MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Le bilan d’une année 31 décembre, 2015

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:36

 

 Mes meilleurs voeux pour 2016

 

Le bilan d'une année dans MOMENT DE VIE carte_11

Les filles de Minahytu, roman de Michèle Hardenne

Le bilan d’une année

 

Adieu année qui vient de s’écouler,

Tu t’en vas sans me laisser de regrets,

Et tous les voeux qui m’ont été souhaités,

Se sont  finalement en partie réalisés :

L’amour était au rendez-vous;

Le bonheur se distillait au coup par coup;

La santé, elle ne m’a pas fait défaut ;

Quant à la fortune, je n’y comptais pas trop !

 

De tes 365 jours, ma mémoire fait le tri,

Je repense aux autres, à ceux qui sont partis,

Victimes d’une maladie ou emportés par un vent de folie

Soufflé par des hommes qui ont perdu l’esprit,

Ces hommes qui n’ont plus d’identité humaine,

Qui rejettent toute liberté en se nourrissant de la Haine;

Pour ces monstres, je n’ai aucun souhait à formuler,

Si ce n’est de crever à défaut d’être en paix !

 

Année, tu te termines comme tu as commencé !

Je suis une rêveuse et je ne tiens pas à changer,

Alors, ce sont les yeux plein d’espoir

Chaque matin que je vais continuer d’ouvrir

Car je sais qu’il ne sera jamais trop tard

Que pour envisager un meilleur avenir !

 

M.H. ( Michèle Hardenne)

31/12/2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand reviendront-ils les beaux jours 29 novembre, 2013

Classé dans : CHANSONS — michelehardenne @ 20:52

Quand reviendront-ils les beaux jours dans CHANSONS autosu10

La Chanson des vieux amants, Brel

 

Quand reviendront-ils les beaux jours

 

Pourquoi ce soir es-tu trop sage

Pourquoi ce soir, je me sens seule

N’avons-nous plus aucun partage

Ou peut-être me fais-tu la gueule

Et chaque mot que tu retiens

Rendent les miens un peu moins beaux

Et laissent mes lèvres muettes

Nos yeux retiennent le chagrin

Ils prennent la couleur de l’eau

Et se préparent à la tempête

{Refrain:}

Les beaux jours
Quand reviendront-ils les beaux jours
Ceux qui nous nourrissaient de tant d’amour
J’y crois encore, tu sais, en rêve

Nos sentiments sont pris au piège

Sans doute est-ce la faute du temps

J’aurais aimé voir sur tes lèvres

Le sourire de tes vingt ans

Et que comptes-tu faire maintenant

Laisser ainsi passer le temps

Et nous confondre en excuses

Après la pluie vient le beau temps

Nous faudra-t-il encore longtemps

En attendant nos cœurs s’usent

{Refrain}

Les beaux jours
Quand reviendront-ils les beaux jours
Ceux qui nous nourrissaient de tant d’amour
J’y crois encore, tu sais, en rêve

Ce soir faisons une trêve

Partons en voyage dans le temps

Allons retrouver nos rêves

Comme ceux au temps de nos vingt ans

Ce soir mettons nos pleurs au repos

Laissons les perdre dans nos regards

Notre cœur a tant à faire

Ce soir, il n’est peut-être pas trop tard

Pour laisser s’envoler nos maux

Et retrouver notre lumière

{Refrain}

Les beaux jours
Quand reviendront-ils les beaux jours
Ceux qui nous nourrissaient de tant d’amour
J’y crois encore, tu sais, j’en rêve

M.H.(Michèle Hardenne)

29/11/2013 Paroles de La Chanson Des Vieux Amants (revisitée)

 

 

Iris Blanche – tome 2- extrait 20 novembre, 2013

Classé dans : ANNONCES,PUBLICATION DE MES ROMANS,RECITS - EXTRAITS — michelehardenne @ 0:40

Comme me l’ont demandé, certains lecteurs, je vous offre un nouvel extrait, d’Iris Blanche mène une nouvelle enquête (roman en cours d’écriture), bonne lecture !

« 

Le baiser dura le temps de leur mise à nu, leur peau se frottant l’une à l’autre, partageant leurs frissons dans un corps à corps rythmé de langoureux coups de reins.

Ils se glissèrent dans les draps froissés, serrés l’un contre l’autre.

-  Tu dors ? lui demanda-t-elle en regardant le radio réveil qui indiquait une heure dix.

