MICHELE HARDENNE

Je suis une rêveuse et je vous invite à visiter un jardin imaginaire où les mots sont des fleurs qui poussent dans le champ de mes lubies.

 

Le retour des mots bleus 2 avril, 2013

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 0:07

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Le retour des mots bleus

 

J’ai posé mes yeux sur tes mots,

Pour prendre un peu de tes nouvelles.

Mais la tristesse les habille d’un manteau,

Qui ne reflète plus les éclats du soleil.

 

Lorsque je suis retournée sur la Lune,

C’était pour retrouver un peu de paix,

Il fallait que je m’éloigne de Neptune,

Et de toutes les planètes qui gravitaient.

 

Puis, dans mon ciel, une étoile s’est mise à nouveau à briller,

Mon cœur pouvait enfin  jeter le voile d’amertume qui l’enveloppait,

Et retrouver tout ce qui faisait sa gaieté et le rendait heureux,

Il lui a fallu du temps, mais maintenant, il va mieux.

 

Assise sur le bord d’une sérénité retrouvée,

J’observe le monde que j’avais délaissé,

Et comme une funambule me promenant sur un arc-en-ciel,

Je reste en équilibre sur les couleurs les plus belles.

J’ai quitté le noir pour rejoindre le bleu, en me posant sur le rose,

Tout en faisant des pas de chat, des pointes, des chassés, des croisés,

Par une nuit de hasard, j’ai rencontré ta prose.

Mais, elle était si éloignée de ce qu’elle avait été.

Les mots semblaient pleurer, froids et sans amours,

Ils se balançaient au cœur de phrases délavées,

Et tombaient dans le vide des écrits sans retour.

 

Sur mon pont onirique, un bal y est donné,

Pour fêter le printemps et le retour des mots bleus,

La pluie et le soleil sont maintenant alliés

Pour offrir les couleurs d’un monde merveilleux,

Où la haine et la peine n’ont rien à y faire,

Où la colère ne sera jamais bonne conseillère,

Où l’espoir prend du ciel le tendre de son azur,

Où le verbe est heureux quand il se conjugue  au futur,

Où les lettres se mettent en habit de lumière,

Où les phrases poussent comme des boutons de fleurs,

Alors, j’invite tes mots à se joindre à la fête,

Pour qu’ils redeviennent, enfin, ceux du Poète.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

02/04/2013

 

 

Amour (n.m) 13 mars, 2013

Classé dans : LES 4 SAISONS,MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 0:24

Amour (n.m) dans LES 4 SAISONS 24866910

Photos de l’album Perles de pluie de Didier Massé

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.124653077550833.22731.100000184248990&type=3

Amour ( n.m)

.

Dans la neige, j’ai écrit ton nom,

Puis, il a disparu sous d’autres flocons,

Maintenant, il se cache sous un joli tapis blanc,

Peut-être le reverrai-je au printemps,

Au cœur d’un crocus, en perles de rosée,

Ou sur un bouton de rose en lettres veloutées,

Ou alors se sera-t-il évaporé, et aura-t-il disparu,

Dans ce cas, je ne le reverrais plus,

Sauf, s’il retombe en gouttelettes de pluie,

Alors, je prendrais mon parapluie

Et je pourrais à nouveau le lire

Ce joli nom qui me fait sourire :

« Amour ».

.

M.H. (Michèle Hardenne)

13/03/2013

 

 

Le vélo rose 24 juin, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE,POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 12:09

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Le vélo rose

 

Chloris aurait  voulu aller jouer avec ses amies dans le jardin.

La pluie mouillait les carreaux, le vent agitait les feuilles des arbres, et les oiseaux restaient bien silencieux.

En ce premier jour de vacances d’été, elle aurait tant aimé prendre son vélo et aller se promener.

Elle avait la chance de vivre aux limites de la grande ville.

Assise sur le rebord de la fenêtre, avec son index elle suivait les gouttes d’eau, comme une larme coulant sur la joue du jour.

La matinée en était à son début, et le soleil ne s’était pas vraiment levé.

Que pouvait-elle bien faire ? Elle avait promis à sa maman, qu’elle rangerait sa chambre. Mais le parquet était jonché de ses jouets, qui lui tiendraient compagnie, le temps que le ciel retrouve ses couleurs.

La pluie faisait de la musique en tapant sur la vitre. Chloris se mit à l’écouter, et des paroles accompagnèrent l’air d’une chanson, dans sa tête.

La berceuse qu’elle venait d’inventer, l’emmena sur une route à travers champs.

Les blés qui auraient dû être moissonnés, étaient couchés sur une terre mouillée.

A l’arrière de son vélo rose, Chloris portait un panier, remplit de fleurs.

Les rayons de ses roues étaient lumineux, et au fur et à mesure qu’elle roulait, le soleil l’accompagnait.

Elle puisa dans le panier et lança quelques fleurs à la volée.

Les pétales colorés se déposèrent sur le sol, et éclatèrent en bouquet.

Les champs retrouvèrent leurs jolies teintes dorées, les épis se redressèrent fièrement pour saluer la demoiselle en vélo.

