MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 
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Les costumes d’une vie 31 mars, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 0:13

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Les costumes d’une vie.

 

Mon Corps change et le temps me taille le costume de ma prochaine vie. Il sera sur mesure, je lui fais confiance.

Je me souviens de celui que j’ai porté enfant, il était en tissu d’innocence et résistait à toutes les bêtises.

J’ai grandi, trop vite, alors le temps m’a offert un nouveau vêtement que j’ai porté fièrement, celui de mes premiers amours, il étincelait de mon printemps.

Mais l’étoffe a fini par s’effilocher, trop exposée au soleil d’été.

Pour me protéger, je me suis vêtue d’une armure, elle résistait mieux aux chocs de la vie. Et puis, jour après jour, la trame s’alourdissant d’habitudes, a fini par devenir pesante, insupportable.

J’ai voulu la retirer et je me suis blessée. Elle était cousue dans ma chair, laissant les morceaux que j’avais pu arracher rouvrir d’anciennes blessures, offrant à mon cœur de nouveaux endolorissements.

J’ai pu consolider certaines parties exposées, en tressant quelques souvenirs heureux avec des fibres moins sensibles.

Le temps ne m’a pas oubliée, et il me confectionne un manteau  en tricot, où se mélangeront les fleurs de mes rêves aux couleurs de ma vie, et c’est dans ce vêtement de soi, que je te retrouverai, et que je te laisserai me déshabiller.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

31/03/2013

 

 
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Tu es partout 9 juillet, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 7:26

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Tu es partout

Allongée sur un lit de verdure, je suis des yeux cet oiseau, dont je ne distincte ni la couleur des plumes, ni de quelle sorte il s’agit,  juste sa forme. Dans le bleu du ciel, ils se ressemblent tous.

Je le regarde planer et se laisser porter par le vent chaud et doux.

Ensuite, un nuage vient se poser sur l’azur. Je ferme à demi les yeux, trop éblouie par le soleil de ce début de juillet, et se dessine alors un visage qui m’est familier.

Je reconnais cette bouche qui m’a si tendrement embrassée, ce nez qui m’a sensuellement respiré, ces yeux qui m’ont affectueusement regardé, et je me souviens de nous.

Ma vue se brouille, je respire haletante cet air qui porte ton odeur,  j’ai la mémoire de mon cœur qui se met en souffrance, et mes silences qui crient encore ton nom.

Amour, tu es l’oiseau, tu es la fleur, tu es l’air, tu es partout, autour de moi, en moi, et tant qu’il y aura des bruits, des couleurs et des odeurs, je continuerais à te faire vivre, rien que pour moi !

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 
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Une bonne tasse de café. 6 juin, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 9:44

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Une tasse de café.

Dans une tasse de café bien noir, un nuage de lait se fait capricieux.

Il refuse de se mélanger, prétextant qu’il souhaiterait conserver sa blancheur intacte.

Un couple de sucre amoureux s’embrasse et s’enlace dans le fond de la tasse, bien trop heureux de s’aimer cacher par le nuage de lait.

La petite cuillère est triste de voir ce petit monde qui veut s’isoler, alors elle décide de plonger dans le liquide et se met à les rassembler, faisant de cette boisson amère un délice onctueux, crémeux et sucré.

Dans ma tête, j’ai toujours une petite cuillère, elle mélange mes sentiments diluant ceux de la colère avec ceux de la tendresse, pour finalement te les offrir en de doux baisers sucrés.

M.H. 

 

 
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Trop d’amour, tue l’amour. 22 avril, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 17:43

Trop d'amour, tue l'amour. dans POESIES, TEXTES iwante11 

Trop d’amour, tue l’amour

Il n’y a pas d’amour heureux

Et le cœur en devient malheureux

Mon être est devenu imperméable

Ma douleur reste inconsolable

Trop d’amour, tue l’amour

*

Tes mensonges ne m’atteignent plus

Depuis que je sais que tu ne m’aimes plus

Je reste seule avec mes idées noires

Et chaque nuit je revis notre histoire

Trop d’amour, tue l’amour

*

Tu étais tellement pour moi

Que je me suis dévouée pour toi

Corps et âme je te les ai abandonnés

J’étais une ombre à ton corps attaché

Trop d’amour, tue l’amour

*

Je respirais ton air et buvais tes mots

Je m’offrais à toi comme un cadeau

Tu t’en es amusé, j’étais ton jouet

Et puis tu m’as cassé

Trop d’amour, tue l’amour

*

Mais ce matin tout est fini

Seule la lune me tiendra compagnie

Tu m’as arraché le cœur

Tu ne m’as laissé que la douleur

Je t’ai donné trop d’amour

Tu m’as tué, mon Amour. 

M.H. 

 

 
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Les premiers rendez-vous du printemps. 23 mars, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 20:44

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Les premiers rendez-vous de printemps

Le soleil de ce début d’après-midi me donnait rendez-vous sur la petite terrasse exposée en plein sud.

La tentation était trop forte. 

Depuis son lever, il me narguait, il savait que je ne pourrais lui résister et que je finirais par lui céder en lui offrant, en ce début de printemps, une partie plus découverte de mon anatomie pour qu’il la couvre de ses baisers chauds et dorés tant attendus depuis des mois.

Laissant les lourds vêtements d’hiver de côté, je choisis dans ma penderie un pantalon corsaire de coton clair et un tee-shirt léger à longues manches. 

La douceur des températures était une invitation à l’indécence, mais sortant à peine d’un long hiver, il aurait été imprudent que je succombe trop facilement à un soleil qui savait combien je pouvais être faible devant son éclat à nul autre pareil.

Du mobilier de jardin, je ne sortis qu’une chaise longue sur laquelle j’eus vite fait de m’étendre. Les yeux fermés je me laissais embrasser par cet astre troublant, je l’apercevais au travers de mes paupières dans son habit orangé et profitait de la générosité de ses caresses fiévreuses sur mon corps que je lui offrais. 

La communion était parfaite jusqu’à ce qu’un bruit m’oblige à me séparer des songes que me suggérait mon bienfaiteur et que j’ouvre les yeux.

Là, à quelques mètres de moi, sur une branche du saule, se tenait une bien étrange créature. 

Elle était vêtue d’une robe noire brillante et de ses yeux tout aussi sombres, elle me fixait.

Le silence s’installa, les sifflements d’oiseaux qui enchantaient ce bel après-midi disparurent, même le soleil semblait pâlir et ses caresses n’opéraient plus leur magie sensuelle sur ma peau. 

Alors que je me redressais sur la chaise, de sa voix désagréable, la créature se mit à babiller, corbiner, crailler, criailler, grailler faisant taire et fuir toute vie qui s’en approchait.

Je me mis alors sur la pointe des pieds et pus constater que la demoiselle dans son habit de nuit avait un rendez-vous, elle aussi, et que ses cris n’étaient pas des insultes ou des injures qu’elle me lançait, mais un chant qu’elle adressait à son ami qui venait la rejoindre tout en lui lançant des croassements au son plus métallique.

Ne voulant troubler le jeu de ces amoureux, j’ai salué mon vieil ami en lui envoyant un baiser, lui promettant de revenir dès qu’il se ferait davantage brûlant !

M.H. 

 

 
 

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