-  Je rêve que je suis avec une merveilleuse créature et que je lui fais l’amour sur une plage désertée du Sud.

-  Je ne te suffis déjà plus, tu es décidément insatiable !

-  Je vis un rêve avec toi mon amour et tu me satisfais plus que tu ne saurais l’imaginer ! J’adore caresser ton ventre, il est apaisant ! finit-il par lui dire.

Iris savait qu’il souriait tout en lui respirant les cheveux.

-  Marc m’a laissé un message, Eric a reçu son nouveau bateau.

-  Eric m’a téléphoné pour me dire qu’il le laisserait à l’emplacement de Pierre et qu’il remettrait les documents de bord à Marc. A quoi penses-tu ?

-  A nous ! Ces filles  y étaient au mois de février, les as-tu rencontrées ?

Lionel hésita, puis sortit du lit.

-  Viens,  je vais nous préparer une tisane !

Elle passa un peignoir et le rejoint à la cuisine.

Lionel torse nu retira deux tasses fumantes du micro-ondes.

-  Je ne savais pas que je t’y rencontrerais !

-  Yanis, Nina ou les deux ?

-  Eric sortait avec Nina !

-  C’était donc Yanis !

-  Et si je te disais que je n’ai pas couché avec cette fille. Un soir, j’ai reconnu Nina dans  un bar du port. Je m’y rendais avec Eric, nous avions juste décidé d’aller prendre un verre. Il y avait un vent terrible, nos bateaux tanguaient, les mâts s’entrechoquaient et le port était en état d’alerte suite à un avis de tempête. Nous avons bu quelques verres et Eric a entrainé Nina à l’hôtel, où elles résidaient. Je me suis retrouvé seul avec cette Yanis. Marie-France m’avait proposé de loger chez elle. Quand le bar s’est vidé, ne voyant pas Eric revenir, nous sommes retournés au bateau. Ses vêtements étaient mouillés, je lui ai proposé de se changer et d’enfiler un de mes survêtements. Lorsqu’elle s’est déshabillée, elle avait une cicatrice du début de la gorge jusqu’au nombril, j’ai cru voir le corps de Laura, j’ai été pris de nausée. Je suis allé aux toilettes et quand je suis revenu, elle était partie.  Je ne l’ai plus revue et puis j’avais une autre femme à l’esprit.

Iris l’entoura de ses bras et lui déposa un baiser dans les cheveux.

-  Merci, mon amour !

-  Je n’ai rien à te cacher ma chérie, j’ai trop vécu dans le mensonge, j’ai eu une vie avant toi, je n’en ai aucun regret. Tu es trop précieuse pour ma vie et je ne veux pas, jamais, perdre ta confiance. D’autres questions ? Insatiable…as-tu dit ! »

 

 

Des ronds dans l’eau 7 novembre, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 9:10

Des ronds dans l'eau dans MOMENT DE VIE 17900111

Des ronds dans l’eau

Dans la mare de mes souvenirs

J’y ai jeté des cailloux bien trop lourds

Je les ai regardés lentement s’engloutir

Dessinant des ronds dans l’eau de notre amour

Ils disparaissaient de la surface de cette eau lisse

Allant toucher lentement le fond de mes silences

Là où les douleurs passées s’obscurcissent

Dans la plus grande des indifférences

Le temps les a recouvertes d’une peau d’amertume

Les rendant invisibles en atténuant leur noirceur

Mais, il arrive que certains soirs de brume

Ces ronds remontent à la surface de mes pleurs.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

07/11/2013

 

 

Jeu de mots 11 septembre, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 12:47

Jeu de mots dans MOMENT DE VIE jeu_de10

Jeu de mots

 

A jeter des mots d’amour, comme les dés sur un tapis

Tu comptes un peu trop sur la chance

Mais en amour, il faut éviter les paris

Perdre son cœur met la tête en souffrance.

 

A jouer des mots d’amour, comme à la marelle

Tu sautes à pieds joints dans l’habitude

Et finalement de la terre jusqu’au ciel

Tu restes sur une case solitude.

 

Jeu de mots, jeu d’amour

Ne peuvent se croiser

Jeu de maux en amour

Game over, tu as gagné !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

11/09/2013

 

 

Sur la route de la vie 28 mai, 2013

Classé dans : CHANSONS,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 8:46

Sur la route de la vie dans CHANSONS route-10

Sur la route de la vie

 

Toi là-bas, dans tes murs de verres, à mille lieues de moi, tu vis ta vie,

Loin de moi,  je n’ai plus ta lumière, et c’est dans les étoiles que tes yeux brillent.