Le ciel prenait le bleu de ses yeux d’enfant, les oiseaux accompagnaient son chant, et le vent doux et chaud poussait son petit vélo.

Ce fut un moineau qui mit fin à la promenade, en se posant sur l’appui de fenêtre, et son chant fit revenir le soleil !

Quand le gris est de mise, il est facile de trouver un vélo rose et de partir pour vivre de belles aventures.

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Un virus invisible 12 mars, 2012

Classé dans : MOMENT DE VIE — michelehardenne @ 2:13

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Un virus invisible.

Jean avait pris une douche, enfilé son pyjama, puis s’était glissé sous la couette de son grand lit froid.

Il se recroquevillait, et seule une poignéede cheveux gris,  dépassait des draps.

Il laissait toujours la fenêtre de la chambre ouverte, pour  Mystic, sa chatte qui venait au milieu de la nuit, se blottir contre lui.

C’est elle qui le réveillait, chaque matin, dès sept heures, en jouant avec les mèches cendrées, et en y enfouissant ses griffes.

Jean se mettait à la caresser et les ronronnements mettaient fin aux ronflements.

Il faisait glisser l’édredon en bousculant affectueusement Mystic, il se levait en s’étirant et se rendait à la salle de bains.

Ensuite, il prenait son petit déjeuner en compagnie de son amie à quatre pattes, faisait la vaisselle et allumait l’écran de l’ordinateur, qu’il avait posé sur la table de la salle à manger.

Installé sur une simple chaise, il commençait par ouvrir sa boîte aux lettres virtuelles, qui contenait uniquement des publicités, allait ensuite lire les nouvelles économiques et politiques, puis s’attardait sur des textes en prose et poésie, écrits par des auteurs anomymes, et finissait par faire des recherches sur les sites de demandeurs d’emploi.

Jean, depuis un mois, n’avait pas repris son travail.

Un lundi de décembre, il s’était levé et s’était rendu au bureau.

Sa journée avait commencé comme les autres. Il avait accroché son manteau à la patère fixée sur la porte, avait glissé dans un tiroir son déjeuner, et s’était installé devant une pile de dossiers, qu’il devait complèter pour la fin de la semaine.

A la mi-journée, il n’avait encore ouvert aucun des petits classeurs. Il s’était avachi sur son bureau de métal, la tête enfouie dans ses bras croisés, et dormait.

C’est un de ses collègues qui l’avait remarqué en venant prendre de ses nouvelles.

Jean s’était réveillé , il avait le visage rougi et son front était perlé de sueur.

Une épidemie de rhume sévissait dans l’établissement, il fut autorisé à rentrer chez lui.

Une semaine passa, Jean n’avait pas, ou que très peu quitté son lit. Il se levait pour Mystic, prenait un petit déjeuner, puis retournait se coucher.

Les volets restaient clos, seule une étroite ouverture permettait à la chatte de sortir.

Le week-end se termina, et le lendemain, Jean,  téléphona au médecin. Il se sentait si fatigué, qu’il ne pouvait reprendre son travail.

Le médecin l’ausculta et lui remit une prescription pour effectuer des analyses sanguines, tout en prolongeant son congé d’une semaine.

Rien, dans la visite du médecin, ne décelait de troubles pathologiques.

Les analyses effectuées, ne justifiaient pas davantage l’état d’isolement, dans lequel Jean plongeait un peu plus chaque jour.

Le généraliste le mit en contact avec un  psychologue, et prolongea de deux semaines le congé maladie.

Jean se rendit à la consultation.

Il avait maigri, ne s’était plus rasé, et lui qui avait pour ses quarante-cinq ans, une allure sportive, ce matin-là, semblait porter toute la tristesse du monde sur ses épaules.

Quand il sortit du cabinet, il prit une grande respiration, ferma les yeux et hocha la tête.

Jean était contaminé par un virus malveillant, à son insu, qui s’est transmis par de longues journées sans répit, s’implantant  au centre de ses pensées, les parasitant, et développant de l’amertume.

Il ne se sentait pas plus animé d’une joie de vivre, mais un diagnostic avait été posé, et sa maladie portait un nom : le « burn out ».

 

M.H. (Michèle Hardenne)

 

 

Une rose née du vent. 8 juin, 2011

Classé dans : POESIES, TEXTES — michelehardenne @ 10:23

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(Photo extraite de l’album de Didier Massé)

Une rose née du vent.

Dans ma tête cette nuit a fleuri une rose,

Il fallait que je patiente pour qu’elle éclose.

Elle est restée en bouton toute une année,

Et ce matin je l’ai coupée.

Je voudrais que tu la sentes, elle porte ton odeur.

Elle est encore un peu fragile, alors je la garde dans mon coeur.

Tu verrais ses pétales, ils ont la couleur de notre amour,

Et ses épines, malgré sa haute tige, sont du velours.

Cette rose est née du vent de nos passions,

Et de nos écrits durant ces quatre saisons.

Je vais la glisser dans le carnet de tes mots,

Et la gardée encore longtemps au chaud.

Et peut-être qu’un jour je pourrai te l’offrir,

Il te suffit juste à nouveau de m’écrire.

M.H. 

 

 
 

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