jours

ils reviendront, il leur faut juste le temps

qu’arrive à nouveau le printemps.

(M.H) 

 

 
 

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