Je te désire tant dans mon ciel,

Je te cherche dans les draps, j’ai ta fièvre entre les bras, je t’appelle.

 

Sur la route de la vie se trace mon destin, sans retour

Avec toi dans ma vie, je veux faire ce chemin mon amour.

 

A l’autre bout du monde,  je reste seule avec mes rêves

Trop loin de toi,  je souffre et j’ai mal de ton absence, j’en crève,

Je te respire dans mon air,

J’ai ton odeur dans les draps, j’ai mon coeur entre tes bras, je t’espère.

 

Sur la route de ma vie, il y a d’autres chemins, un  carrefour

Et c’est là que je t’y attendrai, demain, mon amour.

 

 

M.H. (Michèle Hardenne)

28/05/2013

 

 

La roue des saisons 22 mai, 2013

Classé dans : LES 4 SAISONS — michelehardenne @ 2:55

La roue des saisons dans LES 4 SAISONS 7nngh510

La roue des saisons

 

La roue des saisons tourne jour après jour,

Il est venu le temps du renouveau et de l’amour,

Celui du réveil et du chant des oiseaux,

Des douces chaleurs qui nous rendent  gais et beaux.

 

La roue des saisons tourne jour après jour,

Mais le printemps passe son tour,

Et l’amour n’est pas au rendez-vous,

Les oiseaux ne chantent plus du tout,

Et ce réveil tant attendu n’est que chagrin,

Quand il pleut du soir au matin !

 

Alors que passent les jours et les nuits aussi,

Que la roue oublie ce printemps trop gris,

Et que le tour passe à la suivante, l’été,

La saison perdue sera vite oubliée,

Si le soleil pouvait enfin se montrer,

La nature, comme nous, s’en réjouirait,

Les fleurs se réveilleraient, les oiseaux chanteraient

Et l’amour, lui, il ne serait pas oublié.

 

M.H.(Michèle Hardenne)

22/05/2013

 

 

Le carnet de poésie 15 mai, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 0:58

Le carnet de poésie dans MOMENT DE VIE carnet10

Le carnet de poésie

 

J’ai retrouvé les pages,

Remplies de petits mots trop sages,

Que tu m’avais inspirés

Du temps où je t’aimais.

Trop timides, trop pudiques,

Ces mots je les voulais romantiques,

Juste tout doux, tout bleu,

Ecrits en pensant à nous deux.

Je ne voulais pas te les lire,

De peur que tu en viennes à en rire,

Que tu ne te moques de moi,

Mais, c’était il y a si longtemps déjà.

Ces pages sont maintenant jaunies,

Elles se détachent d’un carnet de poésie,

L’encre n’était pas indélébile

Les mots étaient sans doute trop fragiles.

Témoins de mes premiers frissons d’antan,

Ils ne sont plus que les souvenirs d’une enfant,

Qui découvraient ses premiers émois,

Ceux d’un premier amour, qui ne s’oublie pas !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

15/05/2013

 

 

Mes « je t’aime » 30 avril, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 1:59

Mes

Mes « je t’aime »

 

J’aurais voulu que tu m’en donnes encore,

Dans l’ivresse de notre corps à corps,

Mais j’ignorais que tu les compterais

Et qu’avec les années, ils s’épuiseraient.

Tu ne les cries plus, tu les murmures à peine,

Ils se sont essoufflés et ne sont plus les mêmes,

Ils s’éteignent comme de fragiles flammes,

Assombrissant davantage nos nuits bien trop calmes,

Où l’on s’endort dans le bruit de notre respiration,

Dos à dos, ne ressentant plus aucun frisson.

 

Mais peut-être est-ce à mon tour

De t’offrir mes mots d’amour,

Afin que les tiens puissent se reposer,

Et retrouver toute leur sincérité.

Alors, si ce soir tu pouvais te retourner,

Mes « je t’aime », je te les crierais,

Je te les offrirais comme des feux de Bengale,

Pour que nos nuits redeviennent un festival,

Dédié à nos âmes, pour qu’elles brillent de l’amour

Que l’on s’est promis jusqu’à la fin de nos jours.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

30/04/2013

 

 

Amour, amour ! 20 avril, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE,PENSEE DU JOUR — michelehardenne @ 0:41

    Amour, amour ! dans MOMENT DE VIE pomme_10           

Amour, amour !

 

Quand on cherche l’amour, on est sans dessus-dessous,

Quand on trouve l’amour, les pensées et le cœur sont tout fous,

Quand on a trop d’amour, on déborde de bonheur de partout,

Quand on n’a plus d’amour, on n’est plus rien du tout !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

20/04/2014

 

 

Coeur amoureux 10 avril, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 8:09

Coeur amoureux dans MOMENT DE VIE cuore10

Cœur amoureux

 

Un jour, j’ai trouvé un cœur sur le bord de l’amertume.

Il était blessé et gémissait.

Je l’ai pris au creux des mains, il était si froid ! 

Je l’ai caressé doucement pour le réchauffer.

Puis, je l’ai approché de mon oreille, il battait faiblement,  je l’entendais à peine murmurer.

J’ai plongé mon regard à l’intérieur, pour adoucir ses plaies et il s’est ouvert,comme une fleur, m’éclaboussant de son trop plein de tristesse que mes yeux en pleurèrent de tendresse.

Le temps était notre ami et le cœur se rétablit.

Maintenant, il est à nouveau beau et bat d’un chant si heureux, que le mien en est tombé amoureux !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

10/04/2013

 

 

Quand on aime 4 avril, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 1:28

Quand on aime dans MOMENT DE VIE nous_a10

Quand on aime

*

Quand on aime,

On a toujours vingt ans

Quand bien même

Le corps en aurait cent

*

Nous serons tous vieux, un jour

Avec des fesses molles,

Un ventre bien trop lourd

Et des mains qui s’affolent.

*

Mais quand on aime

On se moque du temps

Quand bien même

Le corps le ressent.

*

Et nous ferons l’amour, mon amour

Comme si nous avions vingt ans

Mon corps restera un écrin de velours

Pour accueillir ton printemps

Celui que tu as gardé dans les yeux

Celui qui me donne toute sa tendresse

Et même si nous sommes vieux

Nous aimer prolonge notre jeunesse.

*

M.H. (Michèle Hardenne)

04/04/2013

 

 

Les costumes d’une vie 31 mars, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 0:13

Les costumes d'une vie dans MOMENT DE VIE 9f5ff811

Les costumes d’une vie.

 

Mon Corps change et le temps me taille le costume de ma prochaine vie. Il sera sur mesure, je lui fais confiance.

Je me souviens de celui que j’ai porté enfant, il était en tissu d’innocence et résistait à toutes les bêtises.

J’ai grandi, trop vite, alors le temps m’a offert un nouveau vêtement que j’ai porté fièrement, celui de mes premiers amours, il étincelait de mon printemps.

Mais l’étoffe a fini par s’effilocher, trop exposée au soleil d’été.

Pour me protéger, je me suis vêtue d’une armure, elle résistait mieux aux chocs de la vie. Et puis, jour après jour, la trame s’alourdissant d’habitudes, a fini par devenir pesante, insupportable.

J’ai voulu la retirer et je me suis blessée. Elle était cousue dans ma chair, laissant les morceaux que j’avais pu arracher rouvrir d’anciennes blessures, offrant à mon cœur de nouveaux endolorissements.

J’ai pu consolider certaines parties exposées, en tressant quelques souvenirs heureux avec des fibres moins sensibles.

Le temps ne m’a pas oubliée, et il me confectionne un manteau  en tricot, où se mélangeront les fleurs de mes rêves aux couleurs de ma vie, et c’est dans ce vêtement de soi, que je te retrouverai, et que je te laisserai me déshabiller.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

31/03/2013

 

 

Les vieux amants 27 janvier, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:14

Les vieux amants dans MOMENT DE VIE vieux_10

Les vieux amants

.

Si tu ne vois plus de rosée dans mes yeux

Le matin quand tu te réveilles,

Si tu penses que le lit est trop petit pour nous deux,

Et que mes bruits interrompent ton sommeil,

Si je prends trop d’espace dans ta nuit,

Alors, c’est qu’entre nous tout est fini.

.

Si ma voix n’est plus cristalline,

Que mes mots te font mal à la tête,

Si d’une rose, je n’ai plus que les épines,

Et qu’en toi souffle un vent de tempête,

Si nos silences sont nos bruits,

Alors, c’est qu’entre nous tout est fini.

.

Si je ne suis plus dans tes rêves,

Que tu me chasses de ton paradis,

A la recherche d’autres baisers sur tes lèvres,

De femmes plus jeunes et plus jolies,

Si tu as des regrets qu’ensemble on ait vieilli,

Alors, c’est qu’entre nous tout est fini.

.

Le puits de notre amour s’est asséché,

Et toutes nos larmes ne pourront plus le remplir,

Entre nous, il y a maintenant un rocher,

Que nous n’arriverons plus gravir,

Et si nous ne pouvons pas le contourner,

Alors, c’est ici que nous allons nous séparer.

.

M.H. (Michèle Hardenne)

27/01/2013

 

 

Les baisers d’Angélique 9 décembre, 2012

Classé dans : CONTE — michelehardenne @ 11:12

Les baisers d'Angélique dans CONTE ange10

Les baisers d’Angélique

 

Angélique était une petite fille qui vivait sur la Lune.

Elle y était arrivée, une veille de Noël.

Assise sur un rocher, elle regardait la Terre.

En ce 24 décembre, la planète où elle était née, n’avait jamais été aussi belle. Angélique y voyait une multitude de petits points, rendant cette boule la plus étincelante de toutes celles qu’elle pouvait apercevoir.

Elle se souvenait que quand elle y vivait, il y avait une tradition qui consistait à mettre des lumières multicolores sur les arbres des avenues, et de décorer les façades des maisons.

Chaque année à la même époque, ses parents, ses frères et sœurs ornaient un sapin placé dans un coin du salon, de mille bougies de couleurs et accrochaient aux branches de l’arbre roi, des tas de merveilles.

Elle se revoyait sur les genoux de son grand-père, qui restait assis dans un gros fauteuil, tout près du feu de la cheminée. Elle aurait tant voulu participer à la décoration du sapin, mais ses petites jambes ne pouvaient plus la porter, depuis qu’elle avait eu cette maladie.

Ce soir-là, elle avait eu une forte fièvre.

Elle disait à son grand-père, qu’elle voyait les elfes de papiers mâchés tourner autour de l’arbre, en jetant de la poudre d’or, et de petites fées dans des robes scintillantes qui agitaient leur baguette magique pour que les guirlandes argentées se mettent en place. Elle les regardait voler dans la pièce et les montrait au vieil homme, qui s’était assoupi.

Soudain, une des fées au visage de cristal et au corps de porcelaine, portant une robe de soie nacrée, s’approcha d’elle.

Elle secoua sa baguette, et transforma la longue chemise de coton blanc de la petite fille, en une robe de satin aux reflets de l’arc-en-ciel. Ses cheveux  bruns et emmêlés, devinrent brillants et la fée y déposa un diadème composé de petits diamants, les petits pieds glacés furent chaussés de ballerines en soie de la couleur d’une pleine lune.

De tout l’être d’Angélique émanait une belle lumière blanche qui se projetait dans la pièce, mais sa famille était trop occupée que pour la voir briller.

La fée lui tendit la main, l’invita à s’approcher du sapin et l’emmena sur la cime. Telle une étoile, Angélique y brillait de mille feux.

Lorsque la décoration fut terminée, tous se tournèrent vers le grand-père et la petite fille, endormis.

Angélique les appelait, elle agitait sa petite main pour leur signaler qu’elle était en haut du sapin, mais ils ne l’entendaient pas.

Soudain, le plus jeune de ses frères, se tourna vers l’arbre décoré  et remarqua que l’étoile qu’il venait de placer brillait plus intensément, et répandait sa belle lumière dans toute la pièce, alors que la guirlande n’avait pas été encore allumée.

La nuit venait de tomber, et les premiers flocons apparurent.

Angélique avait été emmenée vers les étoiles, et elle avait demandé à la fée de la déposer sur la Lune, pour qu’elle puisse veiller éternellement sur sa famille.

En cette vieille de Noël, une petite fille envoie ses baisers à la Terre, à tous ceux qui lui sont si chers.

Ils prennent la forme de flocons de neige et dans chacun d’eux, Angélique y met beaucoup d’amour en souhaitant à tous de vivre ensemble, heureux et en paix.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

09/12/2012

 

 

Le bilan d’une année 1 décembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 9:59

Le bilan d'une année dans MOMENT DE VIE dacemb10

Le bilan d’une année

 

Décembre, on prépare le bilan d’une année écoulée,

On repense à toutes ces bonnes résolutions que l’on allait prendre,

Il ne reste plus que quelques jours pour réaliser les plus importantes,

Ces promesses que l’on s’était faites en janvier.

 

Le premier jour de l’an, certaines étaient audacieuses,

Poussées par un trop plein de bulles,

Paroles téméraires et ridicules,

Dites lors d’une soirée heureuse,

Et qui dès le lendemain, se dissipaient,

Comme l’alcool qu’on avait ingéré.

 

Pourtant, certaines étaient des souhaits,

Des voeux  auxquels on voulait s’accrocher,

Et qui au cours de ces mois écoulés,

Chaque nuit, étaient espérés,

Des rêves d’amour et d’amitié,

Qui peuvent encore devenir réalité.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

01/12/2012

 

 

Ca ira mieux demain ! 20 novembre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 11:07

Ca ira mieux demain ! dans MOMENT DE VIE poeme-11

Ça ira mieux demain


Ça ira mieux demain,

Il te suffit de le vouloir,

Et tes peines comme ton chagrin,

S’évanouiront dans ton miroir.

 

Rien ne sert de partir ailleurs,

Avec des valises bien trop lourdes,

Fais un peu plus de place dans ton cœur,

Et tu effaceras tous tes doutes,

Pour retrouver cette belle lumière,

Qui éclairera jusqu’au bout, ta route.

 

Ça ira mieux demain,

Il te suffit d’y croire,

Et tes peines comme ton chagrin,

Seront une vieille histoire.

 

Rien ne sert de vivre dans son passé,

Regarde devant toi, il est là,

Cet amour dont tu as tant rêvé,

Il te sourit et te tend les bras,

Alors, ne te le laisse pas aller,

Souris à la vie encore une fois.

 

Ça ira mieux demain,

Il te suffit de sortir du noir,

Et tes peines comme ton chagrin,

Seront broyés par l’espoir,

Ouvre ton cœur sur le matin,

Et laisse-le briller dans le soir !

 

M.H.(Michèle Hardenne)

20/11/2012

 

 

Une page d’un livre 17 octobre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:00
 Une page d'un livre dans MOMENT DE VIE images26
Une page d’un livre.
 
Christine venait de fermer la porte.
 
Elle avait tiré les trois verrous, poussé du pied un carton remplit de vaisselle qui était au centre du couloir, et jeté sa veste sur le dessus de l’unique fauteuil du petit salon.
 
Sa mère avait vécu dans cet appartement, et maintenant cela faisait un an qu’elle l’avait quitté pour une maison de retraite.
 
Christine et sa sœur s’étaient promises de le nettoyer, de refaire les couleurs sur les murs et de mettre en location, cet héritage familial.
 
Le peu qu’elles en auraient, compléterait la maigre allocation que percevait leur mère.
 
Mais, il y avait tellement à faire pour le rendre libre d’occupation, que les deux femmes ne savaient pas par où commencer. Il fallait qu’elles se débarrasse du mobilier, de la vaisselle, des vêtements, qu’elles jettent les tapis, qu’elles le vident complètement de tout ce qui avait rempli la vie de leur maman. Elle ne reviendrait plus vivre dans cet endroit, et puis sa maladie avait du lui faire oublier tout ce qu’elle y avait vécu.
 
Ce mois-là, leur mère avait été hospitalisée. La première facture relative aux soins qu’elle avait reçus ne pouvait être couverte par l’assurance, et après le paiement de la pension de la maison de retraite, les deux sœurs devaient y aller de leur poche.
 
Marine, l’ainée, était en instance de divorce, ses deux enfants adolescents lui avaient été confiés. Elle s’était inscrite dans une agence pour obtenir un emploi pour des travaux de secrétariat, mais à quarante-six ans, elle avait peu d’espoir d’être sollicitée. Elle ne percevait qu’une rente versée par son mari, pour elle et l’éducation des gamins.
 
Christine avait un bon emploi, cela faisait vingt-cinq ans qu’elle travaillait comme caissière dans un hypermarché. Elle s’y était présentée pour un travail d’étudiant et n’est plus retournée à l’école. Elle s’était installée chez Jean un jour d’été, elle venait d’avoir vingt ans, et y était restée jusqu’à la semaine passée.
 
Si, elle n’avait pas dû raccompagner sa collègue, elle n’aurait jamais aperçu la voiture de Jean dans une allée de graviers menant à une villa.
 
Il lui avait dit qu’il s’absenterait trois jours, qu’il devait se rendre en Allemagne. Jean est autocariste et il était fréquent qu’il parte à l’étranger.
 
Elle apprit de sa collègue, que la voiture appartenait au nouveau compagnon de sa voisine, qu’ils cohabitaient depuis plus de trois mois, et qu’étant représentant en produits pharmaceutiques , il n’était pas souvent là.
Dès qu’elle fut rentrée chez elle, elle prit son portable et appela Jean, il décrocha :
 
-         Bonjour ma puce, un problème ?
-         Où es-tu ?
-         Je suis à Cologne, et je serai de retour demain vers vingt et une heures, tu as une drôle de voix, ça va ?
-         Jean, je viens de voir ta voiture !
 
Il raccrocha, ce fut la dernière fois qu’elle entendit sa voix.
 
Marine lui proposa de venir s’installer quelques jours chez elle.
Christine prit une valise qu’elle remplit d’un peu de linge et de son nécessaire de toilette.
Elle passa la nuit chez sa sœur, elles discutèrent de leurs amours, de leur avenir, de leur maman et de sa fin de vie.
 
Le lendemain, elle prévint son employeur, qu’elle avait des jours de récupération en attente et que pour des raisons familiales elle prendrait une semaine de congés.
 
Elle se rendit chez Jean, emballa son linge, chargea dans la voiture des cartons de livres, et récupéra quelques petits bibelots. Le mobilier, la vaisselle et le contenu des armoires pouvaient toujours se remplacer, elle ne voulait pas s’en encombrer, ils étaient chargés de trop de souvenirs. Elle jeta un dernier regard dans les grandes pièces, puis ferma la porte sans se retourner.
 
Elle avait les clés de l’appartement et s’était mise d’accord avec sa sœur pour s’y installer, en versant une part de loyer.
 
Depuis qu’elle y était, elle l’avait vidé, et n’ avait conservé qu’un vieux fauteuil de style Voltaire, dans lequel elle avait si souvent vu sa mère s’y reposer.
 
Comme pour sa sœur et pour sa mère, Christine tournait une page du livre de sa vie, il lui restait à en écrire la suite !
 
M.H. (Michèle Hardenne)

17/10/2012

 

 

Sur le quai d’une gare 12 octobre, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:00
Sur le quai d'une gare dans MOMENT DE VIE guitar10
 
Sur le quai d’une gare
 
Je t’ai vu sur le quai de cette gare,
Un vieu sac en bandouillère,
Les cheveux longs tirés en arrière,
Tu chantais en grattant ta guitare.
 
Ton regard était en voyage,
Et tu racontais ton histoire,
Tu parlais d’amour et d’espoir,
A des gens qui étaient de passage.
 
Mais tous semblaient sourds,
Trop pressés par le temps,
Ils trainaient péniblement,
Leurs bagages bien trop lourds.
 
Tes notes essayaient de les ralentir,
Elles les enveloppaient de ta douceur,
Mais leur train était à l’heure,
Les portes venaient de s’ouvrir.
 
Je me suis assise et je t’ai écouté,
Tu étais sur le quai des départs
Tu chantais en grattant ta guitare,
Et moi, je venais d’arriver !
 
M.H. (Michèle Hardenne)
12/10/2012
 

 

Des larmes de silence 9 août, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 0:03

 

Des larmes de silence dans MOMENT DE VIE images13 

Des larmes de silence 

J’ai fermé le livre de mon cœur,

Rempli de tant de peine et de trop d’amour.

Et je serre mes lèvres, encore,

Sur ces mots qui resteront sourds,

Et qui finiront par disparaître tout seul,

S’effaçant à tout jamais de mon regard,

Avec cette tendresse qui s’en ira, toute seule,

En emportant tous mes espoirs.

 

J’ai laissé couler de mon cœur

Ses larmes de silence,

Et je ferme les yeux, encore,

Sur des mots qui restent en souffrance.

Mais, tout s’en ira avec le temps,

Son vent emportera tes traces de pluie,

Et ne laissera de nos tourments,

Que quelques étoiles éteintes dans la nuit.

 

M.H. ( Michèle Hardenne)

 

 

12
 
 

Il y a penser et pensées ... |
mademoisellec |
carnet de notes |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Je suis un "écrit-rien"
| Publications Patrice Gros-S...
| Litteratures Negro Africain...